lundi 29 juin 2009
Plus de temps pour écrire, vivre prends toute la place et c'est très bien ainsi. Ma belle mini-fée a donné un concert ce week-end avec son prince, ça torchait vraiment. Lui, je l'avais vu 2 fois, seul au piano, à nu et la voix brisée d'émotion, je les trouve si courageux les artistes solo...j'entendais parler de son projet "full band", 3 guitares, piano, basse et drum, je suis tombée en bas de ma chaise samedi. Vraiment rock et twisté comme formule, j'espère qu'ils auront la chance de croiser les bonnes personnes au bon moment. Frank Fuller...débile.
J'ai de la job qui s'empile comme un tas de cochons aveugles qui ont pas vu venir le mur...ça rush un peu mon affaire...s'ils savaient mes clients comment je suis saoule des fois pour closer leurs projets, l'alcool me fait tenir, la puff m'assomme, c'est full pas bio-clean-straight comme méthode, mais ça me mets un sourire gnouf dans la face pendant qu'on exploite mes talents...mais a'coule pas...nan, la culpabilité c'est tellement out!
Dans un mois et demi, je décolle vers l'Italie...un peu un suivi de la question que j'avais posé à ma mère globe-trotteuse un jour: "C'est où, le paradis?" sans hésiter elle m'a répondu "Florence, les larmes me coulaient sur les joues tellement c'était beau, partout..." j'y vais mom, à défaut de t'avoir décroché un BACC en queuque-chose de sérieux, à défaut d'avoir ton guts pour partir des 6 mois de temps, à défaut d'avoir ta force de caractère d'avoir enduré une ado à chier comme j'ai été...je vais à Florence et Milan et Rome charger mes piles de beauté millénaire. Et je te remercie 1000 fois du tuyau. Oh et je vais peut-être voir mon père pour la première fois aussi...ça c'est un autre billet que j'écrirai surement, le papa fantôme...
J'ai de la job qui s'empile comme un tas de cochons aveugles qui ont pas vu venir le mur...ça rush un peu mon affaire...s'ils savaient mes clients comment je suis saoule des fois pour closer leurs projets, l'alcool me fait tenir, la puff m'assomme, c'est full pas bio-clean-straight comme méthode, mais ça me mets un sourire gnouf dans la face pendant qu'on exploite mes talents...mais a'coule pas...nan, la culpabilité c'est tellement out!
Dans un mois et demi, je décolle vers l'Italie...un peu un suivi de la question que j'avais posé à ma mère globe-trotteuse un jour: "C'est où, le paradis?" sans hésiter elle m'a répondu "Florence, les larmes me coulaient sur les joues tellement c'était beau, partout..." j'y vais mom, à défaut de t'avoir décroché un BACC en queuque-chose de sérieux, à défaut d'avoir ton guts pour partir des 6 mois de temps, à défaut d'avoir ta force de caractère d'avoir enduré une ado à chier comme j'ai été...je vais à Florence et Milan et Rome charger mes piles de beauté millénaire. Et je te remercie 1000 fois du tuyau. Oh et je vais peut-être voir mon père pour la première fois aussi...ça c'est un autre billet que j'écrirai surement, le papa fantôme...
mercredi 24 juin 2009
Comme ça, ploum! je suis à la bonne place, un calme léger et heureux. Tout est propre, j'ai passé 2 heures à nettoyer l'atelier, on a envie d'y faire de belles choses. J'ai réécouté des pistes enregistrées dernièrement, surprise, une toune de 5 min. 1/2 dont la structure est logique, y'a un bridge et tout, m'en souvenais plus du tout. Oh, l'importance de commencer des choses, on fini par les finir tôt ou tard, l'étincelle existe. Pour tout et en tout, préparer le feu, de la brindille à la souche, la chaleur essentielle. Je disais à mon amour que cette fille qui me squatt, qui procrastine, je dois souvent lui botter le cul. C'est pas un ange diabolique qu'on a sur l'épaule, c'est une grosse limace. Sur l'autre on a un kid avec un briquet.
lundi 22 juin 2009
La vie, la vie...il y a 20 ans, au coin des rues Bleury et Sherbrooke naissait une histoire d'amour belle et poétique entre Kelly et moi. Il était forgeron, blacksmith, moi, artiste multi-disciplinaire. On vivait dans son appart de Robinson Crusoe, un 1 1/2 minuscule avec terrasse de garnotte, et on était heureux. Le suicide de son père a marqué le début de la fin pour nous. Ça l'a changé, il est devenu sombre et introverti, lui qui conservait cet émerveillement d'enfant face à la vie, j'étais de trop, à ce moment, pour traverser cette épreuve. On a jamais recollé les morceaux par la suite. Au fil du temps, nous nous sommes recroisés, évoquant avec tendresse notre première nuit (nous avions mis le feu chez lui, renversant une chandelle sur un jeu de billes dont la base était en plastique)(des flammes de 20 centimètres couraient sur son tapis shag quand on s'en est aperçu...), une baise d'exception!
Il est en ville, au moins 7 ans qu'on ne s'est pas vu...Il vit à Vancouver avec son fils. Sa femme est décédée au début mai cette année, cancer. Son petit a 3 ans. Ils doivent passer me voir cet après-midi, j'ai hâte de les voir. Mon ami Kelly...comme son grand coeur a dû souffrir, je ne peux même pas imaginer, voir l'amour de sa vie (car elle l'est) partir, s'étioler, d'un mal qui gruge par en dedans, avec un enfant trop petit pour porter de la souffrance...Mon ami Kelly. Comme nous devons être braves ici...juste hâte de le serrer contre moi, serrer fort sa belle humanité contre mon coeur.
Il est en ville, au moins 7 ans qu'on ne s'est pas vu...Il vit à Vancouver avec son fils. Sa femme est décédée au début mai cette année, cancer. Son petit a 3 ans. Ils doivent passer me voir cet après-midi, j'ai hâte de les voir. Mon ami Kelly...comme son grand coeur a dû souffrir, je ne peux même pas imaginer, voir l'amour de sa vie (car elle l'est) partir, s'étioler, d'un mal qui gruge par en dedans, avec un enfant trop petit pour porter de la souffrance...Mon ami Kelly. Comme nous devons être braves ici...juste hâte de le serrer contre moi, serrer fort sa belle humanité contre mon coeur.
vendredi 19 juin 2009
Sur le cul depuis mardi, un empoisonnement alimentaire m'a terrassée 72h. Mangé 4 toasts en 2 jours et bu 469 litres d'eau hier soir seulement (minimum)...dur sur le corps, au réveil surtout, mais parfois un jeûne à l'eau fait vraiment du bien. Je ne contrôle pas ma faim, et n'en déplaise à tous mes ex, c'est pas parce-que 18h sonne que je ressens le besoin de souper. Pour moi manger est un truc très naturel, j'écoute mon corps, quand il a faim, je le nourris. Depuis mardi donc, je vais pas bien et j'ai absolument pas faim. Ce matin c'est revenu.
J'ai descendu les escaliers, ma coloc était déjà réveillée. Dans la cuisine, mes yeux se posent sur des pots et des sacs contenant peut-être, potentiellement, le festin royal que je vais tenter de mastiquer dignement. Coloc m'a entendu grouiller et m'a préparé ma caf d'espresso, bénie petite dame. Pain au maïs grillé, beurre de pinottes bio, fraises du Québec. Je sens que j'ai l'estomac pas fort fort mais là, viarge, faut que je prenne des forces. Alors me voici, écrivant et attentive au moindre bloubloutage de mon ventre...j'pense que ça va aller...fascinant n'est-ce pas...
Oh, et j'me suis fait piquer par un sal insecte sur un bras, j'ai fait une allergie localisée (on dirait à s'y méprendre une prune de coup de poing). Dans mon rêve, je me lavais, j'arrivais pas à nettoyer ce bout de bras, frotte frotte, gratte gratte. Je me demande vraiment à qui j'ai l'honneur, j'veux dire, si c'est une grosse araignée jaune, ce serait sympa que je le sache pour l'inclure à mes voeux de Waltons la nuit venue..."Bonne nuit Ramone, bonne nuit Doum-doum, bonne nuit grosse araignée jaune..."
J'ai descendu les escaliers, ma coloc était déjà réveillée. Dans la cuisine, mes yeux se posent sur des pots et des sacs contenant peut-être, potentiellement, le festin royal que je vais tenter de mastiquer dignement. Coloc m'a entendu grouiller et m'a préparé ma caf d'espresso, bénie petite dame. Pain au maïs grillé, beurre de pinottes bio, fraises du Québec. Je sens que j'ai l'estomac pas fort fort mais là, viarge, faut que je prenne des forces. Alors me voici, écrivant et attentive au moindre bloubloutage de mon ventre...j'pense que ça va aller...fascinant n'est-ce pas...
Oh, et j'me suis fait piquer par un sal insecte sur un bras, j'ai fait une allergie localisée (on dirait à s'y méprendre une prune de coup de poing). Dans mon rêve, je me lavais, j'arrivais pas à nettoyer ce bout de bras, frotte frotte, gratte gratte. Je me demande vraiment à qui j'ai l'honneur, j'veux dire, si c'est une grosse araignée jaune, ce serait sympa que je le sache pour l'inclure à mes voeux de Waltons la nuit venue..."Bonne nuit Ramone, bonne nuit Doum-doum, bonne nuit grosse araignée jaune..."
mercredi 17 juin 2009
Des amours sombres et compliqués, le goût des larmes quand on y pense. 2 vilains ont traversé ma vie, les autres étaient pas méchants. Ces 2 vilains m'ont fait pleurer beaucoup, douter, souffrir, attendre, désespérer. Leur mystère insoluble que j'ai tant chercher à percer, moi qui me targue d'avoir un don pour apprivoiser les bêtes, ces 2 là, rien n'y fit. Comme s'ils étaient étanches à l'amour, immunisés. Méchants.
Les pieds à nouveau sur un chemin de lumière, entourée de gens gentils, de "givers", j'essaie de mon mieux d'en être une aussi. On a beau faire, la vie grafigne, tombe/relève/essuies/recommence, des tatoos de griffes. Ce gros coeur rouge qui tient encore ensemble, malgré les estocades, enserré de cordes de guitare et de papier mâché, poésie de fortune, mon gros coeur rouge émet parfois un sifflement, par où l'air s'échappe. Soul brother, Leonard "There is a crack in everything, that's how the light gets in". Alors nos blessures nous rendent plus sensibles à la beauté. Fort possible, fort...J'espère qu'elle niche là, la justice poétique.
Les pieds à nouveau sur un chemin de lumière, entourée de gens gentils, de "givers", j'essaie de mon mieux d'en être une aussi. On a beau faire, la vie grafigne, tombe/relève/essuies/recommence, des tatoos de griffes. Ce gros coeur rouge qui tient encore ensemble, malgré les estocades, enserré de cordes de guitare et de papier mâché, poésie de fortune, mon gros coeur rouge émet parfois un sifflement, par où l'air s'échappe. Soul brother, Leonard "There is a crack in everything, that's how the light gets in". Alors nos blessures nous rendent plus sensibles à la beauté. Fort possible, fort...J'espère qu'elle niche là, la justice poétique.
mardi 16 juin 2009
dimanche 14 juin 2009
J'Alice mon camps au pays des merveilles...passé trop d'heures à travailler ce week-end, suis brû et frue et lavée javel.
Des tambours battants, tribals, résonnent et m'appèlent. J'ai envie de manier un bateau déchaîné, de vaincre la tempête, de vivre. Plus les circonstances m'obligent à m'appliquer sur des choses que j'aime pas, plus forte est la voix de la poésie..."regarde ce que tu manques..."Oh oui, j'y vois plus clair, plus loin. On voit mieux ce qu'on ne possède pas.
J'voudrais être au bord d'un feu, un moyen avec 2 ou 3 bûches et beaucoup d'épinette, qui crépite et sent bon. Pas de gars, pas de vin ni bière ni joint ni fuck all, peut-être une amie, une qui sait fermer sa "yeule" et apprécier le silence. On dort bien dans le bois. Les vêtements prennent l'odeur du feu, se faire à manger redevient rituel...Une chandelle au pied d'un arbre incarne l'âme d'une enfant des bois, dans la pénombre du loup.
J'ai la distance carnassière, je te jure Chose, je t'arracherais le nez avec mes dents. Pis j'le cracherais à terre, ton gros nez. Patate Chose.
Des tambours battants, tribals, résonnent et m'appèlent. J'ai envie de manier un bateau déchaîné, de vaincre la tempête, de vivre. Plus les circonstances m'obligent à m'appliquer sur des choses que j'aime pas, plus forte est la voix de la poésie..."regarde ce que tu manques..."Oh oui, j'y vois plus clair, plus loin. On voit mieux ce qu'on ne possède pas.
J'voudrais être au bord d'un feu, un moyen avec 2 ou 3 bûches et beaucoup d'épinette, qui crépite et sent bon. Pas de gars, pas de vin ni bière ni joint ni fuck all, peut-être une amie, une qui sait fermer sa "yeule" et apprécier le silence. On dort bien dans le bois. Les vêtements prennent l'odeur du feu, se faire à manger redevient rituel...Une chandelle au pied d'un arbre incarne l'âme d'une enfant des bois, dans la pénombre du loup.
J'ai la distance carnassière, je te jure Chose, je t'arracherais le nez avec mes dents. Pis j'le cracherais à terre, ton gros nez. Patate Chose.
vendredi 12 juin 2009
Oh boy, écrire va me dé-stresser, j'espère...Le boulot me met de la pression pour mettre en ligne leur gnouf de site web pour lundi matin...je le déteste ce site, j'vous donnerai jamais ne serait-ce qu'un hint pour le trouver, une horreur totale. Anyway, je viens d'accepter de monter des pubs et du visuel en panique pour une troupe de théâtre pour lundi 17h et j'ai du pain sur la planche avec le festival de blues. Faut que j'me magne le cul sur tous ces dossiers à la fois...Alors, lectorat, je carbure au hash, à la bière et à la musique de fucké, je suis beyond le thé vert et la spiruline là, faut qu'ça goal et qu'au moment de dormir je tombe dans l'oubli. Je me calmerai le pompon quand je boufferai des pissenlits par la racine. Ce soir, je m'accorde une pause totale, mon chum a fini sa semaine et on a besoin d'affection tous les 2.
J'ai rencontré un bon gars, au bon moment. Il est indépendant enough, mais j'vois bien que parfois il voudrais plus de moi...Dans le sens de plus comme plus de gâteau. Comme je crois fermement au partage, de ma personne, parfois les parts deviennent plus petites, I guess...It's for a greater good my love...it's so I have MONEY! On s'en va le 17 août roucouler en Italie pour 3 semaines...ça va coûter chièèèèère.
Sinon, ça roule ma poule, peut pas me plaindre, la maison, le chum, la job, la musique, les menouuus. It's all good! si une brique me tombe dessus, je serai totalement surprise, comme d'habitude!
J'ai rencontré un bon gars, au bon moment. Il est indépendant enough, mais j'vois bien que parfois il voudrais plus de moi...Dans le sens de plus comme plus de gâteau. Comme je crois fermement au partage, de ma personne, parfois les parts deviennent plus petites, I guess...It's for a greater good my love...it's so I have MONEY! On s'en va le 17 août roucouler en Italie pour 3 semaines...ça va coûter chièèèèère.
Sinon, ça roule ma poule, peut pas me plaindre, la maison, le chum, la job, la musique, les menouuus. It's all good! si une brique me tombe dessus, je serai totalement surprise, comme d'habitude!
jeudi 11 juin 2009
Les horaires sont bousculés, c'est l'été, j'adore. Anna Guerre prépare son premier show de l'année avec B. drummeur extraordinaire, convoité depuis 1 an, dans le quatuor depuis 3 mois. Nous maintenons le rythme d'une pratique excellente sur 2, ce qui est déjà pas mal. Hier soir, y'a pas de mots, les chansons levaient tellement que la pianiste et moi on en poussait des cris. La musique, quand elle est fluide, quand on la joue avec une harmonie d'intention, énergise. Les répètes dites poches sont celles où on se bat contre l'interprètation des autres, ça draine physiquement. Mystérieuses, ces sources. Voilà 4 ans que j'ai composé certaines de ces chansons, la peur me prends parfois qu'elles perdent leurs couleurs. Le soleil et la pluie font ça aux choses. L'amour et le deuil. Mais justement, toutes mes pièces parlent de ça. Hier de les entendre jouer aussi justement, j'ai ressenti une paix, une confiance pour la suite des choses. Et un tit peu d'affection pour la fille qui a écrit ces histoires. Je suis heureuse, là, maintenant.
mercredi 10 juin 2009
Mes rubis sur l'ongle sont de retour. À l'époque, je sortais 3 à 4 kits de CD par année pour eux. Belle talle qui s'est épuisée au rythme des téléchargements. Du jour au lendemain, cimetière. J'aimais travailler pour eux car j'avais carte blanche totale, ils étaient toujours reconnaissants et ça niaisait pas sur la paye. T'as le goût de te dépasser pour des clients comme ça. Faut dire qu'à cette époque, après 2 très mauvaises expériences, j'avais barré les femmes.
C'pas beau dire ça, pas politikely correct, m'en fous. Je les nommerai pas, je suis pas bitch quand même. Une m'avait été référée par un ami de mon chum, elle avait des apparts à louer...je me suis tapé 6 voyages allez-retour à Westmount-les-Bains, pris des photos, monté un site web pour la somme de...400 piasses, montant étalé sur environ 60 chèques (j'en met à peine). Vieille criss, j'la voyais dans mes rêves, des rêves médiévaux là, a'ec des roues de tortures pis des corbeaux en masse. Pendant que je règlais encore les détails avec elle (ciel je l'extorquais la pauvre madame...) (des mois ça a duré, c'te connerie), à la même époque donc, une autre cliente m'est référée par ma gérante.
J'ai signé un contrat avec une clause de non-divulgation dès le départ avec elle. Déjà, je la trouvais un tit peu sonnée mais bon, c'tait TOP SECRET son affaire donc..."whatever"! Elle proposait des shows de cabaret corpo avec service de bar. C'était un poster qu'elle voulait. Dans les proportions, ses danseuses étaient grandes comme des reines de cartes à jouer et elle, une montagne, que dis-j l'Everest en arrière plan. Elle avait un égo prodigieux. J'avais de bonnes photos professionnelles avec lesquelles travailler. Je croyais m'acquitter de la tâche, de la tache, assez rapidement. Hinhin...ERREUR! j'ai passé des heures fourbues à lui gommer les rides du visage, a fallu que je me concentre de très près sur sa face. J'avais un problème avec ça en temps que femme. Ça me déplaisait suprêmement de participer à ce mensonge...Who cares, hein, tant que ça paye. Ben justement, mon estimé auquel on a collé comme mouche au fumier, mon estimé de 250 piasses pour son criss de poster, s'est mué au bout du compte à un taux horaire de 4$. Le jour où elle m'a fait le chèque, je devais avoir un p'tit air de Che, batte aux lèvres et mitraillettes au fond des yeux, le jour qu'elle me signe le chèque donc, midame se met à brailler, lipe tremblante et tout, elle a ré-hypotéqué sa mison, 2 de ses danseuses menacent de la lâcher...J'M'EN CALISS TU, Chose. Heyyy.
J'ai barré les contrats pour les "amies" des amis pour un bout, les femmes ayant un rapport vraiment fucké à l'argent.
C'pas beau dire ça, pas politikely correct, m'en fous. Je les nommerai pas, je suis pas bitch quand même. Une m'avait été référée par un ami de mon chum, elle avait des apparts à louer...je me suis tapé 6 voyages allez-retour à Westmount-les-Bains, pris des photos, monté un site web pour la somme de...400 piasses, montant étalé sur environ 60 chèques (j'en met à peine). Vieille criss, j'la voyais dans mes rêves, des rêves médiévaux là, a'ec des roues de tortures pis des corbeaux en masse. Pendant que je règlais encore les détails avec elle (ciel je l'extorquais la pauvre madame...) (des mois ça a duré, c'te connerie), à la même époque donc, une autre cliente m'est référée par ma gérante.
J'ai signé un contrat avec une clause de non-divulgation dès le départ avec elle. Déjà, je la trouvais un tit peu sonnée mais bon, c'tait TOP SECRET son affaire donc..."whatever"! Elle proposait des shows de cabaret corpo avec service de bar. C'était un poster qu'elle voulait. Dans les proportions, ses danseuses étaient grandes comme des reines de cartes à jouer et elle, une montagne, que dis-j l'Everest en arrière plan. Elle avait un égo prodigieux. J'avais de bonnes photos professionnelles avec lesquelles travailler. Je croyais m'acquitter de la tâche, de la tache, assez rapidement. Hinhin...ERREUR! j'ai passé des heures fourbues à lui gommer les rides du visage, a fallu que je me concentre de très près sur sa face. J'avais un problème avec ça en temps que femme. Ça me déplaisait suprêmement de participer à ce mensonge...Who cares, hein, tant que ça paye. Ben justement, mon estimé auquel on a collé comme mouche au fumier, mon estimé de 250 piasses pour son criss de poster, s'est mué au bout du compte à un taux horaire de 4$. Le jour où elle m'a fait le chèque, je devais avoir un p'tit air de Che, batte aux lèvres et mitraillettes au fond des yeux, le jour qu'elle me signe le chèque donc, midame se met à brailler, lipe tremblante et tout, elle a ré-hypotéqué sa mison, 2 de ses danseuses menacent de la lâcher...J'M'EN CALISS TU, Chose. Heyyy.
J'ai barré les contrats pour les "amies" des amis pour un bout, les femmes ayant un rapport vraiment fucké à l'argent.
mardi 9 juin 2009

Ma petite tourmente intérieure éclate souvent à l'heure de dormir. Alors je repousse la fin des images et du bruit aussi loin que possible. Zapping, late night, pubs de lignes de rencontres (je ne peux m'empêcher d'imaginer avec qui ces tartes blondes à la diction effarante ont dû coucher pour avoir leurs 90 secondes...ahhh la teeveee tsé). Je fini presque toujours sur Discovery, amenant dans mon sommeil des images de volcans, de raz de marée, de jolies images quoi! J'ai toujours ressenti un vif plaisir à regarder les présages de la destruction de notre beau petit monde confortable...
dimanche 7 juin 2009
Jam night hier soir chez mon bon ami...cool, intime, planant par bouts...dose de musique qui remet l'âme sur la bonne track. À un moment plus tranquille, je me suis installée au piano et je me suis absentée du réel, une mélodie que je traîne depuis des années, dont certains mouvements se sont greffés sur des pièces différentes de mon band. Un peu comme si la musique que je compose était toute partie de ces quelques accords. J'avais pas les yeux fermés mais j'étais loin loin dans ma tête, quand on connait assez un morceau on peut prendre son temps, traîner un peu, faire pleurer les notes. J'ai soudain réalisé qu'un bassiste et que mon bon ami au drum m'accompagnaient...Je suis timide dans les jams en général. L'alcool vient à bout de ma gène et c'est pas toujours heureux, vous vous doutez comment une timide saoule qui se met à chanter avec assurance tout à coup peut sonner...De toute façon, je ne me saoule plus, fini, je suis une sainte à sec maintenant. Sainte à sec...'è'bonne.
'Nyway, pour ces raisons que j'ai nommées, c'était particulièrement sweet hier, comme si la mère-musique m'avait prise dans ses bras. J'ai parfois peur qu'elle m'aime plus, qu'elle ne vienne plus me visiter. Le shuffle fin de Sly, Yanno qui jouait une basse toute en douceur, c'était un beau moment.
'Nyway, pour ces raisons que j'ai nommées, c'était particulièrement sweet hier, comme si la mère-musique m'avait prise dans ses bras. J'ai parfois peur qu'elle m'aime plus, qu'elle ne vienne plus me visiter. Le shuffle fin de Sly, Yanno qui jouait une basse toute en douceur, c'était un beau moment.
mercredi 3 juin 2009
J'aurais aimé avoir un bidule pour enregistrer les outardes qui sont passées au dessus de chez moi ce matin. Une petite formation d'une quarantaine de têtes. D'ouest en est. Elles volaient bas, je pouvais distinguer la démarquation entre leurs corps brun-gris terne et leur tête blanches. Kouak Kouak, qu'elles faisaient, mais pas toutes en même temps, le décalage entre leur voix créait une sorte de vague, de tangage, j'aurais aimé que ça dure plus longtemps mais c'était voué d'avance au décrescendo.
Comme l'amour...
Un an aujourd'hui. Coup de pied sur une petite croix.
Comme l'amour...
Un an aujourd'hui. Coup de pied sur une petite croix.
mardi 2 juin 2009

Torture Polak VI...
Saigne la fille.
En toute franchise, cette fois-ci elle a fait attention...Comment elle disait déjà..."c'est comme un nettoyage d'entretien des dents, mais sous les gencives..." Ah! AAAaaaaaaaah. Oui ça fait mal en chien...fallu qu'elle pique dans le palais et la gencive pour chacune des dents qu'elle a déviargé. J'avais les mains sous les fesses pour pas les frapper, ces salopes. J'ai des pensées troublantes pendants ces rendez-vous de dentiste, honnête, quand on me connait je suis pas comme ça, suis plutôt gentille...Mais sur cette banane de cuirette, avec mes 2 pétards made in Poland qui me foragent avec entrain, je laisse ma cervelle déambuler dans de sombres quartiers où le meurtre est joyeux et la chain-saw légère...Ça fite toujours avec les bruits émis dans la salle. Ça me détends. Ça me libère en quelque-sorte. Et j'ai beau la remercier avec des courbettes de veuve italienne quand elle a terminé, règler la note la face à moitié paralisée en tentant une joke épaisse avec la secrétaire, dans ma tête luit encore un feu de napalm.
Et pis, je sais pas pour vous, hein, mais à chaque fois que je sors de ce fichu cabinet de dentiste, faut que je tombe nez à nez avec une beauté, qui a un sourire éclatant, 24 ans, la vie devant elle, une bien dans sa peau là, une gentille qui me...sourit...Et moi d'actionner la manivelle que j'ai entre la 4e et la 5e côte (à droite) et de lui sourire avec la moitié (gauche) du visage. La moitié droite étant raide morte. Mitraillette.
Hier ça a été pire que tous les rendez-vous que je multiplie (je suis assurée depuis décembre et dans mon beau métier, on sait jamais combien de temps ça dure, ces choses). 11 piqûres. Dans le palais mes petits choux masochistes, je vous jure c't'un vrai régal.
Voilà, chétais mon hichtoire auchourd'chui, j'vous chouaite à touch une bonne chemaine echti! on lache pas...
lundi 1 juin 2009
Je déteste Tom Cruise. Je le trouve de plus en plus mauvais, poche, comme acteur. Le reste je sais pas...c'est peut-être le king des cup cakes, un jardinier hors pair, un grand danseur de tango mais bordel, pour ce qui est de jouer, il fait toujours sur le même ton. Un all american boy de 5'2 que le doute n'effleure jamais. Ça donne de la souffrance affectée, les seuls moments où je le vois dans son élément, c'est quand il donne des ordres. Arch, pas capable. Valkyrie. Un oscar pour son moignon et sa patch...dommage, l'histoire est intéressante. Tom en gradé allemand, pas crédible du tout, il se force ni sur l'accent, ni sur la profondeur ou la souffrance. Il glapit, du haut de sa boîte à pomme. Ridicule petit yankee.
Ce fut donc un week end bouffe et cinoche, revu l'excellent Cyrano avec Depardieu...On s'est bien amusé, P et moi, à se dire les pires insanités en alexandrins après...Puis hier, suis allée voir Millenium. L'actrice Noomi Rapace...euh...waow. Parfaite dans son rôle de punk buckée, il y a une scène de vengeance mes amis...watch out. C'est tough mais ça fait étrangement du bien de voir une fille se défendre, ça change des larmes victimes. La scène est tordue et vicieuse.
Fallait clore ce week-end parfait avec de la musique. Au Verre Bouteille, épique prestation hier soir de David Brunet et ses 14 musiciens. Le projet s'appèle ANTONIO. Près d'une vingtaine de pièces, instrumentales pour la plupart, jouées devant un public ami et musicien. Il y avait vraiment beaucoup de musiciens dans la salle. Ça se promenait du jazz à des thèmes "western spaghetti", aux fanfares à la Goran Bregovic à des pièces psychadéliques (la jeune soprano qui vocalisait sur les morceaux a charmé tout le monde). C'était vraiment bon et inspirant.
Voilà, je commence cette semaine avec un sourire. Pour peu qu'on sorte de chez soi, y'a tout un monde dehors!
Ce fut donc un week end bouffe et cinoche, revu l'excellent Cyrano avec Depardieu...On s'est bien amusé, P et moi, à se dire les pires insanités en alexandrins après...Puis hier, suis allée voir Millenium. L'actrice Noomi Rapace...euh...waow. Parfaite dans son rôle de punk buckée, il y a une scène de vengeance mes amis...watch out. C'est tough mais ça fait étrangement du bien de voir une fille se défendre, ça change des larmes victimes. La scène est tordue et vicieuse.
Fallait clore ce week-end parfait avec de la musique. Au Verre Bouteille, épique prestation hier soir de David Brunet et ses 14 musiciens. Le projet s'appèle ANTONIO. Près d'une vingtaine de pièces, instrumentales pour la plupart, jouées devant un public ami et musicien. Il y avait vraiment beaucoup de musiciens dans la salle. Ça se promenait du jazz à des thèmes "western spaghetti", aux fanfares à la Goran Bregovic à des pièces psychadéliques (la jeune soprano qui vocalisait sur les morceaux a charmé tout le monde). C'était vraiment bon et inspirant.
Voilà, je commence cette semaine avec un sourire. Pour peu qu'on sorte de chez soi, y'a tout un monde dehors!
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