lundi 24 novembre 2008

Il y a un bail...je vivais avec un anglo vraiment gentil, un forgeron. Moi qui tripais Tolkien et contes, j'étais assez fière de mes amitiés et de mes amours. À cette époque j'allais souvent écouter des poètes "lives", franco et anglo. C'est fou comme les thèmes se ressemblent, comme certains ont une plume magnifique, comme très peu ont la présence pour bien livrer leurs textes. Un bon texte mal livré c'est pathétique. Voilà, je trouvais les nuits de poésie mal rodées et pathétiques. J'en avais mal d'écrire. Je me disais "fuck, je veux pas me retrouver dans des soirées comme ça pour partager mes textes...bullshit."

D'où mon émerveillement quand mon prochain copain m'a fait découvrir Patti Smith, Tom Waits, et d'autres. J'ai eu conscience que l'écriture pouvait se marier à la musique. C'est un des bons souvenirs que je garde de cet homme. Un jour, quand il sera moins con, peut-être qu'il se dira qu'il eut pu être un peu plus gentil avec moi. J'ai donné, essayé d'être limpide avec lui, la réciproque était au dessus de ses forces. Peuh. Mauvaise foi.

La roue continue, mon amour de 8 ans, la plus longue relation que j'ai eu, m'a appris la musique et le travail à y mettre pour arriver à quelque-chose de bien. Je suis tellement reconnaissante aux passionnés qui ont croisé ma route. Merci pour ces autres languages, quand notre oeuil est tout sal et qu'on voit de la misère partout, on prends une guitare et on joue quelque-chose en majeur, la possibilité qu'autre-chose que la grisaille existe résonne. L'amour entre 2 êtres, le language du corps, au delà des mots. J'aimerais apprendre encore 1000 façons de communiquer sans mots, sans paroles. Je cherche l'essence. Le feu. L'explosion.

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