lundi 20 décembre 2010

L'illusion suprême, que l'on est autre chose que seul. Quand tout s'éteint, il n'y a personne. Ce sont de brefs éclats de vie qui nous rendent addicts aux personnages qu'on invente pour les autres...oh frère, ces intenables idéaux, l'apprentissage ardu de nos failles, devenir l'ami de nos imperfections. Le courage suprème, prendre soin de sa propre peau, sans plus accuser personne, sans plus chercher de coupable à ce qui rate. Essayer d'être un bon ami à soi-même. Finalement la quête, c'est de croiser des gens qui nous rendent meilleurs à nous-même.

vendredi 26 novembre 2010

Putain! c'est pas de la tarte communiquer avec des gens qu'on connait pas!
Lire ma famille éloignée qui sait pas que j'existe...lire que j'ai droit à un silence royal, retentissant...Ma bouteille est lancée, plutôt 2 fois qu'une...il n'y aura pas de 3e fois, sinon y'aurait des bosses.

Suis-je justifiée de relancer cette famille paternelle. Ma mère m'a élevée seule, ça s'achèvera un jour, si lointain le souhaiterais-je, un matin je m'éveillerai orpheline. J'ai 4 demi-frères et soeurs en France, qui ont eu des enfants près de la trentaine maintenant. J'en ai retracée une, lui ai écris, 2 fois, silence radio. Mon père est-il vivant? qui était-il?...j'ai patienté 41 ans, pourquoi cette dernière semaine anéantit-elle 41 ans d'"oblivion". Parce-que j'attends une étincelle. Un trait de lumière. J'ai rencontré une petite qui avait besoin d'être bercée. Qui pleurait, encore. Surprise totale, je veux bien m'en occuper mais parfois c'est ainsi, on est fatigué et on voudrait un peu d'aide.

Sinon, le 3/4 de la tarte c'est une vie totalement nouvelle avec mon amoureux. J'ai de la place pour vivre. Il y a plein de créateurs autour de chez moi, une belle rue de voisinage sympa. Les choses trouvent leurs places, c'est beau chez nous.Et lui est un cadeau du ciel, vraiment, un être très doux mais pas trop, il se défends quand j'attaque et heureusement! Je le respecte pour ça. Mon voyageur de chum avec qui je pars 38 jours au Vietnam, le paradis total.

C'est comme si je voulais réparer ce qui est fragile, ou brisé en dedans, pour pouvoir avancer. Pleins de "moves" super positifs que j'ai fais dernièrement...Y'a des gens qui sont restés un peu pris un peu dans les filets du temps, mais je les aime quand même, peut-être même plus...my beautiful damaged friends...mon plancher craque aussi par bout...je fais juste plus attention où je marche, I guess...

lundi 22 novembre 2010

À la recherche du père absent.
Pourquoi encore ces questions qui me hantent, après tant d'années de silence. J'aime pas trop supputer sur le silence des gens moi, je me mets à les détester. Évidemment que tous n'ont pas le clapet béni comme le mien...com-mu-ni-quer. Communiquer coliss. Arffff.

samedi 30 octobre 2010

Me myself and I...ma trinité de fille unique, 3 anges gracieux au bout de ficelles nouées à mon coeur. Me myself and I s'en allons cohabiter avec un monsieur. Et j'en perds le sommeil que tout soit à sa place et harmonieux pour pas se piler dessus. Ma bulle, je veux ma bulle!

On s'est donné à fond, changeant les plafonniers disgracieux, repeignant tout ce casse-tête de murs sans rechigner, des vis, de la tablette, ces jours-ci on "tète" des "lifts" de boîtes. Mal aux mains, devriez les voir, mes grands doigts de pianiste pleins de coupures et d'ecchymoses, avec c'te patine de ratatine qui est un des bonus de la sagesse...Ahhh misère noire, mes mains. Au bord de craquer, on sent tous les 2 que la mèche est très très courte...Vivement la finale de c'te ballet de mongoles, MAAAAHHHHhhh ça va être beau et accueillant chez nous...ça vaut la peine qu'on se donne.

jeudi 7 octobre 2010

Bloggage mental

Pas que j'aie plus rien à dire, mais trop de choses à faire...pensez, un déménagement, une période de rush au travail, un voyage dans 4 mois...Tout ça est éminemment positif, certes, mais ça décoiffe!

Je quitte dans un mois un petit 2 pièces que j'aurai occupé 2 ans. Un lieu minuscule qui se resserre chaque jour puisque je dois y empiler des boîtes. Faire le tri, revoir l'essentiel de ce que je possède, donner, jeter, me libérer l'âme sac par sac. Je voudrais tant voyager léger...mais mes choses de musique, d'art, de travail, de déco...sans oublier toute cette sainte guenille accumulée au fil du temps, les objets jolis, les nécessaires. S'attaquer à la chose avec méthode, c'est ce qui est difficile, rebutant, limite affolant. Alors je m'évade quelques minutes, clope et bière sirotée, j'essaie de faire le vide en regardant au ciel, je m'efforce de respirer calmement et de planifier mes actions. Petit soldat, ton sac est bien lourd tout à coup...

mercredi 29 septembre 2010

mercredi 15 septembre 2010

Toujours comme ça...Le freight train se met en marche, on doute soudain d'y arriver, pourtant on a sauté des dizaine de fois sur la plateforme en mouvement. L'instinct de survie est fort.

On croit avoir trouvé notre nid, on attends des nouvelles de la dame qui détient les clés. Le suspense jusqu'à demain. 24 heures dérisoires dans le spin global des choses. Si ça fonctionne, se sera bien la première fois que j'ai le temps d'investir un appartement vide, avec du temps pour le mettre à notre sauce avant d'y faire entrer les meubles...What a luxury! j'me croise les baguettes.

vendredi 20 août 2010

L'importance de la carotte

Bon, et bien voici venues ces fameuses 7 journées et nuits de nature. Les 2 citadins dans les bois. Un dernier effort physique demain, journée de bus et de taxi pour se poser dans la verte campagne au bord du fleuve. Demain soir, on sera assis près d'un feu, à siroter quelque-chose de bon, à regarder les étoiles et à se trouver chanceux d'être en vie.

Je pars avec mon amoureux, qui a tellement besoin de repos, lui qui déteste le travail et qui empile les heures depuis quelques mois pour notre prochain voyage à la fin de l'hiver. En moins d'un ans, il a payé 3 000 dollars de dettes et bûche fort pour en générer 2000 de plus. Un tranquille mon amoureux. Brave. Il m'inspire à rester focus, à enligner les buts. Je crois que je l'aime vraiment ce gars. Ouais.

Pis moi, ben j'ai encore le cou tout déglingué, trop d'ordi 9 heures par jour, la fatigue mentale s'en va mais le corps en porte encore des séquelles. J'espère que ces dodos à la belle étoile vont finir de reposer tout ça. Un automne de lion m'attends, beaucoup beaucoup de travail jusqu'en février. Après l'événement, j'aurai 18 jours pour éponger le stress, retrouver un sommeil normal, et on s'envolera pour le voyage de notre vie, 5 semaines au Vietnam.

Pfiouuuu, je suis fatiguée les zamis...le vrai truc là, profond jusque dans les os...

mercredi 11 août 2010

Les émotions à fond la caisse ces jours-ci. Je ris fort, je pleure fort, j'ai une énergie vitale résonante. La musique me manquait tellement je crois. Retour en piste avec mon cirque d'amour, plus jamais ne laisser passer autant de temps. L'Art nous reprends toujours entre ses bras sans poser de question.

jeudi 5 août 2010

Bouleversée, le film Capote qu'étrangement je n'avais jamais vu. Un coup de poing au coeur. Quelle histoire, quelle façon de nous la montrer. Dense, intelligent, Catherine Keaner toujours merveilleuse. Je me couche avec une immense tendresse pour les méandres de l'âme humaine. Oh, petits frères cassés, tout est tellement fragile.

dimanche 25 juillet 2010

Arkansas, Cabot.
Flottante dans l'enveloppe, l'essence de l'être...si frèle pour porter un drapeau si lourd. Nos missions, les défis vers lesquels on se jette. Je ne veux pas que ça s'arrête, juste être consciente, trouver les mots pour être précise devant le mépris, l'amour et tout le fuck'n reste.



Des choses vues qui m'ont mise à l'envers, qui m'ont donné envie de revoir ce que je fais, un gasket qui a sauté. Envie de chanter extrème, un peu de haine que diable, et un amour véritable. Le monde est beige, la gauche molle, la droite conciliante. Drabe beige. J'ai vu des "performeurs" connecter tellement avec la salle, avec moi, des êtres à la présence immense. Le charisme tenait à leur confiance en eux, et à la vie sauvage qui habitait leurs yeux. Catalyseurs de cynisme concentré en une heure et demi sans entracte. Le Cirque des Mirages ça s'appèle, français. Une étincelle d'un monde familier tellement bien raconté...Et Yanowski...grrrrr...un beau monsieur horriblement talentueux. J'ai dis, beau? à la Tim Burton. Personnage que je trouve très attachant. Fred Parker est plus en retrait, le spectacle visuel, c'est Yanowski qui l'impose, Parker est subtil dans ses interventions. L'autre Yanowski...je l'aurait écouté des heures. Captivant. Total coup de foudre!

dimanche 4 juillet 2010

Ce sera notre tour l'an prochain, à l'homme et moi, de paniquer avec les boîtes et les rebranchements. Cette année, je mets mon énergie au service des autres qui doivent affronter ce badtrip. Sablage et peinture et petits drinks entre les couches pour cacher les aventures (pas toujours heureuses) de peinturlures des anciens résidents d'appart., là où ceux que j'aime vont faire leur nid.

Aujourd'hui au menu: salon aux murs vert forêt et brun-crotte-passée-date avec coulisses décoratives en prime (on se peut plus, des Jackson Pollock en chiendent je vous dis!). Non mais...fuck que ça peut être laid parfois. Ma pianiste adorée qui a quitté son Tétrauville pour vivre en ville, j'entends par là un endroit où des bus pourront la ramener même quand il fait tard. Mais c'est pétit....pity pétit petit...Un 5 et demi qu'on ose appeler c'te chose. Moi j'appèle ça un coup de tête en panique de pas trouver. 5 et demi my ass. Les plafonds ne font même pas 8 pieds. Ah je lui souhaite de travailler et de giguer beaucoup. Et de rentrer là pour dormir. Punto. Un endroit pour dormir. Ma puce...me semble qu'elle mérite mieux que ça. Ça sentait pas bon dans les escaliers...un mélange d'épices et de poisson et de choses innommables. Jamais j'habiterai un bloc pareil. Le jure. Pouah.

mercredi 30 juin 2010

Le vieux pirate des histoires, c'est sa jambe qu'il a sacrifié à sa maîtresse la mer. Zoom out, sa descendance, c'est un nerf coincé dans le cou qui l'handicape. Immobile devant ma boîte lumineuse, je mets en page, je découpe des océans de visages, leur clône des sourires inexistants, j'arrange au mieux monsieur-madame aux couleurs du jour, je lisse la peau et tisse la "réalité" de mes doigts de fée. Mais le claquement des voiles, l'odeur d'embrun, le chant des oiseaux de la mer ne m'ont jamais quittée. Immobile, je navigue vers des terres lointaines. Aujourd'hui j'ai mal, comme si on m'avait donné un coup de jambe de bois à la jonction du cou et de l'épaule. Le vieux loup de mer s'énerve.

mardi 29 juin 2010

L'âge, c'est un air qu'on se donne. Mis à part ma mère, j'ai pas de fil à la patte. No mioche, no maison, pas de ces contrats à vie. Libre comme j'ai toujours voulu l'être. Une fois qu'on a tout ce temps, on en fait quoi...

vendredi 28 mai 2010

Mon gros chat blanc groggy, qui s'assoit en bonhomme, jambes tendues et dos rond, il vient de fermer les yeux, prostré comme un nouveau-né. Béat total.Il m'a jeté un dernier regard plein d'amour avant de comatoser. Brave Doum-doum, dit Point com, dit Octave en rigolant un soir de brosse. Joli, Octave...ça sonne musique, ça fait aussi un peu vieux club de gentlemen, fumeurs de pipe lents à se prononcer sur des sujets très grââaaaves...Octave. Mais il est trop gauche et gaffeur pour que le nom colle. Doum-doum lui va comme un gant.

mardi 25 mai 2010

Oh, le ciel est couleur anthracite comme irisé d'un mauve mauvais...j'irai courir les pieds nus dans l'orage. Laver mes yeux d'enfant à une ondée gorgée de smog. Me refaire une peau pure, le temps d'un orage. Soif d'eau claire, vivifiante. De courage.

dimanche 18 avril 2010

Rare comme les arbres qui donnent des fleurs....lilas, pommiers, cerisiers...les arbres à fruits.
L'amour que j'ai t'ai prêté, tu l'as laissé partir au vent quand la vie t'as donné un bateau. Il s'est noyé sous des tonnes métriques d'eau froide et salée avec des gros poissons laids partout. Il est ressuscité à l'appel d'un théâtre de marionnettes trash et aux rires des enfants. Il a erré dans tous les déserts, les bars, les dépotoirs du quotidiens. Il a dormi dehors.
L'amour que je t'ai prêté m'est revenu crotté et maigre après des mois de vagabondage. Je lui refais une beauté, moi, à cet enfant pauvre. Le voici dandy, baveux, superbe. Et à nouveau, l'envie de jouer à un grand jeu magique. Où la vie a de la couleur, électrisante drag queen. La base est apaisée et je me berce dans ce jour. Je ne te prêterai plus jamais rien. Tu brises tout.

Je parle à l'autre. Le sucre lent...la vraie dope des dopes. Je t'aime, Grand-Pas, ton âme de voyageur, ta compassion, tes cuisses et ton torse. Tellement gars. Ton décor Léonard De Vinci...alambics et cartes du monde. Plus je te connais, plus je t'apprécie. Merci d'être resté pendant que le gash guérissait....lilas, pommiers, cerisiers.

vendredi 16 avril 2010

Toujours dans le limbo d'entre 2 jobs. Entre ce qui sera bientôt le passé et un présent que je désire. Entre 2 chaises.
Je gère en ponctuant mes journées de pauses odorantes, apéro vers les 16h...work hard and party hard. Kindah. Cambodge et Vietnam, 5 semaines prévues en mars l'an prochain. Mes économies sont presque faites. Y'a ça de bon à travailler 7/7 comme je le fais depuis 1 mois. Ça rime avec ketching.
Bientôt, la poésie et moi on est dues pour un petit 5 à 7, entre 3 yeux. La poésie est borgne, ce qui lui échappe de son côté aveugle, elle l'invente. J'ai 2 ou 3 trucs à clarifier avec elle...

jeudi 8 avril 2010

Dans l'espace-temps, une étincelle. La vie nous traverse. J'ai le vertige, les jours passent trop vite, je me néglige, ceux que j'aime me manque. Mais les bourgeons qui pointent. Zont l'air penauds, là, aujourd'hui avec ce coup de froid. Tout ratatinés, falle basse, trop tard. Ils sont sortis, il a fait si chaud quelques jours...mais là, vêtus de leurs minces manteaux de verdure tendre, ils sont tristes à voir.Je reviendrai quand il fera doux.

lundi 5 avril 2010

Mon esquif tangue en montagnes russes. All good. Changement de cap de boulot. Édition de musique...belle grille graphique, photos surdimensionnées, textes punch. Du beau stock...Bye bye stainless...Je me donne une permission/party depuis 2 semaines. Je travaille en masse. Je suis heureuse.

dimanche 7 mars 2010













J'ai un souci depuis 2 mois au boulot...Oh, pas grand chose, un patron qui se comporte comme un barracuda avec l'argent des autres, entre autre.
Me dis que ses pratiques malhonnêtes vont finir par un étrange boomrang à me revenir sur la gueule, because ce crosseur m'a engagée, entre autre.
Des petits soucis moraux, mettons.

Depuis 2 jours, une autre porte s'est ouverte. Je me suis lancée à l'assaut de la montagne monétaire avec enthousiasme et les yeux ouverts. Un contrat de 20 milles bâtons. Un contrat qui règle mes dettes d'études plus un voyage en Asie. Entendu qu'une tuile va infailliblement me percuter l'ethmoïde (l'os du nez fiché dans le crâne), je calcule de façon conservatrice mes bonbons. Je tire 6 000 dollars au pire et 40 000 au mieux. Je contemple ça. C'est terre à terre et crassoux mais bordel, l'idée de repayer la Nancy des prêts étudiants d'un coup me remplie d'une joie sauvage. Saleté de rapace. D'un coup. Vlan d'in dents.

Je travaille fort et tout le temps. Depuis 3 ans j'espère un répit, pour créer, pour ne rien foutre, pour avoir le temps de me trouver jolie ou intelligente. Gniet, suis toujours dans l'urgence d'essuyer les dégâts, les angoisses, les attentes de tout le monde. Ça se peux tu? est-ce que je vais avoir un brake? Et quand bien même que je découvrirai les "catch 22" de la patente, ce soir je respire comme quelqu'un qui a retenu son souffle depuis lontemps, sans rien perdre de sa fougue. Juste un brin d'humiliation devant le temps évaporé. Je mérite mieux. Aaaaaaaaargh.

lundi 1 mars 2010












La somme de ce que l'on est...
Voilà, je suis dans une drôle de phase par rapport au travail, le rush est passé et le ressort tiré au maximum des derniers mois pendouille un peu. J'me comprends. Un kyste m'est réapparu, chiant, suis pas en règle avec l'assurance maladie, faut aller niaiser là aux aurores pour compléter la demande et prendre le tit-papier d'en attendant. FAut que j'me book un RV à l'autre bout du monde pour ma petite gâterie (échographie et mamo...hein les filles? what a treat) puis l'aiguille de cheval pour drainer mon bandit de kyste. Un pur régal. Irchh.

Suis allée passer une semaine en Espagne...très cool, premières heures en compagnie de ma mère qui furent rock'n roll "as expected". Ça fait 4 mois qu'elle est sur la route, France Espagne, et quand j'y suis allée ils étaient pris avec une température moche poche depuis une semaine. Pluie et froid de canard la nuit. Ça lui pesait sur le système pauvre elle...et puis un million de détails par rapport à l'appart. où elle logeait, je l'ai retrouvée pas mal à cran. Je croyais pas que mon arrivée allait magiquement lui rendre la patate, mais bon...que ma présence royale lui ré-enlignerait la lunette...mais bon...je croyais pas avoir à essuyer une crise non plus. Sept jours et 1000 piasses plus loin, ça fait cher et loin pour se faire crier dessus. On s'est calmé le pompon finalement, après 2 jours. Après ça a été vraiment chouette. On est allées à Grenade, par la route qui défile à travers la Sierra Nevada. Montagnes et gorges profondes de toute beauté. Oh et puis Grenade même...

Gravir l'Albacyn, gagner le ciel avec l'effort qu'on suppose, pour arriver au sommet et contempler l'Alhambra sur l'autre sommet dominant la ville, une expérience mystique. Les larmes te montent aux yeux. C'est de ça qu'on a soif en voyageant. Des moments de victoire brefs, récompensés par la beauté de ce qu'on voit pour la première fois. Cette beauté qui donne de la force pour continuer. Oh merci Mo. pour ces 2 jours à Grenade. Je garde ça dans mon coeur pour le reste de ma vie.

jeudi 11 février 2010

Je suis passée au travers.
Les mois de décembre et janvier, j'ai dû mettre de côté band, plume, namour, cordialité colocative, ménage matériel et soupapes spirituelles. J'ai dû tirer la plogue sur tout et devenir une bête de prod. Dealer avec mon stress et celui des autres, jour après jour, jusqu'à ce week-end où tous ces efforts devaient porter fruit.

C'est un monde de business, avec lequel je n'ai rien à voir et c'est peut-être pour ça que je l'aborde avec un peu de fraîcheur. De bons commentaires sur mon travail. Petite fleur sur ces noeuds que je sens tout le long de mon dos, ma nuque est un overpass de béton.

Je me sens étrangement dépossédée et seule. L'énergie siphonnée jusqu'à la lie. Ça crée beaucoup de place, quand on se sent aussi vide: mon bel amour qui m'a tiré de ma torpeur un dimanche après-midi, pour qu'on aille voir l'exposition de Waterhouse au Musée des Beaux Arts...oh, comme ces images mélancoliques et puissantes m'ont touchée, j'avais tant besoin de beauté. Un dernier coup à donner et je décolle sur un vol de nuit mardi prochain retrouver ma mère...

Pourquoi elle fait 5'4 elle? ça donne lieu à des moments ridicules quand sa grande échalote a besoin de câlins, me tortiller ou bien trouver un divan pour me mettre à niveau...Elle a tout donné sa fibre maternelle quand j'étais enfant, il ne lui reste souvent qu'une vieille cravache qu'elle manie de plus en plus mollement pour me ramener à l'ordre, Et la clope Et les mecs Et trop de boulot...j'espère qu'elle va m'en faire un quand même, un tout petit là...de câlin...

J'ai hâte de retrouver mon chien mental. Je me sens fragile.

jeudi 4 février 2010

Cette prod du calvaire achève. P-F-I-OU. Point culminant ce week end de 8 mois de travail et 2 mois de folie pure et simple. Je m'éveille et je suis déjà fatiguée ces jours-ci. On a tous hâte que ce soit finito. Je vais décanter en Espagne dans 12 jours. J'ai vraiment hâte d'être dans l'avion!

lundi 1 février 2010




Dans cette cage thoracique, un oiseau angoissé qui grelotte parfois. En fin de semaine, j'ai senti ses efforts pour s'élever, la douleur quand sa fragile tête se cognait à un ciel d'acier. Captif de l'hiver, de mon peu d'exercice, et de cette impression d'un vaisseau qui s'éloigne. Tristesse dentelle qui s'étend sur ma peau.

La vérité est une voyageuse, elle ne se fixe jamais, il faut la suivre d'un pas vif. L'angoisse et la peine finissent par se taire, ces sales geignardes! et on redevient...goguenard. La plume d'un corbeau qui s'est envolé, enfin, me reste entre les doigts.

jeudi 21 janvier 2010

Des semaines que l'horizon c'est une prod. qui baisse à peine malgré la rage que j'y mets, je constate à nouveau que ça va, je suis tough, et ma foi de plus en plus méthodique.

Le problème c'est les autres (on me donne 2 ou 3 degrés ici, sioux-plait).
Donc DIS-JE, le problème c'est les autres:
- leur bordel qui touche à ma cour
- leur jeu de tag de voix froides quand ils se sont fait engueuler et que ça me parle après (Grrrrrrr)(Oui Zen master, je FARME ma yeule)...
- leur propension à me dire que tout est beau dans les temps, pis que bidule après bidule je rate mes deadlines.
OK, une note à ce propos. J'me fais souvent dire - avec un cheveux sur la langue -
"hein?! fa doit être dur de travailler de sé toi?, moi zaurais pas la difipline..."
Ben neni, la vieille punk manque pas de ça ni de coeur à l'ouvrage, et un deadline c'est un deadline. Si il y a plus de deadline, où s'en va-t-on? je vous le demande...

Anyway, ma "coordonatrice" - LOL OUARF - de 26 ans en arrache. Elle me fait penser à la petite requine aux idées bien arrêtées dans le film "UP IN THE AIR". Pareille...On est en retard sur tous les projets, pas compliqué, et l'événement c'est dans 16 jours...

FestiBlues confirmé, parlons grafiss, l'image est belle, les templates sont montés, ça va être chill et payant. Le Vietnam, une belle carotte non?...allez hop, je retour à mes projets-somnifères en retard...faut finir un moment donné!

lundi 11 janvier 2010

Ah mon ami, mes amis...comme la vie nous croque. Voyage à Vancouver pour faire un méga câlin à Kelly, mon amoureux d'il y a 20 ans. Ami 4 ever, sa femme a pris une route nommée Cancer qui s'est arrêtée l'an passé. Il a un petit de trois ans tout vivant, qui veut être heureux. Un putain de héro Kelly. Il a mon amitié indéfectible. On a fêté son 50e anniversaire.

Pour peu qu'on y risque notre amour, la vie nous croque, elle éteint des lumières et provoque nos larmes. Le nez dans la poussière, genoux écorchés. Se relever. Encore et encore, rester sensible à ce que la vie peut encore nous apprendre de beau. Partager la beauté que l'on sait. Un putain de héro.

lundi 4 janvier 2010

Little sister...
Je l'ai connue lors d'un souper d'amis en 93-94...un bail. Timide à l'extrême, c'était même avant son 1er album. Alcool aidant, BBQ de terrasse "centre-sud style", on était une bande d'artistes autour d'une grande table pleine de bouffe à découdre le monde et c'était vachement sympa. À un moment Lhasa s'est levée, a fait une tournée rapide de bye bye et elle est partie. Elle devait repasser sous nos yeux pour aller chez elle. On entend la porte d'en bas se refermer, puis le bruit d'une course. Je l'ai observée courir,2 coins de rue plus loin je la perdais de vue. Interloquée, j'ai regardé mon copain qui la connaissait "pourquoi elle court?".
"Ah, elle est comme ça, quand c'est le temps, c'est le temps. Elle court tout le temps."
Je me rappèle de ses yeux, enfantins et rieurs. C'est moche de perdre une fée.
Salut ma belle.