J'essaie d'apprendre à vivre moins vite, à aimer ça.
J'en peux juste plus de pèter les plombs, j'ai mal aux bras.
Les problèmes à l'eau de javel, j'ai des morceaux qui le prendront pas
Faudrait que j'jette ben d'la guenille...encore une fois
J'ai l'impression qu'la vie s'échappe, tout va trop vite
L'hiver a fait sa job en gris derrière ma vitre
Couchée sur le dos avec mon chat écrasé sur mon estomac
Je réentends les notes du cirque qui devait m'enlever, petite
Parfois j'ai peur que la lueur qui jusqu'ici me ramenait
Qui jusque là me rappelait en idées folles ne soit morte.
On sait, le destin assassin n'est pas de ceux qui donnent la main
Comment traverser le désert et après croire à l'océan...
mardi 31 mars 2009
Depuis 2 mois, ma coloc et moi on se tape la série 6 Feet Under en rafale. Rien à ajouter qui n'ait été dit, c'est une série géniale sur toute la ligne, humaine, drôle, profonde. Hier soir, tard dans la nuit j'ai regardé la finale. J'en suis encore ébranlée, remuée au plus profond de mes tripes.
Un sacré vertige qui me prends devant le thème du temps qui passe, la toute fin de Titanic par exemple quand on voit la frèle vieille dame rendre à la mer son médaillon. Un sacré vertige de voir cette famille Fisher vieillir, mourir. La musique impec à soutenir ces voyages dans le temps. Bordel que c'était fort, et beau. Et criss que tout ce qui reste à la toute fin, c'est l'amour qu'on a sû donner et recevoir...le reste c'est du vent. Il faut vivre très fort sans avoir peur de se river le nez. C'est écrit que ça doit arriver. Peace alors, all the best to you.
Un sacré vertige qui me prends devant le thème du temps qui passe, la toute fin de Titanic par exemple quand on voit la frèle vieille dame rendre à la mer son médaillon. Un sacré vertige de voir cette famille Fisher vieillir, mourir. La musique impec à soutenir ces voyages dans le temps. Bordel que c'était fort, et beau. Et criss que tout ce qui reste à la toute fin, c'est l'amour qu'on a sû donner et recevoir...le reste c'est du vent. Il faut vivre très fort sans avoir peur de se river le nez. C'est écrit que ça doit arriver. Peace alors, all the best to you.
dimanche 29 mars 2009
Is there a marking on the map to lead us to the well,
When the time has come for a dry spell...
Is there a voice to be heard that remembers how to talk
The curtains are drawned I live in the dark
Is there a clue that leads us to a safe haven
I barely made it out from this hell - again
Love is a pretty -- pretty pretty song
One day it comes and then one day it's gone
I doubt, everything everyone at some point
It all goes to shambles, crumbles at some point
Old things must die for a birth at some point
THeir love and mine , the bottom of the sea
When the time has come for a dry spell...
Is there a voice to be heard that remembers how to talk
The curtains are drawned I live in the dark
Is there a clue that leads us to a safe haven
I barely made it out from this hell - again
Love is a pretty -- pretty pretty song
One day it comes and then one day it's gone
I doubt, everything everyone at some point
It all goes to shambles, crumbles at some point
Old things must die for a birth at some point
THeir love and mine , the bottom of the sea
vendredi 27 mars 2009
mardi 24 mars 2009
Couché Matamor, tapis!
Un rire cristallin dehors témoigne encore de tout l'amour du monde.
Scène torride ce matin, Ramone qui fait presque le pont sur mon ventre, qui s'étire les pattes au ciel façon mauvais move Jane Fonda. Son frère qu'est pas son frère, Doumdoum, couché sur un coussin devant la fenêtre fait un bruit de moteur diésel (un vieux). Le duo poilu ronronne à en décrocher les tentures. Pour une raison ou une autre, je suis fière de ça. C'est chez moi qu'ils sont heureux. RRrrrRRRRrrr yall.
Un rire cristallin dehors témoigne encore de tout l'amour du monde.
Scène torride ce matin, Ramone qui fait presque le pont sur mon ventre, qui s'étire les pattes au ciel façon mauvais move Jane Fonda. Son frère qu'est pas son frère, Doumdoum, couché sur un coussin devant la fenêtre fait un bruit de moteur diésel (un vieux). Le duo poilu ronronne à en décrocher les tentures. Pour une raison ou une autre, je suis fière de ça. C'est chez moi qu'ils sont heureux. RRrrrRRRRrrr yall.
lundi 23 mars 2009
Un week end plus diurne que nocturne, ça change. Pas soif ni faim outre-mesure. Je commence le montage du magazine pour les chefs ce matin. 50 pages vides que je vais remplir cette semaine, que j'apprendrai quasi par coeur à force d'y revenir. It's all good, c'est le boulot, y'a une porte qui mène dehors juste à côté de mon bureau (le meuble). Je peux à loisir l'ouvrir et m'envoller vers Neverland (celui de JM Barrie), ou vers Carnivàle...je viens de terminer cette série la nuit passée.
Quelle fin poche. Et c'est long avant de décoller. Again, pouah la fin. Mais visuellement c'est tripant, un cirque ambulant des années 30, en pleine Dépression, les costumes (superbes) sont craquant de crasse, les posters géants peints représentant les "acts" sont défraîchis...très glauque. Mais franchement la fin...on repassera. En fait le show proposait un narratif très lent et à tirroir, genre Twin Peaks (d'ailleurs le nain TP est aussi de la distribution de Carnivàle). Ça dure 6 ou 7 épisodes, puis le rythme s'emballe. D'après ce que j'ai lu, la série avait été écrite pour 6 saisons, HBO n'en a produit que 2. Donc la fin est semie ouverte...ah suis déçue.
Sinon, le reste ça gaze...musique OK (on a pris des photos ce week end, misère je vieillis! et je ferme mes yeux quand je chante, un péché...). Oh well...bon! it's a go my friend...faut j'travaille.
Quelle fin poche. Et c'est long avant de décoller. Again, pouah la fin. Mais visuellement c'est tripant, un cirque ambulant des années 30, en pleine Dépression, les costumes (superbes) sont craquant de crasse, les posters géants peints représentant les "acts" sont défraîchis...très glauque. Mais franchement la fin...on repassera. En fait le show proposait un narratif très lent et à tirroir, genre Twin Peaks (d'ailleurs le nain TP est aussi de la distribution de Carnivàle). Ça dure 6 ou 7 épisodes, puis le rythme s'emballe. D'après ce que j'ai lu, la série avait été écrite pour 6 saisons, HBO n'en a produit que 2. Donc la fin est semie ouverte...ah suis déçue.
Sinon, le reste ça gaze...musique OK (on a pris des photos ce week end, misère je vieillis! et je ferme mes yeux quand je chante, un péché...). Oh well...bon! it's a go my friend...faut j'travaille.
vendredi 20 mars 2009
Bonhomme de chemin...
J'ai encore de la musique plein le coeur...on s'est fait une très belle répète hier.
Finalement...
Bon les ouistitis à ma job me donne un brake...c'est vrai quoi...j'suis pas fucken programmeure moi, trop twit, j'comprends rien, je suis niaiseuse (c'est exactement ce que je leur ai dit)(niaiseuse). Non mais sti, quesse tu veux que j'aille foutre avec des bases de données moi hein? Je te monte un magazine les doigts dans le nez par exemple, en te chantant une toune si tu veux. Mais SQL my french, caliss. 'nyway. Un brake donc, j'ai fourni 2 maquettes...pas de slicing à faire, le contenu va être intégré par le wiz que j'ai surnommé Rainman. Hallelu fuck'n yah.
Le bonhomme Blues est barré, et Oh! Ah! étranglement, surprise, jaw drop, mon traitement favori a été choisi...C'est vraiment rare! on dirait que les clients le font exprès, choisissent jamais notre bébé, celui qu'on a travaillé le plus. Non, rien qu'pour faire ch...r ils arrêtent leur choix sur l'Aurore des maquettes, pis après on est POGNÉS avec ça dans la face pour toute la durée d'une prod...Arrgghhhh. Mi là non! bi non! mon beau gros bluesman avec sa grosse Gibson, des jeux de noir et blanc au milieu de la couleur...Nice! passque lui je le regarde jusqu'à la mi-juillet.

J'ai hâte de voir mon irishman aux cheveux de corbeau...ça change d'être avec un mec qui est gentil avec moi...il me dit que je suis belle et je le crois presque. Le passé qu'on traîne quand même, malgré les tas de grosses valises qu'on a jeté en bas du pont, il existe dans la mémoire de notre coeur, de nos veines. L'autre jour, il a essuyé mes larmes, reste d'amertume pour un autre qui m'a fait bien mal...il a fait ça comme un grand. Sans faire son insécure, j'ai pleuré dans ses bras jusqu'à ce que la douleur soit partie. Lui aussi, il a aimé beaucoup, une belle chilienne qui l'a laissé un jour. Constante, ma race d'homme-loup, lui a pleuré tout seul, up down de trois ans. Il a l'énergie des healers, des mains chaudes. Un soir, il a arrêté deux mecs à un doigt de se tapocher dessus, en leur parlant tout simplement. Une voix posée, calme. Ses yeux qui ont voyagé pas mal déjà, des temples grecs aux racoins d'Istanbul, ses yeux sont sereins et un brin amusés. A good man.
J'ai encore de la musique plein le coeur...on s'est fait une très belle répète hier.
Finalement...
Bon les ouistitis à ma job me donne un brake...c'est vrai quoi...j'suis pas fucken programmeure moi, trop twit, j'comprends rien, je suis niaiseuse (c'est exactement ce que je leur ai dit)(niaiseuse). Non mais sti, quesse tu veux que j'aille foutre avec des bases de données moi hein? Je te monte un magazine les doigts dans le nez par exemple, en te chantant une toune si tu veux. Mais SQL my french, caliss. 'nyway. Un brake donc, j'ai fourni 2 maquettes...pas de slicing à faire, le contenu va être intégré par le wiz que j'ai surnommé Rainman. Hallelu fuck'n yah.
Le bonhomme Blues est barré, et Oh! Ah! étranglement, surprise, jaw drop, mon traitement favori a été choisi...C'est vraiment rare! on dirait que les clients le font exprès, choisissent jamais notre bébé, celui qu'on a travaillé le plus. Non, rien qu'pour faire ch...r ils arrêtent leur choix sur l'Aurore des maquettes, pis après on est POGNÉS avec ça dans la face pour toute la durée d'une prod...Arrgghhhh. Mi là non! bi non! mon beau gros bluesman avec sa grosse Gibson, des jeux de noir et blanc au milieu de la couleur...Nice! passque lui je le regarde jusqu'à la mi-juillet.

J'ai hâte de voir mon irishman aux cheveux de corbeau...ça change d'être avec un mec qui est gentil avec moi...il me dit que je suis belle et je le crois presque. Le passé qu'on traîne quand même, malgré les tas de grosses valises qu'on a jeté en bas du pont, il existe dans la mémoire de notre coeur, de nos veines. L'autre jour, il a essuyé mes larmes, reste d'amertume pour un autre qui m'a fait bien mal...il a fait ça comme un grand. Sans faire son insécure, j'ai pleuré dans ses bras jusqu'à ce que la douleur soit partie. Lui aussi, il a aimé beaucoup, une belle chilienne qui l'a laissé un jour. Constante, ma race d'homme-loup, lui a pleuré tout seul, up down de trois ans. Il a l'énergie des healers, des mains chaudes. Un soir, il a arrêté deux mecs à un doigt de se tapocher dessus, en leur parlant tout simplement. Une voix posée, calme. Ses yeux qui ont voyagé pas mal déjà, des temples grecs aux racoins d'Istanbul, ses yeux sont sereins et un brin amusés. A good man.
mercredi 18 mars 2009
Le temps me bouscule...
Je pressents des jours de rush, pèle-mèle comme je les haïs.
La grosse brune est "pognée" à mon travail, les couteaux volent bas. J'accepte donc tous les contrats extérieurs, qui sont pas moches, question de me protéger les arrières advenant que mon poste soit éliminé. Sait-on jamais avec ces cut throats. Arghh.
Campagne de posters pour du chearleading, événement techno/robotique, festival de blues, revue pour la Société des chefs...Mon cerveau butine entre les pompons cheary, les légos, grosse guitare et bluesman, assiettes de fine cuisine. Parfois, j'en peux plus de toutes ces couleurs, formes et feelings différents. Au service de...
Les autres chapeaux dont j'ai moins le temps de me coiffer: moi la fille de...la blonde de...la chanteuse de...C'est de la gestion non-stop, de temps, d'égo, de up and down. Au fond j'y arrive. Mais esti, y'a des jours qu'on se sent la colonne vertébrale fatiguée my friend. Fatiguée.
Je pressents des jours de rush, pèle-mèle comme je les haïs.
La grosse brune est "pognée" à mon travail, les couteaux volent bas. J'accepte donc tous les contrats extérieurs, qui sont pas moches, question de me protéger les arrières advenant que mon poste soit éliminé. Sait-on jamais avec ces cut throats. Arghh.
Campagne de posters pour du chearleading, événement techno/robotique, festival de blues, revue pour la Société des chefs...Mon cerveau butine entre les pompons cheary, les légos, grosse guitare et bluesman, assiettes de fine cuisine. Parfois, j'en peux plus de toutes ces couleurs, formes et feelings différents. Au service de...
Les autres chapeaux dont j'ai moins le temps de me coiffer: moi la fille de...la blonde de...la chanteuse de...C'est de la gestion non-stop, de temps, d'égo, de up and down. Au fond j'y arrive. Mais esti, y'a des jours qu'on se sent la colonne vertébrale fatiguée my friend. Fatiguée.
mardi 17 mars 2009
lundi 16 mars 2009
Une constante des ex-dopés: à la façon d'un rush intraveineux, il faut que le plaisir arrive vite. Loin de nous la notion de labourer la terre, de répéter des gestes ennuyeux, routiniers avant qu'une infime pousse montre le bout de sa tête fragile. Non, il faudrait pitcher nos grains dans le vent, danser une petite danse stylée et que soudain, en quelques heures, surgisse le baobab.
C'est pour ça qu'entre le rêve (une fois qu'on a compris ça) et sa réalisation, la somme de travail demandée lui décape son "shiny", nous laisse encore dans le doute, on aurait pu faire mieux si seulement...on avait eu plus de temps? de quesse...je parle de studio, d'un texte à remettre, de graphisme à monter.
J'entre en studio d'ici un mois, avec le band rock. Le studio c'est l'ultime Humilitron. Il me faut répéter mille fois ce que j'irai faire...pour ne plus réfléchir quand j'aurai ce sacré casque sur la tête, histoire qu'avec assurance je gruge dans la mélodie basique et que j'me permette certains accidents. C'est ça qui est intéressant, pas la perfection de robot mais les rauques, les chats dans la gorge, les "grins" "grinds" et soupirs...quand on monte une toune, y'a pas de ça, ça commence par une terrible, une froide précision de temps, de notes, de silences à briser. Ensuite on croit qu'on tient l'affaire quand on a une image mentale, un interlocuteur à qui on chante son texte...Ça aide vraiment pour le ton, savoir pour qui on le fait. Mais c'est pas encore épuré. Ultimement, y'a plus d'égo en jeu. Pour ma part en tout cas, c'est long et tordu...mon égo a une criss de grande gueule, de gros coeur, et de grandes bottines. Le mettre tout nu et au dodo, c'est ça le studio pour moi. Woupdi.
C'est pour ça qu'entre le rêve (une fois qu'on a compris ça) et sa réalisation, la somme de travail demandée lui décape son "shiny", nous laisse encore dans le doute, on aurait pu faire mieux si seulement...on avait eu plus de temps? de quesse...je parle de studio, d'un texte à remettre, de graphisme à monter.
J'entre en studio d'ici un mois, avec le band rock. Le studio c'est l'ultime Humilitron. Il me faut répéter mille fois ce que j'irai faire...pour ne plus réfléchir quand j'aurai ce sacré casque sur la tête, histoire qu'avec assurance je gruge dans la mélodie basique et que j'me permette certains accidents. C'est ça qui est intéressant, pas la perfection de robot mais les rauques, les chats dans la gorge, les "grins" "grinds" et soupirs...quand on monte une toune, y'a pas de ça, ça commence par une terrible, une froide précision de temps, de notes, de silences à briser. Ensuite on croit qu'on tient l'affaire quand on a une image mentale, un interlocuteur à qui on chante son texte...Ça aide vraiment pour le ton, savoir pour qui on le fait. Mais c'est pas encore épuré. Ultimement, y'a plus d'égo en jeu. Pour ma part en tout cas, c'est long et tordu...mon égo a une criss de grande gueule, de gros coeur, et de grandes bottines. Le mettre tout nu et au dodo, c'est ça le studio pour moi. Woupdi.
vendredi 13 mars 2009
Sacacomie
Dans le westphalia de Gégé, on s'est regardés avec résignation: il faudrait tous descendre et pousser la vanette jusqu'en haut de ce chemin, de cette pente. Le jour était presque tombé. Gégé est parti en marche arrière, pour tenter une dernière fois de lancer sa bête sur la montée. Là, je crois bien qu'on a prié tous les 4. Daniel, celui chez qui on allait pour la première fois, était déjà au delà de la colline. C'était étrange, ç'aurait pu être un mur après, toujours est-il qu'il nous a fallu faire rugir le moteur et lancer le wess comme une boule de pinball sur l'obstacle pentu d'une cinquantaine de pieds.
La poussée nous a fait gruger la moitié du chemin, puis on s'est mis a rouler, de plus en plus péniblement. 3 de nous sommes sortis pousser la vieille casserole mugissante pour les derniers tours de roues. Là le chemin s'enfonçait dans un bois clairsemé derrière lequel on devinait une étendue d'eau. Aux derniers reflets de bleu cobalt, entre chien et loup, le lac exhalait un linceul de brume. Personne ne parlait, on était scié par la beauté sauvage de tout ça.
Le chemin des bois vers le chalet de Daniel étant dangereux à la nuit tombée, nous sommes allés par bateau. La magie poignante, faite de dépaysement et de nature, est restée avec nous toute cette nuit là. Plus tard, nous étions au bord d'un immense feu à boire du vin, à fumer paisiblement. Je me souviens comme nous étions absolument, totalement, calmes et heureux. L'odeur...oh l'odeur du feu qui reste imprégnée dans les cheveux, les vêtements. Le bonheur.
La poussée nous a fait gruger la moitié du chemin, puis on s'est mis a rouler, de plus en plus péniblement. 3 de nous sommes sortis pousser la vieille casserole mugissante pour les derniers tours de roues. Là le chemin s'enfonçait dans un bois clairsemé derrière lequel on devinait une étendue d'eau. Aux derniers reflets de bleu cobalt, entre chien et loup, le lac exhalait un linceul de brume. Personne ne parlait, on était scié par la beauté sauvage de tout ça.
Le chemin des bois vers le chalet de Daniel étant dangereux à la nuit tombée, nous sommes allés par bateau. La magie poignante, faite de dépaysement et de nature, est restée avec nous toute cette nuit là. Plus tard, nous étions au bord d'un immense feu à boire du vin, à fumer paisiblement. Je me souviens comme nous étions absolument, totalement, calmes et heureux. L'odeur...oh l'odeur du feu qui reste imprégnée dans les cheveux, les vêtements. Le bonheur.
Le pape a pas la cote ces jours-ci. Quel drôle de bataillon quand même, ces hommes en robes qui brandissent la peur de Dieu pour mener le monde. Je le conspue, cet imbécile qui condamne les filles violées à 1- garder le fruit du viol, 2-pardonner leur bourreau 3- aimer ces enfants de la haine. L'église catholique romaine est aussi coupable que n'importe secte intégriste. Les idées sont faites pour évoluer. Même dans la nature les paysages changent, j'en parle parce-que c'est peut-être la seule perfection qui nous est donnée à comprendre.
Une fois...ça m'est arrivé. Ce fut long, humiliant.
Un trick qui avait mal tourné...j'ai même pas fait appel aux forces de l'ordre...m'auraient dit que je l'avais cherché, peut-être toi aussi tu crois que je l'avais cherché? se faire violer et insulter 2 heures durant, en manque par dessus le marché, y'a pas une fille qui mérite ça. 18 ans, maigre comme un chat. Il a réussi à me démolir l'intérieur ce jour-là. J'ai eu ma vengeance, n'en déplaise au pape et aux gnoufs qui pense qu'on devrait présenter l'autre joue, l'autre trou...un commando de punks boutonneux l'ont battu vertement dans une ruelle. C'est de ça qu'une fille violée à besoin, pas qu'on lui dise de garder le beubé, pas de pardonner son assaillant. C'est de voir la gueule en sang de son tortionnaire, qu'on prenne pour elle, lui en sacrer un dernier coup de pied, faire éclater ses dents dans sa bouche sale. Alors, justice est faite. Amen.
Les mères de ces connards aux idées rouillées qui perpétue le trainage à genoux et l'ignorance, elles auraient mieux fait d'avorter.
Une fois...ça m'est arrivé. Ce fut long, humiliant.
Un trick qui avait mal tourné...j'ai même pas fait appel aux forces de l'ordre...m'auraient dit que je l'avais cherché, peut-être toi aussi tu crois que je l'avais cherché? se faire violer et insulter 2 heures durant, en manque par dessus le marché, y'a pas une fille qui mérite ça. 18 ans, maigre comme un chat. Il a réussi à me démolir l'intérieur ce jour-là. J'ai eu ma vengeance, n'en déplaise au pape et aux gnoufs qui pense qu'on devrait présenter l'autre joue, l'autre trou...un commando de punks boutonneux l'ont battu vertement dans une ruelle. C'est de ça qu'une fille violée à besoin, pas qu'on lui dise de garder le beubé, pas de pardonner son assaillant. C'est de voir la gueule en sang de son tortionnaire, qu'on prenne pour elle, lui en sacrer un dernier coup de pied, faire éclater ses dents dans sa bouche sale. Alors, justice est faite. Amen.
Les mères de ces connards aux idées rouillées qui perpétue le trainage à genoux et l'ignorance, elles auraient mieux fait d'avorter.
jeudi 12 mars 2009
C'était à s'y méprendre, le bruit que faisaient ces trombes de vent violent hier soir, j'ai fermé les yeux et me suis retrouvée sur la grève, au bord d'une mer démontée. Ne manquait que l'air salin et l'illusion était parfaite. De la même façon, j'ai serré ta main dans la mienne.
La vie et ce qu'on en fait maintenant...rien n'est plus important que ces feux de camps et le chant des cigales. Ces brises chaudes d'été qui reviendront caresser nos vieux visages l'heure venue. Qu'à cette heure là, tout l'amour du monde nous accompagne. Que la peur nous quitte. Et la pièce que l'on joue maintenant sera notre dernier souvenir, puisse-t-il laisser un sourire sur nos traits.
La vie et ce qu'on en fait maintenant...rien n'est plus important que ces feux de camps et le chant des cigales. Ces brises chaudes d'été qui reviendront caresser nos vieux visages l'heure venue. Qu'à cette heure là, tout l'amour du monde nous accompagne. Que la peur nous quitte. Et la pièce que l'on joue maintenant sera notre dernier souvenir, puisse-t-il laisser un sourire sur nos traits.
mercredi 11 mars 2009
Ouf...les mères...enfin je sais pas les vôtres mais la mienne...y'a personne au monde qui me joue autant dans les tripes. Je m'efforce de consolider le temps qui nous reste, ensemble, ici. J'ai pas de père (connais pas) pas de frère ni de soeur. Ma famille c'est elle. Je l'aime infiniment, malgré son complexe de sauveur qui la pousse à m'inventer des problèmes, des malheurs pour se rendre utile.
Mais dis moi, t'étais où quand je fondais l'été dernier? tu t'occupais de tes oignons et c'est parfait comme ça. J'avais pas à dealer de la culpabilité à ton endroit en plus. Mais là...maintenant...savoir que tu t'es peut-être fait une amie là où tu vis, tu sais pas le bien que ça me fais...Fais attention à elle...vas pas la blaster avec tes jugements tranchants, pas tout le monde qui est équipé pour s'auto-critiquer durement, petite fille abusée, femme libre. Je déteste l'état de faiblesse dans lequel tu me projete, ça prends mon change, ma plume, de la respiration profonde et l'amour de mes chats pour faire descendre la pression. Interventionniste vas...vis longtemps et en santé, je t'en pris.
Mater...
Mais dis moi, t'étais où quand je fondais l'été dernier? tu t'occupais de tes oignons et c'est parfait comme ça. J'avais pas à dealer de la culpabilité à ton endroit en plus. Mais là...maintenant...savoir que tu t'es peut-être fait une amie là où tu vis, tu sais pas le bien que ça me fais...Fais attention à elle...vas pas la blaster avec tes jugements tranchants, pas tout le monde qui est équipé pour s'auto-critiquer durement, petite fille abusée, femme libre. Je déteste l'état de faiblesse dans lequel tu me projete, ça prends mon change, ma plume, de la respiration profonde et l'amour de mes chats pour faire descendre la pression. Interventionniste vas...vis longtemps et en santé, je t'en pris.
Mater...
mardi 10 mars 2009
En ce jour de curse marquant la fin des SPM - à noter, la déprime s'est étirée sur une bonne semaine cette fois - j'émerge du brouillard. Ce soir, première partie du film sur le Che, vo/espagnole avec sous-titres à l'Excentris. Il me reste 2h de zignage web à crosser et je devrais être débarrassée de cette corvée. Ouf.
Et pis j'ai mon billet pour Paris cet été...ça vaut la peine de tricotter les vols intérieurs en Europe: on va faire Montréal-Paris, Paris-Milan puis Rome-Paris et retour Paris-Montréal pour 850$ tax in. Les hôtels sont déjà bookés. 3 semaines en Italie / avions et hôtels pour 1500$/ch. J'essaie d'en payer le plus possible upfront. Une fois ça réglé, on va étudier les moyens de transports les plus écono pour se voyager le cul d'une ville à l'autre puis on tombe chacun dans la recherche d'attraits et de découvertes. Mon premier voyage avec un amoureux...en Toscane s'il-vous-plait...m'sooo so lucky. Merci la vie!
Et pis j'ai mon billet pour Paris cet été...ça vaut la peine de tricotter les vols intérieurs en Europe: on va faire Montréal-Paris, Paris-Milan puis Rome-Paris et retour Paris-Montréal pour 850$ tax in. Les hôtels sont déjà bookés. 3 semaines en Italie / avions et hôtels pour 1500$/ch. J'essaie d'en payer le plus possible upfront. Une fois ça réglé, on va étudier les moyens de transports les plus écono pour se voyager le cul d'une ville à l'autre puis on tombe chacun dans la recherche d'attraits et de découvertes. Mon premier voyage avec un amoureux...en Toscane s'il-vous-plait...m'sooo so lucky. Merci la vie!
lundi 9 mars 2009
Pour souper, j'ai rongé mes ongles.
J'haïs programmer. Zavez pas idée. Des choses comme ça qu'on voudrait aimer, ça rendrait la vie plus facile...Comme aimer le poisson par exemple. Moi j'aime pas trop...j'trouve que ça pue. J'en mangerais 2 assiettes anytime plutôt que de programmer.
Je fais ça, pendant que je m'esquinte à fouiller les technotes de scripts sur le web, forum de geek où ça se congratule le JAVA et le CSS...give me PHP mother fucker...Je fais ça donc...je divague sur des façons d'assassiner et de disposer des corps, sur la terrase que je m'installe cet été, je tripe sur des images de l'Italie, sur la nature mystérieuse des chats.
Au café au lait (bucket) et à la clope, je passe à travers...mais l'histoire des ongles, c'est à peine une blague, j'oublie de manger. Vers 19h, une faim d'enragée me prends et je prends pas vraiment le temps de me bichoner une assiette d'amour, nan, faut que ça aille vite et tu'suite. Mes rush de jobs...gotta love'em. La peau à la base de mes ongles se plite en 12, carence d'une quantité de choses I guess. Mais je tough...je me réjouis de ce printemps qui arrive, suis une vraie twit gaga de printemps moi. Demain...un grand jour...gnaaaaan. Déjà manger mieux ce sera un hit.
J'haïs programmer. Zavez pas idée. Des choses comme ça qu'on voudrait aimer, ça rendrait la vie plus facile...Comme aimer le poisson par exemple. Moi j'aime pas trop...j'trouve que ça pue. J'en mangerais 2 assiettes anytime plutôt que de programmer.
Je fais ça, pendant que je m'esquinte à fouiller les technotes de scripts sur le web, forum de geek où ça se congratule le JAVA et le CSS...give me PHP mother fucker...Je fais ça donc...je divague sur des façons d'assassiner et de disposer des corps, sur la terrase que je m'installe cet été, je tripe sur des images de l'Italie, sur la nature mystérieuse des chats.
Au café au lait (bucket) et à la clope, je passe à travers...mais l'histoire des ongles, c'est à peine une blague, j'oublie de manger. Vers 19h, une faim d'enragée me prends et je prends pas vraiment le temps de me bichoner une assiette d'amour, nan, faut que ça aille vite et tu'suite. Mes rush de jobs...gotta love'em. La peau à la base de mes ongles se plite en 12, carence d'une quantité de choses I guess. Mais je tough...je me réjouis de ce printemps qui arrive, suis une vraie twit gaga de printemps moi. Demain...un grand jour...gnaaaaan. Déjà manger mieux ce sera un hit.
vendredi 6 mars 2009
Catherine...
c'est une semaine riche en retrouvailles. C'était mon amie au secondaire, une jolie brunette menue aux grands yeux vert jade. Alterno. À coup sur elle se ramassait le beau mec de la place et je me retrouvait avec son faire-valoir moche. Mais je l'aimais beaucoup, je crois qu'on avait un humour assez semblable face à la (criss de ) vie.
Un jour on s'est revue dans un bus, à l'aube de la vingtaine, le creux de mes bras témoignait de mon emploi du temps et elle affichait, pour sa part, une dureté sur son visage. Elle m'expliqua sa trappe à elle, oh jeunes et jolies jeunes filles, le monde entier a des plans diaboliques pour vous. L'argent et le luxe pour abuser de la beauté avec une bonne conscience. On s'est souhaité bonne chance, donné un calin de part et d'autre de nos côtes frêles, 2 corneilles maigres sur le même autobus "J't'aime Cathou, prends soin de toi" "Moi aussi Nouk, j't'aime...fais attention"
20 ans ont passé. Hier soir, après s'être demandé la très tata "veut tu être monamie" de FB, échangé nos numéros de téléphone, on se jasait de tout, de la vie, des gars. Elle est tombée enceinte d'une aventure sans lendemain, façon de parler, elle a maintenant un fils de 4 ans. Je soupçonne que ça comble un besoin d'amour, de présence. Elle m'a avoué qu'elle ne pensait jamais ravoir de chums importants dans sa vie. Je lui ai demandé si il y avait tout de même des modèles d'hommes (drôle d'expression) solides près de lui. Elle m'a parlé du père de sa mère (le père noël perpétuel) puis d'un papa spirituel - meilleur ami gai de son père, malheureusement atteint d'un cancer vache qui va probablement l'emporter cette année. Donc, voilà un enfant qui a une mère super attentive qui veut lui donner ce qu'il y a de mieux au monde, qui travaille dur, qui fait des sacrifices. Pas de père.
Petits atômes courageux dans l'univers, je me converti à l'espoir pour que brillent vos yeux; pour que l'amour se manifeste dans nos vies et que nous soyons apte à le voir;
"J't'aime, prends soin de toi"
c'est une semaine riche en retrouvailles. C'était mon amie au secondaire, une jolie brunette menue aux grands yeux vert jade. Alterno. À coup sur elle se ramassait le beau mec de la place et je me retrouvait avec son faire-valoir moche. Mais je l'aimais beaucoup, je crois qu'on avait un humour assez semblable face à la (criss de ) vie.
Un jour on s'est revue dans un bus, à l'aube de la vingtaine, le creux de mes bras témoignait de mon emploi du temps et elle affichait, pour sa part, une dureté sur son visage. Elle m'expliqua sa trappe à elle, oh jeunes et jolies jeunes filles, le monde entier a des plans diaboliques pour vous. L'argent et le luxe pour abuser de la beauté avec une bonne conscience. On s'est souhaité bonne chance, donné un calin de part et d'autre de nos côtes frêles, 2 corneilles maigres sur le même autobus "J't'aime Cathou, prends soin de toi" "Moi aussi Nouk, j't'aime...fais attention"
20 ans ont passé. Hier soir, après s'être demandé la très tata "veut tu être monamie" de FB, échangé nos numéros de téléphone, on se jasait de tout, de la vie, des gars. Elle est tombée enceinte d'une aventure sans lendemain, façon de parler, elle a maintenant un fils de 4 ans. Je soupçonne que ça comble un besoin d'amour, de présence. Elle m'a avoué qu'elle ne pensait jamais ravoir de chums importants dans sa vie. Je lui ai demandé si il y avait tout de même des modèles d'hommes (drôle d'expression) solides près de lui. Elle m'a parlé du père de sa mère (le père noël perpétuel) puis d'un papa spirituel - meilleur ami gai de son père, malheureusement atteint d'un cancer vache qui va probablement l'emporter cette année. Donc, voilà un enfant qui a une mère super attentive qui veut lui donner ce qu'il y a de mieux au monde, qui travaille dur, qui fait des sacrifices. Pas de père.
Petits atômes courageux dans l'univers, je me converti à l'espoir pour que brillent vos yeux; pour que l'amour se manifeste dans nos vies et que nous soyons apte à le voir;
"J't'aime, prends soin de toi"
jeudi 5 mars 2009
Je suis tombée sur un vieil ami via Facebook ce matin...ça fait plus de 20 ans qu'on se connait, c'est dire qu'on a passé à travers certaines guerres ensemble. Grosse dope et tutti quanti. Il m'envoyait régulièrement des chapitres du livre qu'il écrivait de derrière les barreaux de sa cage. Je crois qu'il avait sérieusement merdé en menaçant un policier avec une arme à feu. Il a été chanceux de s'en tirer avec 800 jours de Pen. 2 ans durant, j'ai lu ses confessions et souvenirs d'enfance. Au début, je savais pas quoi faire de cette intimité qui s'installait entre nous. Il livrait des choses très personnelles à propos de son père, de mauvais traitements subis et je me sentais inadéquate à répondre à son amour écorché.
J'ai pris le parti de faire la correction purement formelle, grammaticale de ses feuillets. Je remmettais ses cahiers annotés de rouge à la poste, avec les accords de participes soulignés, des points d'intérogation quand la syntaxe était boiteuse. Au fond, ce qu'il voulait dire prendrait encore plus de force à être précis. Cet ami là a grandi, je parle de son âme. Toujours anti-système, mais il a trouvé une niche pacifique pour être heureux et utile. Il a eu un enfant, je crois que le bonheur qu'il s'accorde aujourd'hui est le produit d'une alchimie qui s'est créée à travers les yeux de son fils. Il a une force tranquille, il a calmé sa bête. Il est fondamentalement heureux. Ma mère m'a dit un jour que ce qui est triste, c'est que certaines personnes sont inaptes au bonheur, ont plus d'aptitude et se sentent vivre dans le malheur et le drame.
Moi je sais qu'on peut faire spiner ses roues et partir sur la route dans un grand burn de pneus vers autre chose. Mon ami aussi l'a compris. C'était tellement bon de lui parler ce matin. Il était assez ému quand je lui ai dis qu'en déménageant j'étais retombée sur ses feuillets. Il a tout perdu quand il a quitté la prison et croyait que son livre en chantier était disparu. Ça a du bon de tout garder, parfois.
J'ai pris le parti de faire la correction purement formelle, grammaticale de ses feuillets. Je remmettais ses cahiers annotés de rouge à la poste, avec les accords de participes soulignés, des points d'intérogation quand la syntaxe était boiteuse. Au fond, ce qu'il voulait dire prendrait encore plus de force à être précis. Cet ami là a grandi, je parle de son âme. Toujours anti-système, mais il a trouvé une niche pacifique pour être heureux et utile. Il a eu un enfant, je crois que le bonheur qu'il s'accorde aujourd'hui est le produit d'une alchimie qui s'est créée à travers les yeux de son fils. Il a une force tranquille, il a calmé sa bête. Il est fondamentalement heureux. Ma mère m'a dit un jour que ce qui est triste, c'est que certaines personnes sont inaptes au bonheur, ont plus d'aptitude et se sentent vivre dans le malheur et le drame.
Moi je sais qu'on peut faire spiner ses roues et partir sur la route dans un grand burn de pneus vers autre chose. Mon ami aussi l'a compris. C'était tellement bon de lui parler ce matin. Il était assez ému quand je lui ai dis qu'en déménageant j'étais retombée sur ses feuillets. Il a tout perdu quand il a quitté la prison et croyait que son livre en chantier était disparu. Ça a du bon de tout garder, parfois.
mercredi 4 mars 2009
Confession d'une giver:
quand personne a besoin de moi je déprime (y'a même plein de choses qui me rendent triste). Je viens d'inviter Mater à un concert en l'honneur de la journée de la femme demain...ouah, la joie dans sa voix, ça valait 2 voyages dans le sud. J'aime tellement entendre les gens heureux, ça fait la job pour moi. Sur cette lancée, pourquoi pas un théâtre alterno ce samedi. These are our lives baby, and life is for the living.
quand personne a besoin de moi je déprime (y'a même plein de choses qui me rendent triste). Je viens d'inviter Mater à un concert en l'honneur de la journée de la femme demain...ouah, la joie dans sa voix, ça valait 2 voyages dans le sud. J'aime tellement entendre les gens heureux, ça fait la job pour moi. Sur cette lancée, pourquoi pas un théâtre alterno ce samedi. These are our lives baby, and life is for the living.
Another day...c'est frisquet et lumineux aujourd'hui. Une découpe web qui me donne mal à la tête...j'aime pas trop, c'est compliqué, pas mon sport, mon bag, ma tasse de thé. Aujourd'hui graphiste c'est un titre élastique, et voilà que je me retrouve à monter des contenus dynamiques, à "customizer" un calendrier avec des fonctions bien compliquées pour ma petite tête de dessineuse. Ahrff fuck. Suis fru cette semaine. Hormone? spleen de c'te caliss d'hiver qui fini pas. J'ai hâte que l'enthousiasme me revienne, ça commence à faire, c'te baboune mentale.
Bon le jeune se lève (11h45) (rien de trop beau). Je vais faire un effort et lui parler un peu.
Bon le jeune se lève (11h45) (rien de trop beau). Je vais faire un effort et lui parler un peu.
mardi 3 mars 2009
J'ai pris en effet des pauses...en travaillant 10 minutes par ci par là. Longtemps que j'avais pris le temps de ne rien faire justement. Out la culpabilité.
Je laisse venir toutes les pensées. Les vilaines et les amères passent dans le courant du reste, de vieux trains fantômes dont je connais chaque grincement, chaque gémissement. J'essaie de ne pas intervenir, c'est dur, la petite victime voudrait encore raconter son épouvantable histoire. Mais cette voix comme les autres, je la laisse mourir dans la vague. Je me sens alors complètement vide, pas malheureuse mais inhabitée, silencieuse. Un drôle d'état qui ne peut durer très longtemps, il y a toujours une intention qui s'éveille, un désir, la vie qui bouge. Vivre, tomber, souffrir, aimer, attendre, donner, atteindre, pardonner, oublier, s'en foutre. Vomir de rire. Quel cirque. Esti.
Le bonheur, c'est un hoquet dans le souffle continu de l'ennui. Quelque-chose comme ça. ET j'écris sur quoi...la bonté des gens? comment ils ont été bons avec moi? Non, j'écris en trempant ma plume dans le capital de saleté et d'outrance que j'ai croisé. Wouhhh que c'est hot et neuf, décrire un pouilleux qui pue la pisse dans une gare de Toronto. Un sado-maso version cheap qui tripait sur sa mère et les évesques catholiques. Un mur de mini cadres, fallait y être, 20$ pour l'écouter couiner comme un porc. Et j'en passe et j'en passe...
Ça aide qui, ça sert à quoi des expériences de vie comme ça hein? comme les tatouages butchés de l'autre coco, chat Shrek a'ec ses yeux piteux, qu'il me faudra porter toute ma vie. Qu'est-ce qu'on fait de toutes ces malles, pleines de vieilles fringues trouées. On peut pas jeter ça n'importe où...ça polue, c'est pas bio-dégradables les souvenirs, les cicatrices. ET hop, je caresse la vipère à grands coups de masse, réduire sa tête laide en bouillie.
Le temps fera son lavage de moi, me dissoudra. Une autre ingénue bêlera son amour aux oreilles d'un sourd. Cyclique commando de sentiments parti pour une guerre de territoire. Plus un pouce de pureté pour en faire un drapeau blanc. Que du sang, des larmes et des remords. Je voudrais bleacher des pans de ma vie. Juré. Mais je suis soldat malgré moi dans cette bataille. Ne pas devenir comme eux, ceux qui sont déjà morts et qui marchent toujours.
Je laisse venir toutes les pensées. Les vilaines et les amères passent dans le courant du reste, de vieux trains fantômes dont je connais chaque grincement, chaque gémissement. J'essaie de ne pas intervenir, c'est dur, la petite victime voudrait encore raconter son épouvantable histoire. Mais cette voix comme les autres, je la laisse mourir dans la vague. Je me sens alors complètement vide, pas malheureuse mais inhabitée, silencieuse. Un drôle d'état qui ne peut durer très longtemps, il y a toujours une intention qui s'éveille, un désir, la vie qui bouge. Vivre, tomber, souffrir, aimer, attendre, donner, atteindre, pardonner, oublier, s'en foutre. Vomir de rire. Quel cirque. Esti.
Le bonheur, c'est un hoquet dans le souffle continu de l'ennui. Quelque-chose comme ça. ET j'écris sur quoi...la bonté des gens? comment ils ont été bons avec moi? Non, j'écris en trempant ma plume dans le capital de saleté et d'outrance que j'ai croisé. Wouhhh que c'est hot et neuf, décrire un pouilleux qui pue la pisse dans une gare de Toronto. Un sado-maso version cheap qui tripait sur sa mère et les évesques catholiques. Un mur de mini cadres, fallait y être, 20$ pour l'écouter couiner comme un porc. Et j'en passe et j'en passe...
Ça aide qui, ça sert à quoi des expériences de vie comme ça hein? comme les tatouages butchés de l'autre coco, chat Shrek a'ec ses yeux piteux, qu'il me faudra porter toute ma vie. Qu'est-ce qu'on fait de toutes ces malles, pleines de vieilles fringues trouées. On peut pas jeter ça n'importe où...ça polue, c'est pas bio-dégradables les souvenirs, les cicatrices. ET hop, je caresse la vipère à grands coups de masse, réduire sa tête laide en bouillie.
Le temps fera son lavage de moi, me dissoudra. Une autre ingénue bêlera son amour aux oreilles d'un sourd. Cyclique commando de sentiments parti pour une guerre de territoire. Plus un pouce de pureté pour en faire un drapeau blanc. Que du sang, des larmes et des remords. Je voudrais bleacher des pans de ma vie. Juré. Mais je suis soldat malgré moi dans cette bataille. Ne pas devenir comme eux, ceux qui sont déjà morts et qui marchent toujours.

La chimie a changé dans mon corps, me sens moins en feu qu'hier. Me sens frèle, une gamine osseuse dans un champs de blé sec. J'entends ce qui pleure aujourd'huis quand hier tout était sourire.
Même le café est différent au goût. Plus fort, amer. J'ai été devant l'écran trop longtemps hier soir, un flyer sur le bras pour une amie - son 40e. C'était compliqué, un montage de silhouette rempli de typo, première fois que je me lançais dans ce type de graphisme. En anglais on dit "long and tedious". Et là j'ai mal au coude, et faut que je travaille. Oh well. Plus de pauses durant la journée.
lundi 2 mars 2009
Houla! je viens de me buzzer le bolet ben raide. En lice aux pays des merveilles. Fsiouuuuuu. C'est que des fois faut que je change mes yeux pour avoir l'impression d'être ailleurs. Le travail à la maison ssavez...Dito, la journée a coulé paisiblement, le quota de job est rempli. Là je bière et hasch...pas de House, un spécial de twenifor - Jack le lapin-boxeur. Pas capable. Je retourne voir les Fishers en coffret loué, 6 pieds sous terre. CLICK! ( l i g h t s o u t ).
Oh là là, des aspirations de meurtre et de saccage. That was then, this is now.
Ce matin, j'ai 25 ans, une force dans les veines et une confiance me sont revenues. Un week end trop bourré comme d'hab. Mom, avec qui j'ai bouffé un super viet et vu Le strange case of Benjamin Button...honnêtement, un cristy de bon film. Des personnages secondaires attachants et cette histoire à propos du temps compté qu'on a...Et Cate Blanchett...est tu lette elle, hein? Bignooonnn...c'est de la mauvaise foi joke, qu'elle est belle et tragique Cate...
Mi corazone est venu chez moi jeudi, vendredi et samedi, jam dimanche pm avec Perséphone...on travaille sur de nouvelles pièces, j'étais un peu anxieuse à ce propos, j'ai le don de m'entourer de béliers (pas trop patients les béliers) dans le travail et j'ai tendance à culpabiliser pour un coup de vent qui passe...Bref, j'avais pas vraiment travaillé mes mélodies depuis la dernière semaine et j'étais convaincue que ça s'entendrait...J'ai fumé un gros bucket, et je me suis lancée avec plus de conviction et de maîtrise rythmique que la dernière répète dans ces 2 nouvelles pièces (très bonnes by the way)...ça a flyé haut les coeurs baby...Et pendant que je grugeais dans la plus rock'n roll des 2, j'me suis dis que shhit! j'étais pas si mal que ça finalement.
Les pires guerres sont avec nous-même. Cette semaine, je travaille fort, je fais de la musique, des trucs qui me font rire et réfléchir. Une semaine de vivant.
Ce matin, j'ai 25 ans, une force dans les veines et une confiance me sont revenues. Un week end trop bourré comme d'hab. Mom, avec qui j'ai bouffé un super viet et vu Le strange case of Benjamin Button...honnêtement, un cristy de bon film. Des personnages secondaires attachants et cette histoire à propos du temps compté qu'on a...Et Cate Blanchett...est tu lette elle, hein? Bignooonnn...c'est de la mauvaise foi joke, qu'elle est belle et tragique Cate...
Mi corazone est venu chez moi jeudi, vendredi et samedi, jam dimanche pm avec Perséphone...on travaille sur de nouvelles pièces, j'étais un peu anxieuse à ce propos, j'ai le don de m'entourer de béliers (pas trop patients les béliers) dans le travail et j'ai tendance à culpabiliser pour un coup de vent qui passe...Bref, j'avais pas vraiment travaillé mes mélodies depuis la dernière semaine et j'étais convaincue que ça s'entendrait...J'ai fumé un gros bucket, et je me suis lancée avec plus de conviction et de maîtrise rythmique que la dernière répète dans ces 2 nouvelles pièces (très bonnes by the way)...ça a flyé haut les coeurs baby...Et pendant que je grugeais dans la plus rock'n roll des 2, j'me suis dis que shhit! j'étais pas si mal que ça finalement.
Les pires guerres sont avec nous-même. Cette semaine, je travaille fort, je fais de la musique, des trucs qui me font rire et réfléchir. Une semaine de vivant.
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