Les ponts des soupirs.
De par le monde, il y en a des milliers. Ces ponts des soupirs, magnétiques, qui détournent les marcheurs de leur route.
Ils existent simplement pour nous aider à franchir des eaux trop tumultueuses, trop noires. On essaie d'y construire des maisons, mais c'est idiot, un pont reste un pont. Un jour il faut bien le traverser pour reprendre sa route. On essaie parfois aussi de défier toute logique et d'en sauter, pour éviter la route, les autres ponts. On arrive qu'à arrêter le temps, suspendus dans les airs, ni à l'eau, ni sur terre, le ciel caché par la masse du pont. Une pirouette gracieuse nous y ramène un matin, on franchi les derniers mètres en pleurnichant et on reprends son chemin. Ainsi vont nos soupirs, que rien ni personne ne saurait attacher, fixer en une demeure. L'amour est comme le vent, il se lève et s'estompe, rafraîchi et glace. Sur les ponts nous y sommes plus exposés qu'ailleurs.
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