jeudi 11 juin 2009

Les horaires sont bousculés, c'est l'été, j'adore. Anna Guerre prépare son premier show de l'année avec B. drummeur extraordinaire, convoité depuis 1 an, dans le quatuor depuis 3 mois. Nous maintenons le rythme d'une pratique excellente sur 2, ce qui est déjà pas mal. Hier soir, y'a pas de mots, les chansons levaient tellement que la pianiste et moi on en poussait des cris. La musique, quand elle est fluide, quand on la joue avec une harmonie d'intention, énergise. Les répètes dites poches sont celles où on se bat contre l'interprètation des autres, ça draine physiquement. Mystérieuses, ces sources. Voilà 4 ans que j'ai composé certaines de ces chansons, la peur me prends parfois qu'elles perdent leurs couleurs. Le soleil et la pluie font ça aux choses. L'amour et le deuil. Mais justement, toutes mes pièces parlent de ça. Hier de les entendre jouer aussi justement, j'ai ressenti une paix, une confiance pour la suite des choses. Et un tit peu d'affection pour la fille qui a écrit ces histoires. Je suis heureuse, là, maintenant.

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