mardi 3 février 2009

Quelqu'un de bien...ma énième crise de foie ce week end. Oh, pas bien longue la liste des péchés m'ayant menée là, pas de calcul de quantité insoluble. Non, il est une chose que je ne peux plus faire désormais (âge, stygmates d'un temps lointain et tutti quanti...) et c'est de fumer après avoir bu une certaine quantité d'alcool (dans ce cas-ci, 2 bières et une demie bouteille de rouge). Misère, y'a pas de quoi fouetter un chat, y'a pas le feu aux rideaux.

L'empoisement a commencé, j'étais assise sur la sècheuse. Devant moi, attablés devant les restes (sanguignolants) d'une fondue, 3 de mes amis favoris - dont mon coyotte - parlaient et riaient bruyament. Des humeurs de bile me remontaient dans la gorge. Je sentais comme de l'effroi s'emparer de mes côtes, je grelottait par en dedans. Mes intestins ont soudain commencé à se tordre. Le toupet devant les yeux, j'ai considéré les 3 pas qui me séparaient de la salle de bain. Puis il s'est tourné vers moi, saisissant la situation d'un bref coup d'oeuil. He'd been there many times.

Se lève, gestes d'approche vers la demoiselle, plutôt doux et rassurants.

Y'a rien qui me donne plus mal au coeur quand je suis malade que la douceur, la "rassurance" et la chaleur d'un autre corps. Malade je suis une hyène totale, je voudrais être transparente, qu'on me crisse patience.

Je m'enferme dans les chiottes sans l'avoir regardé dans les yeux. J'ai honte, me sens moche, pas bien. De l'autre côté de la porte (très près en fait, 4 pieds à peine), mes amis se sont mis à se raconter des fois où ils ont été malade, et à m'envoyer plein de message du genre "Ça fait du bien de vomir quand on file pas" ou "Y'a pas de gène à avoir entre amis..."

Je fais grace de la gastro éclair qui s'en suivi...Ils étaient là tout le temps. Shit. Mother of shit. 'nyway...qué tu veux faire!

Je suis sortie de là grand V, exit vers le lit. Son lit, mon refuge, tout mon être tendait à retrouver le chaud, le solide si doux. Comme un ver, le cul en l'air et la baboune étampée dans l'oreiller, j'ai entamé la descente vers une position confortable...paaaas troooop vite, ma main une fois et mon bras droit se sont engourdis d'applomb. Ils étaient toujours dans la cuisine.

Et à un moment, il est venu s'assoir près de moi. Tout allait bien, l'empoisonnement assimilé, le coeur alerte et solide, seulement tellement bien dans la chaleur des draps santé que je ne voulais plus en sortir. On s'est peu parlé et beaucoup compris. Je l'ai serré contre mon coeur avant de le prier d'aller finir sa soirée au Pub avec les 2 autres, bien finir ce souper et cette picollade. Mon mec est un bon ami, en plus. Quelqu'un de bien.

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