À toi, ma langue maternelle, ma colère, la façon dont tu me montre où le soleil se lève et s'endort...à toi qui devient fragile et dure à la fois, toi dont je suis emplie et si vidée, toi qui me fais perdre les mots et en trouver d'autres que je n'aime pas...conflictuelle alliance.
J'ai toujours été étrangère à celle qui se moquait du mot maman...Monique, c'est son nom après tout...un prénom de lupanar, de copine futée. Monique part en voyage...Monique et son amant palestinien, juif, français, anglo, Monique à vélo, en rage à la plage. Monique ma Mo, puisque c'était permis, presque mom, presque mot. Mo logo. Tu me manques tellement. Tu veux te débrouiller seule avec cet univers que tu sais maîtriser, fragile à ce que tu laisse entrer et sortir, déçue-souvent. Je me sens orpheline depuis tellement longtemps. Tu me l'as dit, ce n'est pas ma faute. T'as même eu le flaire de m'en inventer une, de belle histoire. Un papa, un château, une hutte, des canards, l'Europe et ses relais...me donner envie de partir aussi. Ma Mo...tu me manques...
C'est comme une guerre sans fin, l'amour.
mercredi 17 avril 2013
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