I'm back au crayon...aux chants de bataille. Que de constats ces derniers 18 mois...De terrifiants, de bons. J'ai été entourée d'humains à comprendre, à faire rire et à consoller plus que je ne l'ai été dans toute ma vie, sauf peut-être au temps de l'école où c'était une question de survie.
La détresse de ceux qui marchent au pas sur une terre hostile, aux tremblements aussi soudains que meutriers. On leur demande obéissance avec la peur et une poignée de pièces d'or pour salaire. Ça m'a enragé, découragé, mise en colère, fait crier et pleurer. Mon corps s'est noué en plusieurs endroits comme si d'endurer la détresse me transformait le matériau brut en quelque chose de plus dur. Et un soir, j'ai du ressentir le vide du suicidaire...un néant d'envie, de plaisir, de rêve et ça a été le point final de cette job...Je récupère mon âme depuis 4 semaines bientôt, ça me fait un bien immense.
L'amour de son prochain...la clé est là, si accessible et simple.
lundi 17 mars 2014
vendredi 2 août 2013
De guerre lassée
My my my...la vie de bureau stressée...pas pour Bibi, pourtant en septembre ça fera un an que je me fais chier dans ce trou éclairé aux néons "daylight". Les gens normaux foutent le camps, ceux qui ont plus de péchés à expier restent. Comme moi. Le stress fait ses ravages dans mon corps, il est plus que temps que je quitte. Que je me botte le cul et mette fin à ce truc dans lequel je suis pas heureuse...story of my life.
mercredi 17 avril 2013
À toi, ma langue maternelle, ma colère, la façon dont tu me montre où le soleil se lève et s'endort...à toi qui devient fragile et dure à la fois, toi dont je suis emplie et si vidée, toi qui me fais perdre les mots et en trouver d'autres que je n'aime pas...conflictuelle alliance.
J'ai toujours été étrangère à celle qui se moquait du mot maman...Monique, c'est son nom après tout...un prénom de lupanar, de copine futée. Monique part en voyage...Monique et son amant palestinien, juif, français, anglo, Monique à vélo, en rage à la plage. Monique ma Mo, puisque c'était permis, presque mom, presque mot. Mo logo. Tu me manques tellement. Tu veux te débrouiller seule avec cet univers que tu sais maîtriser, fragile à ce que tu laisse entrer et sortir, déçue-souvent. Je me sens orpheline depuis tellement longtemps. Tu me l'as dit, ce n'est pas ma faute. T'as même eu le flaire de m'en inventer une, de belle histoire. Un papa, un château, une hutte, des canards, l'Europe et ses relais...me donner envie de partir aussi. Ma Mo...tu me manques...
C'est comme une guerre sans fin, l'amour.
J'ai toujours été étrangère à celle qui se moquait du mot maman...Monique, c'est son nom après tout...un prénom de lupanar, de copine futée. Monique part en voyage...Monique et son amant palestinien, juif, français, anglo, Monique à vélo, en rage à la plage. Monique ma Mo, puisque c'était permis, presque mom, presque mot. Mo logo. Tu me manques tellement. Tu veux te débrouiller seule avec cet univers que tu sais maîtriser, fragile à ce que tu laisse entrer et sortir, déçue-souvent. Je me sens orpheline depuis tellement longtemps. Tu me l'as dit, ce n'est pas ma faute. T'as même eu le flaire de m'en inventer une, de belle histoire. Un papa, un château, une hutte, des canards, l'Europe et ses relais...me donner envie de partir aussi. Ma Mo...tu me manques...
C'est comme une guerre sans fin, l'amour.
mardi 16 avril 2013
mercredi 9 mai 2012
Départ pour la Croatie dans 4 semaines...
les départs m’apaisent il faut croire, il me semble que tous ceux qui m'importent vont bien...à part peut-être cet ami qui croupi dans l'eau boueuse d'un gros chagrin d'amour.
Pour lui, il y a l'avant, nébuleux, ce temps où sa solitude était une chose acquise, bien gérée. Puis vinrent ces quelques mois éclairés d'un soleil ardent, chauffant son corps et son cœur, qui le disposèrent à admettre de nouvelles possibilités. Le soleil a poursuivi sa course puisque rien ne se fixe. Le célibataire assumé d'il y a 2 ans, ce Bouddha bouquineur casanier, amant de popote et de grand cru, les traits de cet homme se sont creusés. Il s'est fait interrompre en plein repas, il crève de faim. Son resto favori est passé au feu...Métaphore branlante, certes, mais c'est que la rue est longue, et des saveurs surprenantes, il y en a tout plein...pour peu que l'on sorte de chez soi. Mon ami traîne sa gueule de vétéran au travail, de par les rues. On est tellement seul sous ce couvercle...
Que la vie te réchauffe, petit pote, je te souhaite ardemment de ne pas te laisser tomber. Et pourquoi on tient autant à offrir notre coeur à ceux qui n'en veulent pas? pour moi, ce temps est fini, enfin j'espère. Vive le "en rétrospective" et l'humour...bordel! Un jour la plaie se referme, les Mea-culpas se taisent et plutôt que de se mortifier une petite méchanceté nous aide à faire nos pas...du genre: "Non mais...quel con!", et dans son cas "Quelle conne!". Point barre, la vie est devant.
les départs m’apaisent il faut croire, il me semble que tous ceux qui m'importent vont bien...à part peut-être cet ami qui croupi dans l'eau boueuse d'un gros chagrin d'amour.
Pour lui, il y a l'avant, nébuleux, ce temps où sa solitude était une chose acquise, bien gérée. Puis vinrent ces quelques mois éclairés d'un soleil ardent, chauffant son corps et son cœur, qui le disposèrent à admettre de nouvelles possibilités. Le soleil a poursuivi sa course puisque rien ne se fixe. Le célibataire assumé d'il y a 2 ans, ce Bouddha bouquineur casanier, amant de popote et de grand cru, les traits de cet homme se sont creusés. Il s'est fait interrompre en plein repas, il crève de faim. Son resto favori est passé au feu...Métaphore branlante, certes, mais c'est que la rue est longue, et des saveurs surprenantes, il y en a tout plein...pour peu que l'on sorte de chez soi. Mon ami traîne sa gueule de vétéran au travail, de par les rues. On est tellement seul sous ce couvercle...
Que la vie te réchauffe, petit pote, je te souhaite ardemment de ne pas te laisser tomber. Et pourquoi on tient autant à offrir notre coeur à ceux qui n'en veulent pas? pour moi, ce temps est fini, enfin j'espère. Vive le "en rétrospective" et l'humour...bordel! Un jour la plaie se referme, les Mea-culpas se taisent et plutôt que de se mortifier une petite méchanceté nous aide à faire nos pas...du genre: "Non mais...quel con!", et dans son cas "Quelle conne!". Point barre, la vie est devant.
jeudi 29 mars 2012
Étrange, le deuil. Ça revient vous surprendre au tournant de l'insomnie, une détresse profonde, un manque, ce soir j'erre dans ma maison en prenant soin de marcher sur la pointe des pieds...On dort ici, c'est que.
Mon Ramone des derniers jours, lové dans ton corps malade, jusqu'à la fin tu es resté parmi nous, me démontrant jour après jour ta confiance. D'autres se seraient cachés pour souffrir penauds, pas toi. Ce soir la maison est pleine de tes silhouettes qui se couchait ici, s'étirait là...Tu t'endormais sur mes cuisses, si bien disposé - savamment - que tu ne pesait presque plus rien...Combien de temps a pris ce damné cancer à évoluer autant...Mon chat prescient, pardonne moi de t'avoir quitté juste avant l'injection, j'ai hurlé ta mort dans la bagnole, j'ai hurlé ma défaite, mon amour majeur, notre amitié jusqu'à la fin...
Les jours se remplissent de ce que j'y mets, du travail, des tâches routinières. Et puis tout à coup, je pense à toi, l'amour et la peine se livre une bataille et souvent (pardonne moi) c'est la noirceur qui l'emporte. Je veux penser à toi et sourire, on a été si proches. Mais ma douleur résiste, je me sens obscurément coupable de t'avoir mené à ta mort, dans une clinique laide, de la main d'un type qui finissait sa journée et voulait surement rentrer chez lui. On doit pas embêter les gens avec ça, les fantômes sont trop sacrés pour les éclairer de platitudes. Aimer beaucoup, souffrir beaucoup. Tu me manque.
Mon Ramone des derniers jours, lové dans ton corps malade, jusqu'à la fin tu es resté parmi nous, me démontrant jour après jour ta confiance. D'autres se seraient cachés pour souffrir penauds, pas toi. Ce soir la maison est pleine de tes silhouettes qui se couchait ici, s'étirait là...Tu t'endormais sur mes cuisses, si bien disposé - savamment - que tu ne pesait presque plus rien...Combien de temps a pris ce damné cancer à évoluer autant...Mon chat prescient, pardonne moi de t'avoir quitté juste avant l'injection, j'ai hurlé ta mort dans la bagnole, j'ai hurlé ma défaite, mon amour majeur, notre amitié jusqu'à la fin...
Les jours se remplissent de ce que j'y mets, du travail, des tâches routinières. Et puis tout à coup, je pense à toi, l'amour et la peine se livre une bataille et souvent (pardonne moi) c'est la noirceur qui l'emporte. Je veux penser à toi et sourire, on a été si proches. Mais ma douleur résiste, je me sens obscurément coupable de t'avoir mené à ta mort, dans une clinique laide, de la main d'un type qui finissait sa journée et voulait surement rentrer chez lui. On doit pas embêter les gens avec ça, les fantômes sont trop sacrés pour les éclairer de platitudes. Aimer beaucoup, souffrir beaucoup. Tu me manque.
lundi 16 janvier 2012
Ramone
L'année m'accueille avec un requiem, mon familier malade, un cancer moche que tout l'argent du monde (que je n'ai pas) ne pourrait sauver. Larmes amères, insomnie, et puis en serrant les dents, on est devant l'inévitable. Je dois lui donner des pilules qui un jour cesseront de faire effet. Et là le vrai courage, le vrai amour sera d'abréger ses souffrances. Profiter de chaque instant où il vient coller son petit nez noir contre ma main, arrêter tout quand cette merveille de la nature ronronne. Il est le plus chouette copain qu'on puisse rêver d'avoir, mon Ramone. J'ai beaucoup de chance de l'avoir près de moi. Il est le plus futé des 2, mon autre petit copain à 4 pattes se nomme Doum Doum, prénom fort peu littéraire qui lui convient parfaitement. C'est un gros petit clown, un peu tête heureuse, qui me fait cadeau des postures les plus comiques à longueur de jour. Il me parle aussi, de longues tirades qui atteignent parfois les 30 MIAOW consécutifs (si si, entre lui et moi, je MIAOW et il me réponds). Il est un peu jaloux de l'attention que je porte à son fréro ces derniers jours.
Ramone a l'habitude de s’éclipser quand l'autre déboule. De un il est plus petit, de deux, il ne fait pas de chichi à laisser sa place à la force brute en soudain mal d'affection. Il sait, Ramone possède un autre type d'intelligence. Il est confiant dans ses rapports avec les humains, ne doute pas qu'on l'aime. Mon petit pote...Comme je t'aime et suis désolée que la maladie te frappe. Comme j'apprécie ta confiance, l'heure des pilules se passe sans trop de heurts puisque tu sais. Tu sais que je t'aime et ce nouveau rituel étrange est toujours suivi de bisous et de toute la tendresse que je peux mettre dans mes gestes, sans trop te serrer, sans trop déranger cette tumeur qui te pousse dans le ventre. C'est tellement random...Il y a toujours un temps de colère, conspuer cette même vie qui nous fait cadeau de l'amour et qui nous le reprends. Chaque rencontre est irremplaçable. Il y a la réalité de l'amour, et celle de la nature, la nature moléculaire, mathématique, absolue. Celle devant qui je m'agenouille en pleurant.
Ramone a l'habitude de s’éclipser quand l'autre déboule. De un il est plus petit, de deux, il ne fait pas de chichi à laisser sa place à la force brute en soudain mal d'affection. Il sait, Ramone possède un autre type d'intelligence. Il est confiant dans ses rapports avec les humains, ne doute pas qu'on l'aime. Mon petit pote...Comme je t'aime et suis désolée que la maladie te frappe. Comme j'apprécie ta confiance, l'heure des pilules se passe sans trop de heurts puisque tu sais. Tu sais que je t'aime et ce nouveau rituel étrange est toujours suivi de bisous et de toute la tendresse que je peux mettre dans mes gestes, sans trop te serrer, sans trop déranger cette tumeur qui te pousse dans le ventre. C'est tellement random...Il y a toujours un temps de colère, conspuer cette même vie qui nous fait cadeau de l'amour et qui nous le reprends. Chaque rencontre est irremplaçable. Il y a la réalité de l'amour, et celle de la nature, la nature moléculaire, mathématique, absolue. Celle devant qui je m'agenouille en pleurant.
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