Je connaissais la Place Bonaventure via le Salon des Métiers d'Arts, auquel j'ai participé 4 ou 5 fois. Dans une autre vie, j'ai été artisane. C'est un salon de découverte, d'imaginaires variés, c'est plein de formes et de textures. À la base, les artisans sont là pour vendre, bien sur, calculent le succès de "leur show" par le retour en "ketshing". En cela, ce salon de baboche pour lequel je travaille est semblable.
Mais voilà, au lieu de masques fantastiques, de bagues ouvragées, ici c'est des fours à convections lentes et du neck plus ultra de cossins en stainless destinés aux hôtels et aux restaurants. Les vendeurs en cravates et aux techniques Xérox baillent par en dedans, se dandinent discrètement et vont se saouler le soir venu pour endurer ces 3 jours d'ennui mortel. Un esti de monde qu'est pas mon monde, laissez moi vous le dire.
Mais bon...c'est une talle comme une autre hein? j'ai travaillé pour une boîte de cinéma qui a fermé, pour l'industrie du disque qui s'est effondrée, pour une boîte de pub à Laval (beuuuh), pour plein de petits clients tripants, qui me payent en cash ou en troc. Faut vivre, payer son loyer, pouvoir se payer quelques rêves de son vivant. Mais je suis pas obligée de trouver ce nouveau milieu tripant par exemple. La grosse finance, les gros deals, les gros suits pis les grosses valises. C'est nul à chier. Pis aujourd'hui, j'voudrais que Yoda me fasse un savant massage de chacun de mes orteils, parce-que je marche 10 à 12 kilomètres par jour ici. J'ai même pas le coeur à boire tant que ça, mais je bois le soir venu juste pour mettre une distance entre les mélangeurs de stainless et mon âme. Overload. Je m'ennuie de ma maison d'artiste.
Press 1 for Puree.
S'abonner à :
Publier des commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Publier un commentaire