vendredi 15 mai 2009

Faire de la musique avec des gens qu'on aime, ce genre de famille, c'est plus fort que tous les rushs de trucs artificiels qu'on peut ressentir ici-bas. C'est comme de découvrir la beauté sauvage de la nature. La vie.

Quel festin hier soir. En musique, y'a des jours comme ça où l'énergie de tout le monde est au rendez-vous. Magique. Peut-être que j'ai eu la sensation encore plus accrue de tout ça vu que je savais que j'allais annoncer mon retrait de l'autre projet, qu'on jam chez le compositeur de cet autre projet, mon ex, mon ami que j'aimerai désormais comme une soeur. Vraiment. Dans le process, on a vécu une convergence (!), nous avions redonné vie à un groupe défunt en 2004. C'était l'an dernier. À ce moment, ma bassiste avait été entraînée dans l'aventure. Nous avions notre propre band (dans lequel elle est maintenant pianiste). Depuis 2 mois, on a "drafté" le drummeur du projet de mon ex, pis là le jeu de pion fait que c'est lui qui se retrouve sans band. Dans un flou avec pas de carotte au bout. Ce qu'il y a d'étrange avec le vide, c'est que ça reste jamais vide. Faut faire gaffe avec quoi on le rempli après, les bonnes choses sont plus rares à venir.

Depuis l'an dernier à pareille date j'ai passé à travers une supernova d'amour (malsain) qui m'a brûlée, un congédiement, un déménagement, 2 amants, un nouveau boulot, 2 mois de prod. folle qui m'ont laissée près-très très près du burn-out, mon amoureux d'aujourd'hui qui m'épaule contre vents et marées, cadeau de la vie avant les fêtes. Tous, si on fait le chemin à rebour, on constate les cycles de mort et de renaissance tout au long de notre vie. Et on perd toute sagesse au creux de la vague, quand on souffre de l'absence, quand on contemple le vide. Le vide fini toujours par être occupé. À nous de choisir d'y semer des choses saines, vigoureuses.

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