Il n'y a pas d'ardoise. On doit payer ce qu'on prends à la vie. Elle a ses comptoirs des pauvres,
ses palaces, ses antiquaires et futuristes marchands. Elle a des ponts à payage, et des prisons. Avec la résolution d'un torrent, elle n'arrête son chemin ni pour rien ni pour personne. Parlez en à cette veuve, son bel amour de 83 ans est parti ce matin. Des rires cristalins, liesse d'enfants, avaient fusé dans la rue longeant le cimetière. Elle se sentie petite et seule, un vieux visage qui n'exprimait plus la soif de vivre qu'elle ressentait. Et maintenant cette lassitude qui s'installait. Maudits enfants avec leurs rires.... Ils n'avaient pas eu d'enfant...à ses amies, elle avait raconté qu'il était stérile. Il fit de même avec ses amis à lui...En fait, ni lui ni elle n'en avait désiré, et cette année eut marqué leur 60e anniversaire.
Combien elle l'avait aimé, jusqu'à la toute fin. Et haït aussi...au moins dix bonnes fois, de ces déchirures qu'on croit irréparables, irréversibles. Si peu de choses le sont. On aime fort, on se bat pour marcher en ligne droite entre les bras des autres et notre propre inconfort. On aime de toute ses forces, puis un jour Ppffffffft, fini. RIP. Au moins il faisait doux, un jour chaud de printemps.
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