mardi 12 mai 2009

Manne et plaies

Autrement dit: c'est tout ou rien...j'arrive de petites vacances bien méritées pour mon âme en tourment (ça, c'est in'autre histoire) et j'ai c'te paquet de courriels qui m'attendent. Des gogos sortis des boules à mites, clients d'avant-guerre disparus dans les brumes...Les revoilà, tous en même temps. Résultat: 6 contrats différents, pas rapport. Étonnement, soupirs, cash.

Le festival de blues va me gruger la vie pour 2 bons mois, on s'en sort pas, j'y fais une sacrée belle paye mais j'la mérite, en criss, à tous les ans. Topo: il y a 3 ans, j'avais loué un chalet pour clore les festivités de ce contrat malade. J'ai frénétiquement astiqué le chalet pendant 3 jours, incapable de relaxer, la cervelle comme un hamster sur l'acide qui veut pas mourir. Pissant quand j'y repense. Au moins cette année, cette gang a pris un virage vert et il y aura moins d'imprimés à produire. Good for mouaahhh. Héhé.

En pleine lecture de Demian, Herman Hesse. Réflexion sur le paradis perdu, sur la ligne entre l'action lumineuse et l'auto-destruction. J'le lis à petites doses pour bien m'imprègner, ça me fais du bien car j'ai l'âme qui balotte pas mal ces derniers temps. Y'a des pensées contondantes qui m'abiment. Des trucs pas réglés. Des bouffées de désespoir que je dois laisser traverser mon corps entier, des idées de mort. Ouais, pas jojo. Des trucs pas nommés encore qui me grugent. Anyway...l'alcool et les médocs, c'est la sortie facile et je veux pas envisager la suite bardée de béquilles, caliss, pas fait tout ce chemin pour redevenir esclave. Mais l'idéal qu'on se fait de la liberté et la réalité de notre nature entraîne un clash désolant parfois. Je suis entre le tsunami et la falaise. Ça brasse en criss.

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