
La neige monte et descend, se couvre de cristaux. Une portée de jeunes écureuils ( ils sont 5) se court après dans l'arbre devant ma fenêtre...mes chats miaulent à moitié en les voyant, des cris rauques et très brefs qui en disent long sur leur nature de chasseurs...oh, ce qu'on ne peut toucher mais qui nous hérisse chaque poil du corps. J'ai passé un week-end à travailler fort, seule dans mon coin pour la première moitié, sauvage et déterminée à bien faire.
Samedi soir, première rencontre de la tribue de mon amoureux. Protocolaires soupers de famille, eux ne se doutent pas de l'étrangeté de tout ça pour une fille unique, élevée par sa mère seule. Cette fois (on vieilli, I guess) je n'ai pas essayé de plaire à tout pris. Je répondais avec la même véhémence que celle que j'entendais lorsqu'on se prononçait en faveur de la peine de mort, lorsqu'on avançait des trucs sur le terrain glissant des "races"...certain que sa mère pense que j'ai un (maudit) fort caractère. Je crois que ce sont des gens travaillants et droits qui éclaire trop leur demeure.
Pis ben, c'est quoi le repère de 2 tourteraux...une bouteille de porto, des calins et des heures sans parler sous les draps, des oeufs bacon au matin avec un side de bonheur. C'est tellement simple, pis en même temps, au moment de se dire au revoir, on se rends compte qu'on a été vraiment heureux durant quelques heures.
La seule ombre qui plane au dessus de mes jours est le stress. Il y a aussi les blessures dues au travail, j'ai travaillé en moyenne 14h par jour, toute la semaine passée. Toujours ben rien qu'une nuque et deux bras et (aille) les nerfs s'y rattachant pour faire fonctionner la machine. Tout se passe là. J'ai les yeux trop fatigués pour lire ces jours-ci, les mots se brouillent sur les pages. Mais....
On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux. L'est grand, mon prince...et pas blond du tout. Et il tue les serpents. Et je suis sa rose.

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