lundi 1 février 2010




Dans cette cage thoracique, un oiseau angoissé qui grelotte parfois. En fin de semaine, j'ai senti ses efforts pour s'élever, la douleur quand sa fragile tête se cognait à un ciel d'acier. Captif de l'hiver, de mon peu d'exercice, et de cette impression d'un vaisseau qui s'éloigne. Tristesse dentelle qui s'étend sur ma peau.

La vérité est une voyageuse, elle ne se fixe jamais, il faut la suivre d'un pas vif. L'angoisse et la peine finissent par se taire, ces sales geignardes! et on redevient...goguenard. La plume d'un corbeau qui s'est envolé, enfin, me reste entre les doigts.

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