J'ai pris en effet des pauses...en travaillant 10 minutes par ci par là. Longtemps que j'avais pris le temps de ne rien faire justement. Out la culpabilité.
Je laisse venir toutes les pensées. Les vilaines et les amères passent dans le courant du reste, de vieux trains fantômes dont je connais chaque grincement, chaque gémissement. J'essaie de ne pas intervenir, c'est dur, la petite victime voudrait encore raconter son épouvantable histoire. Mais cette voix comme les autres, je la laisse mourir dans la vague. Je me sens alors complètement vide, pas malheureuse mais inhabitée, silencieuse. Un drôle d'état qui ne peut durer très longtemps, il y a toujours une intention qui s'éveille, un désir, la vie qui bouge. Vivre, tomber, souffrir, aimer, attendre, donner, atteindre, pardonner, oublier, s'en foutre. Vomir de rire. Quel cirque. Esti.
Le bonheur, c'est un hoquet dans le souffle continu de l'ennui. Quelque-chose comme ça. ET j'écris sur quoi...la bonté des gens? comment ils ont été bons avec moi? Non, j'écris en trempant ma plume dans le capital de saleté et d'outrance que j'ai croisé. Wouhhh que c'est hot et neuf, décrire un pouilleux qui pue la pisse dans une gare de Toronto. Un sado-maso version cheap qui tripait sur sa mère et les évesques catholiques. Un mur de mini cadres, fallait y être, 20$ pour l'écouter couiner comme un porc. Et j'en passe et j'en passe...
Ça aide qui, ça sert à quoi des expériences de vie comme ça hein? comme les tatouages butchés de l'autre coco, chat Shrek a'ec ses yeux piteux, qu'il me faudra porter toute ma vie. Qu'est-ce qu'on fait de toutes ces malles, pleines de vieilles fringues trouées. On peut pas jeter ça n'importe où...ça polue, c'est pas bio-dégradables les souvenirs, les cicatrices. ET hop, je caresse la vipère à grands coups de masse, réduire sa tête laide en bouillie.
Le temps fera son lavage de moi, me dissoudra. Une autre ingénue bêlera son amour aux oreilles d'un sourd. Cyclique commando de sentiments parti pour une guerre de territoire. Plus un pouce de pureté pour en faire un drapeau blanc. Que du sang, des larmes et des remords. Je voudrais bleacher des pans de ma vie. Juré. Mais je suis soldat malgré moi dans cette bataille. Ne pas devenir comme eux, ceux qui sont déjà morts et qui marchent toujours.
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