Contexte: une amie que j'aime beaucoup part en tournée 17 jours en Europe avec son chum. J'hérite d'une fillotte pendant ce temps. 14 ans. Extra-Extrovertie, pas de planage, but en blanc, parle de sa consommation de pot durant le souper, la dynamique "open" de sa famille, transposée chez nous, ma coloc de souche anglophone où les enfants sont bébés jusqu'à 16 ans. Choc de culture, mets en!
Elle est sure d'elle, magnifique, longiligne, vite et drôle...ouah la coquine, si j'avais eu une fille elle serait surement de cet acabit. Pis elle le sent, la p'tite vlimeuse. J'ai hâte! c'est tout con mais j'ai hâte qu'on se jase ça, elle veut que je lui apprenne 2-3 riffs de guitare. Moi qui justement ai constaté cette semaine que j'étais finalement en paix de pas avoir eu de flos (j'ai fait des anges), je vais jouer à la matante cool pendant 2 semaines et quelque...
Toi le chaos débilos qui lira jamais ma blogorhyme, notre flo aurait 18 ou 19 ans aujourd'hui, si je n'en avait massacré l'idée. Ça m'a, je crois, laissé de la marge de manoeuvre pour grandir...j'en avais besoin. Sans remords.
mercredi 28 octobre 2009
jeudi 22 octobre 2009
Radio Ville-Marie...j'me souviens des prières le soir à l'hôpital de Vancouver. C'était une litanie monotone à 19h dans un corridor vert pâle. J'ai jamais entendu de truc plus déprimant, faut être en contexte du paquet de mal amochés qui ne peuvent pas sortir, ni même se boucher les oreilles. Alors surgissait cette voix, la prière de l'infirmière dans les interphones, on eut dit une grand mère lisant sa lettre de suicide. C'était tellement triste à entendre...Drôle, mon infirmier à moi s'appelait Rob, mesurait 6 pieds 3, était gai comme une flûte et s'asseyait les jambes croisées. Rien à voir avec la lectrice de litanie.
mercredi 21 octobre 2009
mardi 20 octobre 2009
vendredi 16 octobre 2009
Waf! bonté divine, 2 petits shooters de rien du tout et j'ai traîné, traîné cette carcasse aujourd'hui! travaillé sur une chose web, tu sais que ça me rends méchante et crakpote, les choses web...là, gniet, pas de saute d'humeur, l'impression de faire les choses entrainée par un vent dans le dos, juste garder l'équilibre en avançant comme une somnambule. Puis j'ai écouté Buena Vista Social Club et me suis sentie plus humaine tout à coup...sais pas...toutes ces petites guitares courageuses, la trompette mélancolique, j'me suis rappelé Cuba, le sable, la mer, la pauvreté et la gentillesse des gens...arghhhhh, je veux revoir la Havane bientôt.
Je croyais avoir peut-être trouvé une comparse mais j'ai peur qu'elle ne soit un peu trop précieuse pour vraiment avoir du fun: adepte de 4 étoiles, because savez, elle attrape la tourista pour un oui,pour un non...dommage. Et puis, elle me parle de la prostitution qu'il y a partout là-bas, vraiment choquant savez...se cachent même pas...La préciosité c'est pas trop mon truc...la faiblesse attire les bosses. Injuste mais vrai.
Studio ce week end...je crois qu'ça y est, le p'tit côté religieux de la chose est en place...bienvenue cette coupure d'avec l'ordinaire quotidien. On travaille tous par bourrées. Et le sérieux est pas toujours au rendez-vous. C'est plus même que du sérieux que ça prends, ça prends une qualité d'amour qui est difficile à atteindre, plus on essaie plus elle s'éloigne. Faut être humble, fragile et sincère, alors parfois, curieuse, la musique vient nous visiter...
Je croyais avoir peut-être trouvé une comparse mais j'ai peur qu'elle ne soit un peu trop précieuse pour vraiment avoir du fun: adepte de 4 étoiles, because savez, elle attrape la tourista pour un oui,pour un non...dommage. Et puis, elle me parle de la prostitution qu'il y a partout là-bas, vraiment choquant savez...se cachent même pas...La préciosité c'est pas trop mon truc...la faiblesse attire les bosses. Injuste mais vrai.
Studio ce week end...je crois qu'ça y est, le p'tit côté religieux de la chose est en place...bienvenue cette coupure d'avec l'ordinaire quotidien. On travaille tous par bourrées. Et le sérieux est pas toujours au rendez-vous. C'est plus même que du sérieux que ça prends, ça prends une qualité d'amour qui est difficile à atteindre, plus on essaie plus elle s'éloigne. Faut être humble, fragile et sincère, alors parfois, curieuse, la musique vient nous visiter...
mardi 13 octobre 2009
Elle avait l'air épuisée, tellement que je ne l'ai pas reconnue, assise dans l'aire d'attente du terminus de bus. Une toute petite demi-heure pour la rassurer, oui les termes de ses factures seraient payées à temps, oui les plantes (ne pas oublier la petite tout en haut de la bibliothèque), oui, oui, oui.
Je lui ai remis des paperasses, des cartes d'affaires faites maison et vite pour ses nouveaux amis durant son séjour, les textes de mes chansons...flambé 200$ ce week-end pour m'équiper pour scanner et imprimer, beaucoup pour elle et ces derniers soucis d'avant le départ.
V'là, ma petite mère s'envole vers les toits de Paris. 3 ans, presque 4 qu'elle est vissée à Montréal, à s'inquiéter du sort de la planète, du mien, du sien...Time out, l'instinct de la globe-trotteuse à repris le dessus, sauve ta peau Monique. Tellement de larmes et d'amertume ces dernières années, et moi de porter les croix quelques heures à la fois, le temps de l'entendre, de me défendre, de l'aimer, de la détester, de me sentir coupable. Je suis sûrement injuste. J'ai pas su l'aider dans ses moments de déroute.
La vérité, c'est que j'ai senti un poids se soulever de mes épaules de la savoir là, commise à un voyage de 6 mois en Europe. À chaque retour, j'ai retrouvé une femme plus en paix avec elle-même, le monde, moi.
Ce que je te souhaite Mo. découvertes, gentillesse des gens, saveurs, odeurs et points de vue comme autant de baumes pour ton coeur si grand. T'as assez souffert non? que ta souffrance s'arrête. Que le calme et la sérénité t'apaise, VIVANTE. Je t'aime. Tellement.
Je lui ai remis des paperasses, des cartes d'affaires faites maison et vite pour ses nouveaux amis durant son séjour, les textes de mes chansons...flambé 200$ ce week-end pour m'équiper pour scanner et imprimer, beaucoup pour elle et ces derniers soucis d'avant le départ.
V'là, ma petite mère s'envole vers les toits de Paris. 3 ans, presque 4 qu'elle est vissée à Montréal, à s'inquiéter du sort de la planète, du mien, du sien...Time out, l'instinct de la globe-trotteuse à repris le dessus, sauve ta peau Monique. Tellement de larmes et d'amertume ces dernières années, et moi de porter les croix quelques heures à la fois, le temps de l'entendre, de me défendre, de l'aimer, de la détester, de me sentir coupable. Je suis sûrement injuste. J'ai pas su l'aider dans ses moments de déroute.
La vérité, c'est que j'ai senti un poids se soulever de mes épaules de la savoir là, commise à un voyage de 6 mois en Europe. À chaque retour, j'ai retrouvé une femme plus en paix avec elle-même, le monde, moi.
Ce que je te souhaite Mo. découvertes, gentillesse des gens, saveurs, odeurs et points de vue comme autant de baumes pour ton coeur si grand. T'as assez souffert non? que ta souffrance s'arrête. Que le calme et la sérénité t'apaise, VIVANTE. Je t'aime. Tellement.
vendredi 9 octobre 2009
Je marchais droit, je faisais ce qu'il y avait à faire, je ne demandais rien à personne et j'espérais la réciproque, qu'on me laisse tranquille. À mon affaire, pas vraiment heureuse ni malheureuse, juste un peu déçue de la fadeur des jours, de leur ennui.
BAh quelques détails qui me laissait pensive et aux portes de quelque-chose que je pressentais grand...le dessin que faisait une plante dans la lumière d'avant-midi, quelque-chose de sauvage et beau, qui m'emplissait de joie ...
Parfois, avec certaines personnes dont je pouvais scruter le fond des yeux, des interactions plus ou moins durables...plutôt moins que plus, puisque me voici complètement seule "again". Un coup de chaleur d'automne, impromtu, délicieux, j'étais sur la terrasse à respirer les yeux clos, tournée vers la lumière.
FrrrrrrrffFFFFfrrrrrr...les oiseaux dans la cour. Les yeux fermés, j'ai fait une coupe avec mes mains...je ne saurai jamais pourquoi j'ai fait ce geste à ce moment, pour capturer un peu de soleil liquide dans mes mains fatiguées? FFFRrrrrrrfffFFFFFRrrrrr, quelque-chose de petit, de chaud, en frémissant de vie s'est posé dans mes mains. J'ai cligné des yeux, immobile et fascinée, avec la peur de faire fuir cet étrange oiseau, un étourneau, petit et pas particulièrement beau, un air fâché. Il a tourné sa tête vers moi, on s'est scruté mutuellement. Le moment était si bizarre, inespéré, j'avais la conviction qu'au terme de cette solitude j'étais devenue un refuge d'oiseau, une vieille fille Dolittle, une madame bizarre au bout de la rue. J'allais devenir quelqu'un grâce à ce petit squatter ailé. Je le nommai Icare.
BAh quelques détails qui me laissait pensive et aux portes de quelque-chose que je pressentais grand...le dessin que faisait une plante dans la lumière d'avant-midi, quelque-chose de sauvage et beau, qui m'emplissait de joie ...
Parfois, avec certaines personnes dont je pouvais scruter le fond des yeux, des interactions plus ou moins durables...plutôt moins que plus, puisque me voici complètement seule "again". Un coup de chaleur d'automne, impromtu, délicieux, j'étais sur la terrasse à respirer les yeux clos, tournée vers la lumière.
FrrrrrrrffFFFFfrrrrrr...les oiseaux dans la cour. Les yeux fermés, j'ai fait une coupe avec mes mains...je ne saurai jamais pourquoi j'ai fait ce geste à ce moment, pour capturer un peu de soleil liquide dans mes mains fatiguées? FFFRrrrrrrfffFFFFFRrrrrr, quelque-chose de petit, de chaud, en frémissant de vie s'est posé dans mes mains. J'ai cligné des yeux, immobile et fascinée, avec la peur de faire fuir cet étrange oiseau, un étourneau, petit et pas particulièrement beau, un air fâché. Il a tourné sa tête vers moi, on s'est scruté mutuellement. Le moment était si bizarre, inespéré, j'avais la conviction qu'au terme de cette solitude j'étais devenue un refuge d'oiseau, une vieille fille Dolittle, une madame bizarre au bout de la rue. J'allais devenir quelqu'un grâce à ce petit squatter ailé. Je le nommai Icare.
samedi 3 octobre 2009
Anna s'en va en guerre. 9h27, samedi matin, la nuit passée je m'en tins à quelques verres de vin rouge en bouffant. Resto à oublier sur Duluth, un genre de manière de grec, dégueu et passablement cher. Trop de tables pleines et un seul cuisinier à ce que j'ai pu voir, l'air épuisé devant son grill. J'essayais d'expliquer le truc à mon chum, c'est de la bouffe faite sans âme, sans soins, ça se goutte. Anyway, soirée à brasser les morceaux, à propos de la vie, de nous deux, j'apprécie ces pré-post-mortem qu'on fait régulièrement du genre "C'est ok? toujours bien?".
Folcoche m'a pèté une belle petite crise comme elle seule sait les faire jeudi soir. J'entends plein d'amertume à mon endroit quand elle éclate comme ça, c'est super, un complexe hydratant qui pénètre bien les pores. J'ai dormi comme un foetus cette nuit là, comme une larve, comme une crevette trop cuite. Et hier matin en ouvrant les yeux j'avais une énorme, une gigantesque envie de RIEN. Faut dire que ça fait 2 semaines que je traîne ma peau comme on traîne ses pieds pour aller à l'usine. J'ai le soleil intérieur sous la pluie. Alors, les tites crises de Folcoche pour en remettre, qu'elle vienne me sauver quand je suis rendue à terre, on repassera. Je la vois venir à 1km avec ses grandes bottines. Vaudevillesque, on s'est crié des bordées de bêtises, on a pleuré et craché, pis après je suis repartie en bus avec les yeux propres propres. Le coeur sec sec. Allez hop, ça va partir dans l'insignifiante eau du bain, ça aussi, comme tout le reste. Tout est matière....
Émission Ici et Là de jeudi...très épaisse question...."Les artistes sont ils plus à risque de se suicider". Ah, problème avec: dans ce cas-ci le mot artiste pour décrire quoi? quelle question boueuse et conne. Vraiment...pas fort. J'ai apprécié la présence d'un outsider pour rappeler que ça frappe tout le monde, que le mal de vivre est universel, qu'on fait pas de tapage quand c'est "mr mme tout le monde" qui s'ôte la vie. Encore une fois, j'ai un problème avec le terme "Monsieur Madame Tout le monde". Chaque être humain a une chance, une unique chance, de vivre, de se réaliser...C'est quoi cette bouette de Mr Mme tout le monde? Je trouve que c'est méprisant au dernier degré. Chaque être est unique, spécial, ceux qui arrive à partager ce qu'ils ressentent avec les autres, à leur passer le frisson, ont eu des gens pour les aider à un moment ou un autre, des Mr Mme Tout le monde. Tsé...
Folcoche m'a pèté une belle petite crise comme elle seule sait les faire jeudi soir. J'entends plein d'amertume à mon endroit quand elle éclate comme ça, c'est super, un complexe hydratant qui pénètre bien les pores. J'ai dormi comme un foetus cette nuit là, comme une larve, comme une crevette trop cuite. Et hier matin en ouvrant les yeux j'avais une énorme, une gigantesque envie de RIEN. Faut dire que ça fait 2 semaines que je traîne ma peau comme on traîne ses pieds pour aller à l'usine. J'ai le soleil intérieur sous la pluie. Alors, les tites crises de Folcoche pour en remettre, qu'elle vienne me sauver quand je suis rendue à terre, on repassera. Je la vois venir à 1km avec ses grandes bottines. Vaudevillesque, on s'est crié des bordées de bêtises, on a pleuré et craché, pis après je suis repartie en bus avec les yeux propres propres. Le coeur sec sec. Allez hop, ça va partir dans l'insignifiante eau du bain, ça aussi, comme tout le reste. Tout est matière....
Émission Ici et Là de jeudi...très épaisse question...."Les artistes sont ils plus à risque de se suicider". Ah, problème avec: dans ce cas-ci le mot artiste pour décrire quoi? quelle question boueuse et conne. Vraiment...pas fort. J'ai apprécié la présence d'un outsider pour rappeler que ça frappe tout le monde, que le mal de vivre est universel, qu'on fait pas de tapage quand c'est "mr mme tout le monde" qui s'ôte la vie. Encore une fois, j'ai un problème avec le terme "Monsieur Madame Tout le monde". Chaque être humain a une chance, une unique chance, de vivre, de se réaliser...C'est quoi cette bouette de Mr Mme tout le monde? Je trouve que c'est méprisant au dernier degré. Chaque être est unique, spécial, ceux qui arrive à partager ce qu'ils ressentent avec les autres, à leur passer le frisson, ont eu des gens pour les aider à un moment ou un autre, des Mr Mme Tout le monde. Tsé...
jeudi 1 octobre 2009
Ah wow...pire que la déprime qui peut nous habiter, se retrouver en pleine lutte avec quelqu'un de déprimé aussi qui vous accuse de son mal-être...I so NOT needed that. wow. Falaises au bord de la faille, j'osais vous imaginer de roche solide, tout est...boueux. wow. J'Ai hâte que la nuit, le sommeil, nettoie tout ça. wow. Faire bien gaffe à qui on côtoie quand on est fragile. Si le bon Dieu forge, j'espère que ses réflexes sont bons...j'ai la tête sur l'enclume là.
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