2009...so long. Tu m'as donné des fleurs à l'été, sommes toutes une pente douce que j'ai remonté en chantant tout bas. 2008 a été l'année de la carte de la Maison Dieu. Quand tout s'écroule...
En 1 an, j'ai retrouvé de l'amour, un toit chaleureux, un boulot stable, mes chats - mes amours de chats qui pètent le feu depuis qu'on est ici, avec ma coloc géniale et son ado grincheux. La remontée est pas finie, 2008 m'a pètée en 10 000 morceaux et j'ai pas fini le ménage.
Que 2010 soit une année inspirée, avec du voyage et de la musique, de bonnes bouffes, de bonnes surprises, du vrai. Que mon âme se libère de ce qui lui pèse. J'ai du travail devant moi. Je vais nourrir le feu.
jeudi 31 décembre 2009
mercredi 23 décembre 2009
Un ouistiti National Geographic pour la "belle nièce", un cadre shaddow-box pour son frère. Des bébelles et niaiseries à emballer, clins d'oeuil - tiens toi! Nowelllll n'est PAS dans mon coeur, j'ai pas de patience avec le ruban, le papier froisse sous mes doigts pressés d'en finir. Brosse de 2 semaines pour les intéressés, j'en suis pas. Mon dernier Noël à Montréal pour un esti de boute. Je me le jure. Spit & Jingle fuck'n HOHO.Ho.
lundi 21 décembre 2009
vendredi 18 décembre 2009
Un coup de fil de Valence en Espagne, à 10h30 hier matin, m'a un peu requinqué le spirit. Ma mère s'est fait prendre par le froid qui s'abat sur l'Europe, elle avait pas prévu le coup, pense même rentrer. J'lui ai dis de pas faire ça, même si elle me manque terriblement en ces fêtes qui en sont pas pour moi. Toutes les 2 on est conscientes de ses 68 ans, que la vie est fragile, tout ça. Tristounet le constat, elle est plus à l'âge de la découverte, se fatigue vite. Je crois qu'elle a besoin d'une épiphanie, d'un sage sur la montagne, de trouver une carte au trésor. Ce que je lui souhaite, tellement.
Je suis convaincue que tout est ce dont on a besoin est dans nos bottines. Elle, c'est l'écriture qui sera son pont universel. Elle me lit des bouts de ses carnets de voyage, elle écrit bien la miss.
Ce matin je me prépare à aller à mon "lunch" de Noël de bureau. Au bout de la ville, Station Côte Vertu "and then some"...Faut que j'me lave...argh, pas envie de sparages, pas faim le midi, j'y vais parce-que j'espère qu'au lieu d'un affreux panier de trucs de toilette parfumés cheap, patron aura l'heureuse idée de nous bonifier pour Noël...Du cash, du blé, de l'oseille. That's what I want. Suis fatiguée, vivement que les jours allongent!
Je suis convaincue que tout est ce dont on a besoin est dans nos bottines. Elle, c'est l'écriture qui sera son pont universel. Elle me lit des bouts de ses carnets de voyage, elle écrit bien la miss.
Ce matin je me prépare à aller à mon "lunch" de Noël de bureau. Au bout de la ville, Station Côte Vertu "and then some"...Faut que j'me lave...argh, pas envie de sparages, pas faim le midi, j'y vais parce-que j'espère qu'au lieu d'un affreux panier de trucs de toilette parfumés cheap, patron aura l'heureuse idée de nous bonifier pour Noël...Du cash, du blé, de l'oseille. That's what I want. Suis fatiguée, vivement que les jours allongent!
lundi 14 décembre 2009

OK, je vous l'avoue ici tout de go: j'haguis les fêtes. Méga Grinch. Ma famille se résume à ma mère qu'est en Europe cette année, j'ai pas envie de me saigner le porte-feuille pour mon autre famille, mes amis et comparses musiciens, je crois qu'ils savent que je les aime, et ce à l'année longue.
Je regarde tous ces gogos sauter comme des puces d'un magasin à l'autre, à trouver le truc parfait pour leur famille adorée et mes sourcils deviennent fournis et proéminents, je cromagne et grogne, j'ai envie de rentrer dans ma grotte jusqu'au 2 janvier.
Les 3 derniers Noëls, je les ai passé au chaud, dans le sud, les pieds dans le sable et le rhum à la main. Sympatique cantique qu'un Chan Chan joué par des musiciens ambulants avec la mer comme toile de fond. Pas cette année. Nan. Des bordées de neige, de la slush, des Jingle-Bells de centre d'achat, et pis fuck et re-fuck, c'est pas une fête pour ceux qui sont seuls. Nowelll. Beurk.
mercredi 9 décembre 2009
Je ne me lasserai jamais de l'adagio pour cordes de Samuel Barber. C'est sublime, triste, j'ai des images de forêts à l'automne, de l'avancée inexorable vers la mort. Soudain la somme de courage des êtres que j'aime, qui sont tombés pour se relever me transperce...on est si fragile, notre temps de vie est si court. La finale d'un passage suraiguë des violons est comme le cri de tout ce qui veut vivre.
samedi 5 décembre 2009

Aouch.
Un jour je t'aimerai moins
Jusqu'au jour où je ne t'aimerai plus
Un jour je sourirai moins
Jusqu'au jour où je ne sourirai plus
Un jour je parlerai moins
Jusqu'au jour où je ne parlerai plus
Un jour je courrai moins
Jusqu'au jour où je ne courrai plus
Hier on se regardait à peine
C'est à peine si l'on se penchait
Aujourd'hui nos regards sont suspendus
Nous résidents de la république
Où le rose a des reflets de bleu
Résidents, résidents de la république
Des atomes, fais ce que tu veux
Un jour je te parlerai moins
Peut-être le jour où tu ne me parleras plus
Un jour je voguerai moins
Peut-être le jour où la terre s'entrouvrira
Hier on se regardait à peine
C'est à peine si l'on se penchait
Aujourd'hui nos regards sont suspendus
Résidents, résidents de la république
Où le rose a des reflets de bleu
Résidents, résidents de la république
Chérie, des atomes, fais ce que tu veux...
vendredi 4 décembre 2009
Que m'importe aujourd'hui les regrets
Qu'ils disparaissent au fond de la rivière
J'avancerai plus légère désormais
Sur mon dos plus jamais je ne traînerai de telles prières
L'amour nova brille et s'éteint
Les temps de paix succèdent à la guerre
Je veux aller sans armes dans les mains
Sur mon dos plus jamais je ne traînerai de lourdes prières
Où s'en est allée l'eau claire de mes amours dans la rivière
L'hiver a emporté ce que l'été m'a donné
Où s'en est allée l'eau claire, les promesses retournent à la mer
Le vent a balayé ce que j'ai cru posséder
Loyale à l'amour qu'on m'a donné
De mes amoureux ne reste que des frères
Qui ont pardonné comment j'étais
Quand fatiguée je me laissais tomber droit en enfer
L'objet du désir est toujours loin
La beauté sublime de l'impossible
Je veux aller sans armes dans les mains
Légère plus jamais je ne traînerai de lourdes prières.
Qu'ils disparaissent au fond de la rivière
J'avancerai plus légère désormais
Sur mon dos plus jamais je ne traînerai de telles prières
L'amour nova brille et s'éteint
Les temps de paix succèdent à la guerre
Je veux aller sans armes dans les mains
Sur mon dos plus jamais je ne traînerai de lourdes prières
Où s'en est allée l'eau claire de mes amours dans la rivière
L'hiver a emporté ce que l'été m'a donné
Où s'en est allée l'eau claire, les promesses retournent à la mer
Le vent a balayé ce que j'ai cru posséder
Loyale à l'amour qu'on m'a donné
De mes amoureux ne reste que des frères
Qui ont pardonné comment j'étais
Quand fatiguée je me laissais tomber droit en enfer
L'objet du désir est toujours loin
La beauté sublime de l'impossible
Je veux aller sans armes dans les mains
Légère plus jamais je ne traînerai de lourdes prières.
jeudi 3 décembre 2009
Ces dernières semaines, je me promène beaucoup sur les sites de voyageurs qui partagent leurs coups de coeur.
Plusieurs des endroits sur ce top 100 sont connus et ont fait couler l'encre. Néanmoins la magie opère quand on prends vraiment le temps d'en faire le tour, via la photo, ensuite libre à chacun de se documenter de façon plus pointue. La terre est vaste, et belle.
À VOIR
Plusieurs des endroits sur ce top 100 sont connus et ont fait couler l'encre. Néanmoins la magie opère quand on prends vraiment le temps d'en faire le tour, via la photo, ensuite libre à chacun de se documenter de façon plus pointue. La terre est vaste, et belle.
À VOIR
mardi 1 décembre 2009
lundi 30 novembre 2009
Oh, trompeuse vision ce matin d'une saison séraphique. Velours blanc accroché aux saillies des choses, la nature se déguise, arbre blanc, jardin blanc, clôture blanche. C'est joli et déjà cela fond, tout est mouillé et froid.
Ramone m'a roulé ses yeux d'incompréhension ce matin, une patte suspendue dans un geste familier, il ne descend pas l'escalier menant à la cours..."c'est quoi ça?" qu'il semble dire de ses yeux d'or..."enlève moi ça tu'suite, c'est froid, ça mouille, j'aime pas ça.".
Attache ta tuque en poil mon mine, ça commence à peine...Courage, le printemps reviendra.
Ramone m'a roulé ses yeux d'incompréhension ce matin, une patte suspendue dans un geste familier, il ne descend pas l'escalier menant à la cours..."c'est quoi ça?" qu'il semble dire de ses yeux d'or..."enlève moi ça tu'suite, c'est froid, ça mouille, j'aime pas ça.".
Attache ta tuque en poil mon mine, ça commence à peine...Courage, le printemps reviendra.
vendredi 27 novembre 2009
Un jeune érable rebelle pousse entre les escaliers qui mènent au 2e étage. Ce futur tronçonné me fait écran de sa verdure de la fin du printemps à l'automne, pendant ces saisons, je vis dans un arbre. Alors qu'à mon Mac je m'émerveille ou m'énerve, le microcosme de l'arbre change sans arrêt.
Tourbillon d'écureuils enjoués, sonate d'oiseaux divers, pas d'exotisme dans mon arbre, que des petites bêtes grises et tout en bas de l'échelle du panache.
Les feuilles se sont envolées, les oiseaux sont ailleurs, les ramures dénudées griffent un ciel gris aujourd'hui. C'est un peu triste, sans appel. Le cyclope au coeur d'or a perdu la voix et pleure sans bruit. Sa solitude lui est soudain insupportable.
Tourbillon d'écureuils enjoués, sonate d'oiseaux divers, pas d'exotisme dans mon arbre, que des petites bêtes grises et tout en bas de l'échelle du panache.
Les feuilles se sont envolées, les oiseaux sont ailleurs, les ramures dénudées griffent un ciel gris aujourd'hui. C'est un peu triste, sans appel. Le cyclope au coeur d'or a perdu la voix et pleure sans bruit. Sa solitude lui est soudain insupportable.
jeudi 19 novembre 2009
En attendant mon marseillais de Guigui, guitariste et parolier de poulailler. Son crû:
"Dang ton cug, bieng profong, je la met bieng au fong."
(Fallait y être, chansonnette composée dans le sudeuh deuh marseille qui restera dans les anales de nos soirs de studio).
C'est bong être cong!
Let's go Guigui, arrive!
"Dang ton cug, bieng profong, je la met bieng au fong."
(Fallait y être, chansonnette composée dans le sudeuh deuh marseille qui restera dans les anales de nos soirs de studio).
C'est bong être cong!
Let's go Guigui, arrive!
mercredi 18 novembre 2009
Arianne est repartie chez elle hier matin, tourbillon bleaché, un pied chez les enfants et l'autre chez les grands. Ciao puce. Vieillit pas trop vite surtout.
Et pis v'là, j'ai le coeur gros ce matin. Mélancolie d'un jour froid...les 2 pieds devant la tombe d'une amour morte, toute petite et blanche comme ces pierres d'enfants. Un an et demi...j'ai jamais traîné le deuil aussi longtemps. C'est cyclique, une maladie mentale, un vertige et un vide trop grand. Un gouffre.
Je laisse ce train fantôme de couteaux me traverser, début-milieu-fin, bad-trip linéaire. Je m'emeut de la force de mes émotions. Cibole, de quoi à faire avec ça je crois!
"People tell me it's a sin
To know and feel too much within.
I still believe she was my twin, but I lost the ring.
She was born in spring, but I was born too late
Blame it on a simple twist of fate."
Et pis v'là, j'ai le coeur gros ce matin. Mélancolie d'un jour froid...les 2 pieds devant la tombe d'une amour morte, toute petite et blanche comme ces pierres d'enfants. Un an et demi...j'ai jamais traîné le deuil aussi longtemps. C'est cyclique, une maladie mentale, un vertige et un vide trop grand. Un gouffre.
Je laisse ce train fantôme de couteaux me traverser, début-milieu-fin, bad-trip linéaire. Je m'emeut de la force de mes émotions. Cibole, de quoi à faire avec ça je crois!
"People tell me it's a sin
To know and feel too much within.
I still believe she was my twin, but I lost the ring.
She was born in spring, but I was born too late
Blame it on a simple twist of fate."
lundi 16 novembre 2009
Hey Monique,
un mois et demi que t'es partie, pis, la vie? je pense à toi par bourrasques, parfois frissonnantes, souvent douces. Une pluie de gants magiques, de parapluies, de paquets de kleenex, toutes ces petites choses qu'au fil d'une vie tu m'as fourré dans les mains, que j'aie pas froid ou faim, ces choses que je perds ponctuellement.
Les vieilles pierres opèrent-elles encore leur magie sur toi? est-ce que la beauté des vieux pays t'apaise? je m'ennuie de tes yeux verts, enjoués, tellement curieux. J'ai toujours vu la petite fille que t'as été. Quel salaud ton père.
Dans les derniers quatre ans, une seule fois qu'on a pas attendu que l'une ou l'autre soit dans son bus. Petit jeu, on se cherche du regard et on s'envoie la main, l'air demeurées toutes les deux et on s'en fout. Une façon de mettre un sourire à la fin de nos soupers houleux. Ah ça, on en a eut de la houle hein? du gros grain de sel dans l'oeuil même même..Tête de pioche, je suis tellement ta fille.
Cette fois là, t'avais dépassé mes limites, train-vapeur, et je m'étais éjectée de la situation en marchant très vite sans me retourner...me rappèle quelqu'un ça...nyway. J'avais pas fait 5 rues que déjà je m'en voulais à mort. Trop tard, tes critiques et ma fuite avaient eu raison de la fille brillante, j'ai roulé la merde jusqu'à la maison lui donner une douche de gros rouge. Bien que ce soit notre activité la plus régulière ensemble, se crêper le chignon, je t'avoue n'y trouver aucun plaisir...it's getting reeealy old.
Tout t'isole de plus en plus, la surdité, l'âge, les intérêts et occupations...égoïstement, j'espère que t'as encore du plaisir sur c'te foutue planète, que la suite se profile harmonieusement, je veux pas te perdre. Est-ce que j'ai été néfaste à ton cheminement, parfois t'en a émis le doute, mais c'est de la rhétorique ça hein? j'y peux rien à ça.
J'essaie d'être heureuse ici-bas. Vraiment. Contrer ma paresse, oublier ceux qui m'ont fait mal, apprécier la bonté et la beauté qui existent. Mon coeur est un violoncelle.
un mois et demi que t'es partie, pis, la vie? je pense à toi par bourrasques, parfois frissonnantes, souvent douces. Une pluie de gants magiques, de parapluies, de paquets de kleenex, toutes ces petites choses qu'au fil d'une vie tu m'as fourré dans les mains, que j'aie pas froid ou faim, ces choses que je perds ponctuellement.
Les vieilles pierres opèrent-elles encore leur magie sur toi? est-ce que la beauté des vieux pays t'apaise? je m'ennuie de tes yeux verts, enjoués, tellement curieux. J'ai toujours vu la petite fille que t'as été. Quel salaud ton père.
Dans les derniers quatre ans, une seule fois qu'on a pas attendu que l'une ou l'autre soit dans son bus. Petit jeu, on se cherche du regard et on s'envoie la main, l'air demeurées toutes les deux et on s'en fout. Une façon de mettre un sourire à la fin de nos soupers houleux. Ah ça, on en a eut de la houle hein? du gros grain de sel dans l'oeuil même même..Tête de pioche, je suis tellement ta fille.
Cette fois là, t'avais dépassé mes limites, train-vapeur, et je m'étais éjectée de la situation en marchant très vite sans me retourner...me rappèle quelqu'un ça...nyway. J'avais pas fait 5 rues que déjà je m'en voulais à mort. Trop tard, tes critiques et ma fuite avaient eu raison de la fille brillante, j'ai roulé la merde jusqu'à la maison lui donner une douche de gros rouge. Bien que ce soit notre activité la plus régulière ensemble, se crêper le chignon, je t'avoue n'y trouver aucun plaisir...it's getting reeealy old.
Tout t'isole de plus en plus, la surdité, l'âge, les intérêts et occupations...égoïstement, j'espère que t'as encore du plaisir sur c'te foutue planète, que la suite se profile harmonieusement, je veux pas te perdre. Est-ce que j'ai été néfaste à ton cheminement, parfois t'en a émis le doute, mais c'est de la rhétorique ça hein? j'y peux rien à ça.
J'essaie d'être heureuse ici-bas. Vraiment. Contrer ma paresse, oublier ceux qui m'ont fait mal, apprécier la bonté et la beauté qui existent. Mon coeur est un violoncelle.
vendredi 13 novembre 2009

GIMME A T !
Tentation, tourment, tour de garde, trop plein de toute
GIMME AN O !
Osti, osti osti.
GIMME AN R !
Rêve, regard, rapace, rouspète et rousse
GIMME ANOTHER FUCKING T !
Tangible, toupie, transe, ternaire
GIMME AN I !
Icare, ivre, illico, illusion, ici
GIMME A C !
Croire, crever, cernes, calme, colère
GIMME A GOD DAMN O!
Obligations, oreille, omnivore, oubli oubli oubli
GIMME AN L !
Lire, lever, lotus, languir
GIMME AN I !
I I captain, idole, idiot, incongru, imbuvable, impossible
WHAT DO YOU GET?
mercredi 11 novembre 2009
lundi 9 novembre 2009
Je sors du ring de la nuit avec quelques bosses et un mal de tête carabiné. Explications plausibles pour ces douleurs articulaires et musculaires qui m'ont tenue bien éveillée et gémissante:
1- empoisonnement...
2- grippe musculaire (whatever the fuck that means)
3- grippe R2D2
4- empoisonnement
En tout cas, ça faisait un mal de chien. Étendue, la douleur se concentrait au bas de mon dos, aux hanches, dans les genoux...n'y tenant plus, fallait que je me lève aux 20 minutes, histoire de faire exploser ma tête un peu, la nuque raide et doublée de volume, une migraine à foutre le mal de coeur. Alors je me recouchais, regémissait, sanglots de frustration sans larmes.
Je suis descendue à la cuisine vers 8h30, une veste de laine enroulée autour de la tête, des leggings sans pieds dans les pieds, les orteils cocasses, frissonnante, à bout, j'ai pris 3 Tylenoles. Des extra-full load. Ma coloc avait une passe Halloweenesque dans les cheveux, un loup qu'elle dit, mais ça a l'air d'oreilles de chat (trop rapprochées pour un canin)...Alors avec ses grandes oreilles de chat, ses bons yeux bleus pleins de compassion, elle me propose un massage avec le truc chinois en bois à 4 boule, ça ressemble à une molécule à 4 branches. C'est magique ce truc, ça marche!...I surendered...trop de douleur en peu d'heures...
Voilà, j'ai dormi un peu, j'y retourne bientôt...j'appréhende la prochaine nuit...puisse-t-elle être plus accueillante.
1- empoisonnement...
2- grippe musculaire (whatever the fuck that means)
3- grippe R2D2
4- empoisonnement
En tout cas, ça faisait un mal de chien. Étendue, la douleur se concentrait au bas de mon dos, aux hanches, dans les genoux...n'y tenant plus, fallait que je me lève aux 20 minutes, histoire de faire exploser ma tête un peu, la nuque raide et doublée de volume, une migraine à foutre le mal de coeur. Alors je me recouchais, regémissait, sanglots de frustration sans larmes.
Je suis descendue à la cuisine vers 8h30, une veste de laine enroulée autour de la tête, des leggings sans pieds dans les pieds, les orteils cocasses, frissonnante, à bout, j'ai pris 3 Tylenoles. Des extra-full load. Ma coloc avait une passe Halloweenesque dans les cheveux, un loup qu'elle dit, mais ça a l'air d'oreilles de chat (trop rapprochées pour un canin)...Alors avec ses grandes oreilles de chat, ses bons yeux bleus pleins de compassion, elle me propose un massage avec le truc chinois en bois à 4 boule, ça ressemble à une molécule à 4 branches. C'est magique ce truc, ça marche!...I surendered...trop de douleur en peu d'heures...
Voilà, j'ai dormi un peu, j'y retourne bientôt...j'appréhende la prochaine nuit...puisse-t-elle être plus accueillante.
mercredi 4 novembre 2009
Ouf! 2 jours et j'étais mortadelle, caput, out of order...Je ne m'attendais pas à ça, être aussi fatiguée à garder la floune ado de mon amie.
Déjà de se lever, à 7h, une heure avant mon réveil habituel, tout même fort acceptable (je trouve) pour une travailleuse autonome. Lundi matin, j'ai fait le trajet de bus avec Titine, qu'elle se sente pas perdue. Lundi 13h15 un coup de barre phénoménal m'est tombé dessus. Y'a eu d'autres transports et allez-retour ce jour-là, calvaire, non-stop, brûlée raide.
Mardi matin, faut que j'me pointe avec la jeune à son école, because madame s'est fait suspendre (injustement) pour avoir été prise dans une esclandre de corridor avec 2 bullys notoires (2 filles toughs). La puce tremblait sur le banc de bois avant de rencontrer son directeur de niveau, un type fort sympa qui nous a rassurées toutes les 2. Les bad-girls sont connues et on croit Puce sur le champs quand elle narre son histoire. Mais bon, re-retour à la maison, re-coup de barre, au moins hier soir elle dormait chez elle.
S'il me restait des illusions sur ma capacité d'être mère, à l'âge où je suis rendue, elles se sont évanouies en 48 heures. Petit deuil, mais aussi grande joie d'être libre de mes mouvements. Quand ma chum me disait "Hey merci beaucoup, y'a pas de mots..." je comprends pas mal mieux. Mets-en J. y'a de quoi, y'a de quoi!
Déjà de se lever, à 7h, une heure avant mon réveil habituel, tout même fort acceptable (je trouve) pour une travailleuse autonome. Lundi matin, j'ai fait le trajet de bus avec Titine, qu'elle se sente pas perdue. Lundi 13h15 un coup de barre phénoménal m'est tombé dessus. Y'a eu d'autres transports et allez-retour ce jour-là, calvaire, non-stop, brûlée raide.
Mardi matin, faut que j'me pointe avec la jeune à son école, because madame s'est fait suspendre (injustement) pour avoir été prise dans une esclandre de corridor avec 2 bullys notoires (2 filles toughs). La puce tremblait sur le banc de bois avant de rencontrer son directeur de niveau, un type fort sympa qui nous a rassurées toutes les 2. Les bad-girls sont connues et on croit Puce sur le champs quand elle narre son histoire. Mais bon, re-retour à la maison, re-coup de barre, au moins hier soir elle dormait chez elle.
S'il me restait des illusions sur ma capacité d'être mère, à l'âge où je suis rendue, elles se sont évanouies en 48 heures. Petit deuil, mais aussi grande joie d'être libre de mes mouvements. Quand ma chum me disait "Hey merci beaucoup, y'a pas de mots..." je comprends pas mal mieux. Mets-en J. y'a de quoi, y'a de quoi!
lundi 2 novembre 2009
Ça y est, premier lever avec la fillotte, solidaire j'ai fait le trajet de bus avec elle pour l'école. 11 minutes bien comptées. Ouf! elle aime bien snoozer, encore faut-il s'y prendre à la bonne heure! je lui ai imprimé une carte de notre quartier et du sien, avec des petits marqueurs pour la rassurer, je lui ai remis ça en caquetant...bé oui, suis full poule mama...j'ai le droit, j'en aurai jamais à moi une bibitte de même...
14 ans...j'ai le vertige...elle attends tellement de la vie, elle pressent de grandes aventures. Belle Arianne, si longue, si pâle, une Sylvidre d'Albator. L'éternité devant elle.
14 ans...j'ai le vertige...elle attends tellement de la vie, elle pressent de grandes aventures. Belle Arianne, si longue, si pâle, une Sylvidre d'Albator. L'éternité devant elle.
mercredi 28 octobre 2009
Contexte: une amie que j'aime beaucoup part en tournée 17 jours en Europe avec son chum. J'hérite d'une fillotte pendant ce temps. 14 ans. Extra-Extrovertie, pas de planage, but en blanc, parle de sa consommation de pot durant le souper, la dynamique "open" de sa famille, transposée chez nous, ma coloc de souche anglophone où les enfants sont bébés jusqu'à 16 ans. Choc de culture, mets en!
Elle est sure d'elle, magnifique, longiligne, vite et drôle...ouah la coquine, si j'avais eu une fille elle serait surement de cet acabit. Pis elle le sent, la p'tite vlimeuse. J'ai hâte! c'est tout con mais j'ai hâte qu'on se jase ça, elle veut que je lui apprenne 2-3 riffs de guitare. Moi qui justement ai constaté cette semaine que j'étais finalement en paix de pas avoir eu de flos (j'ai fait des anges), je vais jouer à la matante cool pendant 2 semaines et quelque...
Toi le chaos débilos qui lira jamais ma blogorhyme, notre flo aurait 18 ou 19 ans aujourd'hui, si je n'en avait massacré l'idée. Ça m'a, je crois, laissé de la marge de manoeuvre pour grandir...j'en avais besoin. Sans remords.
Elle est sure d'elle, magnifique, longiligne, vite et drôle...ouah la coquine, si j'avais eu une fille elle serait surement de cet acabit. Pis elle le sent, la p'tite vlimeuse. J'ai hâte! c'est tout con mais j'ai hâte qu'on se jase ça, elle veut que je lui apprenne 2-3 riffs de guitare. Moi qui justement ai constaté cette semaine que j'étais finalement en paix de pas avoir eu de flos (j'ai fait des anges), je vais jouer à la matante cool pendant 2 semaines et quelque...
Toi le chaos débilos qui lira jamais ma blogorhyme, notre flo aurait 18 ou 19 ans aujourd'hui, si je n'en avait massacré l'idée. Ça m'a, je crois, laissé de la marge de manoeuvre pour grandir...j'en avais besoin. Sans remords.
jeudi 22 octobre 2009
Radio Ville-Marie...j'me souviens des prières le soir à l'hôpital de Vancouver. C'était une litanie monotone à 19h dans un corridor vert pâle. J'ai jamais entendu de truc plus déprimant, faut être en contexte du paquet de mal amochés qui ne peuvent pas sortir, ni même se boucher les oreilles. Alors surgissait cette voix, la prière de l'infirmière dans les interphones, on eut dit une grand mère lisant sa lettre de suicide. C'était tellement triste à entendre...Drôle, mon infirmier à moi s'appelait Rob, mesurait 6 pieds 3, était gai comme une flûte et s'asseyait les jambes croisées. Rien à voir avec la lectrice de litanie.
mercredi 21 octobre 2009
mardi 20 octobre 2009
vendredi 16 octobre 2009
Waf! bonté divine, 2 petits shooters de rien du tout et j'ai traîné, traîné cette carcasse aujourd'hui! travaillé sur une chose web, tu sais que ça me rends méchante et crakpote, les choses web...là, gniet, pas de saute d'humeur, l'impression de faire les choses entrainée par un vent dans le dos, juste garder l'équilibre en avançant comme une somnambule. Puis j'ai écouté Buena Vista Social Club et me suis sentie plus humaine tout à coup...sais pas...toutes ces petites guitares courageuses, la trompette mélancolique, j'me suis rappelé Cuba, le sable, la mer, la pauvreté et la gentillesse des gens...arghhhhh, je veux revoir la Havane bientôt.
Je croyais avoir peut-être trouvé une comparse mais j'ai peur qu'elle ne soit un peu trop précieuse pour vraiment avoir du fun: adepte de 4 étoiles, because savez, elle attrape la tourista pour un oui,pour un non...dommage. Et puis, elle me parle de la prostitution qu'il y a partout là-bas, vraiment choquant savez...se cachent même pas...La préciosité c'est pas trop mon truc...la faiblesse attire les bosses. Injuste mais vrai.
Studio ce week end...je crois qu'ça y est, le p'tit côté religieux de la chose est en place...bienvenue cette coupure d'avec l'ordinaire quotidien. On travaille tous par bourrées. Et le sérieux est pas toujours au rendez-vous. C'est plus même que du sérieux que ça prends, ça prends une qualité d'amour qui est difficile à atteindre, plus on essaie plus elle s'éloigne. Faut être humble, fragile et sincère, alors parfois, curieuse, la musique vient nous visiter...
Je croyais avoir peut-être trouvé une comparse mais j'ai peur qu'elle ne soit un peu trop précieuse pour vraiment avoir du fun: adepte de 4 étoiles, because savez, elle attrape la tourista pour un oui,pour un non...dommage. Et puis, elle me parle de la prostitution qu'il y a partout là-bas, vraiment choquant savez...se cachent même pas...La préciosité c'est pas trop mon truc...la faiblesse attire les bosses. Injuste mais vrai.
Studio ce week end...je crois qu'ça y est, le p'tit côté religieux de la chose est en place...bienvenue cette coupure d'avec l'ordinaire quotidien. On travaille tous par bourrées. Et le sérieux est pas toujours au rendez-vous. C'est plus même que du sérieux que ça prends, ça prends une qualité d'amour qui est difficile à atteindre, plus on essaie plus elle s'éloigne. Faut être humble, fragile et sincère, alors parfois, curieuse, la musique vient nous visiter...
mardi 13 octobre 2009
Elle avait l'air épuisée, tellement que je ne l'ai pas reconnue, assise dans l'aire d'attente du terminus de bus. Une toute petite demi-heure pour la rassurer, oui les termes de ses factures seraient payées à temps, oui les plantes (ne pas oublier la petite tout en haut de la bibliothèque), oui, oui, oui.
Je lui ai remis des paperasses, des cartes d'affaires faites maison et vite pour ses nouveaux amis durant son séjour, les textes de mes chansons...flambé 200$ ce week-end pour m'équiper pour scanner et imprimer, beaucoup pour elle et ces derniers soucis d'avant le départ.
V'là, ma petite mère s'envole vers les toits de Paris. 3 ans, presque 4 qu'elle est vissée à Montréal, à s'inquiéter du sort de la planète, du mien, du sien...Time out, l'instinct de la globe-trotteuse à repris le dessus, sauve ta peau Monique. Tellement de larmes et d'amertume ces dernières années, et moi de porter les croix quelques heures à la fois, le temps de l'entendre, de me défendre, de l'aimer, de la détester, de me sentir coupable. Je suis sûrement injuste. J'ai pas su l'aider dans ses moments de déroute.
La vérité, c'est que j'ai senti un poids se soulever de mes épaules de la savoir là, commise à un voyage de 6 mois en Europe. À chaque retour, j'ai retrouvé une femme plus en paix avec elle-même, le monde, moi.
Ce que je te souhaite Mo. découvertes, gentillesse des gens, saveurs, odeurs et points de vue comme autant de baumes pour ton coeur si grand. T'as assez souffert non? que ta souffrance s'arrête. Que le calme et la sérénité t'apaise, VIVANTE. Je t'aime. Tellement.
Je lui ai remis des paperasses, des cartes d'affaires faites maison et vite pour ses nouveaux amis durant son séjour, les textes de mes chansons...flambé 200$ ce week-end pour m'équiper pour scanner et imprimer, beaucoup pour elle et ces derniers soucis d'avant le départ.
V'là, ma petite mère s'envole vers les toits de Paris. 3 ans, presque 4 qu'elle est vissée à Montréal, à s'inquiéter du sort de la planète, du mien, du sien...Time out, l'instinct de la globe-trotteuse à repris le dessus, sauve ta peau Monique. Tellement de larmes et d'amertume ces dernières années, et moi de porter les croix quelques heures à la fois, le temps de l'entendre, de me défendre, de l'aimer, de la détester, de me sentir coupable. Je suis sûrement injuste. J'ai pas su l'aider dans ses moments de déroute.
La vérité, c'est que j'ai senti un poids se soulever de mes épaules de la savoir là, commise à un voyage de 6 mois en Europe. À chaque retour, j'ai retrouvé une femme plus en paix avec elle-même, le monde, moi.
Ce que je te souhaite Mo. découvertes, gentillesse des gens, saveurs, odeurs et points de vue comme autant de baumes pour ton coeur si grand. T'as assez souffert non? que ta souffrance s'arrête. Que le calme et la sérénité t'apaise, VIVANTE. Je t'aime. Tellement.
vendredi 9 octobre 2009
Je marchais droit, je faisais ce qu'il y avait à faire, je ne demandais rien à personne et j'espérais la réciproque, qu'on me laisse tranquille. À mon affaire, pas vraiment heureuse ni malheureuse, juste un peu déçue de la fadeur des jours, de leur ennui.
BAh quelques détails qui me laissait pensive et aux portes de quelque-chose que je pressentais grand...le dessin que faisait une plante dans la lumière d'avant-midi, quelque-chose de sauvage et beau, qui m'emplissait de joie ...
Parfois, avec certaines personnes dont je pouvais scruter le fond des yeux, des interactions plus ou moins durables...plutôt moins que plus, puisque me voici complètement seule "again". Un coup de chaleur d'automne, impromtu, délicieux, j'étais sur la terrasse à respirer les yeux clos, tournée vers la lumière.
FrrrrrrrffFFFFfrrrrrr...les oiseaux dans la cour. Les yeux fermés, j'ai fait une coupe avec mes mains...je ne saurai jamais pourquoi j'ai fait ce geste à ce moment, pour capturer un peu de soleil liquide dans mes mains fatiguées? FFFRrrrrrrfffFFFFFRrrrrr, quelque-chose de petit, de chaud, en frémissant de vie s'est posé dans mes mains. J'ai cligné des yeux, immobile et fascinée, avec la peur de faire fuir cet étrange oiseau, un étourneau, petit et pas particulièrement beau, un air fâché. Il a tourné sa tête vers moi, on s'est scruté mutuellement. Le moment était si bizarre, inespéré, j'avais la conviction qu'au terme de cette solitude j'étais devenue un refuge d'oiseau, une vieille fille Dolittle, une madame bizarre au bout de la rue. J'allais devenir quelqu'un grâce à ce petit squatter ailé. Je le nommai Icare.
BAh quelques détails qui me laissait pensive et aux portes de quelque-chose que je pressentais grand...le dessin que faisait une plante dans la lumière d'avant-midi, quelque-chose de sauvage et beau, qui m'emplissait de joie ...
Parfois, avec certaines personnes dont je pouvais scruter le fond des yeux, des interactions plus ou moins durables...plutôt moins que plus, puisque me voici complètement seule "again". Un coup de chaleur d'automne, impromtu, délicieux, j'étais sur la terrasse à respirer les yeux clos, tournée vers la lumière.
FrrrrrrrffFFFFfrrrrrr...les oiseaux dans la cour. Les yeux fermés, j'ai fait une coupe avec mes mains...je ne saurai jamais pourquoi j'ai fait ce geste à ce moment, pour capturer un peu de soleil liquide dans mes mains fatiguées? FFFRrrrrrrfffFFFFFRrrrrr, quelque-chose de petit, de chaud, en frémissant de vie s'est posé dans mes mains. J'ai cligné des yeux, immobile et fascinée, avec la peur de faire fuir cet étrange oiseau, un étourneau, petit et pas particulièrement beau, un air fâché. Il a tourné sa tête vers moi, on s'est scruté mutuellement. Le moment était si bizarre, inespéré, j'avais la conviction qu'au terme de cette solitude j'étais devenue un refuge d'oiseau, une vieille fille Dolittle, une madame bizarre au bout de la rue. J'allais devenir quelqu'un grâce à ce petit squatter ailé. Je le nommai Icare.
samedi 3 octobre 2009
Anna s'en va en guerre. 9h27, samedi matin, la nuit passée je m'en tins à quelques verres de vin rouge en bouffant. Resto à oublier sur Duluth, un genre de manière de grec, dégueu et passablement cher. Trop de tables pleines et un seul cuisinier à ce que j'ai pu voir, l'air épuisé devant son grill. J'essayais d'expliquer le truc à mon chum, c'est de la bouffe faite sans âme, sans soins, ça se goutte. Anyway, soirée à brasser les morceaux, à propos de la vie, de nous deux, j'apprécie ces pré-post-mortem qu'on fait régulièrement du genre "C'est ok? toujours bien?".
Folcoche m'a pèté une belle petite crise comme elle seule sait les faire jeudi soir. J'entends plein d'amertume à mon endroit quand elle éclate comme ça, c'est super, un complexe hydratant qui pénètre bien les pores. J'ai dormi comme un foetus cette nuit là, comme une larve, comme une crevette trop cuite. Et hier matin en ouvrant les yeux j'avais une énorme, une gigantesque envie de RIEN. Faut dire que ça fait 2 semaines que je traîne ma peau comme on traîne ses pieds pour aller à l'usine. J'ai le soleil intérieur sous la pluie. Alors, les tites crises de Folcoche pour en remettre, qu'elle vienne me sauver quand je suis rendue à terre, on repassera. Je la vois venir à 1km avec ses grandes bottines. Vaudevillesque, on s'est crié des bordées de bêtises, on a pleuré et craché, pis après je suis repartie en bus avec les yeux propres propres. Le coeur sec sec. Allez hop, ça va partir dans l'insignifiante eau du bain, ça aussi, comme tout le reste. Tout est matière....
Émission Ici et Là de jeudi...très épaisse question...."Les artistes sont ils plus à risque de se suicider". Ah, problème avec: dans ce cas-ci le mot artiste pour décrire quoi? quelle question boueuse et conne. Vraiment...pas fort. J'ai apprécié la présence d'un outsider pour rappeler que ça frappe tout le monde, que le mal de vivre est universel, qu'on fait pas de tapage quand c'est "mr mme tout le monde" qui s'ôte la vie. Encore une fois, j'ai un problème avec le terme "Monsieur Madame Tout le monde". Chaque être humain a une chance, une unique chance, de vivre, de se réaliser...C'est quoi cette bouette de Mr Mme tout le monde? Je trouve que c'est méprisant au dernier degré. Chaque être est unique, spécial, ceux qui arrive à partager ce qu'ils ressentent avec les autres, à leur passer le frisson, ont eu des gens pour les aider à un moment ou un autre, des Mr Mme Tout le monde. Tsé...
Folcoche m'a pèté une belle petite crise comme elle seule sait les faire jeudi soir. J'entends plein d'amertume à mon endroit quand elle éclate comme ça, c'est super, un complexe hydratant qui pénètre bien les pores. J'ai dormi comme un foetus cette nuit là, comme une larve, comme une crevette trop cuite. Et hier matin en ouvrant les yeux j'avais une énorme, une gigantesque envie de RIEN. Faut dire que ça fait 2 semaines que je traîne ma peau comme on traîne ses pieds pour aller à l'usine. J'ai le soleil intérieur sous la pluie. Alors, les tites crises de Folcoche pour en remettre, qu'elle vienne me sauver quand je suis rendue à terre, on repassera. Je la vois venir à 1km avec ses grandes bottines. Vaudevillesque, on s'est crié des bordées de bêtises, on a pleuré et craché, pis après je suis repartie en bus avec les yeux propres propres. Le coeur sec sec. Allez hop, ça va partir dans l'insignifiante eau du bain, ça aussi, comme tout le reste. Tout est matière....
Émission Ici et Là de jeudi...très épaisse question...."Les artistes sont ils plus à risque de se suicider". Ah, problème avec: dans ce cas-ci le mot artiste pour décrire quoi? quelle question boueuse et conne. Vraiment...pas fort. J'ai apprécié la présence d'un outsider pour rappeler que ça frappe tout le monde, que le mal de vivre est universel, qu'on fait pas de tapage quand c'est "mr mme tout le monde" qui s'ôte la vie. Encore une fois, j'ai un problème avec le terme "Monsieur Madame Tout le monde". Chaque être humain a une chance, une unique chance, de vivre, de se réaliser...C'est quoi cette bouette de Mr Mme tout le monde? Je trouve que c'est méprisant au dernier degré. Chaque être est unique, spécial, ceux qui arrive à partager ce qu'ils ressentent avec les autres, à leur passer le frisson, ont eu des gens pour les aider à un moment ou un autre, des Mr Mme Tout le monde. Tsé...
jeudi 1 octobre 2009
Ah wow...pire que la déprime qui peut nous habiter, se retrouver en pleine lutte avec quelqu'un de déprimé aussi qui vous accuse de son mal-être...I so NOT needed that. wow. Falaises au bord de la faille, j'osais vous imaginer de roche solide, tout est...boueux. wow. J'Ai hâte que la nuit, le sommeil, nettoie tout ça. wow. Faire bien gaffe à qui on côtoie quand on est fragile. Si le bon Dieu forge, j'espère que ses réflexes sont bons...j'ai la tête sur l'enclume là.
mercredi 30 septembre 2009
Spleen d'automne qui m'enlace depuis quelques-jours, j'avais oublié comment on dance avec toi. Avec le froid qui monte, les jours qui raccourcissent, les promesses de l'été repartent avec des trous dans les souliers, pleurnichant à l'injustice. Relever les manches, se préparer à faire des trajets efficaces, jusqu'au mois de mars que j'ai bien l'intention de sabrer en 2. Mexique, pack-sac, le vol allez-retour et j'me débrouille sur place. Aller m'échouer 10 jours à Tullum, des livres, un hamac and a bottle of rhum...
Échange de service, troc, je fais le kit d'album d'un vieux pote qui en plus d'être musicien travaille dans la réno. J'me suis mis dans la tête de me fabriquer un abri chauffé pour fumer cet hiver. Treillis et polythène...Chic à mort. Avec une ampoule chauffante au dessus de la tête et diantre! une chaufferette si ça fait pas la job...Je garde de très mauvais souvenirs de mes fites nicotinales de l'hiver dernier...not again. No sir.
Musique, j'y suis, ça y est, on enregistre l'album. C'est la 3e fois que j'enregistre ces pièces, le band ayant subit des métamorphoses sonores majeures depuis ses débuts. Le facteur "fraîcheur" est difficile à retrouver, j'ai changé, la vie m'a envoyé quelques poutres au front depuis l'écriture de ces textes...On n'a gardé que le meilleur, l'intemporel en quelque sorte. J'ai une angoisse de page blanche ces jours-ci, j'voudrais tant compléter mon set d'une ou 2 nouvelles pièces. Mettons ça sur le dos du spleen d'automne hein, ce pauvre géant bossu...
mardi 29 septembre 2009
Amenez en des défits!
Ah, pfff et tssssst sur les plus récentes oeuvres de votre chère graphiste au métier si peu glorieux (par boute, oui oui)(ne non).
Mon beau métier qui me rentre dedans, le stress des gens que je côtoie, j'en ai ma claque parfois. Virevolte vers la musique. J'obsède, j'écris pas assez, mais ma caboche est toute sèche après ses séjours dans le tordeur des obligations...Y'a que le travail bien manuel qui m'apaise ces jours-ci, scier et visser du bois. Y'a qu'le ménage qui opère sur moi un certain calme. Je manque de houmf. Loin de la Diva, j'pète des crises de concierge esti. Marre marre marre. Arrrgh.
Ah, pfff et tssssst sur les plus récentes oeuvres de votre chère graphiste au métier si peu glorieux (par boute, oui oui)(ne non).
Mon beau métier qui me rentre dedans, le stress des gens que je côtoie, j'en ai ma claque parfois. Virevolte vers la musique. J'obsède, j'écris pas assez, mais ma caboche est toute sèche après ses séjours dans le tordeur des obligations...Y'a que le travail bien manuel qui m'apaise ces jours-ci, scier et visser du bois. Y'a qu'le ménage qui opère sur moi un certain calme. Je manque de houmf. Loin de la Diva, j'pète des crises de concierge esti. Marre marre marre. Arrrgh.
vendredi 25 septembre 2009

So long Nelly...
Elle me laissait perplexe la Nelly. Elle avait un souffle dans son écriture, un rythme à elle, des sujets hardcores comme souvent dans les oeuvres de jeunesse. Elle me laissait perplexe à cause de son obsession de perfection physique, chirurgie, bistouri, implants et tutti quanti, et son discours "féministe". Je croyais qu'elle avait choisi la tête, pour la suite, pour vieillir, pour écrire. Elle s'enlève la vie à 35 ans. Plus de rêves déjà? Virginia Wolfe en avait 59. Triste. So long Nelly, you'll never get old.
jeudi 24 septembre 2009
Aux méandres chaotiques de nos chemins...déjà un an. Et j'ai eu envie de l'aimer à tout rompre, encore une fois. Le mur, mon coeur, ça a donné une symphonie de tirs de mortier, des explosions mates, de la roche et de la poussière. Au tout début, il m'a raconté qu'un jour il était certain de m'avoir croisé sur une rue et que j'avais fait semblant de ne pas le reconnaître. Archi-faux que j'lui ai dit, impossible. Malgré ce que j'ai pu traverser avec et à cause de cet être, toujours la curiosité, l'espoir de savoir ce qu'il devient. Plus heureux? plus en paix? Insoluble mystère, cet amour profond que je lui porte, que je lui ai sacrifié au moins 3 fois. Ça faisait naître du dépit chez lui, de la méchanceté. Insoluble.
J'attendais le bus quand je l'ai vu traverser la rue. Le coeur s'est mis à me débattre et j'ai regardé au ciel, cachée derrière mes grosses lunettes de star. Quand je me suis retournée, il était plus là. Comme toujours, la seule trace de son passage était cette sensation d'étau dans ma poitrine. Il avait l'air bien...plus heureux? plus en paix?
J'attendais le bus quand je l'ai vu traverser la rue. Le coeur s'est mis à me débattre et j'ai regardé au ciel, cachée derrière mes grosses lunettes de star. Quand je me suis retournée, il était plus là. Comme toujours, la seule trace de son passage était cette sensation d'étau dans ma poitrine. Il avait l'air bien...plus heureux? plus en paix?
mardi 22 septembre 2009

Les gens malheureux qu'on aime...quoi faire. Pas les garçons qui passent dans nos vies comme des étoiles filantes, pas nos amies de filles qui finissent par émerger de leurs doléances un jour, et sinon on "flush" ces gens qui nous siphonnent la joie. Je parle bien sur de la famille, des frères, des soeurs, parents et autres bestiaux. Les ceuses qu'on est pris avec...
Je sais plus où j'ai lu cette histoire d'un type dont la femme était bipolaire. Elle arrêtait régulièrement de prendre ses médicaments et ses crises se manifestaient presque toujours sur les mêmes thèmes: elle menaçait son mari de le dénoncer à la police pour les abus sexuels qu'il commettait sur leurs enfants. Et lui de ramener sa femme à une clinique de campagne, pour qu'elle reprenne le cours de sa médication. Et lui de revenir seul, avec le son strident de ses accusations encore aux oreilles. Exercice de respiration, sécher ses larmes, trouver encore une fois le pardon.
Quand j'ai lu ce livre, je me suis foutue à pleurer, j'te jure, quelqu'un avait mis le doigt sur une grande vérité par rapport à la souffrance de ceux qui vivent avec un être frappé de maladie mentale. Se faire balancer des tas de vacheries au visage, au fond t'as le goût d'y crisser ta main dans la face, dans la gorge, qu'elle se taise enfin. Après t'es pris avec un dégoût de toi-même, une culpabilité folle, l'amour tellement déchiré que tu sais plus si il va se recoller jamais...Pis là de rationaliser, jusqu'au fucken pardon, faire semblant qu'on s'est pas senti pèté en mille morceaux, que c'est pas grave, qu'on s'aime pareil. Je suis une kid en culotte courte avec les genous ben maganés.
mercredi 16 septembre 2009
Aujourd'hui, enfin peut-être, un peu de création au programme. Semaine de course à dos de chameau, trop de distance à avaler, monture au frame chaotique, j'ai un peu mal partout mais la mer est loin encore. La mer c'est après le site web, ces choses-purins que je déteste, après le montage du magazine, après / après / après 12 jours consécutifs de mise en page des conneries qu'ils ont à vendre, mon boulot ça. Faire briller la merde du jour. Mettre du mensonge en page. Full hot.
La mer, vendredi prochain. Campagne, feu de joie, musique, amis et bouffe, vin et mélodie. Par un cynique hasard, tous les membres du band avons traversés des zones de chaos dernièrement. On a de grands coeur et on laisse tout y entrer...les artistes tsé...et on a tous des petits bobos là, en ce moment. Moi un foutu blues pour des raisons familiales, Fée a un chagrin d'amour, Bénito est en guerre avec la mère de ses filles, Guigui je crois qu'il va, ça doit être l'accent marseillais qui a fourré les planètes. Anyway, on s'en va se faire la musique en famille, on s'en va être meilleur que ce qu'on accompli devant ces peaux de vaches qui nous emmerdent. On s'en va leur écrire des tounes pour leur dire comme on aimerait savoir comment les aimer.
La mer...
La mer, vendredi prochain. Campagne, feu de joie, musique, amis et bouffe, vin et mélodie. Par un cynique hasard, tous les membres du band avons traversés des zones de chaos dernièrement. On a de grands coeur et on laisse tout y entrer...les artistes tsé...et on a tous des petits bobos là, en ce moment. Moi un foutu blues pour des raisons familiales, Fée a un chagrin d'amour, Bénito est en guerre avec la mère de ses filles, Guigui je crois qu'il va, ça doit être l'accent marseillais qui a fourré les planètes. Anyway, on s'en va se faire la musique en famille, on s'en va être meilleur que ce qu'on accompli devant ces peaux de vaches qui nous emmerdent. On s'en va leur écrire des tounes pour leur dire comme on aimerait savoir comment les aimer.
La mer...
jeudi 10 septembre 2009
Des fois, j'me souviens du feeling des draps rèches, propreté douteuse, odeur de manque, j'me souviens du lit de malade. Des fois comme ce soir que je m'glisse dans les draps droits sortis de la shop de mon chum, les draps "Corail" ultra moelleux en vente chez Jean Coutu. J'm'en veux du 5/6 livres à perdre, mais je retournerais tellement plus là, je veux vivre simplement et bien. Et voyager et faire de la musique. Et gagner ma vie avec mon coeur, ou ma tête, mais ni les viscères ni les extrémités. Baon. Je retourne à mes draps donc, j'y étais bien!
mercredi 9 septembre 2009
Il a bien joué son jeu, s'en tire comme un prince au verbe sincère...Maudits gars en culottes courtes qui brisent les coeurs en tournant bien leurs phrases. Mon amie, ce soir, une fois de retour dans sa maison vide va constater que le ventre ne connait ni les mots, ni l'alphabet. Elle va pleurer son deuil, affamée, je me doutais bien que sa soudaine taille de cheveux était rituelle. Décortiquer chaque mot, chaque inflexion, repasser le disque dans sa tête, s'abimer. Ma chum, ma fée magique au rire cristallin, en plein chagrin d'amour. C'est moche, les chagrins d'amour.
Frôlant trop de malaise et de tristesse chez ceux que j'aime, je vais profiter du fait que la vie me soit juste en ce moment pour démontrer de la joie et de l'enthousiasme. Noble job, faire le clown. C'est le plus grand soutient, je crois, qu'on puisse offrir aux autres, être bien. Jusqu'à ce que la poutre te pète la mâchoire à ton tour. À BAS LA TRISTESSE! À BAS LE MALHEUR! VIVE LA VIE, LES AMIS, LES FLEURS ET LA BOHÈME. Vive la musique aussi. Bordel.
Frôlant trop de malaise et de tristesse chez ceux que j'aime, je vais profiter du fait que la vie me soit juste en ce moment pour démontrer de la joie et de l'enthousiasme. Noble job, faire le clown. C'est le plus grand soutient, je crois, qu'on puisse offrir aux autres, être bien. Jusqu'à ce que la poutre te pète la mâchoire à ton tour. À BAS LA TRISTESSE! À BAS LE MALHEUR! VIVE LA VIE, LES AMIS, LES FLEURS ET LA BOHÈME. Vive la musique aussi. Bordel.
lundi 7 septembre 2009
Spleen...
J'aurais pris 10 semaines de plus de découvertes. 20 jours, 20 matins/midis et soirs pour se reconstruire de beaux yeux d'enfant pour voir le monde. Le vieux chandail turquoise pendouille toujours dans le penderie, celui que je vais remettre d'ici peu sous mes vestes sans manches, aux premières vraies fraîcheurs. Mêmes bottines, même pieu, même ciel d'acier. L'osti d'hiver. 456 photos, 10 000 moments, y'a des ailleurs.
Spleen...
4 ans que je la connais. Célibataire, parfois seule "aouche" mais pas souvent...sujette à rêver à d'éventuels princes. Mignonne et talentueuse, musicienne multi-instrumentiste, bien des gars tombent sous son charme. Et gèlent. Au printemps, un a pris son courage à 2 mains. Quittant du même coup une relation de 8 ans. Perdant chien et boulot et repères en moins de 3 semaines. Elle dont les yeux étaient si clairs, à la voix directe, répartie drôle et allumée, elle devient vague, floue, mal assurée. Elle est sombre et insaisissable par moment. État permanent? perte d'innocence? je m'ennuie terriblement de son énergie.
Petit bonheur...
Le décallage du retour: à 22h je dors à poings fermés et suis debout prète à croquer des kilomètres à 6h du mat! j'adore me lever tôt. Demain je vais faire le tour du Parc Lafontaine en bike.
Go habs go.
Spleen...
De Rouen en fin de voyage, depuis en fait 3 jours avant la France, j'ai tenté de joindre mon mystère de père...Pas jeune le vieux, 18 ans de plus que ma mère, qui en a 68. 86 ans. Anyway, jamais réussi à parler à qui que ce soit. Au bout d'une dizaine de tentatives vaines, j'ai abandonné. Entrer dans les cabines mal isolées des "phone center" tenus par des Sri-lankais de Rome, j'étais jamais sure d'où venait le problème. Une fois en France et coatchée par mon ami Gaets, on en est venus à la conclusion que le numéro était hors service ou en dérangement grave. Il est surement mort...
Petit bonheur (...)
Voici mon papa qui monte la garde devant un bistro de Dieppe.
J'aurais pris 10 semaines de plus de découvertes. 20 jours, 20 matins/midis et soirs pour se reconstruire de beaux yeux d'enfant pour voir le monde. Le vieux chandail turquoise pendouille toujours dans le penderie, celui que je vais remettre d'ici peu sous mes vestes sans manches, aux premières vraies fraîcheurs. Mêmes bottines, même pieu, même ciel d'acier. L'osti d'hiver. 456 photos, 10 000 moments, y'a des ailleurs.
Spleen...
4 ans que je la connais. Célibataire, parfois seule "aouche" mais pas souvent...sujette à rêver à d'éventuels princes. Mignonne et talentueuse, musicienne multi-instrumentiste, bien des gars tombent sous son charme. Et gèlent. Au printemps, un a pris son courage à 2 mains. Quittant du même coup une relation de 8 ans. Perdant chien et boulot et repères en moins de 3 semaines. Elle dont les yeux étaient si clairs, à la voix directe, répartie drôle et allumée, elle devient vague, floue, mal assurée. Elle est sombre et insaisissable par moment. État permanent? perte d'innocence? je m'ennuie terriblement de son énergie.
Petit bonheur...
Le décallage du retour: à 22h je dors à poings fermés et suis debout prète à croquer des kilomètres à 6h du mat! j'adore me lever tôt. Demain je vais faire le tour du Parc Lafontaine en bike.
Go habs go.
Spleen...
De Rouen en fin de voyage, depuis en fait 3 jours avant la France, j'ai tenté de joindre mon mystère de père...Pas jeune le vieux, 18 ans de plus que ma mère, qui en a 68. 86 ans. Anyway, jamais réussi à parler à qui que ce soit. Au bout d'une dizaine de tentatives vaines, j'ai abandonné. Entrer dans les cabines mal isolées des "phone center" tenus par des Sri-lankais de Rome, j'étais jamais sure d'où venait le problème. Une fois en France et coatchée par mon ami Gaets, on en est venus à la conclusion que le numéro était hors service ou en dérangement grave. Il est surement mort...
Petit bonheur (...)
Voici mon papa qui monte la garde devant un bistro de Dieppe.
jeudi 20 août 2009
5 minutes, faut faire comme les italiens parlent:vite!!!
24h de voyage pour arriver à destination, too much. Mais c'est tellement beau quand on découvre ce qu'on a seulement entraperçu à l'arrivée....man les pierres, les buildings, LA BOUFFE!!! dépaysée et heureuse, next stop Florence ou j'aurai plus de minutes pour me servir de cette plateforme pour consigner des souvenirs de voyage. La vita è bella!
24h de voyage pour arriver à destination, too much. Mais c'est tellement beau quand on découvre ce qu'on a seulement entraperçu à l'arrivée....man les pierres, les buildings, LA BOUFFE!!! dépaysée et heureuse, next stop Florence ou j'aurai plus de minutes pour me servir de cette plateforme pour consigner des souvenirs de voyage. La vita è bella!
dimanche 16 août 2009

L'amie qui fait de l'art conceptuel à grande échelle me conseille chaudement d'aller voir l'extase de Ste-Thérèse (là...)/. Cette artiste hardcore, résolument moderne, elle s'est mise à pleurer devant les jupes de marbres de Ste-Thérèse, si délicates qu'on jurerait que le vent les fait bouger.
Un type avec qui je travaille me dit que les gars sont beaux à Rome. Grands, ténébreux et bien sapés.
La voisine italienne (une bolle, microbiologiste, parle 6 langues, 6'2...) elle m'apprends que Florence est réputée pour le cuir. Que même un petit porte-feuille acheté dans une ruelle est de super qualité et solide (petit porte-feuille bleu poudre à l'appui).
Et puis tous, toutes, les yeux dans le beurre à me dire que Florence...que c'est beau, partout. À point nommé ça arrive. Soif d'expériences nouvelles.
samedi 15 août 2009

Mademoiselle vermoulue. Les 2 dernières semaines ont été vachement pleines, bonne volonté, insécurités, party, party et re-party. Un show, de la réno, de la job en masse!
C'est bon, mes lombaires gémissent un peu mais je peux partir le coeur en paix.
Je m'en vais voir de bien belles choses, goûter à de bien bonnes choses. C'est là, dans quelques heures.
vendredi 14 août 2009
jeudi 13 août 2009
mercredi 12 août 2009
Haaaaannnnn...haaaaaaannnnnNNNNNNN....RRrrhhaaaaaAAAAAAAnnnn.
Vers 14h hier, la rue Cartier a fait connaissance avec une baiseuse en voix...il faisait chaud, les fenêtres étaient presque toutes parées de moustiquaires. On l'a très très bien entendue, un climax de 120 secondes environs. J'ai tendu l'oreille comme il faut, j'ai souvent des hallucinations auditives ici (par exemple cette chatte en chaleur dans la ruelle qui s'est révélée être un poupon). J'entendais des râles de baises, mais ç'aurait put être des gémissements, une femme battue. Le rythme qui s'est saccadé à un moment, comme si le mec voulait briser la durée de la note qui sortait de la gorge de sa blonde, ce rythme m'a confirmé qu'à 10 degrés sud, à 40 pieds de ma fenêtre, j'ai de nouveaux baiseux. Un peu hilarant quand t'es en montage de site web. Les yeux dans le code abstrait sur un écran et les oreilles créant des images de chair, de poils, de fluides. Haaaaannnnn...haaaaaaannnnnNNNNNNN....RRrrhhaaaaaAAAAAAAnnnn.
C'était turn-on, j'avoue.
Vers 14h hier, la rue Cartier a fait connaissance avec une baiseuse en voix...il faisait chaud, les fenêtres étaient presque toutes parées de moustiquaires. On l'a très très bien entendue, un climax de 120 secondes environs. J'ai tendu l'oreille comme il faut, j'ai souvent des hallucinations auditives ici (par exemple cette chatte en chaleur dans la ruelle qui s'est révélée être un poupon). J'entendais des râles de baises, mais ç'aurait put être des gémissements, une femme battue. Le rythme qui s'est saccadé à un moment, comme si le mec voulait briser la durée de la note qui sortait de la gorge de sa blonde, ce rythme m'a confirmé qu'à 10 degrés sud, à 40 pieds de ma fenêtre, j'ai de nouveaux baiseux. Un peu hilarant quand t'es en montage de site web. Les yeux dans le code abstrait sur un écran et les oreilles créant des images de chair, de poils, de fluides. Haaaaannnnn...haaaaaaannnnnNNNNNNN....RRrrhhaaaaaAAAAAAAnnnn.
C'était turn-on, j'avoue.
lundi 10 août 2009
Une boîte de craies de couleurs, un pré sur le trottoir. Objectif: vivre.
De loin, je suivrai tes délires, pirate. Encore hier j'ai trouvé des mots pour te pardonner et reconnaître combien je t'avais aimé. De tes vapes diverses, que reste-t-il de cette collision entre nos étoiles. Un amour de ruelle, ma bête a pris du temps à mourir, elle a souffert. La tienne y a repris des forces et s'est enfuie vers une autre ruelle. Le temps est le seul alchimiste. Ma peine et la haine que tu m'as faite sont devenues des corbeaux. Libres et sauvages comme toi, ils se posent parfois sur les fils électriques derrière chez moi. Jamais longtemps. Ahh, je te souhaite de vivre vieux.
De loin, je suivrai tes délires, pirate. Encore hier j'ai trouvé des mots pour te pardonner et reconnaître combien je t'avais aimé. De tes vapes diverses, que reste-t-il de cette collision entre nos étoiles. Un amour de ruelle, ma bête a pris du temps à mourir, elle a souffert. La tienne y a repris des forces et s'est enfuie vers une autre ruelle. Le temps est le seul alchimiste. Ma peine et la haine que tu m'as faite sont devenues des corbeaux. Libres et sauvages comme toi, ils se posent parfois sur les fils électriques derrière chez moi. Jamais longtemps. Ahh, je te souhaite de vivre vieux.
dimanche 9 août 2009
Une semaine de mongole encore et zap, avion, Italie. Une traite de bon temps avec namou qui a tant de talent pour la fiesta et la découverte. Un bon gars, vraiment.
Show vendredi, m'étant tapé le Café Chaos le mois dernier avec le système de son de débile qui est pire (oui, je croyais pas ça possible mais oui!) pire qu'il n'a été depuis que ça a ouvert, ce show au Patro Vys je l'attendais confiante et souriante...Comme quoi faut jamais baisser la garde. Le DT arrivait d'un mois en Argentine, la tête était pas tout à fait revenue je crois. Les éclairages étaient nuls, me suis tapé un spot latéral à la gélatine trouée pendant tout mon show résultat: y'avait cette zone innondée de lumière crue dans laquelle je me retrouvais par bout et qui me faisait bondir d'un bon pied vers l'arrière, dangereusement près du bass drum. Ah, et j'ai pilé sur mon fil durant la première toune, une volée de samaritains sont venus tourner les knobs de mon ampli, gosser après le fil à l'entrée...Quand j'ai pigé et donné un bon coup pour enfoncer l'extrémité dans ma guit, le son est revenu d'un coup. L'air conne totale. Very green. Je crois que c'est ça qui m'a mise "off" pour le reste, ça et le blast dans l'oeuil gauche. Mais bon, des bons moments aussi, des cousins qui se sont pointé, une surprise totale, et mes amis les plus chers. Et quelques verres. à peine. (toux)
Je retape, nettoie, jette, peinds des murs et la table de jardin, suis dans une passe de grand nettoyage et ça fait vachement du bien de maîtriser la matière. Ma coloc va revenir et plein de projets sont terminés ici, y'a de l'harmonie, c'est zen, y'a de la couleur chaude en masse, plus de place partout. Elle qui m'a accueillie dans sa maison, qui prends pas le temps pour s'occuper d'elle mais qui aide la terre entière, je veux vraiment lui rendre la vie meilleure. Paradoxe des aidants qui portent eux-mêmes tant de souffrance. Pis moi, ça me fait du bien. J'ai un super beau spot à musique, je crois qui j'y serai confo et inspirée. PAs pouette la fille, en mode "les 2 mains dedans jusqu'au coudes". Alla prossima!
Show vendredi, m'étant tapé le Café Chaos le mois dernier avec le système de son de débile qui est pire (oui, je croyais pas ça possible mais oui!) pire qu'il n'a été depuis que ça a ouvert, ce show au Patro Vys je l'attendais confiante et souriante...Comme quoi faut jamais baisser la garde. Le DT arrivait d'un mois en Argentine, la tête était pas tout à fait revenue je crois. Les éclairages étaient nuls, me suis tapé un spot latéral à la gélatine trouée pendant tout mon show résultat: y'avait cette zone innondée de lumière crue dans laquelle je me retrouvais par bout et qui me faisait bondir d'un bon pied vers l'arrière, dangereusement près du bass drum. Ah, et j'ai pilé sur mon fil durant la première toune, une volée de samaritains sont venus tourner les knobs de mon ampli, gosser après le fil à l'entrée...Quand j'ai pigé et donné un bon coup pour enfoncer l'extrémité dans ma guit, le son est revenu d'un coup. L'air conne totale. Very green. Je crois que c'est ça qui m'a mise "off" pour le reste, ça et le blast dans l'oeuil gauche. Mais bon, des bons moments aussi, des cousins qui se sont pointé, une surprise totale, et mes amis les plus chers. Et quelques verres. à peine. (toux)
Je retape, nettoie, jette, peinds des murs et la table de jardin, suis dans une passe de grand nettoyage et ça fait vachement du bien de maîtriser la matière. Ma coloc va revenir et plein de projets sont terminés ici, y'a de l'harmonie, c'est zen, y'a de la couleur chaude en masse, plus de place partout. Elle qui m'a accueillie dans sa maison, qui prends pas le temps pour s'occuper d'elle mais qui aide la terre entière, je veux vraiment lui rendre la vie meilleure. Paradoxe des aidants qui portent eux-mêmes tant de souffrance. Pis moi, ça me fait du bien. J'ai un super beau spot à musique, je crois qui j'y serai confo et inspirée. PAs pouette la fille, en mode "les 2 mains dedans jusqu'au coudes". Alla prossima!
mardi 4 août 2009
Ils l'avaient bien dit hier, les clowns des infos météo...la cigale chantera. On sent la chape de canicule toute proche, mes épaules se préparent à l'accueillir dans sa lourdeur humide. Mes chats font pitié, couchés de façon à aérer leurs bedaines poilues, les coups de chaleur sont synonyme de narcolepsie pour eux.
Moi, je "Ah na", sautillant d'un pas léger vers ma clim, de la taille d'un petit frigo, qui va emplir mon étage d'une douce fraîcheur. La moiteur et moi, ça marche pas. J'ai pas le tempérament du farniente obligé, vive les demi-saisons. Hier, je ne voyais pas le bout...ce matin oui. Ah...quelle joie que d'être vivante.
Moi, je "Ah na", sautillant d'un pas léger vers ma clim, de la taille d'un petit frigo, qui va emplir mon étage d'une douce fraîcheur. La moiteur et moi, ça marche pas. J'ai pas le tempérament du farniente obligé, vive les demi-saisons. Hier, je ne voyais pas le bout...ce matin oui. Ah...quelle joie que d'être vivante.
lundi 3 août 2009
Je réfléchis fort sur ce stress qui monte et monte et monte ces jours-ci...Bon OK, j'ai un zillion de clients en plus de ma job régulière qui se sont donné le mot pour tous me dropper leurs beubés en même temps. Y'a ça. Y'a mon patron qui a pas versé de cash depuis 2 mois pour notre assurance collective, résultat: mon bureau de dentiste me harcèle. 700 bâtons bien raides que j'irai fourrer dans le (sifflement) de mon beau patron tout neuf. Du genre avec des mèches aux bouts. Du genre avec du chômage au bout.
Ah-sti j'suis révoltée là. Avec le festival, y'a eu une bourde d'inattention majeure qui m'a rendue complètement parano sur le livrable. Je comprends qu'à l'autre bout ils sont à moins une du show, mais personne me retourne mes appels dans les temps, résultat: départ des documents à la dernière minute, mauvaise gestion de mon temps, surcharge de travail à des heures où je suis moins alerte. Grrrrrr. La graine de Rocco dans le cul du Zen là, suffit. Un show vendredi, cette idée saugrenue que j'ai eu de repeindre une pièce double (avec une chum que je paie pour m'aider mais quand même)...et un départ pour l'europe dans deux semaines. JE SUIS STRESSÉE. Baon. Un fond d'heureuse quand même...un bon gros fond dodu...
Ah-sti j'suis révoltée là. Avec le festival, y'a eu une bourde d'inattention majeure qui m'a rendue complètement parano sur le livrable. Je comprends qu'à l'autre bout ils sont à moins une du show, mais personne me retourne mes appels dans les temps, résultat: départ des documents à la dernière minute, mauvaise gestion de mon temps, surcharge de travail à des heures où je suis moins alerte. Grrrrrr. La graine de Rocco dans le cul du Zen là, suffit. Un show vendredi, cette idée saugrenue que j'ai eu de repeindre une pièce double (avec une chum que je paie pour m'aider mais quand même)...et un départ pour l'europe dans deux semaines. JE SUIS STRESSÉE. Baon. Un fond d'heureuse quand même...un bon gros fond dodu...
mercredi 29 juillet 2009
Dédicace au pirate

Killing a dead man
Oh you rush and you run
To the ends of the earth
Is your work ever done
Oh and what is it worth
Blood on your hands
Killing a dead man
Time and again
Time and again
Oh this curse of your name
Aint no shower of stones
That’ll wash it away
So ya wander alone
Blood on your hands
Killing a dead man time and again
Time and again
Time and again
Knelt by the low waters and wept
Spilt every last
Secret ya kept
Oh my troublesome twin
On the verge of collapse
Will this night put an end
To your sorrow at last
Blood on your hands
Killing a dead man time and again
Time and again
Time and again
Time and again
Grant Lee Phillips
mardi 28 juillet 2009
Je me suis joliment, méthodiquement, verre après verre, déchiré la face hier soir. En jasant avec ma coloc qui a des bobos à l'âme ces temps-ci. Très peace, comme cuite. Faut dire qu'il y a un millier de petits détails qui me ravissent ici. Cette cour, un jardin anglais, qui chante et murmure quand le vent fait danser nos 3 pruniers rouges. Notre petite fontaine qui clapote, enterrant le putain de ronron de clim qui fait sacrer toute la ruelle. Fini, n'a plus de bruit de soufflerie. Et pis, ben on a la patte verte D. et moi, alors notre jardin est tout parsemé de taches de couleurs, lys, framboises, étoiles de Bethléem, mon bougainvillier si généreux, les gloires du matin aux fleurs fragiles (j'aime pas trop cette variété, les fleurs sont bleues et ne durent qu'un jour, l'an prochain je les remplace par des clématites pourpres, plus tough...). J'ai jamais vu mes chats plus sociables et heureux que depuis que j'habite ici.
De mes jours de junky, de punk à la dure, j'avais déjà une vision de ce cadre de vie. À ce moment là, c'était dans la même catégorie que la sobriété, une impression que ça n'arriverait jamais mais que je me plaisait à imaginer. Loin d'être sobre, à tout le moins j'ai réussi à fermer la porte sur les substances chimiques. Je puff et bois, mais pas dans un état d'urgence ou de désoeuvrement, je me donne un petit buzz pour écrire, jouer de la guit., ne rien faire, ouvrir des portes quelques heures vers une pensée sans contrainte, irresponsable. En fait, je traverse une phase très pacifique, ça fait un bien immense, ça répare des trucs qui se sont brisés l'an dernier. J'étais en miette. Je voulais plus vivre. Pis me v'là qui m'émerveille à voir mon pauvre bégonia qu'à fait la guerre, qu'était mort, me refaire une toute petite feuille à la base...forte la vie.
De mes jours de junky, de punk à la dure, j'avais déjà une vision de ce cadre de vie. À ce moment là, c'était dans la même catégorie que la sobriété, une impression que ça n'arriverait jamais mais que je me plaisait à imaginer. Loin d'être sobre, à tout le moins j'ai réussi à fermer la porte sur les substances chimiques. Je puff et bois, mais pas dans un état d'urgence ou de désoeuvrement, je me donne un petit buzz pour écrire, jouer de la guit., ne rien faire, ouvrir des portes quelques heures vers une pensée sans contrainte, irresponsable. En fait, je traverse une phase très pacifique, ça fait un bien immense, ça répare des trucs qui se sont brisés l'an dernier. J'étais en miette. Je voulais plus vivre. Pis me v'là qui m'émerveille à voir mon pauvre bégonia qu'à fait la guerre, qu'était mort, me refaire une toute petite feuille à la base...forte la vie.
lundi 27 juillet 2009
Chicane de voisins...celui du dessus gueule à la vitesse et sur le ton d'un annonceur de bingo, il a appelé la police, celui du dessous l'aurait menaçé avec un marteau. Si vous imaginez un boeuf de 6'3, marteau à la main, détrompez-vous. Le-dit m'sieur doit faire 5'3, bien étiré. Le truc c'est qu'il est tordu comme un pommier le vieux, il se déplace très lentement en traînant d'une patte, je me sens un peu coupable de la jeunesse dans mes veines quand on se croise sur le chemin de l'épicerie.
Ce matin, en sortant fumer ma première clope, je vois-t-y pas le p'tit vieux en question juché sur le toit de la "shed" en train de farfouiller je ne sais quoi sur un balcon que je sais pertinemment ne pas être le sien. Deux voitures de polices sont maintenant dans ma rue. Je sais aussi que tout le monde le tolère malgré ses manigances (il a presque ruiné un arbre de ma coloc sous prétexte que les branches dépassaient de son côté de la clôture...ma coloc qui déneige son entrée depuis 10 ans l'hiver...). Presque chaque jour, je le croise en train de s'affairer sur un nouveau projet. Il est vieux, handicapé et seul. Il prends des initiatives qui font chier le quartier. J'entends les policiers qui frappent à sa porte sans discontinuer, qui tente de lui parler avec ce ton que l'on réserve aux sourds et aux idiots...il ne veut rien savoir de leur ouvrir. Merde, j'espère que le coeur va tenir. À un âge où on est invisible, inutile, oublié, je vois dans ses petites effronteries avec le voisinage autant de tentatives d'établir un contact. Il s'y prends mal, certes.
Pourquoi veut on des animaux, des enfants, des petits vieux gentils et obéissants. Monsieur Monette (c'est pas son véritable nom) a encore fait des siennes aujourd'hui. Parfum de scandale sur la rue Cartier, deux voitures de flics.
Ce matin, en sortant fumer ma première clope, je vois-t-y pas le p'tit vieux en question juché sur le toit de la "shed" en train de farfouiller je ne sais quoi sur un balcon que je sais pertinemment ne pas être le sien. Deux voitures de polices sont maintenant dans ma rue. Je sais aussi que tout le monde le tolère malgré ses manigances (il a presque ruiné un arbre de ma coloc sous prétexte que les branches dépassaient de son côté de la clôture...ma coloc qui déneige son entrée depuis 10 ans l'hiver...). Presque chaque jour, je le croise en train de s'affairer sur un nouveau projet. Il est vieux, handicapé et seul. Il prends des initiatives qui font chier le quartier. J'entends les policiers qui frappent à sa porte sans discontinuer, qui tente de lui parler avec ce ton que l'on réserve aux sourds et aux idiots...il ne veut rien savoir de leur ouvrir. Merde, j'espère que le coeur va tenir. À un âge où on est invisible, inutile, oublié, je vois dans ses petites effronteries avec le voisinage autant de tentatives d'établir un contact. Il s'y prends mal, certes.
Pourquoi veut on des animaux, des enfants, des petits vieux gentils et obéissants. Monsieur Monette (c'est pas son véritable nom) a encore fait des siennes aujourd'hui. Parfum de scandale sur la rue Cartier, deux voitures de flics.
vendredi 24 juillet 2009

Un début de semaine en dents de scie rouillée. Avec une certitude d'échapper plein de pucks. Puis on s'est pris un "time out", quelques copines et moi pour un souper, une bière et du franc parler. Ça a fait la job d'anti-dépresseurs, que je me refuse à considérer d'ailleurs. J'ai un travail stressant. Mais tellement tripant aussi, j'apprends continuellement et ces connaissances varient selon les contrats. Je travaille chez moi, on me paie pour avoir des idées. Ça pourrait être pire comme existence.
Un sourire me vient en regardant autour de moi...vu la nature des délais de prod. de ces jours-ci, j'ai réussi à pas trop faire de mottons de vêtements partout (ce qui est malheureusement mon habitude, le ménage est la première chose à prendre le bord!).
Puis il y a les cheveux, la pilosité de la bestiole stressée pousse plus vite, j'en mettrais ma main au feu. C'est Chewbacca qui appuie sur "send" pour les dossiers finaux, avec le cri de joie qu'on lui connait. Cet aprèm, Chewy va teindre sa crinière rouge, et raser tout le reste ou presque (j'ai pas 8 ans). Baon. Quelle semaine, que viennent les vacances bon yeu, ça approche. J'ai hâte d'être dans l'avion.
mardi 21 juillet 2009
La vie court et n'attends pas...donc malgré les déboires de production, je continue de déposer les outils de comm. à mesure. Je vais travailler tard cette nuit et tôt demain matin. Un char et une barge à produire pour ma job régulière aussi. Un autre newsletter à marde, pis un site web. Pourquoi? (glapissement). Je suis pas programmeure moi, pourquoi je me ramasse le cul dans ce char là hein? on demande tu à un tech de son de s'improviser maquilleuse osti? ben c'est ça, r'garr ben c'que ça donne. Misère.
lundi 20 juillet 2009
Et merde...j'ai merdé grave sur un contrat. 62 000 exemplaires. Je suis pas la seule, mettons que les 4 ou 5 personnes qui ont fait la relecture du document en question n'ont rien vu non plus. On a omit le logo d'un commanditaire majeur sur une carte postale faisant la promo du Festival de Blues. 35 000 bâtons qu'ils allongent, en cash, c'est très rare ces temps-ci, les commandites en cash. Je me souviens clairement du jour du dépôt...y'avait eu des changements dans ce qu'on appèle "le pie", la pizza de logo. Des ajouts, des modifs dans l'ordre...anyway, ce matin je sais qu'il y a un chapelet de babounes en ville et que c'est moi qui pends sur la petite croix. Une erreur de quelques milliers de dollars, le genre qu'on peut pas "vivre avec" on parle de réimpressions. J'ai une barre entre les 2 omoplates, un six pack entre les sourcils, pis tant que je connais pas la solution, je vais filer comme une grosse merde. Ma paie totale ne couvre pas la réimpression. Je crois pas qu'on en arrive là. Mais j'ai sacrément baissé dans l'estime de la gang à l'autre bout et ça, ça me fait royalement chier. Not a good day.
samedi 18 juillet 2009
Finalement, le nabot est pas le mari de l'autre grand'rousse, et il est OK. L'est gentil. Elle est maman au cube, a des opinions sur tout (et rien) et je la trouve toujours imbuvable, qu'à cela ne tienne, y'a plein de trucs buvables ici...aye caramba! ça picole en esti! grosse montée de lait à leur arrivée, c'est weird observer le stress des autres. Là, la note est donnée, on connait le terrain, donc ça roule. Mais "hips!". Je sens que je vais me lever tard tard demain. Et qu'il va me falloir une coup' de cafés serrés avant d'être efficace sur le clean-up. Je suis poumepette. Intipeu.
C'est plein de balounes bleu-blanc-rouge et de français chez moi. Une armée jacassante. Une amie qui organise depuis 3 mois l'anniversaire (le 40e) de son chum, un plan de pétanque au Parc Lafontaine, cette amie donc qui m'avait demandé un coup de main (>accrocher des ballons, disposer des fourchettes en pléstique étsétérah...)ben la copine était un peu dans la bouette because notre belle température d'été québécois. Je lui ai offert de transporter le party ici, les doigts un peu en pretzel quand même, me disais que 50/50 les prévisions de météo se plantent souvent....
Nan nan nan (infini naaaaaan). La troupe est débarqué ici à 10h30, un convoie de sacs de ballons, de valises (que dis-je, de containers) de bouffe, alcool, 2-3 flos qui courent à travers ça, une armée de français est débarquée chez nous. Ça va faire des discours au fêté, je crois que la copine a écrit un scénario de la journée...(coucou-coucou - dans le sens de l'index qui décrit des cercles vis à vis la tempe). Et le plancher qu'est déjà dégueu...Il y en a une grande rousse qui me tape royal sur les nerfs là, elle refait ses équivalences pour être prof de français et se dit sidérée par le système d'éducation (minable) d'ici. En France sans vouloir en mettre, savez, le niveau est beaucoup plus élevé et blah et blah et peuchère la bouche en trou de cul...m'énarve la bonne femme. Une hyper straight avec un petit coincement du sphincter...son chum (qui mesure 4 pieds) me crie bord en bord de l'appart "Hey(Héééi), t'aurais pas quelques belles oranges fraîches, de la lime, du citron, un bol à pouncheuh?" dans le même souffle! attends mon tit-pit, m'en va te faire une belle trouvaille dans le compost pour ton punch...les mouches ça t'écoeure pas trop hein(hiiiiiIN)?...
Suite après leur party!
Nan nan nan (infini naaaaaan). La troupe est débarqué ici à 10h30, un convoie de sacs de ballons, de valises (que dis-je, de containers) de bouffe, alcool, 2-3 flos qui courent à travers ça, une armée de français est débarquée chez nous. Ça va faire des discours au fêté, je crois que la copine a écrit un scénario de la journée...(coucou-coucou - dans le sens de l'index qui décrit des cercles vis à vis la tempe). Et le plancher qu'est déjà dégueu...Il y en a une grande rousse qui me tape royal sur les nerfs là, elle refait ses équivalences pour être prof de français et se dit sidérée par le système d'éducation (minable) d'ici. En France sans vouloir en mettre, savez, le niveau est beaucoup plus élevé et blah et blah et peuchère la bouche en trou de cul...m'énarve la bonne femme. Une hyper straight avec un petit coincement du sphincter...son chum (qui mesure 4 pieds) me crie bord en bord de l'appart "Hey(Héééi), t'aurais pas quelques belles oranges fraîches, de la lime, du citron, un bol à pouncheuh?" dans le même souffle! attends mon tit-pit, m'en va te faire une belle trouvaille dans le compost pour ton punch...les mouches ça t'écoeure pas trop hein(hiiiiiIN)?...
Suite après leur party!
vendredi 17 juillet 2009
J'en ai une de jupe à ras le pompon moi'si bon. Noire, avec des gros boutons noirs à 4 trous de chaque côté (2 sets de 3), ça fait marin, sauf que c'est noir, bon! Je l'aime parce-que je mets mes shorts de cotton serré dessous, j'ai l'air full confo dans un truc à géométrie précaire, un rien cochonne et libérée, pourtant l'armure est "bullet proof". J'aurai jamais la nounah l'air avec ça. Ça c'est le rapport vestimentaire chef. Le reste, la tronche en haut du tronc va relativement bien. Une courte nuit, arrosée et sportive (sourire tout niais). La puff de tantôt se dissipe un brin, j'ai les genoux crèmés comme disait mon ex (il se mettait souvent de la crème hydratante). Je suis bien, en congé, désirée, vivante.
Bon, le ras le pompon d'une femme de mon âge et ce que je vois se promener sur Mt-Royal, c'est 2 affaires. Elles ont 12 ans, et portent des shorts qu'on leur voit le rebondi de la fesse. Est-ce que je suis matante ou quoi? même moi j'ai envie de les caresser, ces petites bombes innocentes. Le plus drôle, ce sont ces jupes mini mini courte. Depuis une semaine ça fait 5 fois que je vois des filles le dos bien droit (comme si elles arriveraient à maintenir cette position reluquée dans le mirroir avant de sortir pour faire tenir le truc gracieusement) nyway, drette comme des i donc, et là, nonchalament au coin d'une rue en épiant les épieurs discrètement de dessous leurs toupets, elles donnent un ti-coup en tirant derrière leurs jupes, l'air coupable. L'air connes, incroyable! ça doit pas faire du bien au corps, marcher avec une telle tension. Entécas, my advice: tu veux porter ça court? une fois que c'est fait, faut que tu t'en criss, que tu l'oublie. Ça qui est ça pompon.
Bon, le ras le pompon d'une femme de mon âge et ce que je vois se promener sur Mt-Royal, c'est 2 affaires. Elles ont 12 ans, et portent des shorts qu'on leur voit le rebondi de la fesse. Est-ce que je suis matante ou quoi? même moi j'ai envie de les caresser, ces petites bombes innocentes. Le plus drôle, ce sont ces jupes mini mini courte. Depuis une semaine ça fait 5 fois que je vois des filles le dos bien droit (comme si elles arriveraient à maintenir cette position reluquée dans le mirroir avant de sortir pour faire tenir le truc gracieusement) nyway, drette comme des i donc, et là, nonchalament au coin d'une rue en épiant les épieurs discrètement de dessous leurs toupets, elles donnent un ti-coup en tirant derrière leurs jupes, l'air coupable. L'air connes, incroyable! ça doit pas faire du bien au corps, marcher avec une telle tension. Entécas, my advice: tu veux porter ça court? une fois que c'est fait, faut que tu t'en criss, que tu l'oublie. Ça qui est ça pompon.
mercredi 15 juillet 2009
Avant-hier j'ai marché sous la pluie derrière un moine boudhiste, dans ses grandes robes rouges. Il tenait un parapluie jaune à l'endos duquel on pouvait lire "shit! it's raining". Crampant petit homme, pour qui prit le temps de le voir. Il semblait inconscient de la bizarrerie de son allure.
Je quitte tout juste ma mère. Pas crampante pantoute elle. Elle est brave de vieillir seule comme elle le fait. Mais ça revient tout le temps, son osti de besoin de me sauver même quand "nothing's wrong". Caliss qu'elle m'épuise l'âme. Je suis sauvage. Ça doit être ça. Je souhaite ça à personne, même pas aux trous de culs que j'ai connu, de voir un parent décliner vers des versants pas beaux...C'est notre lot à tous j'imagine. Ma mère, je vivrais bien avec si elle était pas si insupportable, outrée, verbomoteure, interventionniste. Parce-qu'elle est bright la fille, la femme...Hors-norme, fière et libre. Mais elle s'est mis dans la tête que je devrais vivre chez elle, dans ses affaires. Elle lâche le morceau quand je me fais un amoureux, puis reviens de plus belle dès que la voie est libre. Ça fait 5 ans que ça dure. Je suis épuisée de me sentir coupable une fois sur deux quand on se voit. Plein le cass. Ma seule famille. Pis je l'aime tellement, c'est tellement moron de gaspiller le temps de cette façon. La chicane, les excuses, les confessions. C'est le pire sentiment d'échec, pas être à la hauteur de l'amour qu'on porte. Comme si une substance précieuse devenait soudain liquide entre nos doigts, et découvrir qu'il y a des failles sans fond qui sillonent la terre.
Je quitte tout juste ma mère. Pas crampante pantoute elle. Elle est brave de vieillir seule comme elle le fait. Mais ça revient tout le temps, son osti de besoin de me sauver même quand "nothing's wrong". Caliss qu'elle m'épuise l'âme. Je suis sauvage. Ça doit être ça. Je souhaite ça à personne, même pas aux trous de culs que j'ai connu, de voir un parent décliner vers des versants pas beaux...C'est notre lot à tous j'imagine. Ma mère, je vivrais bien avec si elle était pas si insupportable, outrée, verbomoteure, interventionniste. Parce-qu'elle est bright la fille, la femme...Hors-norme, fière et libre. Mais elle s'est mis dans la tête que je devrais vivre chez elle, dans ses affaires. Elle lâche le morceau quand je me fais un amoureux, puis reviens de plus belle dès que la voie est libre. Ça fait 5 ans que ça dure. Je suis épuisée de me sentir coupable une fois sur deux quand on se voit. Plein le cass. Ma seule famille. Pis je l'aime tellement, c'est tellement moron de gaspiller le temps de cette façon. La chicane, les excuses, les confessions. C'est le pire sentiment d'échec, pas être à la hauteur de l'amour qu'on porte. Comme si une substance précieuse devenait soudain liquide entre nos doigts, et découvrir qu'il y a des failles sans fond qui sillonent la terre.

Esti que j'suis rebelle, je mange une grosse pointe all dressed devant ma machine. Graphiste pompier, j'éteins des feux, mes p'tits amis me sacreront pas patience jusqu'à mes vacances, ouh nouonn, vont me faire faire du web encore, les peaux de vaches...PAs grave, je serre les dents. Je pense aux belles choses que je m'en vais voir, en Italie, je m'en vais visiter, m'émerveiller, boire, manger et baiser matin et soir. 20 jours. Quin boss. Alors t'as beau te fendre en 4 pour me fendre en 12, m'en fout, t'as pas le contrôle de mes rêves. Tire en masse sur les ficelles pendant que j'y suis, profites-en...Arghh.Argh argh, ahoy.
lundi 13 juillet 2009
Pas écris ici depuis 5 jours...un show entre-temps, un paquet passionnant de péripéties. Vrai, le café Chaos c'est le Viet-Nam pour les moniteurs de scène. Dans le mien, par le son qui en sortait, on aurait juré que je chantais la main devant la bouche. Une canne, un baril, le room d'une hutte de matelas. Je freakais et voulais juste que ça sonne assez bien pour donner un bon show. À cause des harmonies vocales. Mais Papa Claude nous a sauvés. Comme d'habitude.
Il est passé en coup de vent l'après-midi même du show. Il m'avait filé un peu de m...rde le matin, je ne l'avais pas rappelé au sujet dudit monitoring (on nous avait avertis). Il débarque donc avec un système de récepteur de moniteur "in ear", des écouteurs qui rentrent dans les oreilles reliés à un "bell pack" de la grosseur d'un petit paquet de cigarettes. L'émetteur est sur un des mix du board principal, et pis hop, t'as un mix mono ou stereo direct dans la tête. J'en portais dans une seule, c'est vraiment étrange, ça coupe de l'environnement direct, de l'ambience. Le test de son a été une heure et demie pathétique à observer le sound man qui découvrait l'équipement brisé ou défectueux au fil du soundcheck. Ça sonnait "la marde", et moi avec ma nouvelle technologie dans l'oreille qui entendais les fausses notes, je tripais pas trop.
Ça puait donc sur la scène. J'avais espoir de pouvoir me fier un peu sur le mix de salle. Un choui de reverb, une job d'EQ. Naon madame, pas de reverb dans les voix, le soundman vient de commencer, il comprends pas les patchs, ça devrait marcher...Je suis partie de là, je marchais comme une zombie, des spirales...Gig de cul du criss, je commençais à me dire que je me saoulerais d'applomb. Bouffe, grimage et une bière plus tard, on est retourné donner notre show.
Le premier band sonnait dry, mais ils faisaient un country-folk qui en souffrait pas trop. 2 bons chanteurs-raconteurs. Claude s'est pointé à la porte à la fin du premier band, il a mixé pendant le second, et c'est amusé pendant le notre. L'argent ça se trouve toujours, mais les ressources, ce type là nous a dépannés tellement souvent depuis 13 ans. Oncle Claude...Le show était top pour le son, finalement. Peu de gens ont assisté à ça. Les 2 autres band, le staff et une quinzaine de personnes. Néanmoins, j'en retire qu'on est prèts, le band était solide, ça sonne pro et placé. Pas mal fière de nous.
Il est passé en coup de vent l'après-midi même du show. Il m'avait filé un peu de m...rde le matin, je ne l'avais pas rappelé au sujet dudit monitoring (on nous avait avertis). Il débarque donc avec un système de récepteur de moniteur "in ear", des écouteurs qui rentrent dans les oreilles reliés à un "bell pack" de la grosseur d'un petit paquet de cigarettes. L'émetteur est sur un des mix du board principal, et pis hop, t'as un mix mono ou stereo direct dans la tête. J'en portais dans une seule, c'est vraiment étrange, ça coupe de l'environnement direct, de l'ambience. Le test de son a été une heure et demie pathétique à observer le sound man qui découvrait l'équipement brisé ou défectueux au fil du soundcheck. Ça sonnait "la marde", et moi avec ma nouvelle technologie dans l'oreille qui entendais les fausses notes, je tripais pas trop.
Ça puait donc sur la scène. J'avais espoir de pouvoir me fier un peu sur le mix de salle. Un choui de reverb, une job d'EQ. Naon madame, pas de reverb dans les voix, le soundman vient de commencer, il comprends pas les patchs, ça devrait marcher...Je suis partie de là, je marchais comme une zombie, des spirales...Gig de cul du criss, je commençais à me dire que je me saoulerais d'applomb. Bouffe, grimage et une bière plus tard, on est retourné donner notre show.
Le premier band sonnait dry, mais ils faisaient un country-folk qui en souffrait pas trop. 2 bons chanteurs-raconteurs. Claude s'est pointé à la porte à la fin du premier band, il a mixé pendant le second, et c'est amusé pendant le notre. L'argent ça se trouve toujours, mais les ressources, ce type là nous a dépannés tellement souvent depuis 13 ans. Oncle Claude...Le show était top pour le son, finalement. Peu de gens ont assisté à ça. Les 2 autres band, le staff et une quinzaine de personnes. Néanmoins, j'en retire qu'on est prèts, le band était solide, ça sonne pro et placé. Pas mal fière de nous.
mercredi 8 juillet 2009
Vole, mon vol de créativité, vers des ailleurs de plus en plus loin et difficiles à voir...je m'ennuie parfois de la clarté de la vingtaine, tout est si tranché, les zones et les couleurs, pas d'entre-deux. Bien-mal, beau-laid, jeune-vieux, cool-con...Avec le temps, les nuances deviennent intéressantes mais le monde dans son ensemble est moins net. Moins nette est la vision.
J'ai passé une partie de la soirée à réparer. Réparer un silence qui laissait de vilains trous entre mon amoureux et moi, réparé avec ma mère une journée de piques acerbes qui nous avait laissées honteuses et culpabilisées l'une de l'autre, réparé avec une collègue une absence à un meeting important (pour que ma tortionnaire Polak me répare les dents...), bref soirée dans la corbeille de rotin à trouver les outils appropriés. Je suis lavée, mais le petit monde dans ma tête se couchera pas fâché ce soir. Pfffiou, les autres, quelle corvée.
À une époque, je chantais pour que l'ado en moi entende enfin une clameur, soit glorieuse dans un épique rêve. Le centre d'attention, l'épiphanie. Prétentieuse ouaip. Aujourd'hui...à ce jour, to this day...Je vais fouiller plus loin le personnage pour le rendre humain, donc imparfait, pour bien rendre les mots je devrai abandonner toutes les fringues sales de mon égo, kit à rester toutes nue devant les spots. Avec le temps, y'a plus que l'honnêteté qui m'importe.
J'ai passé une partie de la soirée à réparer. Réparer un silence qui laissait de vilains trous entre mon amoureux et moi, réparé avec ma mère une journée de piques acerbes qui nous avait laissées honteuses et culpabilisées l'une de l'autre, réparé avec une collègue une absence à un meeting important (pour que ma tortionnaire Polak me répare les dents...), bref soirée dans la corbeille de rotin à trouver les outils appropriés. Je suis lavée, mais le petit monde dans ma tête se couchera pas fâché ce soir. Pfffiou, les autres, quelle corvée.
À une époque, je chantais pour que l'ado en moi entende enfin une clameur, soit glorieuse dans un épique rêve. Le centre d'attention, l'épiphanie. Prétentieuse ouaip. Aujourd'hui...à ce jour, to this day...Je vais fouiller plus loin le personnage pour le rendre humain, donc imparfait, pour bien rendre les mots je devrai abandonner toutes les fringues sales de mon égo, kit à rester toutes nue devant les spots. Avec le temps, y'a plus que l'honnêteté qui m'importe.
mardi 7 juillet 2009
lundi 6 juillet 2009
Les grilles aux socles chahutés par le temps grincent et gémissent. Je les ferme. Je reprends le chemin de ma terre, ce chemin creusé de sillons. Quelques arbres sont morts le long de la route et quelques-un sont jeunes. Est-ce que ma terre a changé, depuis 40 ans...Depuis la tour de garde jusqu'à la bicoque de campagne. Les fleurs, les chats, la paix. J'aime ma vie d'aujourd'hui...j'en ai rêvé mille fois. Vrai.
vendredi 3 juillet 2009
Ah, les affres de se mettre dans la tête des autres (pas mon trip, mais bien la nature de mon travail). Alors, pour certains, ça va bien, il y a de la place, on joue pas sur leurs arènes de pouvoir et ils nous font confiance...mais les autres, les mégalos, les nez fourrés partout là, ceux qui sont jamais content, qu'en faire?
Ma solution: flatter leur égo et les responsabiliser du choix final au maximum. Non mais, il y a un criss de bout à brainstormer à l'infini sans rien régler. Libellé "Montée de lait".
Ma solution: flatter leur égo et les responsabiliser du choix final au maximum. Non mais, il y a un criss de bout à brainstormer à l'infini sans rien régler. Libellé "Montée de lait".
jeudi 2 juillet 2009
Le monde multiplié en sphères, accès de mille formes et couleurs, dans ses yeux. Elle s'est posée sur la vitre de ma fenêtre et complote, frotte ses pattes fébrilement. D'avoir un plan, elle semble ravie (gestalt).
2 shows dans le prochain mois, je frotte mes pattes fébrilement aussi. Il a fallu que je tasse le "screen" et les fenêtres pour lui donner son échappée, elle a fait la morte pendant une seconde ou deux...vas y donc, nouille! you're free esti.
Pognée à monter un newsletter. Crotte minuscule sur le rebord de ma fenêtre. La puff de tout à l'heure m'a complètement ôté le goût de m'y mettre. Changer les "paths" dans le code, détruire toute trace de CSS, fouiller, coller, nommer, archiver. Beurk.
2 shows dans le prochain mois, je frotte mes pattes fébrilement aussi. Il a fallu que je tasse le "screen" et les fenêtres pour lui donner son échappée, elle a fait la morte pendant une seconde ou deux...vas y donc, nouille! you're free esti.
Pognée à monter un newsletter. Crotte minuscule sur le rebord de ma fenêtre. La puff de tout à l'heure m'a complètement ôté le goût de m'y mettre. Changer les "paths" dans le code, détruire toute trace de CSS, fouiller, coller, nommer, archiver. Beurk.
mercredi 1 juillet 2009
Que m'importe aujourd'hui les regrets,
qu'ils aillent au fond de la rivière,
Rouler vers la mer sur les galets
Une tonne de mon dos depuis hier
Où s'en est allée l'eau claire
si pure et belle dans la rivière
Le temps est parfois solitaire mais,
il ne s'arrête jamais
Que m'importe aujourd'hui les regrets,
mes yeux ne seront plus amers,
On égraine les saisons sur un chapelet
Et j'ai fait brûler le mien hier
Où s'en est allé l'eau claire
si froide et vive de la rivière
Le temps est parfois solitaire mais,
il ne s'arrête jamais
qu'ils aillent au fond de la rivière,
Rouler vers la mer sur les galets
Une tonne de mon dos depuis hier
Où s'en est allée l'eau claire
si pure et belle dans la rivière
Le temps est parfois solitaire mais,
il ne s'arrête jamais
Que m'importe aujourd'hui les regrets,
mes yeux ne seront plus amers,
On égraine les saisons sur un chapelet
Et j'ai fait brûler le mien hier
Où s'en est allé l'eau claire
si froide et vive de la rivière
Le temps est parfois solitaire mais,
il ne s'arrête jamais
lundi 29 juin 2009
Plus de temps pour écrire, vivre prends toute la place et c'est très bien ainsi. Ma belle mini-fée a donné un concert ce week-end avec son prince, ça torchait vraiment. Lui, je l'avais vu 2 fois, seul au piano, à nu et la voix brisée d'émotion, je les trouve si courageux les artistes solo...j'entendais parler de son projet "full band", 3 guitares, piano, basse et drum, je suis tombée en bas de ma chaise samedi. Vraiment rock et twisté comme formule, j'espère qu'ils auront la chance de croiser les bonnes personnes au bon moment. Frank Fuller...débile.
J'ai de la job qui s'empile comme un tas de cochons aveugles qui ont pas vu venir le mur...ça rush un peu mon affaire...s'ils savaient mes clients comment je suis saoule des fois pour closer leurs projets, l'alcool me fait tenir, la puff m'assomme, c'est full pas bio-clean-straight comme méthode, mais ça me mets un sourire gnouf dans la face pendant qu'on exploite mes talents...mais a'coule pas...nan, la culpabilité c'est tellement out!
Dans un mois et demi, je décolle vers l'Italie...un peu un suivi de la question que j'avais posé à ma mère globe-trotteuse un jour: "C'est où, le paradis?" sans hésiter elle m'a répondu "Florence, les larmes me coulaient sur les joues tellement c'était beau, partout..." j'y vais mom, à défaut de t'avoir décroché un BACC en queuque-chose de sérieux, à défaut d'avoir ton guts pour partir des 6 mois de temps, à défaut d'avoir ta force de caractère d'avoir enduré une ado à chier comme j'ai été...je vais à Florence et Milan et Rome charger mes piles de beauté millénaire. Et je te remercie 1000 fois du tuyau. Oh et je vais peut-être voir mon père pour la première fois aussi...ça c'est un autre billet que j'écrirai surement, le papa fantôme...
J'ai de la job qui s'empile comme un tas de cochons aveugles qui ont pas vu venir le mur...ça rush un peu mon affaire...s'ils savaient mes clients comment je suis saoule des fois pour closer leurs projets, l'alcool me fait tenir, la puff m'assomme, c'est full pas bio-clean-straight comme méthode, mais ça me mets un sourire gnouf dans la face pendant qu'on exploite mes talents...mais a'coule pas...nan, la culpabilité c'est tellement out!
Dans un mois et demi, je décolle vers l'Italie...un peu un suivi de la question que j'avais posé à ma mère globe-trotteuse un jour: "C'est où, le paradis?" sans hésiter elle m'a répondu "Florence, les larmes me coulaient sur les joues tellement c'était beau, partout..." j'y vais mom, à défaut de t'avoir décroché un BACC en queuque-chose de sérieux, à défaut d'avoir ton guts pour partir des 6 mois de temps, à défaut d'avoir ta force de caractère d'avoir enduré une ado à chier comme j'ai été...je vais à Florence et Milan et Rome charger mes piles de beauté millénaire. Et je te remercie 1000 fois du tuyau. Oh et je vais peut-être voir mon père pour la première fois aussi...ça c'est un autre billet que j'écrirai surement, le papa fantôme...
mercredi 24 juin 2009
Comme ça, ploum! je suis à la bonne place, un calme léger et heureux. Tout est propre, j'ai passé 2 heures à nettoyer l'atelier, on a envie d'y faire de belles choses. J'ai réécouté des pistes enregistrées dernièrement, surprise, une toune de 5 min. 1/2 dont la structure est logique, y'a un bridge et tout, m'en souvenais plus du tout. Oh, l'importance de commencer des choses, on fini par les finir tôt ou tard, l'étincelle existe. Pour tout et en tout, préparer le feu, de la brindille à la souche, la chaleur essentielle. Je disais à mon amour que cette fille qui me squatt, qui procrastine, je dois souvent lui botter le cul. C'est pas un ange diabolique qu'on a sur l'épaule, c'est une grosse limace. Sur l'autre on a un kid avec un briquet.
lundi 22 juin 2009
La vie, la vie...il y a 20 ans, au coin des rues Bleury et Sherbrooke naissait une histoire d'amour belle et poétique entre Kelly et moi. Il était forgeron, blacksmith, moi, artiste multi-disciplinaire. On vivait dans son appart de Robinson Crusoe, un 1 1/2 minuscule avec terrasse de garnotte, et on était heureux. Le suicide de son père a marqué le début de la fin pour nous. Ça l'a changé, il est devenu sombre et introverti, lui qui conservait cet émerveillement d'enfant face à la vie, j'étais de trop, à ce moment, pour traverser cette épreuve. On a jamais recollé les morceaux par la suite. Au fil du temps, nous nous sommes recroisés, évoquant avec tendresse notre première nuit (nous avions mis le feu chez lui, renversant une chandelle sur un jeu de billes dont la base était en plastique)(des flammes de 20 centimètres couraient sur son tapis shag quand on s'en est aperçu...), une baise d'exception!
Il est en ville, au moins 7 ans qu'on ne s'est pas vu...Il vit à Vancouver avec son fils. Sa femme est décédée au début mai cette année, cancer. Son petit a 3 ans. Ils doivent passer me voir cet après-midi, j'ai hâte de les voir. Mon ami Kelly...comme son grand coeur a dû souffrir, je ne peux même pas imaginer, voir l'amour de sa vie (car elle l'est) partir, s'étioler, d'un mal qui gruge par en dedans, avec un enfant trop petit pour porter de la souffrance...Mon ami Kelly. Comme nous devons être braves ici...juste hâte de le serrer contre moi, serrer fort sa belle humanité contre mon coeur.
Il est en ville, au moins 7 ans qu'on ne s'est pas vu...Il vit à Vancouver avec son fils. Sa femme est décédée au début mai cette année, cancer. Son petit a 3 ans. Ils doivent passer me voir cet après-midi, j'ai hâte de les voir. Mon ami Kelly...comme son grand coeur a dû souffrir, je ne peux même pas imaginer, voir l'amour de sa vie (car elle l'est) partir, s'étioler, d'un mal qui gruge par en dedans, avec un enfant trop petit pour porter de la souffrance...Mon ami Kelly. Comme nous devons être braves ici...juste hâte de le serrer contre moi, serrer fort sa belle humanité contre mon coeur.
vendredi 19 juin 2009
Sur le cul depuis mardi, un empoisonnement alimentaire m'a terrassée 72h. Mangé 4 toasts en 2 jours et bu 469 litres d'eau hier soir seulement (minimum)...dur sur le corps, au réveil surtout, mais parfois un jeûne à l'eau fait vraiment du bien. Je ne contrôle pas ma faim, et n'en déplaise à tous mes ex, c'est pas parce-que 18h sonne que je ressens le besoin de souper. Pour moi manger est un truc très naturel, j'écoute mon corps, quand il a faim, je le nourris. Depuis mardi donc, je vais pas bien et j'ai absolument pas faim. Ce matin c'est revenu.
J'ai descendu les escaliers, ma coloc était déjà réveillée. Dans la cuisine, mes yeux se posent sur des pots et des sacs contenant peut-être, potentiellement, le festin royal que je vais tenter de mastiquer dignement. Coloc m'a entendu grouiller et m'a préparé ma caf d'espresso, bénie petite dame. Pain au maïs grillé, beurre de pinottes bio, fraises du Québec. Je sens que j'ai l'estomac pas fort fort mais là, viarge, faut que je prenne des forces. Alors me voici, écrivant et attentive au moindre bloubloutage de mon ventre...j'pense que ça va aller...fascinant n'est-ce pas...
Oh, et j'me suis fait piquer par un sal insecte sur un bras, j'ai fait une allergie localisée (on dirait à s'y méprendre une prune de coup de poing). Dans mon rêve, je me lavais, j'arrivais pas à nettoyer ce bout de bras, frotte frotte, gratte gratte. Je me demande vraiment à qui j'ai l'honneur, j'veux dire, si c'est une grosse araignée jaune, ce serait sympa que je le sache pour l'inclure à mes voeux de Waltons la nuit venue..."Bonne nuit Ramone, bonne nuit Doum-doum, bonne nuit grosse araignée jaune..."
J'ai descendu les escaliers, ma coloc était déjà réveillée. Dans la cuisine, mes yeux se posent sur des pots et des sacs contenant peut-être, potentiellement, le festin royal que je vais tenter de mastiquer dignement. Coloc m'a entendu grouiller et m'a préparé ma caf d'espresso, bénie petite dame. Pain au maïs grillé, beurre de pinottes bio, fraises du Québec. Je sens que j'ai l'estomac pas fort fort mais là, viarge, faut que je prenne des forces. Alors me voici, écrivant et attentive au moindre bloubloutage de mon ventre...j'pense que ça va aller...fascinant n'est-ce pas...
Oh, et j'me suis fait piquer par un sal insecte sur un bras, j'ai fait une allergie localisée (on dirait à s'y méprendre une prune de coup de poing). Dans mon rêve, je me lavais, j'arrivais pas à nettoyer ce bout de bras, frotte frotte, gratte gratte. Je me demande vraiment à qui j'ai l'honneur, j'veux dire, si c'est une grosse araignée jaune, ce serait sympa que je le sache pour l'inclure à mes voeux de Waltons la nuit venue..."Bonne nuit Ramone, bonne nuit Doum-doum, bonne nuit grosse araignée jaune..."
mercredi 17 juin 2009
Des amours sombres et compliqués, le goût des larmes quand on y pense. 2 vilains ont traversé ma vie, les autres étaient pas méchants. Ces 2 vilains m'ont fait pleurer beaucoup, douter, souffrir, attendre, désespérer. Leur mystère insoluble que j'ai tant chercher à percer, moi qui me targue d'avoir un don pour apprivoiser les bêtes, ces 2 là, rien n'y fit. Comme s'ils étaient étanches à l'amour, immunisés. Méchants.
Les pieds à nouveau sur un chemin de lumière, entourée de gens gentils, de "givers", j'essaie de mon mieux d'en être une aussi. On a beau faire, la vie grafigne, tombe/relève/essuies/recommence, des tatoos de griffes. Ce gros coeur rouge qui tient encore ensemble, malgré les estocades, enserré de cordes de guitare et de papier mâché, poésie de fortune, mon gros coeur rouge émet parfois un sifflement, par où l'air s'échappe. Soul brother, Leonard "There is a crack in everything, that's how the light gets in". Alors nos blessures nous rendent plus sensibles à la beauté. Fort possible, fort...J'espère qu'elle niche là, la justice poétique.
Les pieds à nouveau sur un chemin de lumière, entourée de gens gentils, de "givers", j'essaie de mon mieux d'en être une aussi. On a beau faire, la vie grafigne, tombe/relève/essuies/recommence, des tatoos de griffes. Ce gros coeur rouge qui tient encore ensemble, malgré les estocades, enserré de cordes de guitare et de papier mâché, poésie de fortune, mon gros coeur rouge émet parfois un sifflement, par où l'air s'échappe. Soul brother, Leonard "There is a crack in everything, that's how the light gets in". Alors nos blessures nous rendent plus sensibles à la beauté. Fort possible, fort...J'espère qu'elle niche là, la justice poétique.
mardi 16 juin 2009
dimanche 14 juin 2009
J'Alice mon camps au pays des merveilles...passé trop d'heures à travailler ce week-end, suis brû et frue et lavée javel.
Des tambours battants, tribals, résonnent et m'appèlent. J'ai envie de manier un bateau déchaîné, de vaincre la tempête, de vivre. Plus les circonstances m'obligent à m'appliquer sur des choses que j'aime pas, plus forte est la voix de la poésie..."regarde ce que tu manques..."Oh oui, j'y vois plus clair, plus loin. On voit mieux ce qu'on ne possède pas.
J'voudrais être au bord d'un feu, un moyen avec 2 ou 3 bûches et beaucoup d'épinette, qui crépite et sent bon. Pas de gars, pas de vin ni bière ni joint ni fuck all, peut-être une amie, une qui sait fermer sa "yeule" et apprécier le silence. On dort bien dans le bois. Les vêtements prennent l'odeur du feu, se faire à manger redevient rituel...Une chandelle au pied d'un arbre incarne l'âme d'une enfant des bois, dans la pénombre du loup.
J'ai la distance carnassière, je te jure Chose, je t'arracherais le nez avec mes dents. Pis j'le cracherais à terre, ton gros nez. Patate Chose.
Des tambours battants, tribals, résonnent et m'appèlent. J'ai envie de manier un bateau déchaîné, de vaincre la tempête, de vivre. Plus les circonstances m'obligent à m'appliquer sur des choses que j'aime pas, plus forte est la voix de la poésie..."regarde ce que tu manques..."Oh oui, j'y vois plus clair, plus loin. On voit mieux ce qu'on ne possède pas.
J'voudrais être au bord d'un feu, un moyen avec 2 ou 3 bûches et beaucoup d'épinette, qui crépite et sent bon. Pas de gars, pas de vin ni bière ni joint ni fuck all, peut-être une amie, une qui sait fermer sa "yeule" et apprécier le silence. On dort bien dans le bois. Les vêtements prennent l'odeur du feu, se faire à manger redevient rituel...Une chandelle au pied d'un arbre incarne l'âme d'une enfant des bois, dans la pénombre du loup.
J'ai la distance carnassière, je te jure Chose, je t'arracherais le nez avec mes dents. Pis j'le cracherais à terre, ton gros nez. Patate Chose.
vendredi 12 juin 2009
Oh boy, écrire va me dé-stresser, j'espère...Le boulot me met de la pression pour mettre en ligne leur gnouf de site web pour lundi matin...je le déteste ce site, j'vous donnerai jamais ne serait-ce qu'un hint pour le trouver, une horreur totale. Anyway, je viens d'accepter de monter des pubs et du visuel en panique pour une troupe de théâtre pour lundi 17h et j'ai du pain sur la planche avec le festival de blues. Faut que j'me magne le cul sur tous ces dossiers à la fois...Alors, lectorat, je carbure au hash, à la bière et à la musique de fucké, je suis beyond le thé vert et la spiruline là, faut qu'ça goal et qu'au moment de dormir je tombe dans l'oubli. Je me calmerai le pompon quand je boufferai des pissenlits par la racine. Ce soir, je m'accorde une pause totale, mon chum a fini sa semaine et on a besoin d'affection tous les 2.
J'ai rencontré un bon gars, au bon moment. Il est indépendant enough, mais j'vois bien que parfois il voudrais plus de moi...Dans le sens de plus comme plus de gâteau. Comme je crois fermement au partage, de ma personne, parfois les parts deviennent plus petites, I guess...It's for a greater good my love...it's so I have MONEY! On s'en va le 17 août roucouler en Italie pour 3 semaines...ça va coûter chièèèèère.
Sinon, ça roule ma poule, peut pas me plaindre, la maison, le chum, la job, la musique, les menouuus. It's all good! si une brique me tombe dessus, je serai totalement surprise, comme d'habitude!
J'ai rencontré un bon gars, au bon moment. Il est indépendant enough, mais j'vois bien que parfois il voudrais plus de moi...Dans le sens de plus comme plus de gâteau. Comme je crois fermement au partage, de ma personne, parfois les parts deviennent plus petites, I guess...It's for a greater good my love...it's so I have MONEY! On s'en va le 17 août roucouler en Italie pour 3 semaines...ça va coûter chièèèèère.
Sinon, ça roule ma poule, peut pas me plaindre, la maison, le chum, la job, la musique, les menouuus. It's all good! si une brique me tombe dessus, je serai totalement surprise, comme d'habitude!
jeudi 11 juin 2009
Les horaires sont bousculés, c'est l'été, j'adore. Anna Guerre prépare son premier show de l'année avec B. drummeur extraordinaire, convoité depuis 1 an, dans le quatuor depuis 3 mois. Nous maintenons le rythme d'une pratique excellente sur 2, ce qui est déjà pas mal. Hier soir, y'a pas de mots, les chansons levaient tellement que la pianiste et moi on en poussait des cris. La musique, quand elle est fluide, quand on la joue avec une harmonie d'intention, énergise. Les répètes dites poches sont celles où on se bat contre l'interprètation des autres, ça draine physiquement. Mystérieuses, ces sources. Voilà 4 ans que j'ai composé certaines de ces chansons, la peur me prends parfois qu'elles perdent leurs couleurs. Le soleil et la pluie font ça aux choses. L'amour et le deuil. Mais justement, toutes mes pièces parlent de ça. Hier de les entendre jouer aussi justement, j'ai ressenti une paix, une confiance pour la suite des choses. Et un tit peu d'affection pour la fille qui a écrit ces histoires. Je suis heureuse, là, maintenant.
mercredi 10 juin 2009
Mes rubis sur l'ongle sont de retour. À l'époque, je sortais 3 à 4 kits de CD par année pour eux. Belle talle qui s'est épuisée au rythme des téléchargements. Du jour au lendemain, cimetière. J'aimais travailler pour eux car j'avais carte blanche totale, ils étaient toujours reconnaissants et ça niaisait pas sur la paye. T'as le goût de te dépasser pour des clients comme ça. Faut dire qu'à cette époque, après 2 très mauvaises expériences, j'avais barré les femmes.
C'pas beau dire ça, pas politikely correct, m'en fous. Je les nommerai pas, je suis pas bitch quand même. Une m'avait été référée par un ami de mon chum, elle avait des apparts à louer...je me suis tapé 6 voyages allez-retour à Westmount-les-Bains, pris des photos, monté un site web pour la somme de...400 piasses, montant étalé sur environ 60 chèques (j'en met à peine). Vieille criss, j'la voyais dans mes rêves, des rêves médiévaux là, a'ec des roues de tortures pis des corbeaux en masse. Pendant que je règlais encore les détails avec elle (ciel je l'extorquais la pauvre madame...) (des mois ça a duré, c'te connerie), à la même époque donc, une autre cliente m'est référée par ma gérante.
J'ai signé un contrat avec une clause de non-divulgation dès le départ avec elle. Déjà, je la trouvais un tit peu sonnée mais bon, c'tait TOP SECRET son affaire donc..."whatever"! Elle proposait des shows de cabaret corpo avec service de bar. C'était un poster qu'elle voulait. Dans les proportions, ses danseuses étaient grandes comme des reines de cartes à jouer et elle, une montagne, que dis-j l'Everest en arrière plan. Elle avait un égo prodigieux. J'avais de bonnes photos professionnelles avec lesquelles travailler. Je croyais m'acquitter de la tâche, de la tache, assez rapidement. Hinhin...ERREUR! j'ai passé des heures fourbues à lui gommer les rides du visage, a fallu que je me concentre de très près sur sa face. J'avais un problème avec ça en temps que femme. Ça me déplaisait suprêmement de participer à ce mensonge...Who cares, hein, tant que ça paye. Ben justement, mon estimé auquel on a collé comme mouche au fumier, mon estimé de 250 piasses pour son criss de poster, s'est mué au bout du compte à un taux horaire de 4$. Le jour où elle m'a fait le chèque, je devais avoir un p'tit air de Che, batte aux lèvres et mitraillettes au fond des yeux, le jour qu'elle me signe le chèque donc, midame se met à brailler, lipe tremblante et tout, elle a ré-hypotéqué sa mison, 2 de ses danseuses menacent de la lâcher...J'M'EN CALISS TU, Chose. Heyyy.
J'ai barré les contrats pour les "amies" des amis pour un bout, les femmes ayant un rapport vraiment fucké à l'argent.
C'pas beau dire ça, pas politikely correct, m'en fous. Je les nommerai pas, je suis pas bitch quand même. Une m'avait été référée par un ami de mon chum, elle avait des apparts à louer...je me suis tapé 6 voyages allez-retour à Westmount-les-Bains, pris des photos, monté un site web pour la somme de...400 piasses, montant étalé sur environ 60 chèques (j'en met à peine). Vieille criss, j'la voyais dans mes rêves, des rêves médiévaux là, a'ec des roues de tortures pis des corbeaux en masse. Pendant que je règlais encore les détails avec elle (ciel je l'extorquais la pauvre madame...) (des mois ça a duré, c'te connerie), à la même époque donc, une autre cliente m'est référée par ma gérante.
J'ai signé un contrat avec une clause de non-divulgation dès le départ avec elle. Déjà, je la trouvais un tit peu sonnée mais bon, c'tait TOP SECRET son affaire donc..."whatever"! Elle proposait des shows de cabaret corpo avec service de bar. C'était un poster qu'elle voulait. Dans les proportions, ses danseuses étaient grandes comme des reines de cartes à jouer et elle, une montagne, que dis-j l'Everest en arrière plan. Elle avait un égo prodigieux. J'avais de bonnes photos professionnelles avec lesquelles travailler. Je croyais m'acquitter de la tâche, de la tache, assez rapidement. Hinhin...ERREUR! j'ai passé des heures fourbues à lui gommer les rides du visage, a fallu que je me concentre de très près sur sa face. J'avais un problème avec ça en temps que femme. Ça me déplaisait suprêmement de participer à ce mensonge...Who cares, hein, tant que ça paye. Ben justement, mon estimé auquel on a collé comme mouche au fumier, mon estimé de 250 piasses pour son criss de poster, s'est mué au bout du compte à un taux horaire de 4$. Le jour où elle m'a fait le chèque, je devais avoir un p'tit air de Che, batte aux lèvres et mitraillettes au fond des yeux, le jour qu'elle me signe le chèque donc, midame se met à brailler, lipe tremblante et tout, elle a ré-hypotéqué sa mison, 2 de ses danseuses menacent de la lâcher...J'M'EN CALISS TU, Chose. Heyyy.
J'ai barré les contrats pour les "amies" des amis pour un bout, les femmes ayant un rapport vraiment fucké à l'argent.
mardi 9 juin 2009

Ma petite tourmente intérieure éclate souvent à l'heure de dormir. Alors je repousse la fin des images et du bruit aussi loin que possible. Zapping, late night, pubs de lignes de rencontres (je ne peux m'empêcher d'imaginer avec qui ces tartes blondes à la diction effarante ont dû coucher pour avoir leurs 90 secondes...ahhh la teeveee tsé). Je fini presque toujours sur Discovery, amenant dans mon sommeil des images de volcans, de raz de marée, de jolies images quoi! J'ai toujours ressenti un vif plaisir à regarder les présages de la destruction de notre beau petit monde confortable...
dimanche 7 juin 2009
Jam night hier soir chez mon bon ami...cool, intime, planant par bouts...dose de musique qui remet l'âme sur la bonne track. À un moment plus tranquille, je me suis installée au piano et je me suis absentée du réel, une mélodie que je traîne depuis des années, dont certains mouvements se sont greffés sur des pièces différentes de mon band. Un peu comme si la musique que je compose était toute partie de ces quelques accords. J'avais pas les yeux fermés mais j'étais loin loin dans ma tête, quand on connait assez un morceau on peut prendre son temps, traîner un peu, faire pleurer les notes. J'ai soudain réalisé qu'un bassiste et que mon bon ami au drum m'accompagnaient...Je suis timide dans les jams en général. L'alcool vient à bout de ma gène et c'est pas toujours heureux, vous vous doutez comment une timide saoule qui se met à chanter avec assurance tout à coup peut sonner...De toute façon, je ne me saoule plus, fini, je suis une sainte à sec maintenant. Sainte à sec...'è'bonne.
'Nyway, pour ces raisons que j'ai nommées, c'était particulièrement sweet hier, comme si la mère-musique m'avait prise dans ses bras. J'ai parfois peur qu'elle m'aime plus, qu'elle ne vienne plus me visiter. Le shuffle fin de Sly, Yanno qui jouait une basse toute en douceur, c'était un beau moment.
'Nyway, pour ces raisons que j'ai nommées, c'était particulièrement sweet hier, comme si la mère-musique m'avait prise dans ses bras. J'ai parfois peur qu'elle m'aime plus, qu'elle ne vienne plus me visiter. Le shuffle fin de Sly, Yanno qui jouait une basse toute en douceur, c'était un beau moment.
mercredi 3 juin 2009
J'aurais aimé avoir un bidule pour enregistrer les outardes qui sont passées au dessus de chez moi ce matin. Une petite formation d'une quarantaine de têtes. D'ouest en est. Elles volaient bas, je pouvais distinguer la démarquation entre leurs corps brun-gris terne et leur tête blanches. Kouak Kouak, qu'elles faisaient, mais pas toutes en même temps, le décalage entre leur voix créait une sorte de vague, de tangage, j'aurais aimé que ça dure plus longtemps mais c'était voué d'avance au décrescendo.
Comme l'amour...
Un an aujourd'hui. Coup de pied sur une petite croix.
Comme l'amour...
Un an aujourd'hui. Coup de pied sur une petite croix.
mardi 2 juin 2009

Torture Polak VI...
Saigne la fille.
En toute franchise, cette fois-ci elle a fait attention...Comment elle disait déjà..."c'est comme un nettoyage d'entretien des dents, mais sous les gencives..." Ah! AAAaaaaaaaah. Oui ça fait mal en chien...fallu qu'elle pique dans le palais et la gencive pour chacune des dents qu'elle a déviargé. J'avais les mains sous les fesses pour pas les frapper, ces salopes. J'ai des pensées troublantes pendants ces rendez-vous de dentiste, honnête, quand on me connait je suis pas comme ça, suis plutôt gentille...Mais sur cette banane de cuirette, avec mes 2 pétards made in Poland qui me foragent avec entrain, je laisse ma cervelle déambuler dans de sombres quartiers où le meurtre est joyeux et la chain-saw légère...Ça fite toujours avec les bruits émis dans la salle. Ça me détends. Ça me libère en quelque-sorte. Et j'ai beau la remercier avec des courbettes de veuve italienne quand elle a terminé, règler la note la face à moitié paralisée en tentant une joke épaisse avec la secrétaire, dans ma tête luit encore un feu de napalm.
Et pis, je sais pas pour vous, hein, mais à chaque fois que je sors de ce fichu cabinet de dentiste, faut que je tombe nez à nez avec une beauté, qui a un sourire éclatant, 24 ans, la vie devant elle, une bien dans sa peau là, une gentille qui me...sourit...Et moi d'actionner la manivelle que j'ai entre la 4e et la 5e côte (à droite) et de lui sourire avec la moitié (gauche) du visage. La moitié droite étant raide morte. Mitraillette.
Hier ça a été pire que tous les rendez-vous que je multiplie (je suis assurée depuis décembre et dans mon beau métier, on sait jamais combien de temps ça dure, ces choses). 11 piqûres. Dans le palais mes petits choux masochistes, je vous jure c't'un vrai régal.
Voilà, chétais mon hichtoire auchourd'chui, j'vous chouaite à touch une bonne chemaine echti! on lache pas...
lundi 1 juin 2009
Je déteste Tom Cruise. Je le trouve de plus en plus mauvais, poche, comme acteur. Le reste je sais pas...c'est peut-être le king des cup cakes, un jardinier hors pair, un grand danseur de tango mais bordel, pour ce qui est de jouer, il fait toujours sur le même ton. Un all american boy de 5'2 que le doute n'effleure jamais. Ça donne de la souffrance affectée, les seuls moments où je le vois dans son élément, c'est quand il donne des ordres. Arch, pas capable. Valkyrie. Un oscar pour son moignon et sa patch...dommage, l'histoire est intéressante. Tom en gradé allemand, pas crédible du tout, il se force ni sur l'accent, ni sur la profondeur ou la souffrance. Il glapit, du haut de sa boîte à pomme. Ridicule petit yankee.
Ce fut donc un week end bouffe et cinoche, revu l'excellent Cyrano avec Depardieu...On s'est bien amusé, P et moi, à se dire les pires insanités en alexandrins après...Puis hier, suis allée voir Millenium. L'actrice Noomi Rapace...euh...waow. Parfaite dans son rôle de punk buckée, il y a une scène de vengeance mes amis...watch out. C'est tough mais ça fait étrangement du bien de voir une fille se défendre, ça change des larmes victimes. La scène est tordue et vicieuse.
Fallait clore ce week-end parfait avec de la musique. Au Verre Bouteille, épique prestation hier soir de David Brunet et ses 14 musiciens. Le projet s'appèle ANTONIO. Près d'une vingtaine de pièces, instrumentales pour la plupart, jouées devant un public ami et musicien. Il y avait vraiment beaucoup de musiciens dans la salle. Ça se promenait du jazz à des thèmes "western spaghetti", aux fanfares à la Goran Bregovic à des pièces psychadéliques (la jeune soprano qui vocalisait sur les morceaux a charmé tout le monde). C'était vraiment bon et inspirant.
Voilà, je commence cette semaine avec un sourire. Pour peu qu'on sorte de chez soi, y'a tout un monde dehors!
Ce fut donc un week end bouffe et cinoche, revu l'excellent Cyrano avec Depardieu...On s'est bien amusé, P et moi, à se dire les pires insanités en alexandrins après...Puis hier, suis allée voir Millenium. L'actrice Noomi Rapace...euh...waow. Parfaite dans son rôle de punk buckée, il y a une scène de vengeance mes amis...watch out. C'est tough mais ça fait étrangement du bien de voir une fille se défendre, ça change des larmes victimes. La scène est tordue et vicieuse.
Fallait clore ce week-end parfait avec de la musique. Au Verre Bouteille, épique prestation hier soir de David Brunet et ses 14 musiciens. Le projet s'appèle ANTONIO. Près d'une vingtaine de pièces, instrumentales pour la plupart, jouées devant un public ami et musicien. Il y avait vraiment beaucoup de musiciens dans la salle. Ça se promenait du jazz à des thèmes "western spaghetti", aux fanfares à la Goran Bregovic à des pièces psychadéliques (la jeune soprano qui vocalisait sur les morceaux a charmé tout le monde). C'était vraiment bon et inspirant.
Voilà, je commence cette semaine avec un sourire. Pour peu qu'on sorte de chez soi, y'a tout un monde dehors!
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