mercredi 10 décembre 2008

...la totale ce matin. C'est beau comme une carte postale, jusqu'à ce tu entrevois cette pelle à côté de la porte. Faut voir la tronche qu'ont mes chats quand j'ouvre la porte de l'atelier. Ils me sonnent, mes félins, ils ont leurs urgences de moineaux et d'aventure dans la cour depuis qu'on est ici. À la vue de ces nouveaux volumes de blancheur et de froid, ils figent, parfois une patte en l'air, les yeux ronds comme des billes. Ils hésitent, le cul au chaud et le museau dehors, bloqués dans le cadre de porte. Je les aide d'un p'tit coup de pied au cul. Allez, prenez l'air un peu, pendant que Nounouk fume sa clope. C'est presque fait...je déclisse au sud pour les fêtes. Danser sur Chan Chan le jour de l'an, faire un château de sable à Noël.

Je sais pas combien d'hivers il lui reste, à ma mère. À son âge, quand les amis se mettent à partir les uns après les autres, les saisons sont précieuses. Le temps est précieux, point final. Ma seule constance, ma source de conflit et d'amour intarissable, brrrr ma solitude quand elle n'y sera plus. Ma seule famille. La brebis noire qui engendra une corneille. Oh mom...et si moi aussi je lâchais les amarres, je lâchais l'ancre et j'échouais le bateau, un jour que je n'en pourrais plus du vide, tu m'en voudrais dis? Depuis le berceau je pleure. Et aujourd'hui j'ai froid.

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