Le sol humide du printemps, parfois le trottoir exhale une odeur familière, comme une floppée de rire d'enfants. Cette jeunesse qui, toute notre vie durant, nous sature les os et nous enflamme les sens. Le théâtre de ma vie est passé au feu. Les décors merveilleux, les costumes grenat et aqua-marine. La mer...quand l'aie-je vue pour moi seule, dans mon coeur, la dernière fois?
Le squat...
au printemps reviennent les ingénues et leurs soldats, cherchant une cachette pour brûler des chandelles. Le mobilier défoncé s'est avec le temps retrouvé dans l'appartement du 3e faisant le coin de la bâtisse. Une nuit, vers la fin de l'été, une silhouette longea les murs et réussi à se faufiller jusqu'au troisième par l'escalier de secour. 4h, les derniers cris s'étaient tus sur la rue Judas. Avec minutie, elle tourna le bouton de la porte de la cuisine. Évitant les tuiles à problèmes (elle avait eu tout le loisir de repérer les lieux 2 mois plus tôt), elle se dirigea sur la pointe des pieds jusqu'à sa porte à lui...et à cette pauvre conne.
Une toute petite cannisse d'essence à briquet...fou les dessins qu'on peut en tirer sur les murs et les planchers...avec une allumette. Le voisinage aviné et défonçé s'éveilla quand les pompiers arrivèrent. Des amoureux, il ne restait rien. Deux grands bacons en cuillère, fumants.
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