mardi 22 septembre 2009


Les gens malheureux qu'on aime...quoi faire. Pas les garçons qui passent dans nos vies comme des étoiles filantes, pas nos amies de filles qui finissent par émerger de leurs doléances un jour, et sinon on "flush" ces gens qui nous siphonnent la joie. Je parle bien sur de la famille, des frères, des soeurs, parents et autres bestiaux. Les ceuses qu'on est pris avec...

Je sais plus où j'ai lu cette histoire d'un type dont la femme était bipolaire. Elle arrêtait régulièrement de prendre ses médicaments et ses crises se manifestaient presque toujours sur les mêmes thèmes: elle menaçait son mari de le dénoncer à la police pour les abus sexuels qu'il commettait sur leurs enfants. Et lui de ramener sa femme à une clinique de campagne, pour qu'elle reprenne le cours de sa médication. Et lui de revenir seul, avec le son strident de ses accusations encore aux oreilles. Exercice de respiration, sécher ses larmes, trouver encore une fois le pardon.

Quand j'ai lu ce livre, je me suis foutue à pleurer, j'te jure, quelqu'un avait mis le doigt sur une grande vérité par rapport à la souffrance de ceux qui vivent avec un être frappé de maladie mentale. Se faire balancer des tas de vacheries au visage, au fond t'as le goût d'y crisser ta main dans la face, dans la gorge, qu'elle se taise enfin. Après t'es pris avec un dégoût de toi-même, une culpabilité folle, l'amour tellement déchiré que tu sais plus si il va se recoller jamais...Pis là de rationaliser, jusqu'au fucken pardon, faire semblant qu'on s'est pas senti pèté en mille morceaux, que c'est pas grave, qu'on s'aime pareil. Je suis une kid en culotte courte avec les genous ben maganés.

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