dimanche 7 mars 2010













J'ai un souci depuis 2 mois au boulot...Oh, pas grand chose, un patron qui se comporte comme un barracuda avec l'argent des autres, entre autre.
Me dis que ses pratiques malhonnêtes vont finir par un étrange boomrang à me revenir sur la gueule, because ce crosseur m'a engagée, entre autre.
Des petits soucis moraux, mettons.

Depuis 2 jours, une autre porte s'est ouverte. Je me suis lancée à l'assaut de la montagne monétaire avec enthousiasme et les yeux ouverts. Un contrat de 20 milles bâtons. Un contrat qui règle mes dettes d'études plus un voyage en Asie. Entendu qu'une tuile va infailliblement me percuter l'ethmoïde (l'os du nez fiché dans le crâne), je calcule de façon conservatrice mes bonbons. Je tire 6 000 dollars au pire et 40 000 au mieux. Je contemple ça. C'est terre à terre et crassoux mais bordel, l'idée de repayer la Nancy des prêts étudiants d'un coup me remplie d'une joie sauvage. Saleté de rapace. D'un coup. Vlan d'in dents.

Je travaille fort et tout le temps. Depuis 3 ans j'espère un répit, pour créer, pour ne rien foutre, pour avoir le temps de me trouver jolie ou intelligente. Gniet, suis toujours dans l'urgence d'essuyer les dégâts, les angoisses, les attentes de tout le monde. Ça se peux tu? est-ce que je vais avoir un brake? Et quand bien même que je découvrirai les "catch 22" de la patente, ce soir je respire comme quelqu'un qui a retenu son souffle depuis lontemps, sans rien perdre de sa fougue. Juste un brin d'humiliation devant le temps évaporé. Je mérite mieux. Aaaaaaaaargh.

lundi 1 mars 2010












La somme de ce que l'on est...
Voilà, je suis dans une drôle de phase par rapport au travail, le rush est passé et le ressort tiré au maximum des derniers mois pendouille un peu. J'me comprends. Un kyste m'est réapparu, chiant, suis pas en règle avec l'assurance maladie, faut aller niaiser là aux aurores pour compléter la demande et prendre le tit-papier d'en attendant. FAut que j'me book un RV à l'autre bout du monde pour ma petite gâterie (échographie et mamo...hein les filles? what a treat) puis l'aiguille de cheval pour drainer mon bandit de kyste. Un pur régal. Irchh.

Suis allée passer une semaine en Espagne...très cool, premières heures en compagnie de ma mère qui furent rock'n roll "as expected". Ça fait 4 mois qu'elle est sur la route, France Espagne, et quand j'y suis allée ils étaient pris avec une température moche poche depuis une semaine. Pluie et froid de canard la nuit. Ça lui pesait sur le système pauvre elle...et puis un million de détails par rapport à l'appart. où elle logeait, je l'ai retrouvée pas mal à cran. Je croyais pas que mon arrivée allait magiquement lui rendre la patate, mais bon...que ma présence royale lui ré-enlignerait la lunette...mais bon...je croyais pas avoir à essuyer une crise non plus. Sept jours et 1000 piasses plus loin, ça fait cher et loin pour se faire crier dessus. On s'est calmé le pompon finalement, après 2 jours. Après ça a été vraiment chouette. On est allées à Grenade, par la route qui défile à travers la Sierra Nevada. Montagnes et gorges profondes de toute beauté. Oh et puis Grenade même...

Gravir l'Albacyn, gagner le ciel avec l'effort qu'on suppose, pour arriver au sommet et contempler l'Alhambra sur l'autre sommet dominant la ville, une expérience mystique. Les larmes te montent aux yeux. C'est de ça qu'on a soif en voyageant. Des moments de victoire brefs, récompensés par la beauté de ce qu'on voit pour la première fois. Cette beauté qui donne de la force pour continuer. Oh merci Mo. pour ces 2 jours à Grenade. Je garde ça dans mon coeur pour le reste de ma vie.