dimanche 25 décembre 2011

Jouer le jeu de la conformité, pas dire ce qu'on pense...Joyeux Noël. J'ai tellement le motton cette nuit, c'est affreux. Mais qu’ai-je fait de ma vie.

lundi 5 décembre 2011

Les ponts des soupirs.

De par le monde, il y en a des milliers. Ces ponts des soupirs, magnétiques, qui détournent les marcheurs de leur route.

Ils existent simplement pour nous aider à franchir des eaux trop tumultueuses, trop noires. On essaie d'y construire des maisons, mais c'est idiot, un pont reste un pont. Un jour il faut bien le traverser pour reprendre sa route. On essaie parfois aussi de défier toute logique et d'en sauter, pour éviter la route, les autres ponts. On arrive qu'à arrêter le temps, suspendus dans les airs, ni à l'eau, ni sur terre, le ciel caché par la masse du pont. Une pirouette gracieuse nous y ramène un matin, on franchi les derniers mètres en pleurnichant et on reprends son chemin. Ainsi vont nos soupirs, que rien ni personne ne saurait attacher, fixer en une demeure. L'amour est comme le vent, il se lève et s'estompe, rafraîchi et glace. Sur les ponts nous y sommes plus exposés qu'ailleurs.

jeudi 24 novembre 2011

Encore une amie qui reçoit 56 messages d'affection via Facebook parce-qu'elle a perdu son grand père. Des bisous de pixels, des "de tout cœur avec toi" et tutti quanti.Virtuels mots, paquet de caractères formant des sons formant un message. Oui mais, il y a deux bras de chair tendre, chauds et forts qui plus jamais ne la serreront dans leur étreinte. J'aime mieux être solidaire en me taisant sur son espace publique. Mon coeur est avec vous toutes, toi à qui la mort a fauché un grand père, toi à qui la vie a fauché un amour. Je pleure vos larmes, votre sang est dans mes veines. La vie, plus on avance, déroule sa mélodie en mineur. Et on égraine les pixels de notre solidarité.

mercredi 9 novembre 2011

Pourquoi cette résistance à laisser partir ce qui nous fait du mal. Quelle est donc cette emprise qu'ont sur nous les regrets. À ce sujet, l’instinct de préservation, on repassera!

C'est malsain, les regrets. Ils réincarnent l'agneau sacrifié, la perte de l'innocence dans toute sa violente boucherie. La même eau coule sur la terre depuis sa naissance, il y en aurait tellement plus si on lui rendait nos larmes.

Peut-être l'Everest, pic chétif, serait-il la seule roche à poindre des océans. Et d'humains, il n'y aurait plus. Perdons nos larmes alors.

mardi 8 novembre 2011

Mamans...

Schizophrénie, alzheimer, cancer, glaucomes, surdité, diabète. Une courte liste de surprises de la vie, je n'ai pas à regarder bien loin, les mères de mes amies, la mienne, voilà les monstres de la forêt qui vous guettent. Les monstres contre qui on est sans défense.

Qui sait jusqu'où la mienne serait allée, si ça n'avait été de cette aventure européenne, ce monsieur qui avait 2 fois son âge, cette passion de 2 ans qui devait laisser la trace qui vous écrit. Elle avait déjà réalisé bien plus que ce que son époque attendait d'elle, obtenant un contrat de 3 ans pour enseigner en Europe aux enfants des militaires sur les bases de l'OTAN. 23 ans. Elle enseignait et vivait en Allemagne à 23 ans. Petite femme superbe, blonde aux yeux verts, native d'une campagne au Québec où tout la prédisposait à l’embonpoint et à la portée nombreuse. Son ressort: une adolescence brisée par un père alcoolique et une mère schizophrène. Catapulte puissante. Les livres, la littérature, tout ce qui parlait d'ailleurs, de pensée, la petite fille de Granby rêvait d’Europe comme de la terre promise. Le continent ne l'a pas déçue.

Malgré l'enfant, jamais elle n'a arrêté de se construire, de se reconstruire, car il faut une vie pour refaire ce qu'un amour bafoué a détruit. Des histoires d'amour au 4 coins de la terre, Palestine, Cuba, France, Espagne. Ma mère parlait de ses amours comme de causes révolutionnaires. Et moi, crapaud, j'aurais donc voulu qu'on soit comme tout le monde. L'école, le contact des autres enfants, exacerbait ma perception de nos différences. Un rouleau compresseur du caractère distinct, l'école. Ça fait de belles crêpes, bien plates.

Un jour, j'écrirai l'histoire de ma petite révolutionnaire. Elle est toujours de ce monde, elle quitte bientôt pour 6 mois en Europe, elle se porte bien. Sauf pour ces maux de têtes violents qui sont apparus cet été et ça, ça m'inquiète à m'en éveiller la nuit, je manque de souffle. Fille unique, mère unique (en criss) as tu pensé en me mettant au monde qu'un jour tu me laisserais seule ici?
"Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais..." J'ai eu en spectacle la curiosité et la bougeotte de ma mère, un certain esprit romanesque aussi, ma mère a absolument réussi l'enfant. Le désarrois est d'autant plus grand devant mes traits qui se creusent, ses maux de têtes violents, le manque d'envergure et d'idéal ambiant. L'hiver est à nos portes.

mardi 1 novembre 2011

2011...si cette année se mettait en bouteille, et qu'on représente tous un cépage, la mienne de bouteille finirait directo à l'évier. Je la garde parce qu'elle était tout de même jolie.

Crise d'arthrite réactionnelle qui m'a foutu le voyage Indochinois en l'air, OH! j'en connais un bout sur les hôpitaux Vietnamiens par exemple. Incapable de marcher, et ce bien après notre retour au pays. Psychotronique, l'expérience. Les extrêmes, je les ai vécues. 1er stop, un hôpital de brousse, 10 jours de régime socialiste durant lesquels je me lavais à la débarbouillette et attendais que le chum se ramène avec les repas. J'me sentais solidaire des révolutionnaires puants cachés au fond des jungles. D’ailleurs, je jurerais qu'une nuit un mini Tarzan a traversé ma chambre accroché à une liane.

2e stop, un hôpital franco-vietnamien d'Ho Chi Minh. Privé. Spécialisé en soins de premières nécessités, lire en chirurgie esthétique. C'est là qu'on me ship après 10 jours de calvaire dans l'hôpital de brousse. Là où le traitement prescrivait 5 injections par jour dans 5 sites différents. J'avais les avant-bras de Popeye, des zippers de junky sur les mains, aux creux des bras. Le moral sous les pieds...J'attendais un miracle du " You see, vely vely modeln hospital, you walk in 3 days." NAN...Ça fait tout de même un choc, 3 repas par jour, télé câblée, douche à tous les matins, physio. À 450 piasses par jour, approx. Viva la révolution!

Mouais. Rapatriée 4 jours après la date de retour prévue "Me no walk pantoute". Merci Visa qui a mis environs 20 000 bâtons sur mon cas et celui de mon chum. Je serais dans une merde financière terrible si ça n'avait été de cette carte.

Retour à Montréal, j'apprends que mon petit docteur "Quicky" (surnom que je lui ai donné car je le voyais 3 minutes par jour)(petit roi Vietnamien avec une longue traine d'étudiants prenant des notes-très drôle et légèrement inutile), Quicky donc trouvait que j'avais mauvaise mine, et vu que le sourire c'est la santé, MÔSSIEUR m'a mis sous anti-dépresseurs sans m'en parler. J'apprends ça à l'hôpital de Montréal. La yeule à terre je vous dis! Exit les prescriptions Vietnamiennes, les stéroïdes de cortisone sont venus à bout de l'enflure en 8 jours. 2 mois après le début de cette crise fulgurante, je faisait mes premiers pas dans un printemps tardif. Depuis les progrès sont majeurs. Je suis revenue à 85%. Je devrai maintenant faire gaffe. La douleur sournoise revient parfois me faire une jambette. Ça affecte la marche, je claudique comme un pirate. J'ai délaissé ma canne depuis 2 mois.

Fragiles, on est fragiles. Suite aux nombreux tests qu'on me fera après mon retour à Montréal, j'apprends que j'ai un sal truc au foie. Exit l'alcool, depuis 6 mois. Mon âme combat pour ne pas être réduite à ça, un amas de chair douloureux qui dicte les gestes. Hey! mes rêves! hey! ma fronde baveuse et aventurière!

2011, le vin a tourné en piquette.

lundi 17 octobre 2011

On s'en va tous les 2 se mettre de la mer dans les veines. Matelot, la plaine bleue, le vent si doux au couchant, le temps plus lent et le jus d'ananas. Le rhum...un verre seulement alors! Écrire, lire, jouer au Scrabble en amoureux, baiser et faire au moins un château de sable.

Esti que j'aimais ça, faire de grands châteaux de sable, pleins de passages voutés, de tourelles et de ponts. J'aurai le chapeau aux plus larges bords de ce côté de l'île, mais je vais jouer dehors, et nager.

Ça a l'air d'air d'un bel endroit tranquille.
Mon âme a grand besoin de rêver. J'ai soif d'imaginaire, d'inspirantes images. Juste relax. yeah!

jeudi 13 octobre 2011

Selon Nelly Arcand, j'en serais au stade de larve, ou bien c'est plus tard un peu?

vendredi 20 mai 2011

Vidée...je n'ai pas écrit depuis 3 mois. Plusieurs repères qui ont volé en mille morceaux, ma santé physique, mentale, ma "force de vaincre", j'ai la mire toute embuée. Ouais, la fille est un peu perdue.

lundi 7 février 2011

Femme au violon, belle, seule, talentueuse et debout. Inspirante. Le vent hurle à travers les structures ce soir, loups. Au contact de d'autres libres-esprits je me retrouve. Ça ne meurt pas, ces voix, ça se tait et c'est tout.

Donne moi l'occasion d'exprimer ma folie, ma voix est intacte. Straightitude qu'on joue tous, pour un paquet de motifs plus ou moins justes...qui vole en éclat quand on rencontre un autre fou, une autre folle...au milieu de nulle part, j'ai connecté avec une rebelle, qui m'a rappelé qui j'étais.

Merci Katherine et ton violon. Tu sais pas le bien que tu m'as fait.