dimanche 30 novembre 2008

samedi 29 novembre 2008

L'âge de résonnance.

Un froufrou de plumes noires, une impression furtive de mouvement et déjà le ciel a avalé un oiseau. Son vol en altitude lui reforme la terre en mosaïques ternes. Partout où sont les hommes, la terre perd ses couleurs. Elle s'en va au pays des montagnes de roches, où les torrents sont clairs et les proies faciles. Pour les années qui lui reste, elle retourne à la sage logique des forêts. Son compagnon corbeau est tombé sous les crocs d'un chien gris affamé.

vendredi 28 novembre 2008

pas peace...pas peace. Ma cage est trop étroite tout à coup. Distiller à l'eau de guitare,"page after page getting older in my scrapbook, the pictures..."Merci pour ton riff Sylvain. Je file borderline, mais rien parait. Juste les doigts et la tête qui veulent copuler souvent ces temps-ci. J'les laisse aller, faut bien que la troupe au complet ait la chance de tirer. L'écriture, c'est pas le soldat le plus efficace, mais il peut être élégant. C'est l'enfant pauvre. L'enfant fru.

JMC


mère de Virginia Woolf
Prévisible, le chien pelé retourne vers cette porte de ruelle où on l'avait déjà accueilli. Des années d'errance solitaire avaient suivi la mort de son maître, un homme au coeur de roche. Depuis, il était l'ombre de l'ombre des ruelles. D'infimes moments de bonheur ponctuaient ses jours, truffe au vent, une odeur, une sensation de chaleur, son âme confuse saisissait la notion de promesse. La plupart du temps c'était assez, mais parfois il s'aventurait jusqu'au pays des hommes, pour un repas plus savoureux, une caresse, le pardon.

Ce grand chien gris gardait un port princier. Jamais on n'eut cru qu'il était abandonné. Il acceptait fièrement ce que les mains lui tendaient puis s'enfuyait avant d'être totalement rassasié. S'il lui arrivait de s'endormir, repus, en une quelconque demeure il s'éveillait au matin plein d'angoisse. Il guettait le mouvement des portes et sa chance de retourner aux parfums des ruelles. Retourner errer. Et si un pauvre bougre faisait mine de l'adopter, têtu de bonté, il regardait alors son ravisseur dans les yeux, un regard suffisait, vibrant de haine, retroussant ses babines en un sourire cruel et carnassier. "J'ai mangé de ton pain, maintenant laisse moi passer." On ouvrait alors doucement la porte et lui de repartir le corps bien droit vers ses ombres familières.

jeudi 27 novembre 2008




Carnet de bord, la graphiste doit vomir des couleurs de Noël. Personnellement, j'aime bien le kaki et le bourgogne ensemble, c'est rétro, un peu militaire, avec une touche de noir ce sont de belles couleurs. Mais rouge pétant et vert forêt, sorry, rien à faire, c'est moche moche moche. Et les fameux voeux "Paix, amour, santé, prospérité". C'est quoi, on pense qu'on fait de la magie à la fin décembre? what are you fuck'n gonna do about it for the rest of the year? le 2 janvier, on se remet à faire chier tout le monde. I'm the mother of Grinches. Le fric qu'on dépense pour acheter l'amour des siens ?!, acheter la paix, l'amour, la santé, la prospérité. Behold my friends, cette année je veux bien entrer dans la danse et vous faire des colliers, peut-être une toile ou une chanson. Then again, peut-être que je serai à cuire doucement sous un palmier, un cuba libre à la main. Ah oui...marcher dans la Havane des heures durant, cette ville Blade Runner exquise d'architecture espagnole qui tombe en ruine.

mercredi 26 novembre 2008

Le redoux fait des heureux. Cet endroit où je vis est une source d'émerveillement quotidien. Notre cour est le café social d'une bonne trentaine de moineaux, et une bande d'étourneaux vient aussi grapiller les derniers raisins accrochés aux murs. Je vois des volées d'hirondelles, des corneilles voyous le matin, mes chats se balladant au milieu de cette faune ailée, ravis, légers et confiants. C'était la fête de la Ste-Catherine hier, dite la fêtes des veilles filles.

Voici une histoire de Catherine:
Catherine Monvoisin,
née Deshayes dite la Voisin
(1640-1680)

Adepte des pratiques occultes, elle est sage-femme de profession et accessoirement avorteuse. Après la mort de son mari, son amant (un certain Lesage) et un prêtre sataniste (l'abbé Mariette) l'initient à la magie noire. On raconte, à l'époque, que dans le jardin de sa maison, elle a fait édifier un four pour y brûler deux mille foetus et nouveau-nés sacrifiés lors de messes noires, qu'elle fabrique des aphrodisiaques et surtout que nombre de nobles dames viennent lui acheter ses poudres pour se faire aimer...

La Voisin est arrêtée et cite, lors de son procès, les noms de ses clients qui figurent au gotha du Paris de l'époque. Elle est envoyée au bûcher en 1680.

mardi 25 novembre 2008

Twin fucken peaks...ayoye.
Depuis 3 ans ça déconne avec mes dents. Urgences, bobos, extractions multiples (5 d'une shot l'an passé)...je suis en train de développer une genre de démence quand il faut que j'y aille.
Alors là ce matin, ça a été le top du top. Nouvelle dentiste dans le cabinet de mon grand chum l'autre, qui est débordé jusqu'à après les fêtes. Je lui conte ma mésaventure (ai fait pèté un plombage en me passant la soie dentaire). Radios avec les maudits plastiques qui te fendent le palais et les chairs sous la langue..AAAarghhhh J'AGUIS ÇA.

Elle me dit qu'on a l'embarras du choix, y'a une carie en haut, p't'être même 2, en bas j'ai c'te trou dans la dent (c'est sur que ça...c'est assez urgent) du coup, puisqu'on vous anesthésie déjà ben on pourrait en profiter pour vous faire ces autres réparations que Docteur Stamboulis (mon chum) avait noté.

Ben oui hein, de même, ça me tente osti de vider mon compte de banque dans vos poches. 350 piasses. 350 fucken piasses ce matin.

Bon, là elles étaient 2, la dentiste pis la pire assistante que j'ai jamais vu.Passait son temps à ramasser son driguaille qui tombait par terre, 2 fois que j'me suis étouffée dans ma bave parce-qu'elle observait une mouche imaginaire pendant que l'autre me forageait la yeule. Hé ho?! Mais c'est devenu franchement capoté quand une 3e jeune demoiselle est arrivée. Une apparition, une beauté. Chef me la présente, étudiante en chose de la dent aussi, elle va assister. ET LÀ, toute cette belle bande se met à se parler polonais. POLONAIS ESTI. Pendant que je bave comme un Homer, que comme d'hab. malgré la seringue 60cc je suis pas gelée à 100%, que j'ai une espèce de capote en plastique vert qui me couvre le visage presqu'au complet, ça jase en polak autour de ma tête. C'tait l'boute du boute. Ah pis la fraise brisée qui giclait de l'eau dans mon toupet, dans la face de ma dentiste, dans mes lunettes...Le cirque osti, y'a un éléphant qui va tourner le coin dans 30 secondes, des clowns, des majorettes. Une chance que j'avais pas fumé avant, j'pense que j'restais collée au plafond.

lundi 24 novembre 2008




Allusion...un mirroir convexe...bientôt 12 ans. 1er février.
- Où sont les hommes? reprit enfin le petit prince. On est un peu seul dans le désert...
- On est seul aussi chez les hommes, dit le serpent.
Il y a un bail...je vivais avec un anglo vraiment gentil, un forgeron. Moi qui tripais Tolkien et contes, j'étais assez fière de mes amitiés et de mes amours. À cette époque j'allais souvent écouter des poètes "lives", franco et anglo. C'est fou comme les thèmes se ressemblent, comme certains ont une plume magnifique, comme très peu ont la présence pour bien livrer leurs textes. Un bon texte mal livré c'est pathétique. Voilà, je trouvais les nuits de poésie mal rodées et pathétiques. J'en avais mal d'écrire. Je me disais "fuck, je veux pas me retrouver dans des soirées comme ça pour partager mes textes...bullshit."

D'où mon émerveillement quand mon prochain copain m'a fait découvrir Patti Smith, Tom Waits, et d'autres. J'ai eu conscience que l'écriture pouvait se marier à la musique. C'est un des bons souvenirs que je garde de cet homme. Un jour, quand il sera moins con, peut-être qu'il se dira qu'il eut pu être un peu plus gentil avec moi. J'ai donné, essayé d'être limpide avec lui, la réciproque était au dessus de ses forces. Peuh. Mauvaise foi.

La roue continue, mon amour de 8 ans, la plus longue relation que j'ai eu, m'a appris la musique et le travail à y mettre pour arriver à quelque-chose de bien. Je suis tellement reconnaissante aux passionnés qui ont croisé ma route. Merci pour ces autres languages, quand notre oeuil est tout sal et qu'on voit de la misère partout, on prends une guitare et on joue quelque-chose en majeur, la possibilité qu'autre-chose que la grisaille existe résonne. L'amour entre 2 êtres, le language du corps, au delà des mots. J'aimerais apprendre encore 1000 façons de communiquer sans mots, sans paroles. Je cherche l'essence. Le feu. L'explosion.

dimanche 23 novembre 2008

The meat is cold, the deal is done
I'm washing my hands then I'm back on the run.
If some feel justified to wish me harm
Well come on and catch me cause I'm back on the run.

You said the wrong words right into my face
I know what I heard so don't try to pretend
And maybe the girl doens't deserve a chance
But you'll never know cause t'night was the end

I have to make you gone for good
Cause we're no good, we're no good
I have to make you gone for real
Cause I've got no more cards to deal

One minute I love one minute I hate
I'm tired of this, so I'm just gonna to quit
If you feel the need to say something late
Make it quick cause I'm going away.

samedi 22 novembre 2008

2 marées plus tard. Dormir pour appaiser les douleurs, les contusions multiples. Je lève mon verre d'eau à notre endurance, sisters on est faites fortes. Je continue le collage avec des couleurs vives. Redresser la colonne, sourire jusqu'à y croire. Forcer les choses du côté de la lumière. Plus envie de pleurer le mort-vivant ce matin. Il n'y a rien à comprendre pour moi. Je resterai une vague Jane Doe dans la vie d'un Tarzan des ruelles. À mourir de rire, mais surtout pas de tristesse. Adios, j't'en souhaite de la banane et des paillettes, des amours de chambre froide, bien compliqués surtout, bien tordus. Des Everest Waterloo.

vendredi 21 novembre 2008

Aille Caramba...une tête de béton aujourd'hui. Les tuyaux encrassés, la machine bouge à peine. J'ai eu des nouvelles de Mi plus tôt. Des nouvelles de son désir qui le prends au 2 mois. Fuck it, j'aime mieux rester seule. Je crois que je vais rester sagement dans mes couvertures jusqu'à la fin des temps. Unplugged. À l'abris des gens et de leurs contradictions. Ben oui...rêve toujours. Adios, journée voluptueuse, gens sensibles. Saut de l'ange sur son Serta.

jeudi 20 novembre 2008

mercredi 19 novembre 2008

mardi 18 novembre 2008

Mes hardes sont à mes pieds. Un instant frissonant est passé quand j'ai enlevé ces chapes ternes, oh et familières. Le mieux-aller passe par le dénuement total, on est exposé soudain, je dois m'ajuster à cette nudité. Depuis des mois, tel un mantra je répète son nom. Je l'invente à chaque jour, ma douleur, mon espoir, mon impossible amour. On ne commande pas l'oubli. La vie creuse des sillons, et notre espace, béni soit-il, peut être occupé par un oiseau ou un vaisseau trois mats...Je travaille à l'alchimie des choses pour transformer le vide que je ressens en ciel, où les oiseaux magnifiques et libres volent. Transformer les larmes en eau douce.

One line

Do you remember the first kiss?
Stars shooting across the sky
To come to such a place as this
You never left my mind

I'm watching from the wall
As in the streets we fight
This world all gone to war
All I need is you tonight

And I draw a line
To your heart today
'To your heart from mine
A line to keep us safe'

All through the rising sun
All through the circling years
You were the only one
Who could have brought me here

And I draw a line
To your heart today
'To your heart from mine
A line to keep us safe'

PJ HARVEY

lundi 17 novembre 2008

...

The whores hustle and the hustlers whore
Too many people out of love
The whores hustler and the hustlers whore
This city's ripped right to the core

Speak to me of heroin and speed
Of genocide and suicide, of syphilis and greed
Speak to me the language of love
The language of violence, the language of the heart
This isn't the first time I've asked for money or love
Heaven and earth don't ever mean enough
Speak to me of heroin and speed
Just give me something I can believe

The whores hustle and the hustlers whore
Too many people out of love
The whores hustler and the hustlers whore
This city's ripped right to the core

PJ HARVEY
Séjour dans le Yin, la vallée ombragée, de presque 6 mois. C'est pas moi ça...faut que je me ramène. Ailleurs, j'écrirai le Yang. Retour boitant vers la lumière, la chaleur. So long Mehem. Je reviendrai ici quand la rage sera trop concentrée, la distiller un peu.

samedi 15 novembre 2008

I must not fear.
Fear is the mind-killer.
Fear is the little-death that brings total obliteration.

I will face my fear.
I will permit it to pass over me and through me.

And when it has gone past I will turn the inner eye to see its path.
Where the fear has gone there will be nothing.
Only I will remain.

Litany against Fear from the Bene Gesserit rite
Aux chats de ruelles trop nombreux
Abandonnés par ceux qui devaient les aimer..au monde cruel

Aux âmes en peine qui n'ont plus de prétextes
Ni personne à défendre, qui continuent d'avancer

Qui sait ce qui nous veille quand laissés à nous-même
Du fond de la noirceur, cette lumière

Dans les bras glaçés de la Volga sa barque avance
Elle attend
Ses yeux sont tournés vers une île, depuis 20 ans elle attend
Un soldat...qui ne reviendra pas.

Là-bas sur son île il y a des rangs de femmes
qui ont attendu toute une vie, des armées de soldats
Et les fleurs y poussent à la semaine
Racines profondes, torrents de peine, version sauvage de l'Eden

Qui sait ce qui nous veille quand laissés à nous-même
Du fond de la noirceur, cette lumière
J'ai brûlé tous les ponts en détachant les syllabes
Et prononcé ton nom avec des couteaux sous la table
J'ai regardé le ciel aux lueurs de cet incendie
Et la vie continue, faudra jamais qu'je revienne ici

La route de mes cicatrices allonge et je noircis des pages
Que mon amour retourne aux songes et partout j'écris ton visage

Si tu me manque encore dans la tourmente
Dans la tête et le corps, tu me manque
Je t'aime trop fort, une déferlante
Dans la tête et le corps, j'oublierai encore

Mais Oh...
"À quoi tu pense?"
"J'pense à un ami...je crois qu'il devient fou."
"Mais encore?"
"Mais je crois qu'il vivra..."

jeudi 13 novembre 2008

Pardon si j'ai ri
dans vos chapelles,
pardon si j'ai claqué
la porte de l'hôpital,
pardon pour le bruit,
pour la vie,
pour l'amour auquel
je n'avais pas droit.
Pardon de ne pas vous ressembler.
Anne Marie Derése


mardi 11 novembre 2008

It's a go

Transposer les images de nos vies en musique, en sons, cacophonique symphonie de bruits de champlures, de pas, de grésillements, de sanglots et de rires, et toutes ces voix qui ont prononcé tous ces mots, klaxons et sirènes de toutes sortes. Les jours qui s'envollent y laisseraient la trace d'une volée d'oiseaux de papier, comme 1000 cartes à jouer dans la plus grande roue de bicyclette jamais assemblée. Compacter tout ça en une assourdissante détonation. Inspire, expire.

lundi 10 novembre 2008

Tylenols préventives (sais pas pourquoi, mais j'le mets au féminin). Je tire une méchante caravane de projets, et l'image est juste. C'est une montagne de n'importe quoi. L'épaule menace de flancher encore, et je suis toujours pas ambidextre...oh well...Chaleur, chat, café, clopes, mes C amigos des jours de prod.



Fall

Je suis revenue de campagne hier, la nuit était déjà tombée. C'est ce matin seulement que j'ai constaté le dénuement des arbres de la cour. Pincement à ma petite patate, ils étaient tellement jolis nos arbres aux feuilles rouge cerise. Plus de fleurs, les énormes feuilles des vignes sont tombées aussi. Il reste assez de raisins accrochés le long des murs et palissades pour emplir un 5 gallons. À suivre (à faire). À l'approche de la morte saison, j'entends des tambours battrent une marche funèbre, tuba et clarinettes gitanes. Spleen total.

dimanche 9 novembre 2008

400$ de pneus d'hiver volatilisés de notre cour. Le pourri a fait ça au nez des 2 jeunes qui étaient seuls à la maison cet avant-midi. Le type leur a dit que c'était correct, que de toute façon ils étaient amochés, qu'il s'en servirait pour son quai de bateau. Le flo nous raconte ça à table tantôt. Il dit que le type était bizarre, menaçant. Ma coloc capote, se pitche dans la cour, constate que oui, c'est bien ça, les pneus qu'elle entrepose pour sa chum ont disparu. Le jeune est inconsolable, se sent hyper coupable...elle aussi, avec prime de responsabilité, va falloir en trouver d'autres pneus pour son amie pas riche mère de 3 flos...bref tampon entre les 2, consoler le tit-cul "t'as rien fait de mal bonhomme...". Calin, ses cheveux si doux, ses petites épaules maigres. Et puis soudain pfffft! évaporés mes bobos de l'âme, presque. C'est bien peu de chose les crises existentielles devant les sanglots d'un petit prince.

samedi 8 novembre 2008

J'me blog mes hahas, ma façon de défier la grisaille. Comme si en écrivant on redonne un souffle aux jours, on les souligne d'acrylique rouge. Aujourd'hui c'est le dehors qui entre en moi et le dehors est froid, pluvieux, morne. Le terreau même de la poésie. J'apporte mes crayons. Et de la vitamine D et B12.

vendredi 7 novembre 2008

Ah et puis quelques mots sur le glamour de mon travail. Fallait que je crée un visuel pour un concours de chefs. La maquette qu'on m'a envoyé avec la mention "au secour" était, je l'admet, vaguement menaçante. Le duel était représenté par 2 couteaux se croisant, des couteaux pour dégorger les poissons ou les bêtes sauvages avec des indentations. Il y avait un bloc de texte expliquant l'événement, puis pour finir cette chose, une image de 2 chefs (une meudame et un meussieur / political correctness oblige hein) 2 chefs donc en train de s'esclaffer comme des idiots. C'tait ben ben pouiche.

Bon, j'me suis dis exit les humains, on va trouver des petites bêtes sympatiques pour représenter le duel. Duel...ring...combat...combat de coqs! Alors que j'te découpe des coqs-plumes et canelures de pattes et touti quanti-et j'leur ai mis des cuillères de bois dans le bec. Cuuuuutte. Ça a passé. Ce matin, je leur trouve un ring et le visuel sera fait. Y'a des jours comme ça...I love my job!

Aller au front des choses

On n'avait pas le choix de l'interner. Ce pauvre soldat qui ne faisait plus la différence entre un bouquet de fleur et sa baillonette.

Une pub qui roule ces jours-ci...because nos vétérans faut s'en souviendre. Je persifle en pensant aux petites familles, aux mères, à tous ceux et celles que la guerre laisse orphelins. Ben ben d'la misère avec ça.

Caméra en harnais, effet de voir à la première personne, on est ce soldat qui court à travers les flaques de boue. Tout n'est que destruction, grisaille et tôle tordue. L'enfer. Un tir au mortier sur la droite nous fait perdre l'équilibre, presqu'en même temps un acouphène enterre totalement les bruits de la guerre.- note: moi je trouve ça très appaisant: ne plus rien entendre que son coeur avant de crever en terre étrangère. On se relève encore pour faire nos derniers pas chancellants sur la terre et...cut to black.

C'est tellement absurde. Mourir par balle dans la tôle et les barbelés. Quel gâchi ridicule. Comme tant de choses ici-bas. Est-ce que les hommes croient vraiment amadouer la mort avec leur singeries?

jeudi 6 novembre 2008

Born aloft the highest peaks,
A lifelong fall, we are torrents
Our streaming fingers cannot keep
A hold on love nor on moments

Born alone and yet no one
A lifelong walk into the wild
To discover what can be won
Then sacrifice it all to time

Dont bite the hand that feeds you

Mouais...je me retrouve à exercer ma créativité dans le milieu des affaires. Du gros biseness. Jamais j'avais eu de telles vues de ma ville, des 20e et 21e étages aux pans de murs entiers vitrés surplombant le centre-ville. Débile comment ça fait de belles photos. Hallucinant combien ce qui s'y passe est pas mon monde, mes valeurs. Cocktail de serrage de pinces hier chez Blakes- une firme d'avocats-je me suis ramassée à faire copain-copain avec les serveurs du traiteur. Dans un esprit d'intégration, mes patrons m'invitent à chaque événement du genre, à chaque fois je trouve moyen d'y dégotter un autre marginal qui s'emmerde. Et je picole. Là, as of now, j'ai vraiment plus soif. Ça fait 6 jours en ligne que je me couche "feeling". 6 jours en ligne que je me lève de mauvaise humeur. Ça va faire. Anyway, j'avais arrêté le vin cet été, je me portais à merveille(ben ouiii, lol et m'étouffe). Vive la bière, quand l'esprit de party frappe à la porte. Bien meilleurs matins.

mercredi 5 novembre 2008

lundi 3 novembre 2008

The poet's voice lingers on/ His words hang in the air
The ground you walk upon / Might as well not be there
Might as well not be there

I'll take you through my dreams / Out into the darkest morning
Past the blood filled streams / Into the garden of Jane Delawney
Into the garden now

Though the rose is fair / Don't pluck it as you pass
For a fire will consume your hair / And your eyes will turn to glass
Your eyes will turn to glass

In the willow's shade / Don't lie to hear it weep
For its tears of gold and jade / Will drown you as you sleep
Will drown you now

Jane Delawney had her dreams / That she never did discover
For the flow that feeds the stream / Is the life blood of her lover
Is the life blood of her lover
And the purifying beam / Of the sun will shine here never
While the spirit of her dream / In the garden lives forever
Lives forever now

Track introuvable...je capote sur ce site

Découvrez theTrees!





Cameron's Angel- I really dont

dimanche 2 novembre 2008

samedi 1 novembre 2008

Helloween!!!



Sacré beau party hier...Douce fée était à mourir de rire en Amy Winehouse, j'ai assez bien réussi les tattoos lettes...elle a passé la soirée à s'écrier "Fuck youuuu" à tout propos, retournant à sa sage nature pleine d'étincelles, complètement désopilante! je l'aime, elle est saine et brave et heureuse. Jeune et pas de scratch majeure.


Et moi je me suis amusée comme une folle, en blonde aux yeux bleus...aka "Chirie L'amour" ce sont les tattoos qui me trahissaient, les copains proches ne me reconnaissaient pas...j'aime tellement cette fête, sa folie, ce côté théâtre trash. Tout ce qui brise l'ordinaire, en fait non, pas ça pantoute...tout ce qui nous ramène au jeu.

MEow Ahahaha