mercredi 1 octobre 2008

If I huff and puff, will I blow the house down?

Toute seule sur le balcon, à respecter la loi de la maison, je fume. Je fume et ricane doucement. Un train bruyant vient de passer, quelque-part au nord. C'est plus mon problème, je pense aux 3 petites lolitas qui ont pris mon appartement, il y a 1 mois. "C'est bruyant ici?", "Non non...".Tchakatchak Tchakatchak Tchakatchak.Hihi. Bonne nuit mes poules! Le vent fait swisshhher les feuilles jaunes et rouges de la cathédrale à tout le monde. C'est doux, le son pourrait venir d'un bord de mer. Quand on entend la poésie, on veut en faire partie. Au moins en composer un paragraphe digne d'intérêt. Parfois je me demande si mes alexandrins n'ouvraient pas une histoire qui n'en fini plus de continuer. Si ma voix s'est dissoute. L'amour que j'ai tant pleuré, c'était aussi la vie dans sa robe la plus sexy. Sa robe de pute. J'ai l'impression de m'être jetée sur la plus laide guenille pour couvrir son absence. Une ancienne belle bitch qui a de la tristesse au coin de l'oeuil, une poète devenue comptable. Aimer autant la vie et se déchirer l'âme. L'irrésistance est passée. Les anges me donnent du vide à contempler. "io! y'a rien! y'a rien pantoute! io! c'est où l'osti de party?"

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