vendredi 29 mai 2009



Je suis allée faire un petit saut dans mes "posts" drafts, ceux qu'une censure interne m'a fait mettre de côté. Textes de colère dirigée, de peine aussi. C'est un anti-journal. J'y lis tout de même une progression, je ne me souvenais plus être passée par le pardon, puis la colère, dans un tel mouvement de balancier. On dit que tout le monde développe des cancers au cour d'une vie, et que ceux-ci se résorbent d'eux-mêmes sans qu'on en soit jamais conscient. Je crois qu'on devient tous fous par périodes au cours d'une existence. En 3 semaines l'an dernier j'ai perdu amour, travail, logement et j'ai du me défaire de mes chats. Je crois avoir frôler le désespoir, le vrai. Suicidaire. Un vieil instinct de showgirl m'a tout de même donné la force de bien me présenter aux yeux du monde. Une autre vie s'est remise en place, mais out - tous mes repères sont tombés sous les balles. J'ai peu écris de paroles depuis l'été dernier. La Déferlante est le seul texte qui soit sorti du goulot:

J'ai brûlé tous les ponts
En détachant les syllabes
J'ai prononcé ton nom
Avec des couteaux sous la table

J'ai regardé le ciel aux lueurs de notre incendie
Si la vie continue, faudra jamais qu'je revienne ici

La route de mes cicatrices allonge et je noircis des pages
Une autre soirée qui me ronge et partout j'écris ton visage

Tu me manques encore, dans la tourmente
Dans la tête et le corps comme tu me manques
Je t'aime trop fort, une déferlante
Dans la tête et le corps tu me manques encore...Oh...

BTW, c'est un très joli nom que ça porte, une vague déferlante en anglais...
"Rogue Wave". Je trouve ça magnifique.


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