lundi 16 mars 2009

Une constante des ex-dopés: à la façon d'un rush intraveineux, il faut que le plaisir arrive vite. Loin de nous la notion de labourer la terre, de répéter des gestes ennuyeux, routiniers avant qu'une infime pousse montre le bout de sa tête fragile. Non, il faudrait pitcher nos grains dans le vent, danser une petite danse stylée et que soudain, en quelques heures, surgisse le baobab.

C'est pour ça qu'entre le rêve (une fois qu'on a compris ça) et sa réalisation, la somme de travail demandée lui décape son "shiny", nous laisse encore dans le doute, on aurait pu faire mieux si seulement...on avait eu plus de temps? de quesse...je parle de studio, d'un texte à remettre, de graphisme à monter.

J'entre en studio d'ici un mois, avec le band rock. Le studio c'est l'ultime Humilitron. Il me faut répéter mille fois ce que j'irai faire...pour ne plus réfléchir quand j'aurai ce sacré casque sur la tête, histoire qu'avec assurance je gruge dans la mélodie basique et que j'me permette certains accidents. C'est ça qui est intéressant, pas la perfection de robot mais les rauques, les chats dans la gorge, les "grins" "grinds" et soupirs...quand on monte une toune, y'a pas de ça, ça commence par une terrible, une froide précision de temps, de notes, de silences à briser. Ensuite on croit qu'on tient l'affaire quand on a une image mentale, un interlocuteur à qui on chante son texte...Ça aide vraiment pour le ton, savoir pour qui on le fait. Mais c'est pas encore épuré. Ultimement, y'a plus d'égo en jeu. Pour ma part en tout cas, c'est long et tordu...mon égo a une criss de grande gueule, de gros coeur, et de grandes bottines. Le mettre tout nu et au dodo, c'est ça le studio pour moi. Woupdi.

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