2011...si cette année se mettait en bouteille, et qu'on représente tous un cépage, la mienne de bouteille finirait directo à l'évier. Je la garde parce qu'elle était tout de même jolie.
Crise d'arthrite réactionnelle qui m'a foutu le voyage Indochinois en l'air, OH! j'en connais un bout sur les hôpitaux Vietnamiens par exemple. Incapable de marcher, et ce bien après notre retour au pays. Psychotronique, l'expérience. Les extrêmes, je les ai vécues. 1er stop, un hôpital de brousse, 10 jours de régime socialiste durant lesquels je me lavais à la débarbouillette et attendais que le chum se ramène avec les repas. J'me sentais solidaire des révolutionnaires puants cachés au fond des jungles. D’ailleurs, je jurerais qu'une nuit un mini Tarzan a traversé ma chambre accroché à une liane.
2e stop, un hôpital franco-vietnamien d'Ho Chi Minh. Privé. Spécialisé en soins de premières nécessités, lire en chirurgie esthétique. C'est là qu'on me ship après 10 jours de calvaire dans l'hôpital de brousse. Là où le traitement prescrivait 5 injections par jour dans 5 sites différents. J'avais les avant-bras de Popeye, des zippers de junky sur les mains, aux creux des bras. Le moral sous les pieds...J'attendais un miracle du " You see, vely vely modeln hospital, you walk in 3 days." NAN...Ça fait tout de même un choc, 3 repas par jour, télé câblée, douche à tous les matins, physio. À 450 piasses par jour, approx. Viva la révolution!
Mouais. Rapatriée 4 jours après la date de retour prévue "Me no walk pantoute". Merci Visa qui a mis environs 20 000 bâtons sur mon cas et celui de mon chum. Je serais dans une merde financière terrible si ça n'avait été de cette carte.
Retour à Montréal, j'apprends que mon petit docteur "Quicky" (surnom que je lui ai donné car je le voyais 3 minutes par jour)(petit roi Vietnamien avec une longue traine d'étudiants prenant des notes-très drôle et légèrement inutile), Quicky donc trouvait que j'avais mauvaise mine, et vu que le sourire c'est la santé, MÔSSIEUR m'a mis sous anti-dépresseurs sans m'en parler. J'apprends ça à l'hôpital de Montréal. La yeule à terre je vous dis! Exit les prescriptions Vietnamiennes, les stéroïdes de cortisone sont venus à bout de l'enflure en 8 jours. 2 mois après le début de cette crise fulgurante, je faisait mes premiers pas dans un printemps tardif. Depuis les progrès sont majeurs. Je suis revenue à 85%. Je devrai maintenant faire gaffe. La douleur sournoise revient parfois me faire une jambette. Ça affecte la marche, je claudique comme un pirate. J'ai délaissé ma canne depuis 2 mois.
Fragiles, on est fragiles. Suite aux nombreux tests qu'on me fera après mon retour à Montréal, j'apprends que j'ai un sal truc au foie. Exit l'alcool, depuis 6 mois. Mon âme combat pour ne pas être réduite à ça, un amas de chair douloureux qui dicte les gestes. Hey! mes rêves! hey! ma fronde baveuse et aventurière!
2011, le vin a tourné en piquette.
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