vendredi 29 mai 2009



Je suis allée faire un petit saut dans mes "posts" drafts, ceux qu'une censure interne m'a fait mettre de côté. Textes de colère dirigée, de peine aussi. C'est un anti-journal. J'y lis tout de même une progression, je ne me souvenais plus être passée par le pardon, puis la colère, dans un tel mouvement de balancier. On dit que tout le monde développe des cancers au cour d'une vie, et que ceux-ci se résorbent d'eux-mêmes sans qu'on en soit jamais conscient. Je crois qu'on devient tous fous par périodes au cours d'une existence. En 3 semaines l'an dernier j'ai perdu amour, travail, logement et j'ai du me défaire de mes chats. Je crois avoir frôler le désespoir, le vrai. Suicidaire. Un vieil instinct de showgirl m'a tout de même donné la force de bien me présenter aux yeux du monde. Une autre vie s'est remise en place, mais out - tous mes repères sont tombés sous les balles. J'ai peu écris de paroles depuis l'été dernier. La Déferlante est le seul texte qui soit sorti du goulot:

J'ai brûlé tous les ponts
En détachant les syllabes
J'ai prononcé ton nom
Avec des couteaux sous la table

J'ai regardé le ciel aux lueurs de notre incendie
Si la vie continue, faudra jamais qu'je revienne ici

La route de mes cicatrices allonge et je noircis des pages
Une autre soirée qui me ronge et partout j'écris ton visage

Tu me manques encore, dans la tourmente
Dans la tête et le corps comme tu me manques
Je t'aime trop fort, une déferlante
Dans la tête et le corps tu me manques encore...Oh...

BTW, c'est un très joli nom que ça porte, une vague déferlante en anglais...
"Rogue Wave". Je trouve ça magnifique.


jeudi 28 mai 2009

OUaou! on appréciera le pathos d'une nuit de 3 heures de sommeil ici...hier je me sentais comme un chiwawa dépeçé, une bête à vif. Va mieux là. Much better. Dormi 9 heures sonnantes. ARTV présentait un documentaire hyper intéressant sur Arthur Erickson. J'ai revu le Robson Square de Vancouver, que j'ai foulé il y a 20 ans dans de drôles d'états. Je l'ai vu autrement bien sûr hier. Erickson était très épuré dans ses lignes d'architecture, il intégrait toujours, ou réintégrait, la nature dans ses projets. Espaces verts, arbres matures, jeux d'eau. Un type de Vancouver qui a fait de belles et grandes choses. Inspirant.

mercredi 27 mai 2009

Particules de l'horrible nature humaine qui me parviennent via couriel et Facebook. Occupée que je suis à gratter ce qu'il y a de bon et d'intact en moi, ces images et histoires d'horreur me décourage totalement. Faut-il être aveugle et insensible pour survivre ici, ou bien faire le choix égoïstement conscient de regarder ailleurs...Je ne peut qu'assister, impuissante, au vidéo d'une caméra cachée qui a filmé une gardienne battre 2 enfants sans défenses. Apprendre que des enfants violent d'autres enfants. Je suis trop hypersensible pour être exposée à ces énigmes qui vont à l'encontre de ce que je crois, de ce à quoi je m'adresse. Je suis une grande fleur bleue, j'aime les happy ends, je déteste l'art brun (Bukowski et tutti quanti), je déteste les poètes pornographes qui me rivent au sol en me disant que nous sommes tous veules et pareils. J'ai eu ma part de misère et d'injures à essuyer, merci beaucoup. Assez. Les riches sont trop riches, les pauvres trop pauvres, la classe moyenne est en train de perdre pied "worldwide", l'éducation n'est pas encore accessible pour tous. De moins en moins de rêves, de plus en plus d'empêchements, de vies brisées. C'est ça le constat? un gun, quèqu'un?

Arythmique le souffle au coeur de l'artiste, c'est pour y voir autrement. Il faut crier que la vie est belle, surtout pour eux, les plus faibles. Sans espoir, on est rien. Quand la beauté ne se manifeste plus, c'est peut-être là que naît le mal.

mardi 26 mai 2009



Mes neurones murènes fredonnent.

lundi 25 mai 2009

Ressentir...c'était, je crois, mon voeux de fête. Entendre, voir, toucher et être émue...ce fut tout ça. Mes chums de filles m'ont donné de la tisane et du thé et du chocolat. Des trucs qui, le soir venu au coin du poêle, me calmeront le pompon. Mes chums de gars m'ont donné des instruments de musique, mon amoureux un billet de show que j'ai adoré (Marie-Pierre Arthur). J'ai reçu un ukulele et une flûte traversière. Là j'écoute Save tonight d'Eagle Eye Cherry et je suis vraiment en mode vibration...Il y a tellement d'amour qui côtoie ma tristesse. Cette dernière, j'ai décidé de l'apprivoiser, vu qu'elle reste, aussi bien la connaître le plus possible. Peut-être si je trouve sa tonalité, elle chantera aussi. Je dis n'importe-quoi, c'est elle qui chante depuis toujours. Mon ex m'a pris de court en avec un petit speech qui accompagnait le ukulele...J'ai eu l'air d'un lama, d'un chameau à la lipe tremblante pendant qu'il réitérait combien il m'appréciait, qu'il respectait l'artiste que j'étais, que je lui avais donné la chance de se faire une vie et des amis à Montréal. Immortalisée sur photo par mon copain, j'étais au bord des larmes.

Je dois trouver un endroit qui répare les flûtes...en plus de quelques jolies pokes la clé de l'annulaire pour sortir le fa#/solb est caput...ça kouak même pas, ça pfffuuuu. Hyper chiant. Juste cette note là....Ça revient extrèmement vite, le souffle et le doigté...j'ai fais des test avec des effets sur la flûte, des disto, des delays, des pitch-shifts...que j'ai du fun!!!!

Je vais trouver un réparateur de flûte...je suis reconnaissante aujourd'hui. La part de chance et de malheurs qui font que je suis entourée de ces gens que j'aime, dans ce cas, pas un iota ne devrait changer sur le tracé de ma vie. I am where I belong.

samedi 23 mai 2009

OK, pour me donner une contenance, un genre, un visage humain, j'ai le même geste depuis plus de 20 ans. Un matin en sortant de la douche, je pose une poubelle dans le lavabo, je prends mes meilleurs ciseaux et je me coupe la frange. Bien droite. De 1, soudain j'y vois plus clair, de 2 pendant les premiers 24h ça semble être pro...après les rosettes s'y remettent, le vent se joue de ma mise en scène et écarte les rideaux sur mon décor qui a pris quelques rides...suis fébrile aujourd'hui, j'ai invité des amis à venir prendre un verre et une bouffe dans ma cour en fleur. J'ai acheté des lanternes, prévu des jeux de mime et un kit de peinture, on devrait se faire un fun noir.

J'ai besoin de fêter. En même temps, voici 2 jours que je lape avec entrain, j'ai comme plus soif du tout. Alors la fêtée va boire beaucoup d'eau...it's all good, j'ai pas besoin de substances pour m'amuser. Je parle comme une Jeanette...hohoooo....bon ben c'est pas tout ça, y'a mon toupet qui me réclame là...Tourelourelou!

jeudi 21 mai 2009



Le drapeau Cubain de quarantaine. Mieux que le commun, tout jaune. J'ai bien regardé ce matin, ni jaune ni verte la miss. Même pas séquelle de sa tite cuite en solo d'hier. J'ai halluciné en sortant de chez moi tout à l'heure, 6 pieds 1, cou de giraffe, tattous à l'intérieur des bras...grosses barniques de star. Finalement le gars avait sa ligne de cheveux de jeune-homme, donc j'ai recommencé à respirer normalement et ai sautillé jusqu'à la pharmacie. Bobo se promène pas sur ma rue. IfffIou. Mmm, hot-dog de chez Walter, super bon. Y'a une nouvelle employée qui m'a servi, fine au max. Une dame rachitique près de la soixantaine. "Vous devez pas en manger souvent vous, de ces saucisses là..."gnouf, elle a p't'être eu un cancer ou ben un truc vilain à sa santé, la tite tite tite madame. Ben non, elle l'a trouvé drôle ma joke "J'viens de commencer, m'a sûrement prendre une coup'de livres". Ben bonne chance madame! what a beautifull day...wao. Merci Djeu, comme dirait l'io.

mercredi 20 mai 2009

J'aime les gens. Ça, ça change pas. J'aime les observer, leurs petits travers touchants, les armes "intelletuelles" avec lesquelles ils affrontent le monde. Des gens avec qui je travaille en ce moment, il y a Mario, un amoureux de culture latine, gai, grand lecteur et d'une bitcherie ascérée quand les circonstances l'y poussent. Sinon, il s'efforce de souligner la drôlerie de la vie et pour ça, je lui suis étrangement reconnaissante. Comme s'il me montrait du plat de la main un carosse ridicule, rafistolé de bric et de broc "enwouèye ma tite fille, embarque!".

Il y a aussi Cath, avec qui je travaille depuis 5 ans maintenant sur un festival. L'an passé, grosse peine d'amour, l'immense qui arrive une ou 2 fois dans une vie. Elle m'a été un exemple de dignité la fille. Quand elle sentait qu'elle perdait le focus, elle se retirait et travaillait sur elle-même en silence. Elle est mille fois meilleure que moi sur cet aspect. Mes peines et malheurs, je les décolore à la gerbe verbale. Mille fois à vos pieds vomissez vos outrages.

LA belle Chantal, une hot lady à la mi-quarantaine Esthée Lauder. Elle sent le parfum discret et de qualité, bien sapée, cheveux parfaits, manucure parfaite, peau satinée. Je parle de l'enveloppe parce-que ça frappe, elle est vachement soignée la madame. Elle connait des rouages de la publicité et du marketing qui me font défaut. J'apprend avec elle. On rigole beaucoup aussi, because it's a man's world et ils ont pas tous du goût! Elle est de ceux qui m'appèlent presque chaque jour.

Et pis y'a ma gang de musique, Andréa, Ben, Guillaume. Ma famille. Je les aime de tout mon coeur.
Voilà, pourquoi pas écrire de petits billets sur l'amour qu'on porte parfois, hein? Ça fait aussi partie de la vie!

mardi 19 mai 2009

Les cellules de mon corps me babounent aujourd'hui...pourtant j'ai la cervelle qui ne demande qu'à être alerte, qui est relativement éveillée. Mal dormi, pensé à des choses tristes à 1 heure du mat. tourné comme un cycle de spin dans mes draps ultra-moelleux...le corps dicte tout et le sommeil est son eau. Ça va prendre un power nap, j'haguis ça faire la crèpe le jour, perte de temps précieux, mais bon "amanchée" comme je le suis, je me rends pas au bout de ma répète ce soir c'est clair.

LA quarantaine, je me met en quarantaine cette semaine. Une poêle dans le front. Bang. Poétisons ça. Jamais plus jeune qu'aujourd'hui je ne serai. Je vis bien mieux qu'à 20 ans. Mieux entourée aussi. Y'a encore de la folie dans ma vie, plus saine. So...fuck, courage ma veille et sourie, ça fait de plus jolis rides. Grin.

Grin

If you're up against a bruiser and you're getting knocked about --
Grin.

If you're feeling pretty groggy, and you're licked beyond a doubt --
Grin.

Don't let him see you're funking, let him know with every clout,
Though your face is battered to a pulp, your blooming heart is stout;
Just stand upon your pins until the beggar knocks you out --
And grin.

This life's a bally battle, and the same advice holds true
Of grin.

If you're up against it badly, then it's only one on you,
So grin.

If the future's black as thunder, don't let people see you're blue;
Just cultivate a cast-iron smile of joy the whole day through;
If they call you "Little Sunshine", wish that THEY'D no troubles, too --
You may -- grin.

Rise up in the morning with the will that, smooth or rough,
You'll grin.

Sink to sleep at midnight, and although you're feeling tough,
Yet grin.

There's nothing gained by whining, and you're not that kind of stuff;
You're a fighter from away back, and you WON'T take a rebuff;
Your trouble is that you don't know when you have had enough --

Don't give in.

If Fate should down you, just get up and take another cuff;
You may bank on it that there is no philosophy like bluff,
And grin.

Robert W. Service

lundi 18 mai 2009

Une cour en fleur dans laquelle 2 amis-félin se tiraillent, un band qui me redonne beaucoup de joie, un amoureux qu'est aussi un ami précieux, une maman qui prends soin d'elle-même, une paie déposée dans le compte de banque aux 2 semaines. Ça va. Le vaisseau est ancré et le port est charmant...Un jour bientôt, mieux préparée, je reprendrai le voyage. Je suis sortie du tunnel. L'air est bon.

vendredi 15 mai 2009

Faire de la musique avec des gens qu'on aime, ce genre de famille, c'est plus fort que tous les rushs de trucs artificiels qu'on peut ressentir ici-bas. C'est comme de découvrir la beauté sauvage de la nature. La vie.

Quel festin hier soir. En musique, y'a des jours comme ça où l'énergie de tout le monde est au rendez-vous. Magique. Peut-être que j'ai eu la sensation encore plus accrue de tout ça vu que je savais que j'allais annoncer mon retrait de l'autre projet, qu'on jam chez le compositeur de cet autre projet, mon ex, mon ami que j'aimerai désormais comme une soeur. Vraiment. Dans le process, on a vécu une convergence (!), nous avions redonné vie à un groupe défunt en 2004. C'était l'an dernier. À ce moment, ma bassiste avait été entraînée dans l'aventure. Nous avions notre propre band (dans lequel elle est maintenant pianiste). Depuis 2 mois, on a "drafté" le drummeur du projet de mon ex, pis là le jeu de pion fait que c'est lui qui se retrouve sans band. Dans un flou avec pas de carotte au bout. Ce qu'il y a d'étrange avec le vide, c'est que ça reste jamais vide. Faut faire gaffe avec quoi on le rempli après, les bonnes choses sont plus rares à venir.

Depuis l'an dernier à pareille date j'ai passé à travers une supernova d'amour (malsain) qui m'a brûlée, un congédiement, un déménagement, 2 amants, un nouveau boulot, 2 mois de prod. folle qui m'ont laissée près-très très près du burn-out, mon amoureux d'aujourd'hui qui m'épaule contre vents et marées, cadeau de la vie avant les fêtes. Tous, si on fait le chemin à rebour, on constate les cycles de mort et de renaissance tout au long de notre vie. Et on perd toute sagesse au creux de la vague, quand on souffre de l'absence, quand on contemple le vide. Le vide fini toujours par être occupé. À nous de choisir d'y semer des choses saines, vigoureuses.

jeudi 14 mai 2009

Plus d'amour et de joie. + .

mardi 12 mai 2009

Manne et plaies

Autrement dit: c'est tout ou rien...j'arrive de petites vacances bien méritées pour mon âme en tourment (ça, c'est in'autre histoire) et j'ai c'te paquet de courriels qui m'attendent. Des gogos sortis des boules à mites, clients d'avant-guerre disparus dans les brumes...Les revoilà, tous en même temps. Résultat: 6 contrats différents, pas rapport. Étonnement, soupirs, cash.

Le festival de blues va me gruger la vie pour 2 bons mois, on s'en sort pas, j'y fais une sacrée belle paye mais j'la mérite, en criss, à tous les ans. Topo: il y a 3 ans, j'avais loué un chalet pour clore les festivités de ce contrat malade. J'ai frénétiquement astiqué le chalet pendant 3 jours, incapable de relaxer, la cervelle comme un hamster sur l'acide qui veut pas mourir. Pissant quand j'y repense. Au moins cette année, cette gang a pris un virage vert et il y aura moins d'imprimés à produire. Good for mouaahhh. Héhé.

En pleine lecture de Demian, Herman Hesse. Réflexion sur le paradis perdu, sur la ligne entre l'action lumineuse et l'auto-destruction. J'le lis à petites doses pour bien m'imprègner, ça me fais du bien car j'ai l'âme qui balotte pas mal ces derniers temps. Y'a des pensées contondantes qui m'abiment. Des trucs pas réglés. Des bouffées de désespoir que je dois laisser traverser mon corps entier, des idées de mort. Ouais, pas jojo. Des trucs pas nommés encore qui me grugent. Anyway...l'alcool et les médocs, c'est la sortie facile et je veux pas envisager la suite bardée de béquilles, caliss, pas fait tout ce chemin pour redevenir esclave. Mais l'idéal qu'on se fait de la liberté et la réalité de notre nature entraîne un clash désolant parfois. Je suis entre le tsunami et la falaise. Ça brasse en criss.

vendredi 8 mai 2009

Virée à Torontah avec Mo. Ça va être chill et excellent pour mon foie. La dernière fois qu'j'y suis allé, c'était avec Mr Rock'n'roll en personne et j'ai été malade comme un chien. En essayant de suivre sa beuverie à lui. Yash, mauvais souvenir ça...Ouzo et long island ice tea. Ce coup-ci je ferai mieux! Bon week-end yall, c'est le printemps dehors, on est bien, l'air est vif!
X

jeudi 7 mai 2009

Aujourd'hui, maintenant. Ici. J'ai peu de choses à faire, tout à inventer, à rapiécer, à jeter. Vivre. La fête des mères, l'an passé. Mémoire...


SIA - breathe me

Help, I have done it again
I have been here many times before
Hurt myself again today
And, the worst part is there's no-one else to blame

Be my friend
Hold me, wrap me up
Unfold me
I am small
and needy
Warm me up
And breathe me

Ouch I have lost myself again
Lost myself and I am nowhere to be found,
Yeah I think that I might break
Lost myself again and I feel unsafe

Be my friend
Hold me, wrap me up
Unfold me
I am small
and needy
Warm me up
And breathe me

mardi 5 mai 2009

Un de mes premiers chum, un vrai bon gars avec un coeur en or, m'a envoyé à moi et ses contacts un courriel ce matin. Il s'est fait une famille au BC depuis les 5 ou 6 dernières années. Un mouc de 4/5 ans. Y'a des gens comme ça, depuis que je le connais je me dis qu'il fera le meilleur papa du monde. J'étais heureuse quand me parvinrent ses premières photos de Max...Sa femme a chopé le cancer il y a 2 ans. Elle est décédée hier, à la suite d'une longue bataille pour vivre. Mes pensées et mon amour se concentrent vers lui et son tit-homme aujourd'hui. Longue vie Kelly, mon ami. Love ya.

Ce matin l'air est vif...la perspective qu'on a de ce monde tient là-dedans, la vivacité. Je m'applique aujourd'hui à boucler des dossiers, demain, le jour Jour J. Retour chez la tortionnaire Pollak, ma dentiste de l'enfer qui me met des jupettes en plastique vertes sur le visage pour pas me voir pleurer. Oh, et c'est pour la peine, on va me nettoyer sous les gencives, je vais être gelée comme une mongole en sortant de là, ça se pourrait que j'aie les dents MOBILES quelques jours...J'arrête plus d'y aller depuis le 15 décembre (le jour où je sui tombée assurée).

Au début, je voyais le boss de la clinique, un jeune et grand Grec je crois (son nom fini par ...boulis). La délicatesse incarnée, 4 minutes pour vous piquer pour pas que ça fasse de choc aux tissus de la bouche...un ange. MAis là, je vois sa top modèle première de l'école de dentisterie, qui elle est pas délicate du tout. De plus, un détail qui me tape vraiment sur les nerfs: pendant qu'elle me fait très très mal, elle parle en polonais avec ses stagiaires (toutes polonaises aussi et belles comme des center-fold). Je file comme un crapeaud à chaque fois que je sors de là. Elle m'a fait de super trucs cosmétiques par contre, qu'on appèlent de gros gros plombages pour que ça passe avec les assurances. Encore 300 piasses de ma poche et le pire est fait pour cette année.

lundi 4 mai 2009

Des rivières d'Histoire dans les veines. Eau claire avant les larmes. Un courant joyeux et régulier. Puis les embuches qui s'empilent de par les fonds, qui change le tracé du torrent. Un grand ménage nécéssaire à intervalle régulier pour que l'eau reste saine. J'ai mal aux mains, au dos, le courage me manque et pourtant je dois travailler à ma rivière. Me défaire des cadavres poluants. Dehors les oiseaux chantent, dedans les enfants pleurent. Injustice. Mauvais rêve.

Nana, les mots me manquent, vraiment. L'il était une fois qui reste en suspension, 3 petits points vers nulle part. Une catastrophe qui m'empèche de m'envoler, j'aime pas regarder le sol mais le ciel me donne mal aux yeux depuis qu'on m'a grillé les ailes. Je m'applique au quotidien, faire ce qu'il faut, ce qu'on me demande. Quand Éric est sorti de ma vie, j'ai eu peur des chiens, une phobie spontannée, du jour au lendemain, vraiment étrange. Quand le dernier m'a jetée comme une rien du tout, avec tout le mépris dont il est capable, les mots m'ont abandonnée. Le rituel primitif du sacrifice humain est bien vivant.

J'ai guéri doucement ma peur de chiens. Je retrouverai ma voix, tapie dans un coin d'ombre, je veux l'apprivoiser et lui rappeler comment on chante. Je n'accepte pas l'état des choses. Qu'on ait méprisé mon amour. Assez pour le faire taire. Brailler honteux. C'était une première pour moi, un mépris aussi total, ça a fait vraiment mal. Et je fais mon possible mais c'est long, très long à guérir. Est-ce qu'un jour j'en rirai, est-ce que je serai une meilleure personne pour ça. Je regrette tant, chaque instant de cette histoire. Je voudrais l'effacer.

samedi 2 mai 2009

rap up: Mel Gibson m'a donné envie de gerber, soudainement a'ec une tite prière avant le combat (je sais...le scénariste et le directeur et blah....) Flip flop de Pris avant que Deckard (Ford) ne lui en caoulisse une dans la poitrine...sister...your time is up, I'm afraid...Et youp, Frodon Souscolline trop petit devant le tenancier de bar...j'commence à être trop poumepette...
Night yall
Bataille de "late night" ce soir...alors que des centaines de jeunesses se préparent un mal de ch'veux tonitruant demain matin, ils sont légions à fumer sur le trottoir en avant des bars où ils "socialisent", la grille horaire me donne le choix entre Blade Runner, Nous étions soldats et Le Seigneur des anneaux. Mmmm, Vigo...tes yeux brillants, intelligents, gâchés par le strabisme de bébé miss Tyler dans ce film il est vrai, mais bon, quel artiste, acteur et peintre magnifique. Blade Runner, Rutger et Hanna, Pris chérie, alter-égo, pute à la courte vie qui veut vivre. Et pis bon, j'aime les films de guerre. Mon péché incongru, j'aime pas l'hommasserie en général et en très particulier, sais pas, le rock'n roll entourant la guerre du Viet Nam me parle...Dilemne...Zapping.

Oh et, une journée de théâtre, de baise, de vin...je crois que j'ai mis un heureux sur son bus tout à l'heure...je le suis presque...indécrotable mélancolique, je suis. Je sais pas être autrement ça à l'air.

Peace out.