lundi 22 décembre 2008

Pas de nouvelles, bonne nouvelle! Je pars pour Cuba demain, last call, à peine le temps de mettre mes guenilles dans mon bagage. Lire, nager dans la mer, rigoller avec mom. Dans mon kit, j'amène les souvenirs de mon amour tout neuf. Que je retrouve dans une semaine pile poil. L'est fin, mon amoureux, on se traite bien, c'est simple et réciproque.

À tous, de bonnes vacances, bonnes bouffes, bon vin, et plein de rigolades!

mardi 16 décembre 2008


Le bonheur qui m'obsède...
Tes cheveux noirs...tes yeux qui sourient pis qui sont tristes en même temps. Tes messages volés à l'heure du brake, me dire "t'es là, je pense à toi". Un tranquille de shop, qui pile son cash pour voir la terre par petits bouts à chaque année. T'as tout mon respect...t'es beau.

lundi 15 décembre 2008

Boucherie Polak...la suite

15 décembre...jour 1 de mes assurances...10h pile pouel, rendez-vous chez ma tortionaire polak.

Elle m'a foragé ça pendant 2h. Moi qui manie le dremel, je trouvais qu'elle n'avait pas toujours le geste précis. La fraise m'a même r'vollé dans la face (joue) à un moment donné. Durant les travaux, elle m'annonce qu'elle doit me retaper l'extérieur d'une dent, ce qui fait maintenant 4 réparations et bla et dia et j'ai la gueule comme une dinde farcie faque...retape madame, retape.

Son tapin montait à 600 balles finalement. L'autre cloche à la réception, ben elle déclare c'qu'il y a sur le rapport clinique à l'assurance...moi j'attends, toujours fuck smile et un peu dans les vapes du forage. Leila (une beauté libanaise) (l'air bête à chier), Fatima de la guérite m'annonce que ce sera 600 dollars, que vu que ma facette (?????) est considérée comme une intervention esthétique l'assurance ne la couvre pas, que finalement je leur dois 400 piasses. TA-BAR-NAK. Hey, mais quelle conne! tout le monde crosse pour les assurances. J't'ai pèté une crise de larmes drette là à l'accueil, hey, je rentrais là pour une carie, 2 réparations. C'pas de ma faute si ma dentiste se prends pour Michel-Ange pis me reconstruit les dents (elle est vraiment hot quand même). Non mais criss. Ça me prends 10 heures pour faire une heure de ce qu'ils me coûte.

La tite crise a marché...là maintenant ça a l'air d'une tactique, mais j'tais absoluement sincère et à boute, laissez moi vous le dire. Y'ont travaillé leurs livres pis 180$ finalement c'est ça que je leur devais.

Bande de salopes, prochain rendez-vous le 5 janvier LOOOLLLLL

samedi 13 décembre 2008



Ok, un flash...
Louis de Funes en femme, cette énergie crachante et outrée. " MAIS FOUTEZ MOI LA PAIX!",
elle trépigne en serrant les poings.
Sa bascule professionelle prend alors un élan foudroyant.
Dès le lendemain, elle envoie sa maquette sabotée, la première d'une longue série.
Cette photo...beuuurk, cette photo sensée représenter un afro-américain en train de chanter, qui avait plutôt l'air d'un bellâtre arabe en train de se prendre une roquette au cul . Celle là, oui. Elle avait retrouvé la grosse hache en grayscale qui lui avait servi pour une affiche de musique "The Sluts".
Bref, Jahlil le bramant avec une hache dans le front...aimez vous ça???

"Qu'en pensez vous? j'ai eu ce flash là ce matin, j'trouve ça pas pire...
Revenez moi avec vos impressions,
Merci
A."
8:52 >> send

vendredi 12 décembre 2008





Long afloat on shipless oceans
I did all my best to smile
'Til your singing eyes and fingers
Drew me loving to your isle

Sail to me, sail to me, let me enfold you
Here I am, here I am, waiting to hold you

song to the siren- here by Robert Plant
original by Tim Buckley - also covered by This mortal Coil
Sprint final avant les fêtes. Beuuurk. Against all ods, I'm grinning. J'ai faim...et je mangerai.
C'est à moi que je la fait cette promesse. Ne pas repartir la bande, ce que je fut, ce que je perdis, ce que j'appris. Je suis née hier. D'une mère ballerine et d'un père dompteur de tigres. J'ai vécu mon enfance nus pieds au bord d'une rivière. Je ne connais pas le mal ni la souffrance. J'ai le coeur plein de joie. La vie est un cirque.

Ultimatum du zen, délaisse ces désirs et tu arrêteras de souffrir. Pourquoi, encore, ce NON catégorique qui me vient en y pensant. Rien de notre jeunesse ne meurt, ça dort jusqu'à la prochaine étincelle. Zenez vous ça dans le crâne, rien ne meurt.

Tout redevient sauvage, nos chemins se noient dans une tonne de lumière,
On avance dans un champs et les herbres géniales se referment derrière
Aujourd'hui te voilà, dehors le vent gronde, ça sent la tempête
Un corbeau regarde rigole et s'envolle, lui qui n'a pas de maître

Les roses ont une âme qui va mourir un jour ni plus ni moins que cet amour,
Tout est matière...

Les traits de ton visage si pareils aux forêts baignées par les rivières
Les chemins qui s'y creusent vont renaître à chaque fois que disparaît l'hiver
Aujourd'hui j'avance célibat comme j'te pousse j'ai le coeur à l'envers
Mais j'avance à la lune qui guide les pirates et tous les solitaires

jeudi 11 décembre 2008



...He woke up, the room was bare
He didn't see her anywhere.
He told himself he didn't care, pushed the window open wide,
Felt an emptiness inside to which he just could not relate
Brought on by a simple twist of fate.

He hears the ticking of the clocks
And walks along with a parrot that talks,
Hunts her down by the waterfront docks where the sailers all come in.
Maybe she'll pick him out again, how long must he wait
Once more for a simple twist of fate.

People tell me it's a sin
To know and feel too much within.
I still believe she was my twin, but I lost the ring.
She was born in spring, but I was born too late
Blame it on a simple twist of fate...

mercredi 10 décembre 2008

Merci Nihil, tu m'as remonté le moral. Quand c'est pas la solitude qui m'applati y'a les hormones pour me faire danser une petite gigue sur la braise...c'est quoi là, ce gros chagrin qui m'a pris à la gorge encore? pardonne moi mon manque de foi, je suis pas complètement réparée, encore des morceaux qui sont lousses. Faut pas s'accroupir, le front plissé par l'effort, à regarder pousser les fleurs dans la cour à scrap. Il faut en sortir et marcher. Il y a toujours un beau pré de Teletubbies à quelque-part. Cuicuicui esti.
...la totale ce matin. C'est beau comme une carte postale, jusqu'à ce tu entrevois cette pelle à côté de la porte. Faut voir la tronche qu'ont mes chats quand j'ouvre la porte de l'atelier. Ils me sonnent, mes félins, ils ont leurs urgences de moineaux et d'aventure dans la cour depuis qu'on est ici. À la vue de ces nouveaux volumes de blancheur et de froid, ils figent, parfois une patte en l'air, les yeux ronds comme des billes. Ils hésitent, le cul au chaud et le museau dehors, bloqués dans le cadre de porte. Je les aide d'un p'tit coup de pied au cul. Allez, prenez l'air un peu, pendant que Nounouk fume sa clope. C'est presque fait...je déclisse au sud pour les fêtes. Danser sur Chan Chan le jour de l'an, faire un château de sable à Noël.

Je sais pas combien d'hivers il lui reste, à ma mère. À son âge, quand les amis se mettent à partir les uns après les autres, les saisons sont précieuses. Le temps est précieux, point final. Ma seule constance, ma source de conflit et d'amour intarissable, brrrr ma solitude quand elle n'y sera plus. Ma seule famille. La brebis noire qui engendra une corneille. Oh mom...et si moi aussi je lâchais les amarres, je lâchais l'ancre et j'échouais le bateau, un jour que je n'en pourrais plus du vide, tu m'en voudrais dis? Depuis le berceau je pleure. Et aujourd'hui j'ai froid.

mardi 9 décembre 2008

lundi 8 décembre 2008




Crissy the skunk lady
of Howe, Indiana. The "Skunk Woman" was an eccentric woman known for never bathing and for living in a dirt floor cabin with skunks for pets! She was often seen with her pet crow going to the swamps early in the morning and returning home late with a gunney sack full of . . . well, we'll really never know.

Crissie's death was caused when the visiting nurses gave her her first bath. She contracted pneumonia and died three days later.

MORE HERE

dimanche 7 décembre 2008

Musique...dans mes veines. T'es ma sister des jours noirs, t'es mon guide quand un nouveau bonheur m'habite, t'es là prète et accueillante pour peu que je te donne du temps. T'es ma meilleure chum. Tu m'a dicté les couleurs des larmes, de la rage, du rire, du calme, de l'amour et des déchirures. T'as sauvé ma vie, tu m'accepte en mode mineur anytime. Merci d'exister. Pour toi, j'essaie encore de devenir meilleure, j'abandonne pour les gens, on ne peut se fier à personne. Arrête pas de m'appeler par mon nom, parfois c'est la seule lumière que j'ai pour pas sombrer. Je serai ton apôtre fervente. Je serai ta mauvaise langue. Je serai amoureuse. Je serai désertée, atterrée, fière, caline puis enragée. Passe au travers de ma petite voix, j'essaierai de t'écrire des choses pas trop bête. Merci d'exister.
Je crois que ceux qui ne sombrent jamais dans une forme de dépression ou une autre manquent d'imagination. C'est ce qui les maintient en sécurité. Une incapacité à imaginer le pire. Moi, sans me vanter, j'en ai une "sacrament" d'imagination. Je me traîne comme Colombine, vêtue de losanges noir et blanc, je sais pas être posée, excessive je suis. Une floune qui aime se déguiser et déclamer des vers tragiques les yeux tournés vers les corbeaux. Quel homme pourrait côtoyer ça. Aimer ça. J'ai essayé les âmes jumelles...pas bon. Toujours ces maudites questions d'égos. Et heu, les artistes ça a de moyens égos créyez moé. Le blue collar, tried that, mon ex soudeur/mécanicien/trucker. Un as pour runner une maison, propre, ponctuel et intipeu dull aussi. J'ai eu du drogué, du straight, de l'écrivain, de l'acteur, du musicien, du batailleur, du crissty de beau bodééé. Ils/je nous sommes toujours laissé puisque me v'là. Seule avec mes chats.

J'aurais pu avoir 3 flos. 23, 17 et 13 ans. Celui de 17 aurait un p'tit air de famille Mongol. Toxico alors, j'pouvais pas envisager les garder. J'aurai fait quand même pas mal de trucs, essayé plein de choses dans ma vie, mais la maternité ça en sera pas une. Tout a un prix, je suis libre de mon temps, de ma vie, et très seule par moment. Seule avec ma sacrament d'imagination. Bah, j'ai eu du calin d'un homme libre vendredi et ça m'a fait beaucoup de bien.
Post gueurlo...3h27 que mon ordi y dit...ma date était cool, sage, rododo. Igloo pas mal aussi. La machine se remet à ronronner, c'est seulement un peu plus long avant de mettre le gaz. Point barre, je me sens bien, libre, vivante. Les portes du paradis sont de simples rideaux. Ils ont frémi ce soir, je soufflais dessus comme sur une chandelle, et j'ai ris! my God, les responsables sont: Nath, Sue,Sylvain, Vince(Viny), Dan, Guy, Yanno Rockkkk et Pete le Clash-globe-trotteur. Bless you all, je vous aime.

samedi 6 décembre 2008

vendredi 5 décembre 2008

"...Preacher was talking there's a sermon he gave
He said every man's conscience is vile and depraved
You cannot depend on it to be your guide
When it's you who must keep it satisfied
It ain't easy to swallow it sticks in the throat
She gave her heart to the man in the long black coat.

There are no mistakes in life some people say
It is true sometimes you can see it that way
But people don't live or die people just float
She went with the man in the long black coat..."

Invitation à souper c'soir chez un ami...du lapin. Ça me fait tout chaud, dans sa voix j'entendais qu'il avait mis du soin à son menu. Ah...thank God, je tilt vers la lumière. Au fond, même si j'ai eu une entraîneuse de première en matière de complication (ma mère...un cas), j'aime ça simple. Simple pour moi c'est: Voici ce que je dis, voici ce que font mes mains, ça match. Entre la parole et le geste vibre une lumière toute simple et accueillante, la franchise. Ouf! comme c'est bon. Je croule de job, j'aime ma coloc comme la soeur que j'ai jamais eu, mes chats se roulent de bonheur, ma mère est dans une phase d'équilibre qu'elle semble contrôler, les épines intérieures s'effritent, mon deuil est fini.

Je brûle le manteau noir, il était beau pourtant, tout droit sorti des loges du théâtre éternel, lourd oh... si lourd. J'ai envie de me vêtir de choses légères et diaphanes, j'ai envie de danser, de rire, gracieuse. Retrouver ma magie. Sois sauvage Cyclo, en vérité tu reste dans les corridors des sous-sol à répéter ton rôle pendant qu'on joue la pièce. Dommage, t'es assez génial comme acteur.

jeudi 4 décembre 2008

Regarde maman, je danse

Théâtre La Chapelle, 20h hier soir.

Elle est entrée dans l'aire de jeu par un rideau de velour noir. Vanessa Van Durme. Tant qu'à changer de nom, l'actrice s'en est choisi un flamboyant. Durant un monologue d'une heure trente-cinq, la vie d'un enfant prisonnier d'un corps nous a été racontée. Très bien écrit, le texte - le vocabulaire - colle avec les étapes de vie de cette femme née garçon qui a réellement dû traverser les épreuves d'un changement de sexe et ce, durant les années 70.

C'est une des performances les plus touchantes que j'ai vu depuis...très très longtemps. Plein de références existent sur le net, je recommende, c'est très inspirant.

mercredi 3 décembre 2008

mardi 2 décembre 2008

Oh lovely feather brushing my cheek
How sweet the sound of the moan I cry
The curtains are swelling with a breeze coming in
On the year's first summer night

You will never know the gold it cost me
To go down that river with you,
I hope you believe that it all comes easy,
I wish I could feel that way too.
Glané dans un agenda 2009:

"N'oubliez jamais que la mesure la plus importante de la réussite est la manière dont vous traitez les personnes qui vous entourent."

Barbara Bush
Ils étaient 2 très jeunes à courir en volutes autour d'un arbre glaçé. Il a battu l'air une fois ou deux avant de tomber de la cime au trottoir. Mon coeur battait très fort, mes yeux déjà près de pleurer. Avais-je été témoin, comme ça en 3 secondes, d'une mort d'écureuil?. Il ne bougeait pas du tout. Durant quelques minutes, il a recensé les dommages intérieurs. Il a remué la tête, donné deux ou 3 coups furieux de la queue. Puis il a bondi sous l'escalier, s'est accroché au corps de l'arbre et est remonté tout en haut.
...café - envoi de 2 cartes d'affaires,
...soumission extra-curriculum dépliant -yeah!$$$
...re-café - 2 pages web
...montage et envoi de 2 visuels pour présentation télé
...couraillage de soumissionaires
...douche et bouchées a'ec le téléphone dans le cou.

3 heures sur terre depuis mon retour du pays des rêves.

lundi 1 décembre 2008

to loving, I raise my thorn

Ki yo wah ji neh
yo hey ho hey

Ki yo wah ji neh
Ki yo wah ji neh

row row row
There's no stoppin' the cretins from hoppin'
You gotta keep it beatin'
For all the hoppin' cretins

Cretin! Cretin!

I'm (He's) gonna go for a whirl with my(his) cretin girl
My feet won't stop
Doin' the Cretin Hop

Cretin! Cretin!

1-2-3-4
Cretins wanna hop some more
4-5-6-7
All good cretins go to heaven



Dormir...boire de l'eau. On comprends les ascètes qui se prètent à ces 2 actions pour s'approcher de l'équilibre mental. Une marée de peine et de rage m'a encore submergée ces derniers jours.
Ce matin c'est fini. Peut-être que ça reviendra, I'm only human. Le vin rouge (ha ha) a le don de me tourner le sang, bad blood qu'on dit. Il faut que je sois juste. J'ai perdu amour, sécurité financière, le toit sur ma tête, tout ça en 2 semaines au début de l'été. 6 mois plus tard, j'ai un salaire fixe pour travailler de chez moi (the reason why I blog whenever the heck I want), une colocation géniale, la fille et la maison. Des forces se sont misent en place pour que ces sécurités me soient à nouveau accordées. And I'm realy grateful.

Avec ma coloc, on a discuté de l'âge mental que l'on a avec différentes personnes. Je crois que l'emportement que j'ai pu ressentir pour ce garçon tenait à ça. J'ai retrouvé une adolescence, une liberté de gestes, une vitesse de croisière absolument saoulante (gnak gnak et re-gnak). J'ai littéralement retrouvé mes 20 ans. Et quand il a fait son sacrifice dévot, l'agneau a saigné. Un de mes meilleurs potes, un des seuls à n'avoir pas passer de ces jugements qui me déchiraient, lui m'a dit " Tu sais, c'est beau une supernova. C'est une des lumières les plus brillantes. Mais par définition, ça meurt vite." Oh Claude, merci de m'avoir accordé un amour semblable à une étoile. Ça a été important tout ce temps de retenir quelque-chose de profond de l'aventure. Mais bon. C'est comme être mariée à un mort. Aucun niveau de satisfaction. Niet. Zéro. J'accepte donc une date avec un ami de la meute...cute, il a un petit côté Clash old school qui me déplait pas. Socialement, il est sur la même planète que moi. Un criss de bon départ ça non? LOL!!!

dimanche 30 novembre 2008

samedi 29 novembre 2008

L'âge de résonnance.

Un froufrou de plumes noires, une impression furtive de mouvement et déjà le ciel a avalé un oiseau. Son vol en altitude lui reforme la terre en mosaïques ternes. Partout où sont les hommes, la terre perd ses couleurs. Elle s'en va au pays des montagnes de roches, où les torrents sont clairs et les proies faciles. Pour les années qui lui reste, elle retourne à la sage logique des forêts. Son compagnon corbeau est tombé sous les crocs d'un chien gris affamé.

vendredi 28 novembre 2008

pas peace...pas peace. Ma cage est trop étroite tout à coup. Distiller à l'eau de guitare,"page after page getting older in my scrapbook, the pictures..."Merci pour ton riff Sylvain. Je file borderline, mais rien parait. Juste les doigts et la tête qui veulent copuler souvent ces temps-ci. J'les laisse aller, faut bien que la troupe au complet ait la chance de tirer. L'écriture, c'est pas le soldat le plus efficace, mais il peut être élégant. C'est l'enfant pauvre. L'enfant fru.

JMC


mère de Virginia Woolf
Prévisible, le chien pelé retourne vers cette porte de ruelle où on l'avait déjà accueilli. Des années d'errance solitaire avaient suivi la mort de son maître, un homme au coeur de roche. Depuis, il était l'ombre de l'ombre des ruelles. D'infimes moments de bonheur ponctuaient ses jours, truffe au vent, une odeur, une sensation de chaleur, son âme confuse saisissait la notion de promesse. La plupart du temps c'était assez, mais parfois il s'aventurait jusqu'au pays des hommes, pour un repas plus savoureux, une caresse, le pardon.

Ce grand chien gris gardait un port princier. Jamais on n'eut cru qu'il était abandonné. Il acceptait fièrement ce que les mains lui tendaient puis s'enfuyait avant d'être totalement rassasié. S'il lui arrivait de s'endormir, repus, en une quelconque demeure il s'éveillait au matin plein d'angoisse. Il guettait le mouvement des portes et sa chance de retourner aux parfums des ruelles. Retourner errer. Et si un pauvre bougre faisait mine de l'adopter, têtu de bonté, il regardait alors son ravisseur dans les yeux, un regard suffisait, vibrant de haine, retroussant ses babines en un sourire cruel et carnassier. "J'ai mangé de ton pain, maintenant laisse moi passer." On ouvrait alors doucement la porte et lui de repartir le corps bien droit vers ses ombres familières.

jeudi 27 novembre 2008




Carnet de bord, la graphiste doit vomir des couleurs de Noël. Personnellement, j'aime bien le kaki et le bourgogne ensemble, c'est rétro, un peu militaire, avec une touche de noir ce sont de belles couleurs. Mais rouge pétant et vert forêt, sorry, rien à faire, c'est moche moche moche. Et les fameux voeux "Paix, amour, santé, prospérité". C'est quoi, on pense qu'on fait de la magie à la fin décembre? what are you fuck'n gonna do about it for the rest of the year? le 2 janvier, on se remet à faire chier tout le monde. I'm the mother of Grinches. Le fric qu'on dépense pour acheter l'amour des siens ?!, acheter la paix, l'amour, la santé, la prospérité. Behold my friends, cette année je veux bien entrer dans la danse et vous faire des colliers, peut-être une toile ou une chanson. Then again, peut-être que je serai à cuire doucement sous un palmier, un cuba libre à la main. Ah oui...marcher dans la Havane des heures durant, cette ville Blade Runner exquise d'architecture espagnole qui tombe en ruine.

mercredi 26 novembre 2008

Le redoux fait des heureux. Cet endroit où je vis est une source d'émerveillement quotidien. Notre cour est le café social d'une bonne trentaine de moineaux, et une bande d'étourneaux vient aussi grapiller les derniers raisins accrochés aux murs. Je vois des volées d'hirondelles, des corneilles voyous le matin, mes chats se balladant au milieu de cette faune ailée, ravis, légers et confiants. C'était la fête de la Ste-Catherine hier, dite la fêtes des veilles filles.

Voici une histoire de Catherine:
Catherine Monvoisin,
née Deshayes dite la Voisin
(1640-1680)

Adepte des pratiques occultes, elle est sage-femme de profession et accessoirement avorteuse. Après la mort de son mari, son amant (un certain Lesage) et un prêtre sataniste (l'abbé Mariette) l'initient à la magie noire. On raconte, à l'époque, que dans le jardin de sa maison, elle a fait édifier un four pour y brûler deux mille foetus et nouveau-nés sacrifiés lors de messes noires, qu'elle fabrique des aphrodisiaques et surtout que nombre de nobles dames viennent lui acheter ses poudres pour se faire aimer...

La Voisin est arrêtée et cite, lors de son procès, les noms de ses clients qui figurent au gotha du Paris de l'époque. Elle est envoyée au bûcher en 1680.

mardi 25 novembre 2008

Twin fucken peaks...ayoye.
Depuis 3 ans ça déconne avec mes dents. Urgences, bobos, extractions multiples (5 d'une shot l'an passé)...je suis en train de développer une genre de démence quand il faut que j'y aille.
Alors là ce matin, ça a été le top du top. Nouvelle dentiste dans le cabinet de mon grand chum l'autre, qui est débordé jusqu'à après les fêtes. Je lui conte ma mésaventure (ai fait pèté un plombage en me passant la soie dentaire). Radios avec les maudits plastiques qui te fendent le palais et les chairs sous la langue..AAAarghhhh J'AGUIS ÇA.

Elle me dit qu'on a l'embarras du choix, y'a une carie en haut, p't'être même 2, en bas j'ai c'te trou dans la dent (c'est sur que ça...c'est assez urgent) du coup, puisqu'on vous anesthésie déjà ben on pourrait en profiter pour vous faire ces autres réparations que Docteur Stamboulis (mon chum) avait noté.

Ben oui hein, de même, ça me tente osti de vider mon compte de banque dans vos poches. 350 piasses. 350 fucken piasses ce matin.

Bon, là elles étaient 2, la dentiste pis la pire assistante que j'ai jamais vu.Passait son temps à ramasser son driguaille qui tombait par terre, 2 fois que j'me suis étouffée dans ma bave parce-qu'elle observait une mouche imaginaire pendant que l'autre me forageait la yeule. Hé ho?! Mais c'est devenu franchement capoté quand une 3e jeune demoiselle est arrivée. Une apparition, une beauté. Chef me la présente, étudiante en chose de la dent aussi, elle va assister. ET LÀ, toute cette belle bande se met à se parler polonais. POLONAIS ESTI. Pendant que je bave comme un Homer, que comme d'hab. malgré la seringue 60cc je suis pas gelée à 100%, que j'ai une espèce de capote en plastique vert qui me couvre le visage presqu'au complet, ça jase en polak autour de ma tête. C'tait l'boute du boute. Ah pis la fraise brisée qui giclait de l'eau dans mon toupet, dans la face de ma dentiste, dans mes lunettes...Le cirque osti, y'a un éléphant qui va tourner le coin dans 30 secondes, des clowns, des majorettes. Une chance que j'avais pas fumé avant, j'pense que j'restais collée au plafond.

lundi 24 novembre 2008




Allusion...un mirroir convexe...bientôt 12 ans. 1er février.
- Où sont les hommes? reprit enfin le petit prince. On est un peu seul dans le désert...
- On est seul aussi chez les hommes, dit le serpent.
Il y a un bail...je vivais avec un anglo vraiment gentil, un forgeron. Moi qui tripais Tolkien et contes, j'étais assez fière de mes amitiés et de mes amours. À cette époque j'allais souvent écouter des poètes "lives", franco et anglo. C'est fou comme les thèmes se ressemblent, comme certains ont une plume magnifique, comme très peu ont la présence pour bien livrer leurs textes. Un bon texte mal livré c'est pathétique. Voilà, je trouvais les nuits de poésie mal rodées et pathétiques. J'en avais mal d'écrire. Je me disais "fuck, je veux pas me retrouver dans des soirées comme ça pour partager mes textes...bullshit."

D'où mon émerveillement quand mon prochain copain m'a fait découvrir Patti Smith, Tom Waits, et d'autres. J'ai eu conscience que l'écriture pouvait se marier à la musique. C'est un des bons souvenirs que je garde de cet homme. Un jour, quand il sera moins con, peut-être qu'il se dira qu'il eut pu être un peu plus gentil avec moi. J'ai donné, essayé d'être limpide avec lui, la réciproque était au dessus de ses forces. Peuh. Mauvaise foi.

La roue continue, mon amour de 8 ans, la plus longue relation que j'ai eu, m'a appris la musique et le travail à y mettre pour arriver à quelque-chose de bien. Je suis tellement reconnaissante aux passionnés qui ont croisé ma route. Merci pour ces autres languages, quand notre oeuil est tout sal et qu'on voit de la misère partout, on prends une guitare et on joue quelque-chose en majeur, la possibilité qu'autre-chose que la grisaille existe résonne. L'amour entre 2 êtres, le language du corps, au delà des mots. J'aimerais apprendre encore 1000 façons de communiquer sans mots, sans paroles. Je cherche l'essence. Le feu. L'explosion.

dimanche 23 novembre 2008

The meat is cold, the deal is done
I'm washing my hands then I'm back on the run.
If some feel justified to wish me harm
Well come on and catch me cause I'm back on the run.

You said the wrong words right into my face
I know what I heard so don't try to pretend
And maybe the girl doens't deserve a chance
But you'll never know cause t'night was the end

I have to make you gone for good
Cause we're no good, we're no good
I have to make you gone for real
Cause I've got no more cards to deal

One minute I love one minute I hate
I'm tired of this, so I'm just gonna to quit
If you feel the need to say something late
Make it quick cause I'm going away.

samedi 22 novembre 2008

2 marées plus tard. Dormir pour appaiser les douleurs, les contusions multiples. Je lève mon verre d'eau à notre endurance, sisters on est faites fortes. Je continue le collage avec des couleurs vives. Redresser la colonne, sourire jusqu'à y croire. Forcer les choses du côté de la lumière. Plus envie de pleurer le mort-vivant ce matin. Il n'y a rien à comprendre pour moi. Je resterai une vague Jane Doe dans la vie d'un Tarzan des ruelles. À mourir de rire, mais surtout pas de tristesse. Adios, j't'en souhaite de la banane et des paillettes, des amours de chambre froide, bien compliqués surtout, bien tordus. Des Everest Waterloo.

vendredi 21 novembre 2008

Aille Caramba...une tête de béton aujourd'hui. Les tuyaux encrassés, la machine bouge à peine. J'ai eu des nouvelles de Mi plus tôt. Des nouvelles de son désir qui le prends au 2 mois. Fuck it, j'aime mieux rester seule. Je crois que je vais rester sagement dans mes couvertures jusqu'à la fin des temps. Unplugged. À l'abris des gens et de leurs contradictions. Ben oui...rêve toujours. Adios, journée voluptueuse, gens sensibles. Saut de l'ange sur son Serta.

jeudi 20 novembre 2008

mercredi 19 novembre 2008

mardi 18 novembre 2008

Mes hardes sont à mes pieds. Un instant frissonant est passé quand j'ai enlevé ces chapes ternes, oh et familières. Le mieux-aller passe par le dénuement total, on est exposé soudain, je dois m'ajuster à cette nudité. Depuis des mois, tel un mantra je répète son nom. Je l'invente à chaque jour, ma douleur, mon espoir, mon impossible amour. On ne commande pas l'oubli. La vie creuse des sillons, et notre espace, béni soit-il, peut être occupé par un oiseau ou un vaisseau trois mats...Je travaille à l'alchimie des choses pour transformer le vide que je ressens en ciel, où les oiseaux magnifiques et libres volent. Transformer les larmes en eau douce.

One line

Do you remember the first kiss?
Stars shooting across the sky
To come to such a place as this
You never left my mind

I'm watching from the wall
As in the streets we fight
This world all gone to war
All I need is you tonight

And I draw a line
To your heart today
'To your heart from mine
A line to keep us safe'

All through the rising sun
All through the circling years
You were the only one
Who could have brought me here

And I draw a line
To your heart today
'To your heart from mine
A line to keep us safe'

PJ HARVEY

lundi 17 novembre 2008

...

The whores hustle and the hustlers whore
Too many people out of love
The whores hustler and the hustlers whore
This city's ripped right to the core

Speak to me of heroin and speed
Of genocide and suicide, of syphilis and greed
Speak to me the language of love
The language of violence, the language of the heart
This isn't the first time I've asked for money or love
Heaven and earth don't ever mean enough
Speak to me of heroin and speed
Just give me something I can believe

The whores hustle and the hustlers whore
Too many people out of love
The whores hustler and the hustlers whore
This city's ripped right to the core

PJ HARVEY
Séjour dans le Yin, la vallée ombragée, de presque 6 mois. C'est pas moi ça...faut que je me ramène. Ailleurs, j'écrirai le Yang. Retour boitant vers la lumière, la chaleur. So long Mehem. Je reviendrai ici quand la rage sera trop concentrée, la distiller un peu.

samedi 15 novembre 2008

I must not fear.
Fear is the mind-killer.
Fear is the little-death that brings total obliteration.

I will face my fear.
I will permit it to pass over me and through me.

And when it has gone past I will turn the inner eye to see its path.
Where the fear has gone there will be nothing.
Only I will remain.

Litany against Fear from the Bene Gesserit rite
Aux chats de ruelles trop nombreux
Abandonnés par ceux qui devaient les aimer..au monde cruel

Aux âmes en peine qui n'ont plus de prétextes
Ni personne à défendre, qui continuent d'avancer

Qui sait ce qui nous veille quand laissés à nous-même
Du fond de la noirceur, cette lumière

Dans les bras glaçés de la Volga sa barque avance
Elle attend
Ses yeux sont tournés vers une île, depuis 20 ans elle attend
Un soldat...qui ne reviendra pas.

Là-bas sur son île il y a des rangs de femmes
qui ont attendu toute une vie, des armées de soldats
Et les fleurs y poussent à la semaine
Racines profondes, torrents de peine, version sauvage de l'Eden

Qui sait ce qui nous veille quand laissés à nous-même
Du fond de la noirceur, cette lumière
J'ai brûlé tous les ponts en détachant les syllabes
Et prononcé ton nom avec des couteaux sous la table
J'ai regardé le ciel aux lueurs de cet incendie
Et la vie continue, faudra jamais qu'je revienne ici

La route de mes cicatrices allonge et je noircis des pages
Que mon amour retourne aux songes et partout j'écris ton visage

Si tu me manque encore dans la tourmente
Dans la tête et le corps, tu me manque
Je t'aime trop fort, une déferlante
Dans la tête et le corps, j'oublierai encore

Mais Oh...
"À quoi tu pense?"
"J'pense à un ami...je crois qu'il devient fou."
"Mais encore?"
"Mais je crois qu'il vivra..."

jeudi 13 novembre 2008

Pardon si j'ai ri
dans vos chapelles,
pardon si j'ai claqué
la porte de l'hôpital,
pardon pour le bruit,
pour la vie,
pour l'amour auquel
je n'avais pas droit.
Pardon de ne pas vous ressembler.
Anne Marie Derése


mardi 11 novembre 2008

It's a go

Transposer les images de nos vies en musique, en sons, cacophonique symphonie de bruits de champlures, de pas, de grésillements, de sanglots et de rires, et toutes ces voix qui ont prononcé tous ces mots, klaxons et sirènes de toutes sortes. Les jours qui s'envollent y laisseraient la trace d'une volée d'oiseaux de papier, comme 1000 cartes à jouer dans la plus grande roue de bicyclette jamais assemblée. Compacter tout ça en une assourdissante détonation. Inspire, expire.

lundi 10 novembre 2008

Tylenols préventives (sais pas pourquoi, mais j'le mets au féminin). Je tire une méchante caravane de projets, et l'image est juste. C'est une montagne de n'importe quoi. L'épaule menace de flancher encore, et je suis toujours pas ambidextre...oh well...Chaleur, chat, café, clopes, mes C amigos des jours de prod.



Fall

Je suis revenue de campagne hier, la nuit était déjà tombée. C'est ce matin seulement que j'ai constaté le dénuement des arbres de la cour. Pincement à ma petite patate, ils étaient tellement jolis nos arbres aux feuilles rouge cerise. Plus de fleurs, les énormes feuilles des vignes sont tombées aussi. Il reste assez de raisins accrochés le long des murs et palissades pour emplir un 5 gallons. À suivre (à faire). À l'approche de la morte saison, j'entends des tambours battrent une marche funèbre, tuba et clarinettes gitanes. Spleen total.

dimanche 9 novembre 2008

400$ de pneus d'hiver volatilisés de notre cour. Le pourri a fait ça au nez des 2 jeunes qui étaient seuls à la maison cet avant-midi. Le type leur a dit que c'était correct, que de toute façon ils étaient amochés, qu'il s'en servirait pour son quai de bateau. Le flo nous raconte ça à table tantôt. Il dit que le type était bizarre, menaçant. Ma coloc capote, se pitche dans la cour, constate que oui, c'est bien ça, les pneus qu'elle entrepose pour sa chum ont disparu. Le jeune est inconsolable, se sent hyper coupable...elle aussi, avec prime de responsabilité, va falloir en trouver d'autres pneus pour son amie pas riche mère de 3 flos...bref tampon entre les 2, consoler le tit-cul "t'as rien fait de mal bonhomme...". Calin, ses cheveux si doux, ses petites épaules maigres. Et puis soudain pfffft! évaporés mes bobos de l'âme, presque. C'est bien peu de chose les crises existentielles devant les sanglots d'un petit prince.

samedi 8 novembre 2008

J'me blog mes hahas, ma façon de défier la grisaille. Comme si en écrivant on redonne un souffle aux jours, on les souligne d'acrylique rouge. Aujourd'hui c'est le dehors qui entre en moi et le dehors est froid, pluvieux, morne. Le terreau même de la poésie. J'apporte mes crayons. Et de la vitamine D et B12.

vendredi 7 novembre 2008

Ah et puis quelques mots sur le glamour de mon travail. Fallait que je crée un visuel pour un concours de chefs. La maquette qu'on m'a envoyé avec la mention "au secour" était, je l'admet, vaguement menaçante. Le duel était représenté par 2 couteaux se croisant, des couteaux pour dégorger les poissons ou les bêtes sauvages avec des indentations. Il y avait un bloc de texte expliquant l'événement, puis pour finir cette chose, une image de 2 chefs (une meudame et un meussieur / political correctness oblige hein) 2 chefs donc en train de s'esclaffer comme des idiots. C'tait ben ben pouiche.

Bon, j'me suis dis exit les humains, on va trouver des petites bêtes sympatiques pour représenter le duel. Duel...ring...combat...combat de coqs! Alors que j'te découpe des coqs-plumes et canelures de pattes et touti quanti-et j'leur ai mis des cuillères de bois dans le bec. Cuuuuutte. Ça a passé. Ce matin, je leur trouve un ring et le visuel sera fait. Y'a des jours comme ça...I love my job!

Aller au front des choses

On n'avait pas le choix de l'interner. Ce pauvre soldat qui ne faisait plus la différence entre un bouquet de fleur et sa baillonette.

Une pub qui roule ces jours-ci...because nos vétérans faut s'en souviendre. Je persifle en pensant aux petites familles, aux mères, à tous ceux et celles que la guerre laisse orphelins. Ben ben d'la misère avec ça.

Caméra en harnais, effet de voir à la première personne, on est ce soldat qui court à travers les flaques de boue. Tout n'est que destruction, grisaille et tôle tordue. L'enfer. Un tir au mortier sur la droite nous fait perdre l'équilibre, presqu'en même temps un acouphène enterre totalement les bruits de la guerre.- note: moi je trouve ça très appaisant: ne plus rien entendre que son coeur avant de crever en terre étrangère. On se relève encore pour faire nos derniers pas chancellants sur la terre et...cut to black.

C'est tellement absurde. Mourir par balle dans la tôle et les barbelés. Quel gâchi ridicule. Comme tant de choses ici-bas. Est-ce que les hommes croient vraiment amadouer la mort avec leur singeries?

jeudi 6 novembre 2008

Born aloft the highest peaks,
A lifelong fall, we are torrents
Our streaming fingers cannot keep
A hold on love nor on moments

Born alone and yet no one
A lifelong walk into the wild
To discover what can be won
Then sacrifice it all to time

Dont bite the hand that feeds you

Mouais...je me retrouve à exercer ma créativité dans le milieu des affaires. Du gros biseness. Jamais j'avais eu de telles vues de ma ville, des 20e et 21e étages aux pans de murs entiers vitrés surplombant le centre-ville. Débile comment ça fait de belles photos. Hallucinant combien ce qui s'y passe est pas mon monde, mes valeurs. Cocktail de serrage de pinces hier chez Blakes- une firme d'avocats-je me suis ramassée à faire copain-copain avec les serveurs du traiteur. Dans un esprit d'intégration, mes patrons m'invitent à chaque événement du genre, à chaque fois je trouve moyen d'y dégotter un autre marginal qui s'emmerde. Et je picole. Là, as of now, j'ai vraiment plus soif. Ça fait 6 jours en ligne que je me couche "feeling". 6 jours en ligne que je me lève de mauvaise humeur. Ça va faire. Anyway, j'avais arrêté le vin cet été, je me portais à merveille(ben ouiii, lol et m'étouffe). Vive la bière, quand l'esprit de party frappe à la porte. Bien meilleurs matins.

mercredi 5 novembre 2008

lundi 3 novembre 2008

The poet's voice lingers on/ His words hang in the air
The ground you walk upon / Might as well not be there
Might as well not be there

I'll take you through my dreams / Out into the darkest morning
Past the blood filled streams / Into the garden of Jane Delawney
Into the garden now

Though the rose is fair / Don't pluck it as you pass
For a fire will consume your hair / And your eyes will turn to glass
Your eyes will turn to glass

In the willow's shade / Don't lie to hear it weep
For its tears of gold and jade / Will drown you as you sleep
Will drown you now

Jane Delawney had her dreams / That she never did discover
For the flow that feeds the stream / Is the life blood of her lover
Is the life blood of her lover
And the purifying beam / Of the sun will shine here never
While the spirit of her dream / In the garden lives forever
Lives forever now

Track introuvable...je capote sur ce site

Découvrez theTrees!





Cameron's Angel- I really dont

dimanche 2 novembre 2008

samedi 1 novembre 2008

Helloween!!!



Sacré beau party hier...Douce fée était à mourir de rire en Amy Winehouse, j'ai assez bien réussi les tattoos lettes...elle a passé la soirée à s'écrier "Fuck youuuu" à tout propos, retournant à sa sage nature pleine d'étincelles, complètement désopilante! je l'aime, elle est saine et brave et heureuse. Jeune et pas de scratch majeure.


Et moi je me suis amusée comme une folle, en blonde aux yeux bleus...aka "Chirie L'amour" ce sont les tattoos qui me trahissaient, les copains proches ne me reconnaissaient pas...j'aime tellement cette fête, sa folie, ce côté théâtre trash. Tout ce qui brise l'ordinaire, en fait non, pas ça pantoute...tout ce qui nous ramène au jeu.

MEow Ahahaha



mercredi 29 octobre 2008

Suis tombée sur un doc assez hardcore hier sur les compagnies de sécurités privées en Irak. On disait que ces gars faisaient 450 euros par jour, approx 726$ can...5000 bâtons par semaine. OK, payant...mais tabarnak! ce qui m'a sciée c'est qu'ils ont trouvé moyen d'en présenter qui avaient des familles...Quellle sorte de débile va s'exposer comme ça à des houlahoups de pneus en feu, à des tirs de mitraillette "anytime-anywhere", à la sauvagerie d'une guerre à coups de fourches, en entretenant quand même le "front" de la famille. Me semble de les voir flipper des burgers sur le BBQ autour de la piscine en écoutant le récit du spectacle de ballet de la petite dernière. On les voyait rigoler, une fois en sécurité, sur les trous d'impacts truffant leurs véhicules. Une gagne de tough avec leurs vestes pare-balle (jamais rien pour protéger la tête, c'que j'trouve aussi débilos qu'un kid sans tuque à moins 40). Ça doit quand même être comme pour ceux qui posent des charges sous l'eau...y'a un maximum d'heure prescrit. Personne peut supporter une pression pareille à long terme. Faire plein de cash, vivre à l'instinct dans le danger imminent. Grrrr. How poilu.


mardi 28 octobre 2008

Dur d'être up quand on a mal

La journée d'hier a été tough..très tough...un nerf qui est tout coincé dans mon épaule me fait reviser mes conceptions de la vie et du bonheur...j'veux juste que ça arrête. Un vieux chum m'avait recommandé un spinologue, devait faire des miracles...Me suis pointée là vers 14h hier, vraiment pleine d'optimisme...il pouvait pas empirer mon mal au moins. Hinhin, erreur. Après 20 minutes de craquages et d'étirements (40 dollars) il me renvoie chez moi, non sans qu'on ait booké un autre rendez-vous la semaine prochaine.

En attendant le bus, je faisais le tour mentalement des dixaines de gestes et petites niaiseries à faire autrement le temps de "convalescer". Assis près de moi un monsieur tout rond avec une tête heureuse, Humpty Dumpty trisomique, s'allume une clope. Il prends la première bouffée et s'étouffe. Il continue. S'étouffe de plus en plus. Je détaille l'accoutrement du bonhomme, il est propre, a une malette à ses pieds. Ça a l'air de quelqu'un d'autonome. Je garde pour moi mes conseils, mais franchement, pourquoi il s'entête à fumer? il va me cracher un organe vital à terre d'une seconde à l'autre. J'ai regardé le ciel, y-a-t-il un corbeau ou un ange moqueur qui me passerait une leçon en douce? l'autobus est enfin arrivé. Dès que je me suis assise, la douleur est revenue fulgurante. Pour que mes yeux s'emplissent de larmes en plein bus, fallait que j'aie mal en'ta. Un mal de bloc, une migraine accompagnait les élancements de mon épaule. Je suis rentrée chez moi de peine et de misère, c'est le cas de le dire.

Arrivée, je me suis rabattue sur des patentes extra-fortes, 2 de. Ma coloc m'a invité à partager le repas avec elle et l'ado. C'tait sweet, je m'oubliais la douleur en les écoutant. Puis vers la fin du repas, ça m'a sciée en deux. J'ai cru que j'allais vomir tellement j'ai eu mal. Des larmes ont coulé, et j'ai essayé de m'éclipser de table. Fredy, le jeune, s'est levé est allé dans sa chambre et m'a tendu une enveloppe en revenant: "Tiens, prends ça, t'en a plus besoin que moi." et sa mère de dire "Oh Fred....t'es donc ben fin..." dans l'enveloppe un certificat cadeau de massage reçu à Noël. Ça a fait tout drôle, j'ai commencé par refuser, mais quand j'ai vu sa bette déçue, je l'ai pris son certificat. Et me jurant d'essayer de ramasser une toune à faire en duo de guitares avec lui. Mais pas du System of a Down Freddy ok?...j'suis juste pas assez bonne...ti-cul.

vendredi 24 octobre 2008

Song to the Siren


Long afloat on shipless oceans
I did all my best to smile
'Til your singing eyes and fingers
Drew me loving to your isle





Méchants pompons...mais si belle la voix d'Elizabeth Fraser

Fourmis et Cigales

Comme d'habitude on a goalé cet été. C'est la période occupée des bands. L'automne est arrivé lentement mais maintenant que c'est fait, je deal les absences de ma gang, Fée s'en va au Nunavut et à Dubai et peut-être au Maroc pour un mois. Guyguy est en Chine, il a 2 voyages de 2 semaines prévus pour sa France natale d'ici la mi-janvier. Reste moi et le Vince...et le BR. Notre set de 12 tounes est monté. J'essaie de squeezer un week-end de studio-chalet avec Mister Mo à la barre, mais les dates sont en train de s'éclipser tard en janvier. Alors je me rabat sur le boulot. Tant et tellement que j'ai un bobo d'enfer au côté droit de ma personne. Cou stiff, épaule qui fait mal à crier et le plus joli...ma main droite est pleine de fourmis, des fois même je la sens à peine. C'est limite supportable et j'ai plein de job à abattre dans les prochaines semaines. J'arrête de boire en prévision des médocs que je dois déjà m'envoyer à grands chapelets. Vive la puff, encore qu'elle me rende pas trop vedge.

J'veux partir loin...j'ai fait du snorkling il y a 2 ans et le monde de paix que j'ai découvert sous l'eau me manque. J'veux aller faire le poisson quelque-part où il fait chaud. Tout est plus lent sous l'eau, faut calmer son système et quand finalement on est calme on peut entendre son coeur battre. Et c'est bon de le sentir celui-là...faire sa job.

mardi 21 octobre 2008

Chaque piqué me retourne à toi

Est-ce la rançon à payer quand on ose goûter aux fruits de la vie. Quand on a pris goût aux excès. Avoir un amour qui peut étendre ses bras au loin, presque un oiseau, créature conquérante de toutes les matières. Icare s'approche du soleil, hypnotisé par la beauté du feu, par sa puissance. Ses ailes s'embrasent, ne lui sont plus d'aucun secour. Il tombe, ses yeux pleins de larmes encore rivés sur l'astre magnifique. Il a perdu la capacité de voler et est condamné à vivre. Oh la chute interminable, Icare mon frère...Solidaire de toute mon âme à ta traversée du ciel.

samedi 18 octobre 2008

Pisse dans l'oeuil

Overload la G.O. n'en jetez plus...ça va être correct. On veut ça simple. SIiiiiIIIIiimple. C'est quoi sti qui est simple dans vot'bordel messieurs, dans vos bobos, dans vos égos, dans vos solitudes peuplées de fantômes, votre silence... Esti, j'en entends un autre me sortir c't'osti de SIiiiIIIiimple là, j'y caliss ma main dans'face. Une chèvre. SIiiiIIIiiiIIiiimple.

Les yeux ouverts au matin clair,
ce que je ne suis pas:
Ni ta soeur, ni ta mère, ni ton infirmière,
Ni un refuge entre deux guerres.

GO! vas faire le Kamikaze

Organiser la vie

2 paires de yeux, une jaune et une vert pomme, me rappèlent qu'au menu de la journée je dois aller au Croque en Bol. It's all good Ramone et Doum2, message reçu!

Mal aux cheveux ce matin...c'est douuuuuuur.

vendredi 17 octobre 2008

L'amour

Bien sur que j'y crois...elle est presque affalée sur le bar, un verre à moitié plein d'un liquide terne, malveillant, à peine réjoui par le tintement mat des 2 glaçons. On discernait encore une certaine grâce sur son visage, elle avait été très belle. Elle avait aussi, malheureusement, été très triste. "Bien sur que j'y crois, à l'Amour." Avec la conscience accrue d'être pathétique avec son petit sourire enfantin, à dire ces mots enfantins, elle ravalle ses larmes. Brio. Rien n'y paru.
Elle attends le retour d'Icare. Le coeur en larmes. Brio, personne ne l'eu cru...dans ses poches un arsenal pour périr par le feu. La tragédie de perdre à jamais...nevermore.

jeudi 16 octobre 2008

Retourne à ton Idaho

Et moi à mon asile...tout petit d'ailleur, à échelle humaine. J'hurle, m'administre le remède, me donne le diagnostique. Personne je dis, je n'ai besoin de personne. Mes fenêtres déforment ce que je vois dehors, tout le monde est beau, tout le monde il est gentil...Et si j'ose y poser la plante de mes pieds, les yeux grands, le coeur vaillant, je me retrouve au milieu d'une route bien plus grise que je ne la voyait. Des gens pressés la parcoure, oh ce soir...je vais braver leurs yeux vides, tenter le geste qui communiquerait une brise de chaleur entre eux et moi, quelque-chose, un son, une lumière...À défaut d'aimer, je lirai leur détresse. Sortir de moi. Me pousser.

mercredi 15 octobre 2008

Enthousiasme made in Jamaïca

Ma coloc, elle, c'est le Scotch single malt qui fait la job. Elle m'a décrit le chemin de ses gorgées jusqu'à son feel good à elle. Sa bouche qui s'empli de chaleur et du goût particulier de cet alcool pas racoleur pour 2 cennes, c'est fort et pas sucré. L'alcool descend dans sa gorge ouvrant un chemin de feu qui éclate...dans ses seins. Pour elle, le Scotch explose son essence dans sa poitrine, c'est une expérience sensuelle. J'avoue que je suis pas rendue là. Je trouve que ça brûle la gorge et que ça goûte le vieux baril.

Mon poison est presque noir, et vient de Jamaïque...J'en ai essayé d'autres, pas pareil. Ma tête décolle lentement mais surement vers une planète ou ce qu'on fait de ses mains, pour le plaisir, est simple et important. Simple surtout, une fois certaines tracasseries rendues minuscules, à vol d'oiseau. Ces choses qui nous empêchent de nous détendre, d'avoir confiance en nous. pffft. Aspirées et soufflées vers le ciel bleu qui s'en crisse.Parfois j'entends des sons ou bien des riffs, de loin loin, faut toujours que je fredonne à voix haute si je veux espérer les retenir. Comme cette toune qu'on vient de composer. Je ne lui trouve pas encore de défauts, je suis heureuse qu'elle existe, je vais l'habiller et la faire danser de mon mieu. Elle est déjà gracieuse, lumineuse dans sa jeunesse.

Je vais en reprendre un peu, mon tit coeur a des zippers aujourd'hui. La fly ouverte.

jeudi 9 octobre 2008

Blahhhh

J'ai de drôles de connections dans cette caboche. L'instant me trouve intacte, prète à croire et aimer avec tout ce que j'ai. Puis, à un moment imprévisible, alléatoire, je me mets à m'inquiéter. Souvent pour rien. J'ai pas trouvé mon équilibre sur les nuages encore I guess.Détachement,zen, come to me!

lundi 6 octobre 2008

Manier la plume et le plumeau

Tout est placé, branché, empillé, nourri, torché. Il reste 5 ou 6 gogosses qui prendront le chemin du cabanon avant les premières neiges. Mais il y a le frigo. Ce deuxième frigo qu'on a gardé dans l'atelier en se disant qu'il serait p't'être pratique. Il y a cet énorme frigo qui me pisse dans l'oeuil à chaque fois que je le regarde. Ça va pas là. Trop gros. Bien trop gros. Il m'horripile. Pas le genre de truc qu'on swing avec aisance et qu'on essaie aux 4 coins de la maison. Demain j'appèle Elvis. Le bien vivant du plateau qui récupère les monstres. J'lui échangerait bien contre un mini bar. Juste pour y mettre du lait je le jure (mmm..mmmm). Je vais me coucher investie de cette mission. Ramone m'exige. Adieu.

Qui c'est qui a le rube?

Bon dez est bouché raide, je chante cobe ude trompette, la duit c'est pire. Je suis ben ben tadée. Atchoub.

samedi 4 octobre 2008

Italmélodie...mon nouveau bébé...

Ça torche et c'est tout léger...behold:

Esti de hasard parfois...

Oh oui, pour tellement de raisons....

Friendly places

Ce soir, lancement d'album/party avec des êtres pètés et sympatiques. Une bande que j'ai connue au début de l'été par le truchement de la fée qui joue de la basse dans mon band. Elle joue aussi avec Mr Mo. Adorable Mr Mo. Il fait des reprises de jazz et de swing avec une voix "Tom Waitsienne", il joue de la guitare et du banjo. J'adore le banjo. C'est le son le plus vagabond que je connaisse. J'ai chanté St-James Infirmary avec lui, le jour où je déménageais ici. J'aurais pu faire mieux, on entendait fack all sur scène. L'Inspecteur Épingle. Ce soir là j'ai rencontré ses colocs de studio. Gros kick artistique, tous vraiment talentueux et d'horizons différents. Celui qui lance son CD ce soir, il chante un peu comme Tim Buckley, sa voix est comme un oiseau qui fait de la voltige, c'est léger et libre, ça plane. Mr Fuller. Et fin avec ça. Ouaip, écrire, écrire et composer. J'aime regarder les fleurs qui poussent après.

mercredi 1 octobre 2008

If I huff and puff, will I blow the house down?

Toute seule sur le balcon, à respecter la loi de la maison, je fume. Je fume et ricane doucement. Un train bruyant vient de passer, quelque-part au nord. C'est plus mon problème, je pense aux 3 petites lolitas qui ont pris mon appartement, il y a 1 mois. "C'est bruyant ici?", "Non non...".Tchakatchak Tchakatchak Tchakatchak.Hihi. Bonne nuit mes poules! Le vent fait swisshhher les feuilles jaunes et rouges de la cathédrale à tout le monde. C'est doux, le son pourrait venir d'un bord de mer. Quand on entend la poésie, on veut en faire partie. Au moins en composer un paragraphe digne d'intérêt. Parfois je me demande si mes alexandrins n'ouvraient pas une histoire qui n'en fini plus de continuer. Si ma voix s'est dissoute. L'amour que j'ai tant pleuré, c'était aussi la vie dans sa robe la plus sexy. Sa robe de pute. J'ai l'impression de m'être jetée sur la plus laide guenille pour couvrir son absence. Une ancienne belle bitch qui a de la tristesse au coin de l'oeuil, une poète devenue comptable. Aimer autant la vie et se déchirer l'âme. L'irrésistance est passée. Les anges me donnent du vide à contempler. "io! y'a rien! y'a rien pantoute! io! c'est où l'osti de party?"

mardi 30 septembre 2008

Colombine trash, où que j'aille

Journée de Public Relations avec la shop pour laquelle je travaille. Assemblée générale que j'ai entendue sans les consonnes, comme quand le chien écoute Homer dans les Simpsons, awaoi ou eai ouaeniouuuu (1h30 de ça). J'me suis retrouvée assise avec Gaston, un animateur de télé assez connu qui a bèché grave en auto il y a 1 an et demi. Paralysé d'un côté, en fauteuil. Il se bat maintenant pour les accès aux fauteuils roulants dans les lieux publiques. M'a adopté de visu, a lu quelque-chose dans ma face I guess, m'a conté son histoire de drogueu, celle de sa fille prostituée, m'a conté des choses intimes pendant qu'un paquet de beau monde en cravate se faisait des promesses et des deals, à grandes tapes dans le dos. Moi je m'emmerdais à l'os, alors le bonhomme qui en "avait rien à calisser de c'te gagne de matuvus"(dixit) qui le disais haut et fort à part ça, ce fut lui mon sage pas sage sur la montagne. Merci Gaston. Tu m'as montré ta bravade trash face à l'adversité, t'as perdu tes jambes, ta femme, presque ta fille, mais tu t'es fait une amie. Promis, c'est fait. T'as mon respect. Pis il a viré une brosse à part ça, le vieux Magou, en ordonnant aux passants d'aller lui chercher une autre bière. J'espère qu'ils vont le réinviter, il fut de délicieuse compagnie.

j'veux être le 8e doigt!

Le show La Vie des 7 doigts de la main...je suis sure que ça a donné le motton à plus d'un straight dans la place. Oui ça émerveille, la maîtrise de ces mouvements dangereux et parfaitement inutiles et tellement beaux. Vive le cirque, la magie de l'excès, ces corps qui repoussent leur limite. Ah que j'ai trouvé ça beau.

lundi 29 septembre 2008

Quatorze milles quatre-cent dix-sept jours de lumière

De planète en planète, dans mon vaisseau spacial à trois mâts. T'es où, pirate?

mercredi 24 septembre 2008

Vague scélérate

J'avance. Ma carène reprends de la vitesse. J'avais jeté l'ancre au milieu d'un tourbillon, et pendant des jours et des nuits j'ai usé mon bateau à chercher des réponses. Il y a toujours une sirène pour expliquer les désastres. J'accepte de naviguer sans compas, guidée par les étoiles, protégée par un ange vagabond. Les îles, les ports, autant de haltes aux mirages scintillants. J'avance, l'envie de nouveaux paysages me revient. J'ai jeté les armes au centre du tourbillon avant de couper mon ancre. Plus de combats, plus d'attaches. Il me faudra attendre des eaux calmes pour ralentir. Je suis légère, j'avais jeté tant de lest pour rejoindre un ami en péril, pris entre 2 écueils. Mais voilà, une fois dégagé il est disparu une nuit sans une pensée pour son amie. J'ai jeté l'ancre là où pour la dernière fois j'avais pris ses mains dans les miennes, et si l'amour existe j'affirme que celui-ci était concentré tout entier dans la chaleur de nos mains. Et mon âme a tourné sur elle-même dans cette impasse. Pas un mot, pas un mot, laissée toute entière à l'oubli, au silence. Quelle justice... aimer autant et être oublié. J'avance. Je serai là, debout à la roue de mon bateau, je verrai la beauté du monde et naviguerai avec des amis loyaux à portée de voix. Adieu pirate, je m'arrête sur une île aux printemps magnifiques et y ferai ta tombe. Je t'enterre aujourd'hui et puissent quelques fleurs sauvages y pousser pour embaumer ton passage. Peut-être qu'un matin, je penserai à toi avec un sourire. Je doute de jamais t'oublier.

mardi 26 août 2008

J'ai piqué la patte de loup d'un indien saoul à Vancouver. Un sioux saoul.

Drôle de porte bonheur. La taxidermie venait à l'esprit quand on touchait la dureté des saillies sous le poil rèche et fade. Les griffes avaient la masse de canines humaines.

Il est atterrit par hasard dans cette maison de poupée folle, découpée en chambres avec toilette aux étages, 2 étages...Venu visiter un ami, qui était mort ou en prison, il se rive le nez en ce vendredi soir sur une porte condamnée. Un gros X de bois country de bord en bord de la porte. On l'entendait cogner quand même, et on riait parce-que c'était un peu con de frapper à une porte avec des sceaux de police dessus. J'ai ouvert, fouine insatiable. Un indien, plutôt petit et trapu, d'une largeur impressionante s'est retourné vers moi. Il avait des traits racés, marqués: des yeux de faucon, un nez long et arqué, la bouche large, de longs cheveux de corbeau. De sa voix profonde il m'a demandé si je savais où était son ami. J'lui ai dis que non, que ça faisait 2 semaines qu'on était installés et que les sceaux y étaient. Il a rit, a dit qu'on devait être mal pris pour louer dans un trou pareil. Je l'ai invité à entrer en riant aussi. On a eu une soirée cool à boire du houblon avec lui.
Puis il a essayé de me plotter entre 2 tours aux toilettes. Mauvaise idée. Esti.

Après l'incident du corridor, on est retourné dans la chambre. Billy ,innocent, ne saura jamais à propos du plottage. On a bu tout ce qu'on avait: une 24 canettes de Beer Beer jaune (générique avec un coeur rouge). L'indien me lorgnait discrètement à la barbe de mon copain. Lui était déjà passablement émèché, saoulé de sa propre voix il ne voyait pas le manège de Gary le Sioux. Billy s'est endormi de travers sur le divan-lit, d'un sommeil résistant aux sirènes de police qui hurlaient régulièrement.

J'ai proposé à Gary d'aller marcher le long de la Baie des Anglais, en bas de la rue. Je connaissais un petit resto à pizza qui était en fait une couverture pour un "liquor store" clandestin. Le patron venait de Montréal, il m'aimait bien et on se lâchait de retentissants "Tabarnak" quand on se croisait. Sur le chemin de la Baie, je me suis donc arrêtée derrière le commerce et j'ai frappé à la porte de service sur le côté, 3 petits coups, 2 plus espacés avec la paume ouverte, puis encore 4 petits. Mon code. Comme dans les films noirs, un juda coulissant a percé la porte d'un carré de lumière. J'ai vu l'oeuil de Maurice jauger son bout de ruelle..."Tabarnak ? " "Tabarnak ! ".

En une seconde il nous a fait entrer sur le palier de l'escalier menant à la cave. "Lui, il reste ici." Maurice a fait un fait un signe de tête brusque (qui lui fit tressauter le toupet) vers son armoire à glace. Le bodygard s'est approché du coin où se tenait le sioux et, nonchalant, s'est appuyé sur un mur, bloquant tout mouvement de fuite de Gary. "I'll be back in a sec. man, wait here." Maurice et moi on est descendus à la cave. Je savais ce que je venais chercher.

5 minutes plus tard nous repartions. L'indien m'en voulait un peu pour la douche de testostérone, mais la vue de la bouteille que j'enfonçait dans mon sac lui remis le sourire aux lèvres. Je peinais à marcher en me tortillant pour me dégager de ses mains balladeuses...attends un peu mon criss, attends qu'on soit rendu à mon spot. Connard.

Maurice m'avais promis qu'après quelque gorgées je serais débarassée de mon problème. Arrivée près du vieil arbre sur la baie, j'ai invité Gary à s'assoir et lui ai tendu l'alcool. Il but gouluement le Southern Comfort que je lui offrais. Il devenait vulgaire, "I'm gonna fuck you good, little white whore..." c'est ça cromo, bois.

Il m'a regardé d'un drôle d'air, ses yeux se sont voilés comme ceux des animaux qui meurent. Il s'est affaissé de côté, complètement out. Je lui ai défait sa ceinture, ôté ses pantalons. J'ai hésité, pas longtemps, avant de lui ôter aussi ses sous-vêtements "...fuck you good...white whore" Exit chemise. Je lui ai laissé ses bas et ses souliers. L'air d'un con total. La noblesse de ses longs cheveux noir jaie fracassée par le triste spectacle de son derrière pâle et poilu, ses petites couilles mauves et ratatinées, sa bite flasque. C'est lui qui avait commencé, n'avait qu'à rester à sa place. Marre de marre des abus, depuis quelques temps, je m'étais promis de me défendre. Ma vengeance était bien soft ce soir.

Je roulais en boule ses vêtements en m'approchant de l'eau. C'est là que j'ai senti cette forme dure dans une des poches de son pantalon. Une patte de loup.

samedi 23 août 2008

mardi 12 août 2008

Mantra matinal, io on en a tous besoin

À tous mes amis sur la vague, on s'en sortira. Sur ces métaphoriques bateaux que sont nos vies, on prends des forces par temps calme mais assurément reviendront les tempêtes. Et alors on fera quoi? Y'a ceux qui colleront près de la terre ferme, conscients des trous qui ravagent leur coque, les empêchant de prendre la mer. Les berges sont pleines d'épaves et d'abris de fortune. Ces capitaines d'avant feront pousser leurs patates et trimeront dur, prenant une pose à la brunante pour regarder leur vaisseau ravagé. Ils se souviendront de leurs voyages.

Y'a ceux qui, malgré tout ce qui est prescrit, demanderont parfois de l'aide pour réparer leur navire. Tous, tous, on a dans nos histoires des tempêtes qui nous marquent à jamais. Faut-il pour celà, un bris, une douleur, des amours en terre qu'on a couvert de fleurs, arrêter son voyage. Cesse-t-on jamais de chercher la prochaine île, the Land of Beyond?

Thank God! there is always the Land of Beyond
For us who are true to the trail;
A vision to seek, a beckoning peak,
A fairness that never will fail;
A proud in our soul that mocks at a goal,
Humanhood that irks at a bond,
And try how we will, unattainable still,
Behold it, our Land of Beyond!

(R.Service)

Bonne chance navigateurs. Confiance.

lundi 11 août 2008

jeudi 7 août 2008

Y'a vraiment 6.7 milliards de contextes/vérités ici. Ça donne le vertige, à moi en tout cas.No wonder qu'on cherche un united front. Poussière.

Déterrer les morts

Je viens de tomber sur une carte qu'un garçon m'a donné il y a 17 ans...à peu près. Aille. Ce gars, j'ai vécu avec lui durant toute la durée de mon Cégep en Art-Plastiques. 2 ans et demi à peu près. On s'est perdu de vue 2 ans, il a fait un road trip sur les traces des poètes et musiciens drogués. On s'est retrouvé et on a remis ça pendant presqu'un an. Ça a fini assez péclow, assez trash. Perdu de vue pendant 11 ans. Revu cette année. C'tait pas encore la bonne fois. Brisé mon coeur.

Ce qu'il m'a écrit, tout jeunot:

Un petit cadeau
rien n'égale l'amour qui m'anime
C'est dur à trouver même à la dernière minute -(?)
la Nature m'a tout donné pour que je sois heureux,
toé t'es venue éclairer mon incertitude
Tu me confirme à chaque jour que la beauté existe encore
J't'aime à la mort.

"L'on m'aimera car j'aime par dessus tout ordre et je suis prèt à tout pour l'avenir de tous et je ne connais rien de rien à l'avenir mais j'aime pour aimer et je mourrai d'amour."
P.Éluard


Ton sourire défie la mort
Patrick

1991?

Je la déménage encore. J'arrive pas à jeter.

mercredi 6 août 2008

Where will it be

Elvis will be leaving the building!

Ahhhtaboy! 3 jeunes filles vont prendre mon appart durant le mois d'août. Le bail est signé et tout et tout! méga pression qui vient de s'ôter de mon dos. Ahhh.Rhaaaa.
Faque là, boîtes / windex / triage, courage ma Procrastine, on roule nos manches pis on opère.

lundi 4 août 2008

La cruche, G.O. Bachus

Combien de fois ça m'est arrivé...je compte même plus. Des gars bâtissent des équations sur ta personne, t'as des tattoos, t'es rock'n roll, anything goes, on boit, on fume et se gèle "like there's no tomorrow". Pis ça a intérêt à être drôle, easy comme des vacances parce-que t'es pas vraiment du "girlfriend material". Ça veut prendre tes fesses en photos, pour se vanter. Pis un matin, ça se lève avec l'envie de quelque-chose de plus sérieux. G.O.pute rock'n roll, enchantée!

dimanche 3 août 2008

Quelle couleur, ta plume?

Hé toi! tu le fait comment? tu graffigne? tu choisi tes encres en fonction du message? Es tu lyrique, nihiliste, romantique, up or down? Es tu soigneux avec tes cahiers? écris tu la date en haut de ce que tu couche sur le papier, es tu doux ou violeur quand tu le fait?
Pour qui tu écris? ton lecteur imaginaire c'est une fille? un gars? t'écris à quelqu'un qui t'aime bien ou qui te déteste?
On prends souvent la voix qui charmera notre lecteur imaginaire. Mon wise poète, fini la morne grisaille, on se trouvera en temps et lieu et on saura tout de suite devant qui on se trouve. Je t'entends dans mes rêves, bûchant sur le sens. On mèlera nos plumes de corbeaux, c'est écrit.

Wild is the wind

Des fois je repense à tout ce chemin fait...déjà. Une enfance bien remplie, une adolescence précoce et vindicative, que de colère avant le départ. Une entrée dans la vie adulte Bukowskiesque (lui, je déteste son style, ses crayons de caca imbibés d'alcool). La jeunesse de mes pommettes m'a protégée et j'en suis sortie à temps. Puis cette vie de musique et de création. C'est elle ma vie, celle que j'ai cherché, que je cherche encore, c'est là ma maison. Le reste c'est du labeur nécessaire, des essais/erreurs, ma maison est dans la sphère des mots et des gestes posés pour leur simple beauté. Je ne suis pas matérialiste, procréatrice, carriériste. Artiste. C'est tout ce que je suis.

mercredi 30 juillet 2008

Colors

Colors fading on the cheeks - of my favorite freaks
Oh my favorite creeps, this time I'm goin'way for good

lundi 28 juillet 2008

Give it or take it

Hé ho Anthony, puisque ton nom m'est venu en rêve. Y'est où le party? l'est où le cirque? où sont donc les couleurs passées? le bois en volute, les ballerines vampires sur leurs chevaux aux yeux fous? j'entends cette musique au loin, accordéon et violoncelle, un jouet énorme et mécanique qui tourne par soubresauts, tout devient faux. Tout devient faux.
Hé anti, je sais plus me faire à manger, ni baiser ni dormir, ni respirer calmement. Des chiquenaudes de bonheur, l'odeur de la pluie l'été, un chat qui se roule par terre, une perspective sur le ciel plus grande qu'ailleur en ville, et tout s'éteint. Tout devient pour les autres. La porte de ce qui est grand se referme devant moi. Tout devient froid.
De certitudes en récupérations en espoirs déçus, les Fifis Brindaciers et les Petits Princes de ce monde deviennent des putes orageuses et des poètes alcooliques. Ce monde est lancinant sans pureté, sans folie. J'admire Gilliam
# Brazil (1985)
# The Adventures of Baron Munchausen (1988)
# The Fisher King (1991)
# Twelve Monkeys (1995).
# Fear and Loathing in Las Vegas (1998) (bouooooof)(gnan-gnan la dope)
# The Brothers Grimm (2005)
# Tideland (2005)


Je l'envie de laisser ce genre d'oeuvre derrière lui.
Un avant-goût WIKI de la prochaine:

The Imaginarium of Doctor Parnassus
is an upcoming American fantasy-adventure mystery film directed by Terry Gilliam and written by Gilliam and screenwriter Charles McKeown. In the film, the leader of a traveling theater troupe, through a deal with the Devil, takes audience members through a magical mirror to explore their imaginations. Christopher Plummer, Tom Waits and Heath Ledger star in the film, though the death of Ledger midway through filming caused production to be temporarily suspended. Ledger's role was recast with Johnny Depp, Jude Law and Colin Farrell portraying physically changed transformations of Ledger's character as he travels through dimensions. The projected release date for this film is 2009.

samedi 26 juillet 2008

vendredi 25 juillet 2008

Matin sans ombres

Toute à la joie de passer une belle journée sans heurts avec ma mère, elle qui avait la patte blanche et le ton de voix amène hier au téléphone. Ce matin, j'ai perçu le grain sabloneux qui fait crisser ses mots. Attention, faire attention, pas faire exploser la cocotte minute. J'ai envie de passer un moment sous le soleil avec elle. Mais si elle a chaussé ses gros souliers de clown en furie, ça va être dur de se faire un tango...d'être gracieuses. Oh mom...t'es pas facile tout le temps.

Une super répète hier. Vive le partage en général et la communion du son en particulier. On fait l'exercice de simplifier toutes nos pièces pour un spectacle quasi accoustique. C'est tripatif, plus molo, les tounes qui garnottent d'habitude prennent peau neuve. Moins de matière rough pour les habiller, plus de dentelles noires et de superpositions. Ça devient du folk dark. J'aime..beaucoup!

Et puis allez hop, j'attend encore des nouvelles d'un contrat d'un an assez payant mais très demandant en terme d'heures. Si je l'ai, mon égo et mon compte de banque seront contents...si je l'ai pas, j'ai encore toutes les possibilités ouvertes, et mon côté givré sera ravi. Je peux encore voir venir pour un mois ou 2. Y'a un vent frais qui m'envoie du bonheur par la fenêtre. Esti qu'on est fait fort quand même...passer à travers des épreuves dégueulasses, faire face à du non-amour, perdre ce qui nous est cher pour toujours. Pis un matin, on se retrouve à écrire sous un ciel bleu et sans nuage que la vie est belle, que ça vaut la peine d'y mettre du coeur. Ouaip! j'en suis ébahie. La vie me donne encore des chances.

jeudi 24 juillet 2008

Les amourettes

Gros besoin de tendresse à 3h du matin. Y'a toujours des volontaires. MAIS, ils s'éveillent en buvant un grand verre de 7up, MAIS y'a pas d'harmonie dans leur maison. Mais ils sont antisocials et n'écrivent que pour eux-même, en ont rien à foutre de personne. Pourquoi c'est toujours sur les bibittes que je tombe? est-ce qu'ils ont vraiment une énergie qui m'attire? comment me transformer de l'intérieur pour attirer des hommes vivants et fiers. Et pis merde, il me semble que je cherche pas. Quelque-chose s'est brisé j'en ai peur. Une confiance, un enthousiasme qui m'habitait il y a 4 mois. Est-ce vraiment mort? quelle croix on met là-dessus? quel épitaphe?
"Ici gît mon coeur d'enfant, terrassé par le Cyclop"

Alone but not lonely

À côté d'où j'habite, il y a une résidence de gens "spéciaux". Tous ont un retard mental. Celui qui se berce à longueur de journée sur le porche d'entrée est sympa. Il sourit en permanence et dit bonjour à tout le monde. Il est dur à comprendre, ne prononce pas très bien, ça a pas l'air de le déranger, comme je disais son sourire ne le quitte jamais. Il est grand, 6 pieds quelques, et un chouilli gras. Une bonne bouille. Sa soeur habite aussi là. Elle c'est une autre histoire. D'abord elle est maigre comme un chicot, un frame de vilain chat. Hiver comme été elle arbore un bronzage extrème, brun mauve, c'est absolument hideux surtout sur son visage. Elle est fâchée en permanence, crie tout le temps et j'imagine qu'elle a hérité du nez de son père. Qu'est-ce qu'elle est moche!

J'entendais ses cris de putois depuis un moment déjà, j'ai fini par ouvrir la fenêtre pour voir ce qui s'passait. Je vois un pauvre minou tout maigre sur le terrain de notre triplex, et elle qui hurle de son porche qu' "Y vâ rentré dans'mison fait d'quoi criss". Je vois-t-y pas notre bonhomme sourire asperger le matou à grande eau ou à grand jets de Gatorade. Le mine s'est réfugié sur mon balcon. Vraiment maigre. Vraiment cute quand même. Je lui ai préparé un p'tit lunch de croquettes et de l'eau que j'ai posé sur mon balcon. Smiley était à son poste;
"Yé bo le saw hein?". Aucun remord, aucun souvenir. Y'a du monde comme ça I guess. Lui y'a l'excuse d'avoir manqué d'air à la naissance. Ou c'est peut-être sa débile de soeur qui a essayé de l'étouffer dans le berceau. Strange fucken world.