mercredi 30 septembre 2009
Spleen d'automne qui m'enlace depuis quelques-jours, j'avais oublié comment on dance avec toi. Avec le froid qui monte, les jours qui raccourcissent, les promesses de l'été repartent avec des trous dans les souliers, pleurnichant à l'injustice. Relever les manches, se préparer à faire des trajets efficaces, jusqu'au mois de mars que j'ai bien l'intention de sabrer en 2. Mexique, pack-sac, le vol allez-retour et j'me débrouille sur place. Aller m'échouer 10 jours à Tullum, des livres, un hamac and a bottle of rhum...
Échange de service, troc, je fais le kit d'album d'un vieux pote qui en plus d'être musicien travaille dans la réno. J'me suis mis dans la tête de me fabriquer un abri chauffé pour fumer cet hiver. Treillis et polythène...Chic à mort. Avec une ampoule chauffante au dessus de la tête et diantre! une chaufferette si ça fait pas la job...Je garde de très mauvais souvenirs de mes fites nicotinales de l'hiver dernier...not again. No sir.
Musique, j'y suis, ça y est, on enregistre l'album. C'est la 3e fois que j'enregistre ces pièces, le band ayant subit des métamorphoses sonores majeures depuis ses débuts. Le facteur "fraîcheur" est difficile à retrouver, j'ai changé, la vie m'a envoyé quelques poutres au front depuis l'écriture de ces textes...On n'a gardé que le meilleur, l'intemporel en quelque sorte. J'ai une angoisse de page blanche ces jours-ci, j'voudrais tant compléter mon set d'une ou 2 nouvelles pièces. Mettons ça sur le dos du spleen d'automne hein, ce pauvre géant bossu...
mardi 29 septembre 2009
Amenez en des défits!
Ah, pfff et tssssst sur les plus récentes oeuvres de votre chère graphiste au métier si peu glorieux (par boute, oui oui)(ne non).
Mon beau métier qui me rentre dedans, le stress des gens que je côtoie, j'en ai ma claque parfois. Virevolte vers la musique. J'obsède, j'écris pas assez, mais ma caboche est toute sèche après ses séjours dans le tordeur des obligations...Y'a que le travail bien manuel qui m'apaise ces jours-ci, scier et visser du bois. Y'a qu'le ménage qui opère sur moi un certain calme. Je manque de houmf. Loin de la Diva, j'pète des crises de concierge esti. Marre marre marre. Arrrgh.
Ah, pfff et tssssst sur les plus récentes oeuvres de votre chère graphiste au métier si peu glorieux (par boute, oui oui)(ne non).
Mon beau métier qui me rentre dedans, le stress des gens que je côtoie, j'en ai ma claque parfois. Virevolte vers la musique. J'obsède, j'écris pas assez, mais ma caboche est toute sèche après ses séjours dans le tordeur des obligations...Y'a que le travail bien manuel qui m'apaise ces jours-ci, scier et visser du bois. Y'a qu'le ménage qui opère sur moi un certain calme. Je manque de houmf. Loin de la Diva, j'pète des crises de concierge esti. Marre marre marre. Arrrgh.
vendredi 25 septembre 2009

So long Nelly...
Elle me laissait perplexe la Nelly. Elle avait un souffle dans son écriture, un rythme à elle, des sujets hardcores comme souvent dans les oeuvres de jeunesse. Elle me laissait perplexe à cause de son obsession de perfection physique, chirurgie, bistouri, implants et tutti quanti, et son discours "féministe". Je croyais qu'elle avait choisi la tête, pour la suite, pour vieillir, pour écrire. Elle s'enlève la vie à 35 ans. Plus de rêves déjà? Virginia Wolfe en avait 59. Triste. So long Nelly, you'll never get old.
jeudi 24 septembre 2009
Aux méandres chaotiques de nos chemins...déjà un an. Et j'ai eu envie de l'aimer à tout rompre, encore une fois. Le mur, mon coeur, ça a donné une symphonie de tirs de mortier, des explosions mates, de la roche et de la poussière. Au tout début, il m'a raconté qu'un jour il était certain de m'avoir croisé sur une rue et que j'avais fait semblant de ne pas le reconnaître. Archi-faux que j'lui ai dit, impossible. Malgré ce que j'ai pu traverser avec et à cause de cet être, toujours la curiosité, l'espoir de savoir ce qu'il devient. Plus heureux? plus en paix? Insoluble mystère, cet amour profond que je lui porte, que je lui ai sacrifié au moins 3 fois. Ça faisait naître du dépit chez lui, de la méchanceté. Insoluble.
J'attendais le bus quand je l'ai vu traverser la rue. Le coeur s'est mis à me débattre et j'ai regardé au ciel, cachée derrière mes grosses lunettes de star. Quand je me suis retournée, il était plus là. Comme toujours, la seule trace de son passage était cette sensation d'étau dans ma poitrine. Il avait l'air bien...plus heureux? plus en paix?
J'attendais le bus quand je l'ai vu traverser la rue. Le coeur s'est mis à me débattre et j'ai regardé au ciel, cachée derrière mes grosses lunettes de star. Quand je me suis retournée, il était plus là. Comme toujours, la seule trace de son passage était cette sensation d'étau dans ma poitrine. Il avait l'air bien...plus heureux? plus en paix?
mardi 22 septembre 2009

Les gens malheureux qu'on aime...quoi faire. Pas les garçons qui passent dans nos vies comme des étoiles filantes, pas nos amies de filles qui finissent par émerger de leurs doléances un jour, et sinon on "flush" ces gens qui nous siphonnent la joie. Je parle bien sur de la famille, des frères, des soeurs, parents et autres bestiaux. Les ceuses qu'on est pris avec...
Je sais plus où j'ai lu cette histoire d'un type dont la femme était bipolaire. Elle arrêtait régulièrement de prendre ses médicaments et ses crises se manifestaient presque toujours sur les mêmes thèmes: elle menaçait son mari de le dénoncer à la police pour les abus sexuels qu'il commettait sur leurs enfants. Et lui de ramener sa femme à une clinique de campagne, pour qu'elle reprenne le cours de sa médication. Et lui de revenir seul, avec le son strident de ses accusations encore aux oreilles. Exercice de respiration, sécher ses larmes, trouver encore une fois le pardon.
Quand j'ai lu ce livre, je me suis foutue à pleurer, j'te jure, quelqu'un avait mis le doigt sur une grande vérité par rapport à la souffrance de ceux qui vivent avec un être frappé de maladie mentale. Se faire balancer des tas de vacheries au visage, au fond t'as le goût d'y crisser ta main dans la face, dans la gorge, qu'elle se taise enfin. Après t'es pris avec un dégoût de toi-même, une culpabilité folle, l'amour tellement déchiré que tu sais plus si il va se recoller jamais...Pis là de rationaliser, jusqu'au fucken pardon, faire semblant qu'on s'est pas senti pèté en mille morceaux, que c'est pas grave, qu'on s'aime pareil. Je suis une kid en culotte courte avec les genous ben maganés.
mercredi 16 septembre 2009
Aujourd'hui, enfin peut-être, un peu de création au programme. Semaine de course à dos de chameau, trop de distance à avaler, monture au frame chaotique, j'ai un peu mal partout mais la mer est loin encore. La mer c'est après le site web, ces choses-purins que je déteste, après le montage du magazine, après / après / après 12 jours consécutifs de mise en page des conneries qu'ils ont à vendre, mon boulot ça. Faire briller la merde du jour. Mettre du mensonge en page. Full hot.
La mer, vendredi prochain. Campagne, feu de joie, musique, amis et bouffe, vin et mélodie. Par un cynique hasard, tous les membres du band avons traversés des zones de chaos dernièrement. On a de grands coeur et on laisse tout y entrer...les artistes tsé...et on a tous des petits bobos là, en ce moment. Moi un foutu blues pour des raisons familiales, Fée a un chagrin d'amour, Bénito est en guerre avec la mère de ses filles, Guigui je crois qu'il va, ça doit être l'accent marseillais qui a fourré les planètes. Anyway, on s'en va se faire la musique en famille, on s'en va être meilleur que ce qu'on accompli devant ces peaux de vaches qui nous emmerdent. On s'en va leur écrire des tounes pour leur dire comme on aimerait savoir comment les aimer.
La mer...
La mer, vendredi prochain. Campagne, feu de joie, musique, amis et bouffe, vin et mélodie. Par un cynique hasard, tous les membres du band avons traversés des zones de chaos dernièrement. On a de grands coeur et on laisse tout y entrer...les artistes tsé...et on a tous des petits bobos là, en ce moment. Moi un foutu blues pour des raisons familiales, Fée a un chagrin d'amour, Bénito est en guerre avec la mère de ses filles, Guigui je crois qu'il va, ça doit être l'accent marseillais qui a fourré les planètes. Anyway, on s'en va se faire la musique en famille, on s'en va être meilleur que ce qu'on accompli devant ces peaux de vaches qui nous emmerdent. On s'en va leur écrire des tounes pour leur dire comme on aimerait savoir comment les aimer.
La mer...
jeudi 10 septembre 2009
Des fois, j'me souviens du feeling des draps rèches, propreté douteuse, odeur de manque, j'me souviens du lit de malade. Des fois comme ce soir que je m'glisse dans les draps droits sortis de la shop de mon chum, les draps "Corail" ultra moelleux en vente chez Jean Coutu. J'm'en veux du 5/6 livres à perdre, mais je retournerais tellement plus là, je veux vivre simplement et bien. Et voyager et faire de la musique. Et gagner ma vie avec mon coeur, ou ma tête, mais ni les viscères ni les extrémités. Baon. Je retourne à mes draps donc, j'y étais bien!
mercredi 9 septembre 2009
Il a bien joué son jeu, s'en tire comme un prince au verbe sincère...Maudits gars en culottes courtes qui brisent les coeurs en tournant bien leurs phrases. Mon amie, ce soir, une fois de retour dans sa maison vide va constater que le ventre ne connait ni les mots, ni l'alphabet. Elle va pleurer son deuil, affamée, je me doutais bien que sa soudaine taille de cheveux était rituelle. Décortiquer chaque mot, chaque inflexion, repasser le disque dans sa tête, s'abimer. Ma chum, ma fée magique au rire cristallin, en plein chagrin d'amour. C'est moche, les chagrins d'amour.
Frôlant trop de malaise et de tristesse chez ceux que j'aime, je vais profiter du fait que la vie me soit juste en ce moment pour démontrer de la joie et de l'enthousiasme. Noble job, faire le clown. C'est le plus grand soutient, je crois, qu'on puisse offrir aux autres, être bien. Jusqu'à ce que la poutre te pète la mâchoire à ton tour. À BAS LA TRISTESSE! À BAS LE MALHEUR! VIVE LA VIE, LES AMIS, LES FLEURS ET LA BOHÈME. Vive la musique aussi. Bordel.
Frôlant trop de malaise et de tristesse chez ceux que j'aime, je vais profiter du fait que la vie me soit juste en ce moment pour démontrer de la joie et de l'enthousiasme. Noble job, faire le clown. C'est le plus grand soutient, je crois, qu'on puisse offrir aux autres, être bien. Jusqu'à ce que la poutre te pète la mâchoire à ton tour. À BAS LA TRISTESSE! À BAS LE MALHEUR! VIVE LA VIE, LES AMIS, LES FLEURS ET LA BOHÈME. Vive la musique aussi. Bordel.
lundi 7 septembre 2009
Spleen...
J'aurais pris 10 semaines de plus de découvertes. 20 jours, 20 matins/midis et soirs pour se reconstruire de beaux yeux d'enfant pour voir le monde. Le vieux chandail turquoise pendouille toujours dans le penderie, celui que je vais remettre d'ici peu sous mes vestes sans manches, aux premières vraies fraîcheurs. Mêmes bottines, même pieu, même ciel d'acier. L'osti d'hiver. 456 photos, 10 000 moments, y'a des ailleurs.
Spleen...
4 ans que je la connais. Célibataire, parfois seule "aouche" mais pas souvent...sujette à rêver à d'éventuels princes. Mignonne et talentueuse, musicienne multi-instrumentiste, bien des gars tombent sous son charme. Et gèlent. Au printemps, un a pris son courage à 2 mains. Quittant du même coup une relation de 8 ans. Perdant chien et boulot et repères en moins de 3 semaines. Elle dont les yeux étaient si clairs, à la voix directe, répartie drôle et allumée, elle devient vague, floue, mal assurée. Elle est sombre et insaisissable par moment. État permanent? perte d'innocence? je m'ennuie terriblement de son énergie.
Petit bonheur...
Le décallage du retour: à 22h je dors à poings fermés et suis debout prète à croquer des kilomètres à 6h du mat! j'adore me lever tôt. Demain je vais faire le tour du Parc Lafontaine en bike.
Go habs go.
Spleen...
De Rouen en fin de voyage, depuis en fait 3 jours avant la France, j'ai tenté de joindre mon mystère de père...Pas jeune le vieux, 18 ans de plus que ma mère, qui en a 68. 86 ans. Anyway, jamais réussi à parler à qui que ce soit. Au bout d'une dizaine de tentatives vaines, j'ai abandonné. Entrer dans les cabines mal isolées des "phone center" tenus par des Sri-lankais de Rome, j'étais jamais sure d'où venait le problème. Une fois en France et coatchée par mon ami Gaets, on en est venus à la conclusion que le numéro était hors service ou en dérangement grave. Il est surement mort...
Petit bonheur (...)
Voici mon papa qui monte la garde devant un bistro de Dieppe.
J'aurais pris 10 semaines de plus de découvertes. 20 jours, 20 matins/midis et soirs pour se reconstruire de beaux yeux d'enfant pour voir le monde. Le vieux chandail turquoise pendouille toujours dans le penderie, celui que je vais remettre d'ici peu sous mes vestes sans manches, aux premières vraies fraîcheurs. Mêmes bottines, même pieu, même ciel d'acier. L'osti d'hiver. 456 photos, 10 000 moments, y'a des ailleurs.
Spleen...
4 ans que je la connais. Célibataire, parfois seule "aouche" mais pas souvent...sujette à rêver à d'éventuels princes. Mignonne et talentueuse, musicienne multi-instrumentiste, bien des gars tombent sous son charme. Et gèlent. Au printemps, un a pris son courage à 2 mains. Quittant du même coup une relation de 8 ans. Perdant chien et boulot et repères en moins de 3 semaines. Elle dont les yeux étaient si clairs, à la voix directe, répartie drôle et allumée, elle devient vague, floue, mal assurée. Elle est sombre et insaisissable par moment. État permanent? perte d'innocence? je m'ennuie terriblement de son énergie.
Petit bonheur...
Le décallage du retour: à 22h je dors à poings fermés et suis debout prète à croquer des kilomètres à 6h du mat! j'adore me lever tôt. Demain je vais faire le tour du Parc Lafontaine en bike.
Go habs go.
Spleen...
De Rouen en fin de voyage, depuis en fait 3 jours avant la France, j'ai tenté de joindre mon mystère de père...Pas jeune le vieux, 18 ans de plus que ma mère, qui en a 68. 86 ans. Anyway, jamais réussi à parler à qui que ce soit. Au bout d'une dizaine de tentatives vaines, j'ai abandonné. Entrer dans les cabines mal isolées des "phone center" tenus par des Sri-lankais de Rome, j'étais jamais sure d'où venait le problème. Une fois en France et coatchée par mon ami Gaets, on en est venus à la conclusion que le numéro était hors service ou en dérangement grave. Il est surement mort...
Petit bonheur (...)
Voici mon papa qui monte la garde devant un bistro de Dieppe.
S'abonner à :
Commentaires (Atom)
