vendredi 30 janvier 2009

20h et des poussières...il y a de ces "send" qui résonnent...le magazine signalétique de 52 pages pour la Place Bonaventure est... OUT THE FUCKEN DOOR!
J'ai mal partout...partout.

jeudi 29 janvier 2009

WHAT PETS WRITE IN THEIR DIARIES.......

Excerpts from a Dog's Diary......


8:00 am - Dog food! My favorite thing!
9:30 am - A car ride! My favorite thing!
9:40 am - A walk in the park! My favorite thing!
10:30 am - Got rubbed and petted! My favorite thing!
12:00 pm - Lunch! My favorite thing!
1:00 pm - Played in the yard! My favorite thing!
3:00 pm - Wagged my tail! My favorite thing!
5:00 pm - Milk Bones! My favorite thing!
7:00 pm - Got to play ball! My favorite thing!
8:00 pm - Wow! Watched TV with the people! My favorite thing!
11:00 pm - Sleeping on the bed! My favorite thing!

Excerpts from a Cat's Daily Diary..

Day 983 of my captivity...

My captors continue to taunt me with bizarre little dangling objects. They dine lavishly on fresh meat, while the other inmates and I are fed hash or some sort of dry nuggets.

Although I make my contempt for the rations perfectly clear, I nevertheless must eat something in order to keep up my strength.

The only thing that keeps me going is my dream of escape. In an attempt to disgust them, I once again vomit on the carpet.

Today I decapitated a mouse and dropped its headless body at their feet. I had hoped this would strike fear into their hearts, since it clearly demonstrates what I am capable of. However, they merely made condescending comments about what a 'good little hunter' I am. The bastards.

There was some sort of assembly of their accomplices tonight. I was placed in solitary confinement for the duration of the event. However, I could hear the noises and smell the food. I overheard that my confinement was due to the power of 'allergies.' I must learn what this means and how to use it to my advantage.

Today I was almost successful in an attempt to assassinate one of my tormentors by weaving around his feet as he was walking. I must try this again tomorrow -- but at the top of the stairs.

I am convinced that the other prisoners here are flunkies and snitches. The dog receives special privileges. He is regularly released - and seems to be more than willing to return. He is obviously retarded.

The bird must be an informant. I observe him communicating with the guards regularly. I am certain that he reports my every move. My captors have arranged protective custody for him in an elevated cell, so he is safe.
For now...

mercredi 28 janvier 2009

The monsters are gone, come take my hand
We'll take a walk in the park
I would like to show you the map of a star
The way to a star or two

I know this world can get heavy on you
Poeple are mean it's a fact
The one wish I have when it comes to you
I hope you find meaning to life

There's so much to be loved fore we're off to the grave
to taste and discard fore it goes to waste
There's so much to be loved The pricy real McCoy
Prepare to be hurt, and prepare to be loved,
to be with and without.
9:20 > 24:24 = Beuuuuuuuuuh = 15h - 1h/bouffe = Beuuuuuuuuuuuuuuh = 14h payée 7.5 = Grrrrrrrrrrrr.

Zzzzzzzzzzzz now.

Presque...soyons limpides...14h de travail, sur le vin depuis 20h, 3 buckets de H envollés, puis-je me plaindre...le puis-je. Ah vole, gracieuse angoisse, va, je t'observe et t'aime bien au fond, familière petite soeur...chaos douillet...le vin a sur moi cet effet étrange, je ressens mieux la poésie des choses, ou bedon je l'invente, mais je vous jure, elle est jolie...

Mon homme me manque. Il m'appaise.

mardi 27 janvier 2009


Une vague de souvenirs m'a submergée hier. Des douloureux. Il y a toujours du fil en aiguille.

J'avais pris quelques verres à une remise de prix. J'ai jasé avec Jean Louis Thémis, un chef hillarant avec un coeur immense. Il m'a parlé de ça: À VOIR...À mon retour j'ai travaillé une petite demi-heure, et tant qu'à être à l'ordi, je me suis promenée un peu sur le net. Suis allée voir un blog que je m'efforce d'oublier. J'ai fait descendre le scroll très vite sur cette page à l'écriture bleue poudre, petite et serrée. Et je suis partie de là. Quelque-chose comme le désespoir m'a effleuré la gorge. Je l'ai revu dans la vingtaine, bouille de jour, gueule de nuit. Les scéances de tatouages dans la cuisine. Je me suis rendu compte que mille souvenirs bien vivants existaient à propos de ce garçon. J'ai revécu en quelques secondes 3 ans, 11 mois, 2 mois / bonheur et saccage. Le miel et la marde.

Life is for the living. Je vais être ok. Je croyais l'être. Criss de cyclo. Je sais pas à quand ça remonte notre affaire, mais il me semble que tu me fais souffrir depuis l'éternité. Criss de punk.

On travaille à oublier les gens...sérieusement, c'est quelque-chose d'actif, l'oubli. Je me retrousse les manches pompon...j'ai plein de cartes en mains, j'ai de bonnes bases. Ma maudite mémoire m'a passé un licou, mais à la forêt je me cabrerai vers la lune, ferai tomber mes souvenirs , en mère infanticide et impénitente, et je partirai au gallop .

dimanche 25 janvier 2009

Le coeur bat


La neige monte et descend, se couvre de cristaux. Une portée de jeunes écureuils ( ils sont 5) se court après dans l'arbre devant ma fenêtre...mes chats miaulent à moitié en les voyant, des cris rauques et très brefs qui en disent long sur leur nature de chasseurs...oh, ce qu'on ne peut toucher mais qui nous hérisse chaque poil du corps. J'ai passé un week-end à travailler fort, seule dans mon coin pour la première moitié, sauvage et déterminée à bien faire.

Samedi soir, première rencontre de la tribue de mon amoureux. Protocolaires soupers de famille, eux ne se doutent pas de l'étrangeté de tout ça pour une fille unique, élevée par sa mère seule. Cette fois (on vieilli, I guess) je n'ai pas essayé de plaire à tout pris. Je répondais avec la même véhémence que celle que j'entendais lorsqu'on se prononçait en faveur de la peine de mort, lorsqu'on avançait des trucs sur le terrain glissant des "races"...certain que sa mère pense que j'ai un (maudit) fort caractère. Je crois que ce sont des gens travaillants et droits qui éclaire trop leur demeure.

Pis ben, c'est quoi le repère de 2 tourteraux...une bouteille de porto, des calins et des heures sans parler sous les draps, des oeufs bacon au matin avec un side de bonheur. C'est tellement simple, pis en même temps, au moment de se dire au revoir, on se rends compte qu'on a été vraiment heureux durant quelques heures.

La seule ombre qui plane au dessus de mes jours est le stress. Il y a aussi les blessures dues au travail, j'ai travaillé en moyenne 14h par jour, toute la semaine passée. Toujours ben rien qu'une nuque et deux bras et (aille) les nerfs s'y rattachant pour faire fonctionner la machine. Tout se passe là. J'ai les yeux trop fatigués pour lire ces jours-ci, les mots se brouillent sur les pages. Mais....

On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux. L'est grand, mon prince...et pas blond du tout. Et il tue les serpents. Et je suis sa rose.

samedi 24 janvier 2009

Effet bouleau...

Bon...ça fait une semaine que les choses sont à la traine chez moi, je termine une prod graphique de l'enfer et dans ces cas là, la maîtresse de maison devient une souillon impénitente. Bordel...que de zones sinistrées!

J'ai fini par réarranger la configuration de ma chambre, sorti des meubles trop gros et intallé mes nouveautés IKEA....ihhhhhh...j'haïs ça. Trop pâle...je capote. Ça m'a quand même coûté quelques feuilles tout ça. Fonctionnalité = 10, look = -200...et moi le look and feel, ça compte. j'hyperventile un peu. C'est superficiel, je sais. Va falloir que je travaille à ramener de la chaleur sur les murs même, parce-que là, avec cette commode monstrueuse couleur "effet boulot", j'ai l'impression de vivre dans la chambre d'un gars pas de goût meublée par sa mère pas de goût. YARCHHHHHHH. J'aime pas du tout l'effet bouleau. FORT beige. Beuhh.

jeudi 22 janvier 2009

Mère s'en vient cogner du marteau ce matin. J'ai accepté son offre hier, m'aider à finir de monter mes nécessités (!) IKEA. Ça nous donnera l'occasion de jaser un peu, je m'étiole de plus en plus dans mes rapports aux autres, j'en ai aucun avec mes bands depuis 2 mois. Satanée job, fin de rush de prod. Là, je vais sauter un chapelet de sacres et bêtises. Ça donne quoi. J'ai hâte au printemps, tellement. Et j'ai pas le droit de me plaindre. J'arrive de très loin et jouis de sécurité, suis entourée d'amitié solide et même même de complicité amoureuse...l'artiste en moi est fru. La mère supérieur au nez de souris doit la sermoner: MA fiiIIIiiille, il n'y a que 24 heurRRRRrres dans une journée...beuhhh, oui madame. OK.

mercredi 21 janvier 2009

Rest in peace

Mon amie pleure aujourd'hui...la mère de son père est partie. Une longue vie de 85 ans sur la terre, beaucoup de douleur physique pendant les derniers milles. io Nath, sur qu'on en sait rien, mais j'aimerais penser que - et surtout pour ceux qui ont souffert dans leurs corps - ce fut une délivrance. Qu'on redevient léger et gracieux et sans âge. Je t'aime petite soeur.

Waterhouse - Clint Mansell






La beauté grave du monde m'est apparue ce matin. Comme des insectes, nos ailes vont crépiter pour un moment trop court. Dis moi, Ange universel, aie-je compris quelque-chose à cette vie? aie-je été un réconfort pour ceux qui m'ont connue? me laisseras tu aimer aussi fort jusqu'à la toute fin?

mardi 20 janvier 2009

Je me suis endormie sur ma bible satanique à moi...le catalogue IKEA. J'ai rêvé aux pinouches de bois, aux paquets de visses, et généreusement j'ai rajouté du pied carré à ma chambre. Je suis comme ça moi...plus je rush pour X raisons, plus mon cerveau travaille à résoudre des choses techniques, en ce moment c'est par dizaine que des projets d'imprimé arrivent et quittent mon ordi, plus le reste de ma vie entre aussi dans ce grand ballet précis, je dois changer mon environnement, le rendre optimal. Le but ultime cette fois, c'est d'organiser ma station de musique (enregistrement)...j'ai plein de musique qui germe et faudra que je m'y mette très bientôt...

Je croyais pas que ce boulot me boufferait autant ma vie et mon temps. Je travaille plus de 40h et j'en suis payée 30 (ma faute, j'ai rédigé mon contrat) et ce depuis 2 mois...après le gros événement de février, je parle à mon patron. On verra bien. Bon...swishhh swoushhh, je m'Édouard Cisorhands.

lundi 19 janvier 2009

十面埋伏



samedi soir...le somptueux "Le Secret des Poignards Volants"...ce chef d'oeuvre d'une grande beauté esthétique combine arts martiaux d'armes blanches, histoire d'amour et de trahison. La trame sonore est hantante. On croit au départ à une histoire convenue , dans la lignée des films de combat où les demoiselles sont un peu tarte...nan nan nan. Rapidement l'histoire éclate et rends les personnages vraiment intéressants. Les scènes de combat sont à se jeter à terre. J'ai décellé le 3D dans la forêt de bambous, une seule fois...De voir de belles oeuvres, ça fait du bien à l'âme. On se sent plus près de nos émotions, capables de ressentir avec force. C'est bon de se laisser être ému.

dimanche 18 janvier 2009

Vendredi, surprise party pour Pierre, mon tit'jeune de 37 ans...
Sans se consulter on a tous amené des fruits de mer, même Nath qui déteste "Ah ouache, j'tais lendemain de veille au boute, j'ai failli dégueuler dans le chaudron..." Spéciale Nath, faut la connaître pour apprécier son humour bourru. Elle est peintre scénique, fait des sculptures- intallations qui utilisent la lumière et qui ont l'air de caravanes gypsie. Énergie et drame à la Janis. Donc Nath avait fait des crevettes flambées au cognac, débile comment c'était bon.

Dan, accordeur d'orgue de son métier, avait fait des croquettes de saumon. "J'ai pris la canne la plus chère quand même...j'voulais pas rater la recette avec des ingrédient cheaps..." Dan, le médiateur, a toujours le ton juste, la blague de bon goût, je l'ai souvent croisé sur la brosse et jamais, jamais il a été déplaisant. J'aime pas trop le poisson, et ben j'en ai mangé 3 (et lentement pour savourer) 3 croquettes!!! Bravo Dan!

Vince, qui drum dans un de mes bands, un tit jeune de 24 ans qui en parait 30 quelque...on arrête pas de lui dire que par mimétisme il fait plus vieux que son âge, mais c'est l'ami le plus loyal de la bande...Ah oui! des brushettas...En entrée c'était super.

Le gros Gilles...un spécial...des fois j'apprécie sa tronche de Boudha, des fois il me tape sur les nerfs...surtout quand il boit. Il connait pas sa force celui-là, pis parfois il devient colleux, embrassant, pis il te tiens la tête en head-luck t'aurais envie de le frapper pour qu'il lâche...Comme BamBam des Flinstone, il connait pas sa force...Un gros BamBam de 51 ans. Lui il est arrivé tard et il a amené sa Grolsh, t's'it. Parti tôt aussi.

François...lui c'est un ancien coloc de mon chum...il parle d'une drôle de façon, il ouvre beaucoup la bouche sur certaine voyelles, prononce plutôt lentement, se dirige toujours vers un éclat de rire. Son rire ressemble a celui de Crusty le clown, mais grave comme Sideshow Bob...Un numéro. Un Bukowski, alcoo et poteux. Pas un imbécile, loin de là, je crois qu'il lit beaucoup. Qu'est-ce qu'il a amené au Pot-Luck donc...ah oui, une joke. Des écorces de chocolat noir avec des morceaux de cannes de Noël effrités dedans...un truc Choix du Président. L'air dégueulasse. C'était pour éclater de son gros rire.

Pis moi ben, j'ai fait des langoustines...des petites qui sont comme de grosses crevettes. J'ai vraiment réussi à garder une texture délicate et tendre sous la dent. De la poissonnerie tenue par une dame du Saguenay pas loin de chez moi. C'est vraiment bon.

On a tous trop bu vendredi soir, mais le vin, la bière,les shooters, les cafés Baileys, les verres d'eau (une chance), tout ça rentrait tellement bien et dans la joie que nous fermâmes heule bar. Mon chum a fait la crèpe toute la journée de samedi, l'estomac au bord des lèvres...moi j'étais up et prime à 9h30 (5 h de dodos...) et j'ai toughé toute la journée debout. Je travaille tellement trop la semaine, ça m'a fait du bien de pèter les plombs un peu....Important, l'anniversaire de ceux qu'on aime. Symbole du jour ou ils sont nés. J'aime bien organiser des partys de fêtes....

vendredi 16 janvier 2009

Bon...suis redescendue sur la terre gelée. Juste penser dehors et on émet de la vapeur...quel temps mortel. La nuit passée je me suis réveillée convaincue qu'un animal grattait à ma porte arrière. Un mauvais rêve...culpabilité latente. Bien sur il n'y avait rien dehors.

Je pars rejoindre ma bande de fous.

jeudi 15 janvier 2009

On a un p'tit peu besoin des autres quand même...ceux qui prétendent être au-dessus de ça sont hypocrites, ceux qui vivent encore à une adresse au milieu des hommes. Je conçois qu'on puisse se désocialiser totalement sur une île déserte, dans le fond d'un bois qu'on a choisi, sur une planète étrangère où les pensées (noires) nous jettent. Mais dès qu'on répond au bonjour d'un étranger sur la rue, on est lié aux autres. On a une responsabilité devant les autres.

Je m'interroge sur les bobos profonds de ces hommes rencontrés qui ont fait volte-face sans explications, soudain un jour. Mon interrogation part d'une incompréhension basique, les blessures sont guéries puisque certaines de mes présomptions sont confirmées. Lire, bien sur, j'ai rencontré un égal intellectuel qui sait m'aimer. Aimer c'est aussi dire "t'es conne" quand il le faut, c'est de retenir ce dont l'autre a besoin. Aimer, je crois, veut dire "I care". Et agir naturellement de la sorte. J'ai cette guigne, cette tare, l'hypersensibilité. Si les gens devant moi ne nomment pas ce qui les bug, ça vient me ronger personnellement. D'où le fait que j'évite les weirdos à la langue castrée...mais bon, y'en aura toujours j'imagine, des ceuze qui disent pas tout. Oh Pete, c'est ta fête demain...je transformerai ma chaleur en vin et tu boiras tout ce que tu pourras. Pour toi, tout renait et se refait. Tellement.
La tête vide, les idées noires...mmm...les SPM sont dans ce corps!
" io, han han, pms in the houuuuse".
Fucken curse, laisse faire le sang, c'est la tornade d'émotion qui est notre châtiment pour les péchés de l'univers...Braille et déprime, pis saigne quelques jours, ça va te mettre du plomb dans'tête. Beeuuuh, le travail me prends mes forces vives...suis heureuse de la palissade "Dezaïïneuh" que j'ai sorti pour les 2 grands fromages de publicitaires français...

mercredi 14 janvier 2009

Rouge, mon amie, vivant le sang.
À minuit les yeux rougis, probablement aussi insomniaque que ton amie, tu m'as écris que ton aïlleule était mourante. Regrets de pas être passée la voir lors de ton dernier tour en Abitibi, c'était souffrant...son alzheimer. Pis ben, ces choses que t'aurais du lui dire...malgré son esprit en ballade. On crois un peu que la mort viendra jamais pour ceux qu'on aime. Ça va aller...tu verras. Le vide reste jamais vide.


Bééon...je croule - again - de job. On a eu hier une réunion de travail et j'ai rencontré de nouveaux visages. Une firme qui s'occupe du design mobilier et d'ergonomie d'espace au Salon que l'on donne en février, représentée par 2 grands français somme toute sympatiques. Sympa sauf que j'ai une pallissade de 30 pieds par 7 à designer pour mardi...
Ah j'les vois v'nir les franchouilles, on veut ça Kubric, minimaliste et stream line...Diiiizaïn. Mon boss a des goûts plutôt BDesques....Ça va être réjouissant, I can feel it.

Il y avait aussi une spécialiste de gros Salons et Trade shows, une tite madame dynamique qui va à tous les salons et est incroyablement au fait des plus récentes technologies utilisées. Une tech de 50 quelques années qui s'est auto-proclamée clown de réunion et qui sacre en disant "Jésus de plâtre"...entre les 2 frenchies et elle, y'avait une coup'de kilomètres de dos d'âne...Esti que c'était pissant à entendre!!! vive les réunions! vive le cirque!

mardi 13 janvier 2009

lundi 12 janvier 2009

Le sommeil tarde à venir...la lumière bleu électrique d'un disque dur externe s'accroche aux formes d'une gargouille à tête de chat qu'un amoureux m'a donné, il y a longtemps. Le cadeau le plus pesant qu'on m'ait fait. Le félin de pierre ainsi éclairé par en dessous serait inquiétant pour une lolita fraisinette, j'y vois seulement un ami de pierre baigné de lumière froide.

C'est au plafond que ça devient psychadélique. Les ailes déformées par la longue projection, quelques volutes de fer forgé entrent dans l'arabesque des ombres...Je suis dans une cage bleu, un cocon chien et loup. Mes chats de chair et de sang assoupis depuis longtemps de part et d'autre de mon corps, j'envie leur abandon facile. Mon chat blanc ronfle, ou râle, j'en suis pas sure. Mon chat noir s'hummecte le palais, ça fait de drôles de bruits de succion, comme s'il tètait. Et moi je contemple les ombres, fais et refais le bilan d'hier, la projection de demain. Au fond, j'attends l'oubli, le moment ou ça s'arrêtera pour tomber dans une soupe épaisse et m'assoupir. J'ai une commande musicale qui ne m'enchante guère. C'est peut-être ça qui me bug. Parce-que le reste, j'en apprécie chaque seconde. Mais ma vie de workoholique avait plus un pouce de lousse pour ce qui m'arrive et ce sont mes projets de musique qui souffrent de mon manque de temps.

Superwoman va prendre le temps de bien vivre avec son amoureux. Les 2 bands, la job, les contrats marginaux, le festival de musique, l'entretient de la maison...je vais faire mon possible pour sauver l'essentiel et ce qui m'apporte le plus de joie et de réussite. L'inévitabilité des sacrifices, des choix...caliss d'insomnie...

vendredi 9 janvier 2009

À vos boucheries, enfants de Cortez. À vos crayons aiguisés, saignez et défendez-vous.

La démission du poète, voyez les tous finir par parler de leurs orifices, les leurs et ceux des créatures qui les fascinent. De grands tubes connaissant les mots du dictionnaire. À chaque jour, entre leurs machoires pourries et leurs sphincters, ils refont le monde. Voyez leurs conclusions.
C'est beau, c'est marginal, c'est de l'art brun. Ouhhhh.

mercredi 7 janvier 2009

À bout de souffle, appuyée contre un lavabo sale dans les toilettes d'un resto minable, elle détaillait son visage. Entourée de murs, véritables écrin de crasse et de vilaine lumière, elle se prépare à partir sans trop trembler. Pendant qu'une flamme lèche le fond de sa cuillère, le visage souriant de sa mère s'impose à son esprit, quelques secondes de malaise. Le jus tiré, le corps calé, elle se concentre sur la fleur à surgir, soliflore affamé de soleil. Tous ses gestes empreints d'une grâce lente, elle pivote sur elle-même, se retrouve dos au mur et se laisse tomber. Elle sourit enfin, sèche ses larmes.

Nod Un jour bientôt, elle passera ses dimanches soirs sous la couette avec un amant merveilleux à manger des biscuits aux chocolate-chips trempés dans le lait. Elle aura vu sa mère pour un brunch le même matin, pour une ballade sur la montagne à nourrir les écureuils. Oh...l'adagio pour cordes de Barber, c'est beau.

12 ans plus tard...

La tête calée contre son épaule, une main dans la sienne, de ce garçon émane une chaleur constante. Elle est bien. Ils ont fait un souper aux chandelles, 6 longues bougies sur des candélabres. Ils se parlent de voyages à l'été, elle est submergée soudain par une vague de bonheur poignant. Elle vient de se rendre compte qu'on est dimanche, enfin.

mardi 6 janvier 2009

Boucherie Polak et jambe de bois

Oh, que fleurette je conte...culcul et praline, je m'assume totalement. Dans une entrevue que j'ai lu un jour, Peter Murphy (ancien chanteur de Bauhaus) parlait des raisons pour lesquelles il avait choisi la Turquie comme pays de résidence. "Il règne ici une très grande qualité d'amour"...je comprends exactement ce qu'il veut dire.

Au travail, tout ne roule pas sur des roulettes. La fille grâce à qui j'ai eu ce boulot a malheureusement été élue le bouc émissaire de tous les malheurs de l'association. C'est vraiment poche de voir les petites games de pouvoir se jouer. Ça risque de lui coûter sa job ou sa santé. Elle a 2 ados et un copain qui prends bien soin d'elle, au moins. La neutralité de son ton dernièrement me donne à penser qu'elle est sous médicaments. Pauv'puce...it's a man's world, pis tu sais pas dire non ni déléguer. Je suis tellement heureuse de travailler de chez moi, pas absorber quotidiennement leurs bobos de l'âme, je suis trop éponge, j'en tomberais malade je crois. Text book, trop de chefs pas assez d'indiens. On monte un salon à la Place Bonaventure et à moins d'un mois de l'événement on est encore à brainstormer sur l'occupation des niveaux. N'importe-quoi. On verra bien ce qui adviendra de tout ça. Si je suis pas bien dans la structure, je décrisse. J'ai les moyens de ma liberté maintenant, 11 ans que je fais mon métier.

Je m'en vais chez ma tortionnaire Polak, ma suceuse d'assurances, ma forageuse de dents. Ah, j'ai hâte de te raconter ses petites attentions du jour...c'est toujours plein de péripéties. Allez yop...de retour plus tard la gueule gelée!

dimanche 4 janvier 2009

Comme ça

Sucre lent qu'on se promet...justement ce soir l'élu de cette denrée est Peter Gabriel, pur hasard à la radio. Je voulais seulement ouvrir une porte sur autre chose que la tempête, encore sortir le bout de mon nez vers ne serait-ce qu'un peu de chaleur. La chance que j'ai...mes chats me pardonnent mes absences, cette nuit je travaillerai tard pour rattraper tout ce bon temps qu'on me donne. Une facture majorée (la cliente trouvait que je ne chargeait pas assez)(hein?) m'attendait dans mes courriels. Béate vous dites? I'll fucken take every second of it, thank you. Twin, t'en veux hein? c'est bon hein? pour moi aussi dearest. On s'est bien promis une première engueulade un jour, juré qu'on était bourré de défauts mais là, tout est harmonieux et intense. Merde. Je suis heureuse.

jeudi 1 janvier 2009

Parlons bonheur

7 jours passés sous un ciel sans faille, le soleil généreux a réchauffé ma peau. Voilà, mon retour m'a ramenée à ces gens que j'aime, ma famille à moi, celle qu'on a choisi de former. Tout compte fait, qu'y a-t-il à regretter de cette année qui retourne au néant. Où je suis maintenant, s'il fallait qu'un iota en change la trajectoire...non...merci donc aux tempêtes qui ont testé ma carène...elle est solide. Rien n'est acquis ni perdu. Les choses et les états migrent constament, la vie est un troc. Je reçois beaucoup ces jours-ci, en suis consciente, et j'en redonne autant que je peux.

Syntonie: Etat de systèmes oscillant à la même fréquence ou capables d'émettre ou de recevoir des ondes de même fréquence.

Me sens syntone...ça faisait longtemps que des batailles se jouaient dans l'ombre de mes jours. Et pis, ben voilà qu'une lumière s'est allumée sur ma ville. Y'a encore des astres, surprise totale. Et l'amour s'est posé en moi léger comme un oiseau. Et semblerait bien qu'il ait un petit frère, mon titi. My my...2009 est une année qui s'annonce - vraiment?j'ose?je me jette? - belle et sweet.