mardi 30 septembre 2008

Colombine trash, où que j'aille

Journée de Public Relations avec la shop pour laquelle je travaille. Assemblée générale que j'ai entendue sans les consonnes, comme quand le chien écoute Homer dans les Simpsons, awaoi ou eai ouaeniouuuu (1h30 de ça). J'me suis retrouvée assise avec Gaston, un animateur de télé assez connu qui a bèché grave en auto il y a 1 an et demi. Paralysé d'un côté, en fauteuil. Il se bat maintenant pour les accès aux fauteuils roulants dans les lieux publiques. M'a adopté de visu, a lu quelque-chose dans ma face I guess, m'a conté son histoire de drogueu, celle de sa fille prostituée, m'a conté des choses intimes pendant qu'un paquet de beau monde en cravate se faisait des promesses et des deals, à grandes tapes dans le dos. Moi je m'emmerdais à l'os, alors le bonhomme qui en "avait rien à calisser de c'te gagne de matuvus"(dixit) qui le disais haut et fort à part ça, ce fut lui mon sage pas sage sur la montagne. Merci Gaston. Tu m'as montré ta bravade trash face à l'adversité, t'as perdu tes jambes, ta femme, presque ta fille, mais tu t'es fait une amie. Promis, c'est fait. T'as mon respect. Pis il a viré une brosse à part ça, le vieux Magou, en ordonnant aux passants d'aller lui chercher une autre bière. J'espère qu'ils vont le réinviter, il fut de délicieuse compagnie.

j'veux être le 8e doigt!

Le show La Vie des 7 doigts de la main...je suis sure que ça a donné le motton à plus d'un straight dans la place. Oui ça émerveille, la maîtrise de ces mouvements dangereux et parfaitement inutiles et tellement beaux. Vive le cirque, la magie de l'excès, ces corps qui repoussent leur limite. Ah que j'ai trouvé ça beau.

lundi 29 septembre 2008

Quatorze milles quatre-cent dix-sept jours de lumière

De planète en planète, dans mon vaisseau spacial à trois mâts. T'es où, pirate?

mercredi 24 septembre 2008

Vague scélérate

J'avance. Ma carène reprends de la vitesse. J'avais jeté l'ancre au milieu d'un tourbillon, et pendant des jours et des nuits j'ai usé mon bateau à chercher des réponses. Il y a toujours une sirène pour expliquer les désastres. J'accepte de naviguer sans compas, guidée par les étoiles, protégée par un ange vagabond. Les îles, les ports, autant de haltes aux mirages scintillants. J'avance, l'envie de nouveaux paysages me revient. J'ai jeté les armes au centre du tourbillon avant de couper mon ancre. Plus de combats, plus d'attaches. Il me faudra attendre des eaux calmes pour ralentir. Je suis légère, j'avais jeté tant de lest pour rejoindre un ami en péril, pris entre 2 écueils. Mais voilà, une fois dégagé il est disparu une nuit sans une pensée pour son amie. J'ai jeté l'ancre là où pour la dernière fois j'avais pris ses mains dans les miennes, et si l'amour existe j'affirme que celui-ci était concentré tout entier dans la chaleur de nos mains. Et mon âme a tourné sur elle-même dans cette impasse. Pas un mot, pas un mot, laissée toute entière à l'oubli, au silence. Quelle justice... aimer autant et être oublié. J'avance. Je serai là, debout à la roue de mon bateau, je verrai la beauté du monde et naviguerai avec des amis loyaux à portée de voix. Adieu pirate, je m'arrête sur une île aux printemps magnifiques et y ferai ta tombe. Je t'enterre aujourd'hui et puissent quelques fleurs sauvages y pousser pour embaumer ton passage. Peut-être qu'un matin, je penserai à toi avec un sourire. Je doute de jamais t'oublier.